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« Koulouba, le palais du Mali », l’architecture centenaire du pouvoir

L’architecte franco-malien, Sébastien Philippe, passionné par l’histoire du Mali, s’y plonge une nouvelle fois et consacre sa dernière œuvre à l’un de ses emblèmes : le palais présidentiel de Koulouba.

Installé depuis 2001 à Bamako, Sébastien Philippe s’est depuis intéressé aux origines et à la richesse de l’histoire de la capitale malienne. Des années de recherche documentaire et d’enquête ont déjà permis à ce franco-malien de produire quatre ouvrages : « Une histoire de Bamako » (2009), « La symbolique nationale du Mali » (2011), « Ségou, une région d’histoire » (2013), et enfin « Koulouba, le palais du Mali », publié aux Editions Memoria (2017). Véritable encyclopédie sur le palais présidentiel, le dernier livre de l’auteur, dédié à son ami le professeur Bakary Kamian, grand historien malien décédé en décembre dernier, retrace l’histoire de l’édifice, de sa construction à nos jours et recense, en images, les œuvres d’art dont il est l’écrin, les places dédiées aux explorateurs, gouverneurs, cités et villes martyres du Mali, mais aussi les concepteurs et constructeurs de l’édifice qui a fêté son centenaire en 2006.

Un site idéal La construction du palais au sommet de la colline de Koulouba, surnommée depuis Colline du pouvoir, a été initiée par le lieutenant Edgard de Trentinian, gouverneur du Soudan français de 1895 à 1898. Le choix du site était tout sauf fortuit. Du haut de son palais, le gouverneur français avait une vue imprenable sur la ville de Bamako, mais aussi sur la voie qui mène à la ville garnison de Kati. Il était également protégé par la hauteur des moustiques propagateurs de la pire maladie des colonies, le paludisme. Largement endommagé à la suite du coup d’état de 2012 et des incidents du 21 mai 2013, le palais de Koulouba a été rénové et rouvert à l’occasion du sommet Afrique-France que Bamako a accueilli en janvier 2017.

Pour rencontrer Sébastien Philippe et plonger dans ce voyage dans le temps à la découverte d’un joyau architectural et d’un symbole de pouvoir, rendez-vous le 7 avril 2017 (17h) à l’Institut français de Bamako.

 

 

 

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