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3 questions à Héléna Pes, chargée de l’information publique au HCR

Quelle est la situation pour les réfugiés maliens au camp de Mbéra ?

C’est un moment un peu particulier, parce qu’on observe une augmentation de l’afflux de réfugiés maliens, qui n’était pas observée en Mauritanie depuis 2013. Le nombre actuel de nouveaux arrivants dans ce pays dépasse largement les chiffres des dernières années. Entre fin septembre et aujourd’hui, on a reçu plus de 3 000 réfugiés maliens à Mbéra.

 Comment expliquez-vous cet afflux ?

La situation au Nord Mali demeure fragile. La plupart des réfugiés fuient les régions de Tombouctou, Goundam, Mopti et Ségou. Beaucoup s’attendaient à ce que les accords de paix améliorent la situation, et finalement ils se trouvent harcelés par les groupes armés. À partir du 28 septembre, on a commencé à observer cet afflux massif vers la Mauritanie. Au 15 novembre, nous avions 42 867 réfugiés, mais la totalité des nouveaux arrivants n’est pas totalement prise en compte dans ces chiffres.

 Y a-t-il des demandes de retour de la part des réfugiés maliens ?

De janvier 2016 à juillet 2016, le HCR a beaucoup travaillé sur la facilitation des retours volontaires. Dans cette période, 1 800 réfugiés volontaires sont retournés au Mali. Avec l’afflux des nouveaux réfugiés fin septembre, nous avons cessé de faciliter les retours. En fait parmi ceux qui sont retournés au Mali, une partie est revenue en Mauritanie avec les nouveaux arrivants. Tant qu’il n’y aura pas de sécurité au Mali, il n’y aura pas de retour possible.

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