Politique › Sécurité & Terrorisme

Almoustarat : 7 FAMA tués (nouveau bilan officiel)

Sept militaires maliens ont été tués et sept blessés dimanche dans une « attaque terroriste » contre un poste de l’armée à Almoustarat, dans le nord-est du Mali, selon un nouveau bilan communiqué lundi par le gouvernement malien.

Le précédent bilan fourni à l’AFP dimanche par des sources militaires maliennes faisait état de deux morts et huit blessés à Almoustarat, à environ 160 km par la route au nord de Gao, la plus grande ville de la région.

Dimanche, « aux environs de 05H00 du matin (heure locale et GMT) le poste des forces armées nationales d’Almoustarat (…) a fait l’objet d’une attaque terroriste à la voiture piégée et aux tirs de roquettes. Le gouvernement déplore la mort de sept soldats et sept blessés », selon les termes du
communiqué.

Le bilan inclut aussi « la destruction de trois véhicules militaires et d’une ambulance », selon la même source, précisant que « des renforts ont été dépêchés sur les lieux ».

Le gouvernement « condamne avec la dernière énergie cet acte barbare et lâche » et « réaffirme sa détermination à livrer une lutte implacable contre le terrorisme sous toutes ses formes ».

Une des sources militaires jointes dimanche par l’AFP depuis Bamako avait indiqué que les militaires maliens avaient riposté et fait des morts « dans les rangs des terroristes », sans plus précisions.

Le 2 mai dernier, neuf soldats maliens avaient été tués et cinq blessés dans une embuscade suivie d’une attaque armée entre les localités de Dogofri et Nampala, dans le centre du Mali (région de Ségou), selon un bilan officiel.

Le lendemain, un camp de l’ONU à Tombouctou (nord-ouest) a été visé par des tirs d’obus, qui ont fait un mort et neuf blessés parmi les Casques bleus, selon la Mission des Nations unies au Mali (Minusma). Cette attaque a été revendiquée par une alliance jihadiste récemment crée, le « Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans ».

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe groupes jihadistes liés à Al-Qaïda à la faveur d’une rébellion touareg qu’ils avaient fini par évincer.

Les jihadistes ont été en grande partie chassés et dispersés à la suite du déclenchement en janvier 2013, à l’initiative de la France, d’une intervention militaire internationale, qui se poursuit actuellement.

Cependant, des zones entières échappent au contrôle des autorités maliennes comme à celui des forces étrangères. Longtemps concentrées dans le Nord, les attaques se sont étendues depuis 2015 vers le Centre, puis le Sud.

1 COMMENTAIRES

Pour poster votre commentaire, merci de remplir le formulaire

À LA UNE
Les articles les plus
  • Consultés
  • Commentés
Retour en haut