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Front contre le Fcfa, ce samedi, au Mali et dans 13 pays

Ce samedi 7 janvier est organisé simultanément dans 14 pays à travers le monde des conférences anti-CFA. Le mot d’ordre a été lancé par l’activiste panafricaniste, Kemi Seba, il y a quelques semaines. Une feuille de route sera soumise aux autorités françaises et aux Chefs d’État africains à la sortie des conférences. 

« Les accords monétaires sont un goulot d’étranglement pour nos pays », estime Kemi Seba, activiste panafricaniste, l’un des plus virulents pourfendeurs de la monnaie francs CFA. C’est depuis Dakar, que Kemi Seba a lancé, le 26 décembre dernier, un appel à organiser à travers le monde et dans les pays africains utilisant encore aujourd’hui le Fcfa, une conférence pour dire non à l’utilisation du Fcfa comme monnaie d’échange. « C’est inacceptable », rétorque-t-il. En seulement une semaine Kemi Seba a réussi à mobiliser des économistes de renom tels que Nicolas Agbohou, docteur en économie politique et l’un des pères de la résistance au franc CFA pour l’organisation de plusieurs conférences organisées simultanément dans 14 pays, ce samedi 7 janvier. « Le Congo et le Canada se sont rajoutés », affirme-t-il.

À Bamako, on s’active d’ores et déjà pour ce grand rendez-vous qui se tiendra à l’hôtel le Djenné dans la salle Amadou Hampaté Ba. « La conférence est organisée par l’association Maya. J’en suis la marraine », affirme Aminata Dramane Traoré, altermondialiste. Et d’ajouter que l’objectif est d’aller vers la création d’une plateforme de débat sur la question du Fcfa. Kemi Seba va plus loin, « notre dynamique est d’aller vers la création d’une monnaie unique car il n’est pas normal que les populations ne puissent pas décider librement de leur avenir monétaire », explique-t-il. Les conférences représentent la première étape de la lutte. Selon Kemi Seba, un cahier des charges sera soumis aux chefs d’État africains ainsi qu’aux autorités françaises pour qu’enfin ces pays puissent avoir leur propre monnaie.

Si cela n’est pas accepté, Kemi Seba brandit la menace d’un boycott des produits français dans les pays utilisant le monnaie, « le boycott arrivera plus vite que prévu si la sortie du Fcfa n’est pas réalisée en 2017 », assure-t-il.

En attendant, chaque point focal dans les 14 pays se mobilise pour faire de cette conférence une réussite.

 

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