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3 questions à Séga Diarrah, porte-parole du collectif « Bi Ton »

Séga Diarrah, porte-parole du collectif « Bi Ton »

 

Vous réclamez au pouvoir les 200 000 emplois promis. Pourtant, on annonce des milliers d’emplois créés…

Au Mali, les 16 à 64 ans représentent 8 500 000 personnes. C’est ce qui correspond à la main d’œuvre disponible. Ils manipulent les méthodes de calcul pour réduire le taux de chômage. Quand ils disent qu’ils ont créé 121 000 emplois, ils n’ont pas de contrats ni d’éléments matériels, car c’est toute l’économie qui crée de l’emploi. Ils calculent sur la réduction du nombre de chômeurs enregistrés chez eux. La vérité, c’est que, ici, les jeunes sont obligés d’occuper une activité rémunératrice de temps en temps, même s’ils restent chômeurs et vivent dans la précarité.

Que pensez-vous de la situation actuelle du chômage ?

On ne peut pas laisser ce problème perdurer, c’est une bombe à retardement. Il y a lieu de se pencher sur le sujet, de créer de véritables commissions de travail, de prendre le problème à bras-le-corps et d’arrêter de le traiter de façon politique.

Comment sortir de cette situation ?

Il faut un changement de paradigme. D’abord, la formation n’est pas adaptée aux besoins du marché. On n’a pas besoin d’un État qui crée de l’emploi, finance des projets, mais d’un État qui régule, crée les conditions pour que les acteurs qui sont sur le marché puissent travailler correctement.

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