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Jeux de la Francophonie : Des médailles maliennes en ligne de mire

C’est ce vendredi 21 juillet que débute, à Abidjan, la huitième édition des Jeux de la Francophonie. Une rencontre de la jeunesse francophone mondiale au cours de laquelle le Mali essaiera de se distinguer dans les disciplines sportives.

La course aux médailles est désormais ouverte. Le Mali, avec une délégation de 210 personnes (encadrement compris), va essayer d’en décrocher le maximum lors des huitièmes Jeux de la Francophonie. Les sportifs maliens seront engagés dans huit disciplines sportives, avec des chances de médailles plus ou moins élevées.

Côté football Les plus grands espoirs de se parer d’or reposent sur l’équipe de football cadette. Auréolés du titre de Champion d’Afrique remporté en mai 2017 au Gabon, les Aiglonnets s’avancent avec des garanties lors de ces jeux. Logés dans le groupe B, en compagnie du Congo Brazzaville, du Cameroun et du Niger, les coéquipiers du capitaine Mohamed Camara ne devraient pas connaitre trop de peine pour accéder au tour suivant. « Nous n’avons eu que cinq jours de préparation, mais nous sommes prêts. Les joueurs sont en jambes. Nous travaillerons avec la même ossature, avec trois nouveaux joueurs et l’objectif final, est la victoire, rien d’autre » précise Jonas Komla, le sélectionneur. Très confiant, il entend se servir de cette compétition comme d’un tremplin pour la Coupe du monde des cadets en Inde, en octobre prochain. « Nous n’y participerons pas juste pour le plaisir. Nous allons nous battre comme nous l’avons fait à la CAN, c’est une cause nationale » soutient-t-il.

Deux roues En cyclisme, la délégation malienne a décidé de parier sur le jeune Yaya Diallo (23 ans), et ses pédalées fantastiques, pour boucler les 134 km du parcours en tête de peloton. Malgré la forte concurrence que représentent le Maroc et le Burkina Faso, Diallo, Champion du Mali en titre, figure néanmoins parmi les favoris de la course. « Nous voulons remporter le plus de médailles possibles, surtout en or, et finir sur le podium » espère Amadou Diarra Yalcouyé, conseiller technique au ministère des Sports et chef de la délégation malienne.

Des handicaps Mais les voyants ne sont pour autant pas tous au vert. Des difficultés dans la préparation plombent la quiétude de la délégation malienne. Dans un groupe assez homogène, avec la France, le Bénin et le Luxembourg, les basketteuses maliennes ont dû « s’arranger » avec le début prochain de l’Afrobasket, en août. « Les conditions de préparation n’étaient pas idoines. Au départ, nous devions participer avec les joueuses sélectionnées pour l’Afrobasket, mais certaines étaient au-delà de l’âge limite (25 ans). Qui plus est, celles qui étaient éligibles étaient souvent sollicitées par le sélectionneur national » déplore Mohamed Salia Maïga, le coach de la sélection pour les Jeux. Il dispose tout de même de « bagarreuses » pour aller aux points chercher une médaille. « Parmi les joueuses à ma disposition, certaines ont été championnes d’Afrique chez les Juniors. Nous avons une bonne équipe et nous pouvons aller chercher quelque chose » ajoute t-il.

La délégation d’athlétisme a, quant à elle, un temps envisagé de ne pas « participer » à la messe francophone. En cause, des divergences avec le Comité organisationnel malien sur le transport des athlètes. « Sur nos huit athlètes, seulement trois résident à Bamako. Nous avons demandé à ce que les autres puissent regagner Abidjan depuis leurs résidences actuelles, mais, pour l’heure, nous n’avons pas reçu de réponse. Nous ne pourrons participer avec un effectif aussi réduit » s’alarme la présidente de la Fédération d’athlétisme, Mme Sangaré Aminata Keïta. Pour Yalcouyé, le budget de 110 millions alloué aux diverses disciplines sportives et culturelles, « ne prévoyait pas de transport international d’un autre pays que le Mali à Abidjan ». Après une réunion express tenue au siège de la fédération, la présidente a finalement choisi de laisser participer trois de ses athlètes, mais, toujours mécontente, elle a décidé de ne pas effectuer le déplacement sur Abidjan. « Nous ne voulons pas être ceux qui créent des problèmes. Mes chances de médailles reposaient néanmoins beaucoup sur nos absents » regrette-t-elle.

Le Mali tentera également de porter haut son étendard dans les autres disciplines que sont le judo, le tennis de table, la lutte et le handisport.

 

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