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Cliniques privées : En pleine croissance

L’offre privée se précise: le tout premier hopital privé du Mali vient d’ouvrir ses portes à Bamako.

Les cliniques privées sont de plus en plus nombreuses dans la capitale malienne. Ouvertes généralement par des médecins en fonction dans les services publics, elles sont une garantie de revenus pour ceux-ci, et souvent l’assurance d’une meilleure prise en charge pour les patients.

Le manque d’équipement et l’absence de personnel qualifié dans les structures publiques sont parmi les raisons évoquées pour ceux qui choisissent, et qui ont les moyens, de se rendre dans une clinique ou un hôpital privé. Une situation que les propriétaires de ce type de structures médicales semblent avoir bien comprise, en proposant des plateaux techniques de plus en plus complets et des spécialistes recherchés. « C’est pourquoi je préfère me rendre dans une clinique privée que dans nos centres de santé », explique Ourou Kanté, chef d’entreprise. Pour Moussa Sanogo, directeur général adjoint de l’hôpital du Point G, l’interpénétration entre le secteur public et privé, qui se fait très souvent au détriment du patient, est une violation de la loi hospitalière. Et d’ajouter qu’elle représente un manque à gagner important pour le public. Pourtant, chez les privés, les affaires sont florissantes. Pour rencontrer un spécialiste dans les cliniques, il faut en effet débourser en moyenne 15 000 francs CFA, sachant que le tarif dépend de la spécialité et de l’heure de la consultation. La grille des consultations est comprise entre 6 000 et 15 000 francs CFA, contre seulement 1 000 francs CFA dans un établissement public. Un véritable business qui va continuer de fleurir au vu des nouveaux investissements qui sont faits, comme ceux du premier hôpital privé du Mali, dont les travaux viennent de s’achever à Badalabougou à Bamako.

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