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Changements climatiques en Afrique: Quelles options pour le développement ?

Les changements climatiques posent des problèmes à  la planète toute entière. De la Thaà¯lande au Mali en passant par la Somalie et l’Australie, aucun pays n’est épargné par les conséquences néfastes des variations du climat. Ils posent des problèmes particulièrement complexes et plombent les perspectives de développement des pays africains. Le Groupe intergouvernemental d’experts sur les changements climatiques (GIEC) a en effet estimé que la température augmentera progressivement en Afrique et que les effets induits tels que la variabilité du régime des précipitations et la fréquence des phénomènes climatiques extrêmes exerceront des pressions considérables sur les moyens d’existence et les économies des pays du continent. Pour faire face à  cette menace, il est désormais nécessaire de tenir compte de ces effets dans l’élaboration et la mise en oeuvre des stratégies nationales et régionales de développement, de lutte contre la pauvreté, de développement économique et d’amélioration du bien-être des populations. « Priorité au développement : lutter contre les effets des changements climatiques en Afrique »,c’est le thème de la première conférence annuelle sur les changements climatiques et le développement en Afrique qui a débuté ce lundi 17 octobre à  Addis Abeba en Ethiopie sous la présidence du Vice-Premier Ministre éthiopien en charge des Affaires Etrangères. Elle est co-organisé par la Commission Economique pour l’Afrique des Nations Unies(UNECA), la Commission de l’Union Africaine et la Banque Africaine de Développement(BAD). Trois groupes de participants y prennent part et ont pour mandat d’instaurer un dialogue fructueux, pour partager les enseignements tirés, recenser les problèmes actuels et les besoins futurs et examiner diverses solutions potentielles ayant des incidences significatives. Ces délégués sont des décideurs, des universitaires et des parties prenantes en activité venues du continent et d’organisations internationales. La rencontre doit également permettre de renforcer la position de l’Afrique et sa participation aux négociations internationales portant sur les changements climatiques, afin que les préoccupations et priorités du continent soient dûment prises en compte dans le régime international de lutte contre les effets des changements climatiques après 2012. L’an prochain marque en effet la fin du protocole de Kyoto dont les termes sont remis en discussion depuis trois ans lors des Conférences des parties sans trop de succès jusqu’ici. Le prochain rendez-vous est fixé fin novembre prochain à  Durban en Afrique du Sud. Après les échecs de de Copenhague(2009) et Cancun(2010), l’Afrique doit mettre de son côté tous les arguments pour peser dans les négociations et non « aller faire de la figuration pendant que les autres discutent » comme plaisante un délégué. Mais, parler d’une seule voix n’est pas chose forcément aisée. Le Mali qui dirige la conférence des ministres africains de l’environnement(CMAE) est à  pied d’oeuvre pour y arriver et le Pr Tiémoko Sangaré, ministre malien de l’environnement et de l’assainissement se veut confiant. L’une des pierres d’achopement réside dans le choix des dispositifs efficaces pour le financement et le transfert de technologie. Le continent africain qui ne produit que 3% des émissiosn de gaz à  effet de serre est en effet frappée de plein fouet par les efets des variations climatiques alors même qu’elle ne dispose pas de oyens adéquats pour y faire face. Il s’agit donc à  présent de déterminer un mécanisme permettant au moins nantis de faire payer leur stratégie d’adaptation par les « pollueurs ». En outre, les africains doivent réflechir pour transformer les problèmes climatiques en possibilités de développement et faire l’économie de la phase de développement à  forte intensité de carbone pour passer directement à  des solutions consistant à  adopter des systèmes de transport, de consommation d’énergie et d’utilisation des terres plus propres et modernes. Une manière de tirer les leçons des erruers commises par les pays occidentaux et éviter le piège des technologies non viables. La formation, l’information et la vulgrisation des « bonnes pratiques d’adaptation et de mitigation (réduction des effets néfastes) ». Ces thèmes sont au coeur des travaux de la CCDA-1 qui prendra fin le 19 octobre prochain. Notez la participation d’éminentes personnalités du monde de l’environnement telles que le Dr Pachauri, président du Groupe Intergouvernemental d’Experts sur l’Evolution du Climat(GIEC), ou encore, la Commissaire de l’Union Européenne, chargée de l’action pour le climat, Connie Hedegaard.

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