Personnalités › Interview

3 questions à Sidi Keïta, directeur national du tourisme et de l’hôtellerie

Quelle est aujourd’hui la situation du secteur ?

Nous faisons face à une embellie observée au cours des deux dernières années. Le segment affaires évolue en dents de scie, mais il reste localisé sur Bamako et ce ne sont pas tous les établissements qui en profitent. Le segment loisirs, quant à lui, est en chute libre depuis 2011. La plupart des intermédiaires (agences de voyages, guides) ont périclité. Pourtant, les arrivées de touristes internationaux n’ont pas baissé, elles sont même en augmentation, mais les dépenses générées par ce flux ne sont pas à hauteur de souhaits.

Comment expliquez-vous cela ?

Du fait de l’émergence d’une autre offre qui est plus intéressante pour les visiteurs du Mali. Vous constaterez qu’il y a partout des appartements meublés en location. C’est une vraie difficulté pour l’industrie touristique. Parce qu’en plus, ces établissements fonctionnent dans l’illégalité et concurrencent les hôtels de façon déloyale. Nous en sommes conscients et avons entrepris des réflexions. Courant premier semestre 2017, nous entendons faire des propositions de mesures réglementaires.

Les zones nord et centre sont sinistrées. Y a-t-il des dispositions pour la relance ?

Nous sommes en train de préparer un plan d’urgence pour aider à atténuer les effets négatifs de la série de crises sur le secteur touristique. Aujourd’hui, la destination Mali reste chère. Il s’agira de faire en sorte que nos établissements puissent avoir des facilités pour recruter et investir davantage, mais surtout des opportunités pour rester sur le segment.

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