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Assemblée nationale française : la nouvelle donne

François de Rugy est le nouveau président d’une Assemblée nationale qui a radicalement changé de visage.

Les nouveaux députés français, élus à l’issue des législatives des 11 et 18 juin derniers ont élu ce 27 juin le président de l’Hémicycle. Occasion également d’installer les groupes parlementaires. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le paysage politique français a bien changé.

Les derniers mois ont bien sûr permis de voir la concrétisation de cette révolution de la scène politique française : adieu les vieux caciques, bienvenue aux illustres connus et inconnus qui ont menés, à travers le mouvement en Marche !, Emmanuel Macron à l’Élysée. Les législatives de début juin ont également permis de voir la consolidation de cette dynamique par une forte majorité pour le désormais parti présidentiel et son allié le MODEM. Mais les bouleversements ne se sont pas s’arrêtés là puisque c’est désormais la carte politique pour les prochaines années qui se dessine avec plus de précisions, et ce, à travers la configuration de l’Assemblée nationale.

Mort du PS La création d’un groupe parlementaire par des députés qui refusent de porter le nom de leur formation politique, c’est, aux dires des observateurs, le coup de grâce porté au Parti socialiste, écrasé à la présidentielle, humilié aux législatives. Son enfant prodige, Manuel Valls, le quitte officiellement pour s’aligner avec la République en marche, tandis que l’alternative à la forme actuelle du parti, qui se cherche un nouveau premier secrétaire et surtout un nouveau souffle, se dessine. L’Assemblée nationale qui s’est donnée pour président François de Rugy, ex-écologiste devenu macroniste, a vu la naissance du groupe « Nouvelle gauche » comprenant 31 députés PS. Ces derniers entendent « renouveler les idéaux et l’histoire de la gauche réformiste » et être « une force libre ».

Le groupe la République en marche, 313 députés, assure une majorité plus que confortable au président français. Quatre autres animeront la vie de l’Assemblée et partant la vie politique française. Il pourra également compter sur le soutien des Constructifs : Républicains, UDI, indépendants, avec 35 députés, et du Mouvement démocrate et apparentés qui regroupe les 43 élus du parti de François Bayrou, éjecté du gouvernement après seulement quelques semaines, sont censés toujours appartenir à la mouvance présidentielle. Le groupe Les Républicains avec ses 100 députés, s’inscrit quant à lui dans une opposition « républicaine libre et indépendante, responsable et constructive » selon son président, Christian Jacob. Également de l’opposition, le groupe de la Gauche démocratique et républicaine, 16 députés, réunit les communistes et des ultramarins divers gauche. Il faudra compter avec le tonitruant Jean-Luc Mélenchon qui préside le groupe La France insoumise qui compte 17 députés, qui claironne son statut d’opposition et entend bien en jouer le rôle. Quant au Front national, avec seulement 8 députés, dont sa présidente Marine Le Pen, il n’a pu constituer un groupe, dont le seuil est de 15.

 

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