Personnalités › Interview

3 questions à Moussa Keïta, Administrateur général de West Africa Immobilière

Comment se porte le secteur immobilier au Mali ?

Le secteur ne se porte pas bien compte tenu de la lenteur de traitement des dossiers au niveau de l’administration et de la non application des textes qui le régissent. Malgré la révision du cadastre, c’est encore l’anarchie. Résultat, le marché malien reste loin derrière le marché ivoirien et sénégalais. Au Mali, c’est l’État qui a le monopole sur le marché à travers ses projets de logements sociaux.

Quelles sont les difficultés et les facilités de votre corps de métier ?

La difficulté principale est le financement. Les banques ne semblent pas s’intéresser au secteur. Mais sans financement conséquent, on ne peut pas investir dans l’immobilier. Il y a aussi le problème lié à la vente. Les maisons et parcelles coûtent généralement cher. Or les revenus des Maliens sont bas. Concernant les facilités, ce sont les exonérations douanières qui sont faites sur nos matériaux de construction. Il arrive aussi que l’État nous vende des parcelles à bas prix.

Quid du partenariat public-privé dans ce secteur ?

C’est une stratégie à saluer parce qu’elle permet de lutter contre les difficultés que nous rencontrons. Mais elle ne pourra être effective sur le terrain que lorsque le secteur sera assaini. Au Mali, tout le monde investit dans le secteur sans en avoir la compétence. Bientôt un décret sera pris par le département en charge de l’Urbanisme et de l’Habitat pour véritablement réguler le secteur. Nous attendons avec impatience ce décret.

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