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Rapport du S.G des Nations Unies sur le Mali : Des acquis à consolider

Antonio Guterres. Photo : un.org

Dans son rapport trimestriel de juin sur la situation au Mali, le Secrétaire Général des Nations Unies Antonio GUTTERES, souligne les efforts accomplis dans la mise en œuvre de l’accord pour la paix et la réconciliation, il revient aussi sur les défis à relever et les contraintes de la MINUSMA pour mener à bien ses missions.

Des efforts accomplis dans la mise en œuvre de l’accord

La mise en place des autorités intérimaires, l’organisation de la conférence d’entente nationale dont les conclusions doivent servir de base à la future charte de la paix, constituent des « dispositions importantes pour appliquer certaines mesures transitoires de l’accord », selon le rapport des Nations Unies sur le Mali de juin 2017. Le comité de suivi de l’accord qui se réunit chaque mois, permet aussi de mesurer les avancées réalisées et le chemin qui reste à parcourir. Le rapport note cependant que malgré la mise en place des autorités intérimaires, la présence de l’Etat décline « à cause de l’insécurité persistante ». Le rapport note aussi que le gouvernement poursuit ses efforts pour intégrer les combattants dans ses forces armées. Il a ainsi demandé à la MINUSMA une aide technique et logistique pour la mise en place d’un programme spécial pour le cantonnement, la démobilisation, le désarmement la réinsertion et l’intégration de 529 membres du Mécanisme Opérationnel de Coordination de Gao, issus de la CMA, de la Plateforme et d’autres fractions.

Pour plus de consensus sur le plan politique

Au chapitre des faits nouveaux sur le plan politique, le rapport note que « conformément à l’accord, le projet de réforme constitutionnelle prévoyait la création d’un sénat comme deuxième chambre du parlement. Cependant il n’était fait aucune mention de la représentation des autorités coutumières, des femmes et des jeunes au Haut conseil des collectivités territoriales dont la réforme avait été envisagée pour une plus grande ouverture. » Le rapport reproche également au gouvernement de ne pas préciser comment les modifications proposées devaient refléter les réformes institutionnelles issues des recommandations de la conférence d’entente nationale en ce qui concerne les régions.

Situation sécuritaire préoccupante

Concernant la situation sécuritaire, le rapport note les forces maliennes, françaises, de la MINUSMA continuent à être la cible des attaques terroristes. Les civils continuent également de payer un lourd tribut à ces attaques. On enregistre 105 attaques contre les forces maliennes, 76 contre la MINUSMA et 20 contre les forces françaises depuis juin 2016.

La faible présence de l’Etat au centre du pays, explique selon le rapport, que les civils continuent d’être pris pour cible par des extrémistes. Des responsables scolaires ont par exemple été menacés par ces groupes.

Sur le plan des droits de l’Homme, le rapport souligne qu’elle demeure préoccupante. Selon le rapport, la MINUSMA a recensé 66 cas de violations des droits de l’Homme ayant fait 115 victimes.

Moyens Insuffisants pour la MINUSMA

La MINUSMA poursuit tout de même son appui aux forces armées et de sécurité maliennes. 413 agents de police maliens en poste à Bamako, Gao, Mopti et Tombouctou ont reçu des formations en matière de lutte contre la criminalité organisée et le terrorisme entre autres.

Le rapport note enfin que malgré les efforts consentis, la mission reste entravée par « d’importantes lacunes » pour exécuter « ses tâches dans un environnement des plus hostiles ». La mission a donc toujours besoin de deux unités d’hélicoptère, de compagnie de renseignement, de groupe d’appui aéroportuaire ou encore d’unité spécialisée.

 

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