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Concours national d’orthographe et de lecture : forger l’excellence

« Cultivons la paix et la réconciliation à travers une école performante, chemin de notre réussite », tel est le thème de cette 4è édition du concours national d’orthographe et de lecture (CNOL-Mali), organisé par l’association Bi- Kalanko en partenariat avec le ministère de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation et des Langues nationales.

Si la baisse du niveau scolaire est aujourd’hui un phénomène mondial, au Mali, elle est devenue endémique. Du primaire à l’université, la plupart des élèves maliens ne parlent, ne lisent et n’écrivent pas correctement le français. Un fait qui a motivé l’initiative de ce concours éducatif et civique qui va opposer les élèves des lycées de 17 académies (Bamako rive gauche et droite, Kayes, Kita, Nioro du Sahel, Koulikoro, Kati, Dioila, Sikasso, Koutiala, Bougouni, Ségou, San, Mopti, Douenzta, Tombouctou et Gao) sur les 18 que compte le pays. C’est au tour de Koulikoro d’accueillir la phase finale de ce concours après Bamako en 2014 et 2015, et Kayes en 2016, avec « pour objectif d’aider nos jeunes élèves à s’épanouir en orthographe et en lecture grâce à un maniement plus approprié de la langue française », selon le président de l’association Bi-Kalanko, Souleymane Diarra. Pour lui, il est aujourd’hui impératif de stimuler les élèves maliens afin qu’ils renouent avec l’excellence en français en les fédérant autour d’un événement formateur, éducatif et didactique majeur. « Ils négligent la lecture au profit des nouvelles technologies de l’information et de la communication », considère Koro Monzon Koné, directeur national de l’Enseignement secondaire général. « Cela permettra d’améliorer le niveau oral et écrit de nos jeunes élèves qui emploient le français de 5è zone, qui, si l’on n’y prend pas garde, sera employé dans la forme administrative au Mali à l’avenir ». Sidiki Adjenné, âgé de 17 ans et élève en classe de 12è sciences expérimentales, est le candidat de Bougouni. Il confie qu’au delà d’établir des liens entres élèves de différentes localités, « ce concours nous pousse à nous cultiver pour améliorer notre niveau. Aujourd’hui, je lis beaucoup afin d’améliorer mon niveau et le remporter cette année ». Consistant à épeler correctement 6 mots et à lire 6 textes soumis par un jury, toutes les phases préliminaires, débutées depuis janvier, ont eu lieu à travers le Mali, et les 20 candidats, dont 7 filles et 13 garçons, se sont retrouvés à Koulikoro ce samedi 25 mars pour la phase finale qui connaitra son épilogue le 2 avril prochain.

 

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