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Kick boxing : Moussa Diabaté, le gladiateur des rings

Moussa Diabaté est le grand espoir du kick boxing malien.

Dans une discipline encore trop peu connue au Mali, le kick boxing, Moussa Diabaté tire son épingle du jeu. Puissant et agile, le jeune loup a faim de trophées et de grands adversaires.

Moussa Diabaté, 16 ans, 63 kg, est doté d’une explosivité à revendre. Malgré son jeune âge, il s’affirme déjà comme l’une des valeurs sûres du kick boxing et promis à un bel avenir dans une discipline encore trop marginale au Mali.

Suivant les traces de son père, qui tenait une salle au Gabon, c’est presque naturellement qu’il embrasse cette discipline qui allie boxe anglaise et coups de pieds. « J’ai commencé dès l’âge de cinq ans. Je ne connaissais que le kick boxing. Les élèves de mon père venaient souvent chez nous avec des trophées et je voulais faire comme eux » raconte-t-il.

Dans un sport où tous les coups sont permis, ou presque, Diabaté fait figure d’épouvantail. Ceinture noire dans la catégorie jeune, véritable puncheur et auteur de « kicks » dévastateurs, ses aptitudes font de lui un combattant redouté mais très apprécié. « On fait souvent appel à moi pour des combats dans différents domaines. Il arrive même que je donnes des cours aux autres, parce que je maitrise bien la discipline » explique-t-il.

Au bout du combat Parmi les cinq formes de combat qui caractérisent le kick boxing (boxe simple, full contact, kick boxing américain, boxe thaï et arts martiaux mixtes « MMA »)  « le Gladiateur » (son surnom), bercé par les films Ong Bak qui traitent de l’histoire d’un grand combattant de boxe thaï, a fait de cette dernière sa « spécialité ». Mais il a d’abord dû faire face aux refus de son père, qui lui interdisait de pratiquer la boxe thaï sur le bitume, craignant une grave blessure. « Je peux le faire maintenant. Nous avons une salle au Stade du 26 mars avec un tatami. J’en ai donc fait ma base » se réjouit-il. C’est donc dans la forme la plus violente et la plus spectaculaire de la discipline qu’il s’épanouit dorénavant.

« Les manières de porter les coups de genou et d’asséner les coups de coude ne sont pareilles à aucune autre, et, lors des compétitions où il y a des trophées en jeu, personne ne retient ses coups. C’est une vraie brutalité qui nous anime dans ces moments-là ». Une violence qui entraine de nombreuses blessures, qui l’ont pour l’heure épargné. « Il est difficile de sortir d’un combat de kick boxing sans s’être blessé, mais, pour le moment, je ne déplore que des chocs plus ou moins légers ». Très ambitieux, Moussa Diabaté souhaite se rendre en Thaïlande pour pratiquer son sport au plus haut niveau.

 

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