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Abdullah Coulibaly : « Nous sommes prêts »

À la veille de l’ouverture du Sommet Afrique-France, le président du Comité national d’organisation (CNOSAF), Abdullah Coulibaly, dans les starting blocks, fait le point sur le travail abattu pour la réussite de cet événement politique et économique international.

Dans quel état d’esprit êtes-vous à quelques heures de l’ouverture du sommet ?

Je suis tendu car la dernière ligne droite est la plus difficile. Je suis un homme optimiste. Mais face à tout ce qui reste à faire, même si beaucoup a été déjà fait, je suis sous pression. En gros, je peux vous dire que j’ai le sentiment qu’on aura un beau sommet car nous avons fait des choses remarquables. Mais encore une fois, c’est maintenant que le plus difficile commence.

Le Mali est-il prêt ?

Oui le Mali est prêt parce que sur le plan hébergement et logistique, tout est fait. Sur le plan sécuritaire, avec nos partenaires, nous avons mis tout en œuvre pour que le sommet se passe dans les meilleures conditions. Même si dans certains domaines, le 100% n’est pas atteignable, nous parlons avec beaucoup d’humilité, mais nous sommes prêts.

Pourtant des hôtels sont encore en chantier…

C’est vrai que des hôtels sont en chantier mais beaucoup sont terminés. Ce qu’il est important de dire c’est que quand nous avons été appelés à assumer cette fonction, nous avons analysé la situation et nous nous sommes dit que compte tenu du temps, nous devions compter sur l’existant. Le Mali a accueilli le sommet de 2005 avec des infrastructures qui sont encore là. Nous avons donc demandé à nos partenaires français de faire avec ce que l’on a. Les infrastructures précédentes sont donc là, auxquelles de nouvelles se sont ajoutées. Si on fait le compte, nous avons aujourd’hui douze suites à l’Hôtel Salam et plus de 19 à l’Hôtel Laïco l’Amitié qui est totalement disponible. À cela s’ajoutent 14 nouvelles villas que nous avons construites. Nous attendons au maximum 40 chefs d’États, nous avons donc de la marge pour ces autorités. Nous avons également environ 1 900 chambres disponibles en termes d’infrastructures hôtelières. Donc si les 2 000 invités viennent, nous sommes prêts à les héberger. Le challenge, ce n’est donc pas l’hébergement mais plutôt au niveau de l’efficacité des dispositifs que nous avons mis en place afin que les choses se passent bien.

Beaucoup critiquent l’absence d’implication de la population.

C’est l’une des premières fois dans l’histoire que les Bamakois, mais plus généralement les Maliens, ont été associés à ce niveau à la tenue d’une rencontre internationale et à ses préparatifs. À travers notamment l’organisation d’un forum Jeunesse et entreprenariat et d’un forum Genre et développement, où les gens ont sillonné toutes les régions du pays pour aller recueillir l’avis des jeunes et des femmes. L’autre élément important à Bamako a été la mobilisation sociale, à l’image de la Coupe du sommet qui a amené les jeunes de toutes les communes de la capitale à compétir et à parler du sommet. Il y a eu aussi l’opération Sotrama, pour laquelle les chauffeurs et les apprentis sont mobilisés à l’assainissement de la cité. Donc on peut dire que la population est associée.

Quel est le message du Mali à travers ce sommet ?

C’est d’abord un message de remerciement car la France a fait preuve de solidarité à l’endroit du Mali en lui permettant d’abriter deux fois en moins de deux décennies ce grand sommet. Merci à l’Afrique, car c’est un nouveau Mali qui va sortir de ce sommet. Le message fort qui va être envoyé au monde entier c’est de dire, voilà, le Mali est une destination fréquentable.

 

 

 

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