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Grève des magistrats : Enfin le bout du tunnel ?

© AFP/Habibou Kouyaté

La grève des magistrats qui dure depuis plus d’un mois devrait bientôt avoir une issue favorable. A l’issue d’âpres négociations, des compromis auraient été trouvés entre les différentes parties pour surseoir sur le mot d’ordre de grève.

Après des semaines de paralysie et de catatonie, le secteur judiciaire devrait bientôt reprendre ses activités, si l’on se fie aux déclarations des uns et des autres à la sortie des négociations qui ont pris fin aujourd’hui et qui portaient sur six points à savoir : l’amélioration substantielle du salaire, l’amélioration de la prime de judicature, de monture et de logement. Un accord sur deux points aurait été trouvé. « Le gouvernement a consenti à faire des efforts pour augmenter le niveau des salaires de 10% et la prime de logement passerait de 50.000 à 118.000FCFA pour cette année, et à 125.000FCFA en 2018 » explique Matthieu Traoré, conseiller technique en charge des questions de droit public et de l’environnement au ministère de la Justice et des Droits de l’homme. Le gouvernement a en outre refusé d’accéder à la demande d’une prime de monture. « Aucun corps de travail au Mali ne dispose d’une telle prime, sur ce point le gouvernement a émis un refus catégorique » défend Traoré. Il estime pour sa part que l’Etat malien a consenti à d’innombrables efforts pour mettre fin à la grève. « A l’heure actuelle, c’est un problème interne entre les syndicats eux-mêmes, il suffit juste qu’ils se mettent d’accord » continue-t-il.

Allusion faites, à l’imbroglio autour de la présence de Mohamed Chérif Koné, président du syndicat autonome de la magistrature (SAM) qui avait dans une adresse télévisuelle demandé aux magistrats de suspendre la grève. Son vice-président ne veut pas faire des tonnes, « des sanctions sont envisageables, mais pour le moment, nous n’en sommes pas là » soutient Aliou Badra Nanakassé. Mais tous ne serait pas aussi prompt à la tolérance que lui. Selon Matthieu Traoré, plusieurs magistrats devant participer aux négociations auraient tourné les talons à la vu de Mr Koné.

Ce qui aurait eu comme conséquence la non signature du procès verbal qui devait entériner la fin de la grève hier. « Nous ne pouvons pas dire que nous sommes totalement satisfait, mais nous sommes entrain de réunir les conditions pour signer le PV et faire un communiqué conjoint qui mettra fin à la grève » souligne Siaka Coulibaly, président du syndicat libre de la magistrature (SYLIMA). Ce qui ne sera pas synonyme de fin. « Nous voulons créer un cadre apaisée pour continuer les négociations, et nous le ferons » conclut Coulibaly.

 

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