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Radios privées: le grand nettoyage de la HAC

Vue sur le marché central de Bamako © Sébastien Rieussec/AFP

47 radios privées sur près de 400 qui émettent sur le territoire national pourraient bientôt être fermées pour non respect à la loi. L’information a été donnée par la Haute autorité de la Communication (HAC) lors de sa première session ordinaire, jeudi 13 avril au gouvernorat du district.

La Haute autorité de la Communication (HAC), chargée de réguler le secteur des médias au Mali a décidé finalement de passer à l’acte. C’est du moins ce dont témoigne sa décision de fermeture  de 47 radios privée pour « non respect de la loi ». Annoncée jeudi 13 avril, la nouvelle s’est répandue à la vitesse de la lumière dans les rues de la capitale. Selon Fodié Touré, président de la HAC, « des mises en demeure (…) ont été envoyées à des radios qui ne respectent pas les règles », avait déclaré. Faute de s’être conformées à la réglementation, malgré ces mises en demeure, la HAC a donc pris la décision de fermer celles qui ne sont pas en règle (47 radios sur près de 400) . Elles ont déjà reçu l’ordre de ferme, a précisé Fodié Touré.

En réponse à cette décision, Bandiougou Danté, président de l’union des radios et télévisions libres du Mali (Urtel), la principale association des médias audiovisuels privés au Mali se dit ne pas être d’accord avec une telle décision, « il faut donner le temps à ces radios de se conformer à la loi. On ne ferme pas une radio comme on ferme une boutique», a-t-il dit. Et d’ajouter que « nous voulons aider à réguler le secteur, à lutter contre les radios qui ne respectent pas la déontologie, mais de grâce, qu’on aide les radios à grandir».

En attendant de voir la suite, il est clair que la question de réguler le secteur des médias au Mali est plus qu’urgent. Cela nécessite pour la HAC de prendre des mesures strictes si elle veut atteindre son objectif.

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