Personnalités › Interview

Révision constitutionnelle : 3 questions à Me Mountaga TALL , président du CNID

 

Faut-il réviser la Constitution de 1992 ?

Le principe de la révision de la Constitution du 25 février 1992 n’est rejeté par personne. La Constitution elle-même prévoit les modalités de sa révision. Le débat porte sur les articles à modifier et sur les nouvelles dispositions à insérer. Je pense qu’il faut réviser mais après avoir recherché et obtenu le consensus le plus large et convenu du meilleur moment pour le faire.

La révision constitutionnelle fait débat. Quel en est l’impact sur la démocratie malienne ? 

Le débat en cours me rassure sur la vitalité de la démocratie malienne. L’exécutif, l’Assemblée nationale, l’opposition politique, la société civile, les médias et les réseaux sociaux jouent pleinement leur rôle. Il n’a pas été confisqué par l’élite et tous les Maliens se sentent concernés et interviennent. Le débat doit se poursuivre afin que la démocratie et le Mali soient gagnants.

Que devrait faire le gouvernement si le projet de loi n’était pas entériné par le référendum ?

Le peuple est souverain et sa volonté s’impose à tous. D’ailleurs cela a été clairement dit par les autorités. Pour moi le Oui dans les conditions actuelles diviserait encore plus le Mali alors même que l’objet du référendum est la consolidation de la paix et de la réconciliation. Et le Non va remettre en cause la poursuite de la mise en œuvre de l’Accord. Il faut donc absolument trouver un compromis sur le contenu et la date du référendum. Et cela est possible.

 

0 COMMENTAIRES

Pour poster votre commentaire, merci de remplir le formulaire

À LA UNE
Retour en haut