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Tensions autour du MOC à GAO

Lundi 5 décembre des membres du CMFPR2 on fait le siège des locaux du MOC avant d’être délogé par la Minusma. Ils exprimaient leur colère concernant l’exclusion, par la CMA, de leurs listes pour les patrouilles mixtes. Dans la cité des Askia, une vive tension règne entre le CMFPR2 et la CMA, soupçonnée de vouloir favoriser les touaregs au détriment des sédentaires. Le PR Younoussa Touré, secrétaire général du CMFPR2 a répondu aux questions du Journal du Mali

Des membres du CMFPR2 en colère ont fait le siège des locaux du MOC à Gao, que s’est-il passé ?

C’est simple, on nous avait demandé des listes pour les patrouilles mixtes, on a fourni les listes dans le canal qu’ils voulaient, c’est à dire via Sidi Brahim Ould Sidati de la CMA. Initialement on devait fournir une liste de 50 noms, mais la CMA nous a demandé de la ramener à 25 noms, ce que nous avons fait. Finalement nos gens ont appris que la CMA n’avait pas pris en compte nos listes. Ould Sidati a dit qu’ils avaient déjà fait toutes les listes de Gao, et qu’il allait voir s’il pouvait transférer nos listes sur les patrouilles de Kidal. Pourquoi voulez-vous amener des gens du coin qui veulent assurer la sécurité chez eux à Kidal ? Nos gens ce sont donc manifestés pour montrer leur mécontentement. La MINUSMA est intervenue est une réunion à été positionnée le 6 décembre à 10h, mais rien n’en est sorti de positif.

Où en est-on maintenant ?

On est toujours dans le statu quo, nos jeunes sur le terrain sont en train de se détourner des politiques pour reprendre la main, et on ne peut pas présumer de ce qui va se passer là-bas. Nos combattants ont rallié Gao pour la réunion de mardi. Je leur ai dit de ne pas y aller avec les armes, pour ne pas donner l’impression qu’ils veulent attaquer car ils sont déjà très nombreux. J’essaye de calmer les jeunes mais s’ils décident de passer à l’action, il sera difficile de les en empêcher. C’est en train de se transformer en conflit communautaire, parce que les touaregs ne choisissent que des touaregs et les sédentaires ne sont pas d’accord pour se faire surveiller par des touaregs, car leurs combattants sont là.

Comment calmer la situation pour éviter que ça ne dégénère ?

Dans la mesure où toutes les propositions que la CMA à faites ne tiennent pas compte des sédentaires, ça peut dégénérer. Pour calmer les choses, il faudrait que nous nous puissions assurer notre sécurité chez nous. Même le GATIA est en train de faire pression sur les sédentaires pour augmenter le nombre de touareg là-bas. Donc des deux côtes on ne prend que des touaregs. Ça va nous amener à la situation de la dernière rébellion, ou les touaregs avaient le monopole de l’intégration dans l’armée. Nous sommes des signataires de l’Accord, nous l’avons signé à la demande des Nations-unies. Le règlement qu’ils ont mis en place au niveau du Comité de Suivi de l’Accord (CSA) ne reconnaît que deux parties, la CMA et la Plateforme. Sur le document, nous n’avons pas signé CMA. Hier nous avons saisi officiellement les Nations-unies, pour dire que nous avons suivi leur volonté et que nous n’entendons pas être sous la coupe de qui que ce soit, nous sommes prêts à entamer des procédures judiciaires.

 

3 COMMENTAIRES

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  1. Mais ces rats de Gao doivent savoir qu’ils ne sont pas des combattants sinon qu’est qu’ils font dans les rues de Gao,s’ils sont hommes qu’ils sortent a 3Km de gao ils s’auront ainsi qu’ils le nord ne leur appartiennent pas meme Gao appartiennent aux touareg.
    Leurs populations sont toujouirs depuilles de leurs bien qu’est ce qu’ils ont pu faire contre cela,de grace qu’ils arretent de nous divertir et rentrer chez eux au Niger

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