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FEMAFOOT : Une crise sans fin ?

Nouveau rebondissement dans le dossier de la crise du football, la FIFA vient de signifier son intention de non-participation à la mise en place du comité de normalisation, qu’elle devait pourtant superviser. Une position qui suscite plein de remous et qui pourrait relancer la crise.

« Nous sommes au sortir du tunnel, nous n’en sommes pas totalement sortis » estimait le chef du collectif des ligues et clubs majoritaires (CLCM) lors d’une interview exclusive accordée au Journal du Mali. Ses craintes semblent se justifier désormais. Le protocole d’accord signé le 27 avril 2017, prévoyait la mise en place au bout de 45 jours d’un comité de normalisation sous la supervision de la FIFA. Sauf que l’instance dirigeante du football a un tout autre regard sur le protocole d’accord. « A ce sujet, nous devons cependant vous informer de ce qu’il suit, la FIFA n’étant pas partie prenante du protocole d’accord, elle ne se sent en aucune manière liée aux résolutions prises » a soutenu la secrétaire générale de la FIFA, Fatma Samoura.

Avant d’ajouter : « Conformément à l’article 8 al.2 des status de la FIFA, remplacer un comité exécutif élu par une commission de normalisation est une mesure exceptionnelle qui relève du pouvoir exclusif de la FIFA. Une telle décision ne peut être prise sans que la FIFA ait au préalable constaté que les conditions de son application sont réunis. Or, il apparaît que dans le cas présent, les circonstances particulières ne sont telles qu’elles justifient le remplacement du comité exécutif par un comité de normalisation, à 6 mois de la fin de son mandat ».

Ce qui en clair, veut dire que le président de la FEMAFOOT, en place pour 45 jours selon les dispositions du protocole d’accord, irait au bout de son mandant, qui court jusqu’en novembre.

« C’est le Mali qui s’est fait avoir, l’Etat aurait dû l’amener (Baba Diarra) à démissionner. Il y a beaucoup de dessous dans cette affaire, certains veulent voir le ministre partir, mais nous, nous ne sommes pas dans ces considérations, c’est le sportif qui intéresse » analyse Mamadou Dipa Fané, chef du CLCM. La crise ne semble donc pas derrière nous. « Nous avons toujours la sentence (celui du TAS rendu le 4 octobre 2016), mais nous allons attendre jusqu’à vendredi (26 mai), et la réunion avec le comité de suivi du protocole d’accord pour décider » a-t-il conclu.

 

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