Politique › Sécurité & Terrorisme

Terrorisme au Sahel : le Mali, le Niger et le Burkina unissent leur force

Partant du caractère indivisible dans la lutte contre le terrorisme et le crime organisé transnational, les trois pays du Sahel (Mali, Niger et le Burkina Faso), ont décidé de mettre en commun leurs efforts pour faire front commun contre ce fléau qui menace la stabilité de ces pays.

La grande bande désertique qu’est le Sahel qui mesure 5500 km de longueur sur 400 à 500 km de largeur constitue un espace charnière, de contact et d’échanges qui demeure difficilement contrôlable pour des pays avec des moyens limités. Entre une population ethniquement très hommogènes, avec par exemple des touaregs, des peuls, ou encore des maures, on comprend rapidement que sécuriser cet immense territoire est un véritable défi pour les nations sahéliennes. Un des enjeux majeurs au regard des problèmes de trafics en tout genre et des conflits qui secouent la zone. Les populations nomades, les groupes terroristes ainsi que les trafiquants d’armes ou de drogues bénéficient d’une liberté de circulation presque totale qui profite bien évidemment à leurs activités. La sécurité au Sahel est donc une question épineuse à traiter dans les plus brefs délais.

C’est pour répondre à cette préoccupation qu’une rencontre tripartite entre le Mali, le Niger et le Burkina Faso, se tiendra le 24 janvier prochain à Niamey. L’annoncé a été faite par le président burkinabè, Roch Marc Christian Kaboré, en marge du 27ème Sommet Afrique-France, tenue les 13 et 14 janvier dernier à Bamako. L’enjeu de cette rencontre est de savoir quels sont les moyens disponibles pour améliorer la sécurité dans un futur proche.
«Nous avons également pris l’engagement d’équiper nos forces armées, de leur donner les moyens pour assurer la sécurité du territoire, mais également de rechercher des moyens pour que nous puissions avoir des hélicoptères qui nous permettent d’assurer une sécurité aérienne », a-t-il déclaré.

Le Burkina Faso, longtemps épargné, est devenu l’une des cibles privilégiées des terroristes depuis, les attaques de Ouagadougou, le 15 janvier 2016, faisant 30 morts et 70 blessés.
«Cette rencontre de haut niveau à laquelle le Mali prendra part sera l’occasion pour nos pays de mutualiser les efforts pour lutter contre le terrorisme. Le Mali t
ouché de plein fouet par le phénomène, comme nous l’a rappelé cruellement l’attentat de Gao, s’active sur le terrain depuis fort longtemps pour ce genre d’initiative. Parce qu’il est évident qu’aucun pays seul ne peut y faire face », explique un cadre du ministère des Affaires étrangères. « En plus de la coordination des forces, appel sera fait aux populations des pays concernés à coopérer davantage avec les forces de défense et de sécurité chaque fois qu’on voit quelque chose de suspect », ajoute-t-il. C’est dans cette dynamique de coopération qu’Abdoulaye DIOP, ministre des Affaires étrangères, de la Coopération internationale et de l’Intégration africaine effectue, depuis le 16 janvier dernier une visite de travail au siège de l’ONU. Cette visite s’inscrit dans le cadre de l’examen périodique  du rapport du Secrétaire général des Nations unies sur la situation au Mali.

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