Personnalités › Interview

3 questions à Mohamed Chérif Haïdara, président du Conseil supérieur de la diaspora malienne

Quelle est votre réaction face à la situation récente en Algérie ?

Quand un Malien a des problèmes, le premier réflexe doit être de se référer à son consul, mais ces derniers ne se déplacent pas pour aller voir leurs concitoyens et leur porter assistance. Alors que l’Algérie est un pays où les Maliens bénéficient d’un traitement préférentiel, ils sont aujourd’hui dans des situations difficiles. Cela du fait que les cartes d’identité maliennes sont établies n’importe comment et que des non-maliens disposent d’une carte d’identité malienne.

Comment jugez-vous l’accueil fait aux migrants rapatriés au Mali ?

Rien n’est fait pour ces migrants parce que l’État n’a pas les moyens de sa politique. Pourtant, le ministère des Maliens de l’extérieur est un département majeur, car un Malien sur trois est à l’extérieur. Il faut que les ressources nécessaires lui soient allouées afin qu’il puisse s’occuper décemment des Maliens et particulièrement de ceux en difficulté.

On parle d’un accord signé entre le Mali et l’UE, information démentie par le gouvernement.

À mon avis, ils se sont mis d’accord sur quelque chose et cela a trait à la réadmission. Le communiqué conjoint publié est très clair en ses 4è et 5è points. L’accord de la Valette n’a pas pu aboutir et l’Union européenne veut négocier pays par pays. Le Mali est le pays le plus fragile et pourrait être le point de départ pour amener les autres pays à signer. S’il y a accord, il faudra que le gouvernement le soumette à l’Assemblée nationale pour adoption.

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