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Humanistes et solidaires : Les jeunes s’engagent

Les dons de nourriture et la préparation de repas pour la prupture du jeûn, des actions de plus au compteur de Mali Djigui.

Ces dernières années, la tendance est au regroupement, en particulier des jeunes, au sein d’associations communautaires. Ces dernières se donnent pour principal objectif de donner un contenu au vivre-ensemble et à la solidarité. Découverte de deux d’entre elles.

Mali Djigui a été créée en 2015 par une cinquantaine de jeunes dynamiques et un idéal commun : aider les plus démunis. « Nous avons à cœur de participer au développement du pays, et nous voulons aider le Mali à travers les Maliens », assure Fily Coulibaly, présidente de l’association. Encore étudiante, la jeune femme, à l’instar de beaucoup de ses collaborateurs, a développé un élan d’altruisme à la suite d’un séjour à l’étranger. Après une année aux États-Unis dans le cadre d’un programme d’échange scolaire destiné aux lycéens (Yes Program), elle revient transformée. « Dans ces pays, malgré le fait qu’on considère qu’il y a peu de pauvres, les populations sont très portées vers le social. Alors, on s’est dit pourquoi pas faire la même chose chez nous ». L’association récolte des dons en nature qu’elle redistribue aux plus démunis. Elle vient de lancer sa campagne annuelle de collecte de vêtements destinée aux enfants en situation difficile. « C’est la troisième. La première est allée aux orphelinats, et la seconde dans les villages environnants », précise la présidente. Autre combat pour ces « soldats de l’espoir », la lutte contre la pénurie de sang pour les malades. Ils ont organisé une campagne massive de don de sang en 2016 au profit du Centre national de transfusion sanguine (CNTS). « Nous espérons inspirer des jeunes qui voudront par la suite faire comme nous », espèrent les membres de l’association. Outre le volet humanitaire, Mali Djigui entend également offrir des formations aux jeunes dans les domaines de l’agriculture et de la pisciculture pour leur permettre de s’épanouir, selon le vice-président Nouhoum Bane.

Aide culturelle Les besoins et les terrains d’action sont nombreux. Éveil Jeunes a choisi de mettre en place des bibliothèques ambulantes dans Bamako pour donner le goût de la lecture aux enfants. « Nous avons remarqué que les élèves du primaire ne savent pas lire. Ils peuvent avancer sans pouvoir lire une phrase correctement. Nous voulons leur donner l’amour de la lecture en s’amusant », affirme Aboubacar Sidibé, vice-président de l’association. Avec sa vingtaine d’adhérents, la toute jeune association vise à apporter sa pierre à l’édifice du développement, en installant des bibliothèques dans « toutes les écoles de Bamako, et dans les régions à terme ».

 

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