Économie › Industrie & Services

Mohamed Aly Ag Ibrahim : « La sous-région doit apporter la preuve de la conformité de sa production »

En vue de renforcer l’intégration économique régionale et commerciale en créant un environnement propice au respect des règles du commerce international, un atelier d’information sur les résultats de l’étude pour la mise en place du schéma de l’infrastructure qualité de la CEDEAO, a débuté depuis le 01 février à Bamako. La cérémonie d’ouverture des travaux était présidée par le ministre du développement industriel, Mohamed Aly Ag Ibrahim.

Après une première phase réussie de 2001 à 2005, la deuxième phase du programme qualité Afrique de l’Ouest fut lancée en 2007 pour une période de 5ans. Ce programme a permis d’atteindre des résultats tangibles tels que : l’adoption d’une politique régionale ainsi que de politiques nationales de la qualité, la mise en place d’un schéma régional d’infrastructure qualité, l’adoption de normes régionales, l’accréditation de 21 laboratoires d’essais d’étalonnage selon les normes ISO/IEC 17025 et ISO 15189, la certification de 20 entreprises selon les normes ISO 9001/ISO 22000, l’équipement de laboratoires de métrologie et la formation de plus de 4000 membres du personnel de laboratoires, d’organismes d’inspection et d’entreprises privées.

Toutefois, afin de renforcer l’intégration régionale et de consolider la mise en œuvre de l’infrastructure qualité, il fut décidé de soutenir d’avantage la région. Le système qualité de l’Afrique de l’Ouest est ainsi né. Maintenir, renforcer et spécialiser sont les maîtres mots de ce programme. Afin de construire, sur la base du succès des phases antérieures, il est d’abord indispensable de consolider l’édifice. Grâce à la politique de la qualité de la CEDEAO, récemment adoptée, et à son plan d’infrastructure de la qualité connexe, le programme financé à hauteur de 12 millions d’Euro et exécuté par l’Organisation des Nations Unies pour le Développement Indsutriel (ONUDI), appuiera, ensuite, la Commission de la CEDEAO et les 16 pays d’Afrique de l’Ouest dans le renforcement de leur infrastructure de la qualité. «Ce qui conduira à une meilleure efficacité, une meilleure compétitivité et à une meilleure participation au commerce intra et interrégional », explique M. Bernard Bau de l’ONUDI.

Enfin, le programme permettra la création de centres d’excellence de la qualité et de réseaux d’établissements spécialisés en qualité comme les laboratoires et les organismes d’évaluation de la conformité afin d’offrir des services efficaces aux entreprises locales et aux exportateurs. Les consommateurs, quant à eux, jouiront d’une plus grande protection pour que le développement économique soit promu durablement. «Face au contexte actuel de la mondialisation et l’ouverture totale des marchés, qui a accentué les exigences relatives à la qualité, il devient impératif pour notre sous-région, d’apporter la preuve de la conformité de sa production. Ce programme ambitieux contribuera certainement au développement d’un environnement propice aux affaires et permettra aux entreprises d’être plus compétitives, particulièrement à l’exportation », défend le ministre Mohamed Aly Ag Ibrahim.

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