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IBK à TOMBOUCTOU trois jours après l’attaque terroriste

Revenu de Ouagadougou où il s’était rendu le mardi passé, dans l’optique de présenter ses condoléances à ce pays frère, endeuillé par l’attentat le dimanche passé ; IBK est aujourd’hui jeudi 17 août à Tombouctou où également le deuil est encore vif. Soucieux de maintenir des relations amicales et diplomatiques avec l’extérieur sans pour autant être absent à l’intérieur du pays : un pari incompris.

Apres la visite du premier ministre Idrissa Abdoulaye Maiga et le représentant spécial du secrétaire général des nations unies, Mohamed Saleh Annadif le 15 août à Tombouctou ; c’est le tour du président de la république de s’y rendre 72 heures après l’attaque. Atterri à l’aéroport de Tombouctou aux environs de 12 heures, IBK s’était rendu au quartier général de la MIINUSMA mais aussi à la légion de gendarmerie qui lui est contiguë. Il s’agissait de témoigner et réaffirmer le soutien et la solidarité du gouvernement et du peuple malien à l’endroit des familles de victimes, des forces armées maliennes et la mission onusienne. IBK et sa délégation dont les ministres de la Défense et des anciens combattants Tienan Coulibaly, de l’Administration territoriale Tieman Hubert Coulibaly, le secrétaire général de la présidence Soumeilou Boubeye Maiga, le médiateur de la république Baba Akhib Haidara, ainsi que l’ancien premier ministre Ahmed Mohamed Ag Hamani, s’étaient rendues au camp des Forces Armées Maliennes pour les encourager et réaffirmer sa détermination à lutter contre le terrorisme. Une journée chargée, car le chef de l’État s’estt aussi rendu au domicile de l’imam de la grande mosquée Djingareyber. Des personnalités et notabilités de la ville l’attendaient déjà chez Abdarahmane Ben Essayouti imam de ladite grande mosquée. Selon Yehia Tandina, journaliste à Tombouctou, Le président très marqué par la perte brutale de ces compatriotes a affirmé que « quand un père perd ses enfants, il ne peut que s’en remettre à Dieu. C’est lui qui donne et c’est lui qui retire ». IBK avait au préalable expliqué les raisons qui l’ont poussé à se rendre à Ouagadougou au Burkina, bien que Douentza et Tombouctou aient été ciblées. « Je suis le président du G5 Sahel, un pays frère, ami et membre de cette organisation. C’est pourquoi j’ai dépêché le premier ministre et des membres du gouvernement à Tombouctou en attendant mon retour » avait justifié l’hôte de la cité de 333 saints. La délégation s’était ensuite rendue dans la famille du gendarme mort dans l’attaque, ainsi que dans les familles des six autres victimes de la barbarie. IBK n’a pas manqué d’opérer des gestes à l’endroit des notables et des parents des familles attristées.

Cette visite a été saluée par la population de Tombouctou, qui y voient un signe de considération du président à leur égard et à l’égard des victimes. Des voies s’étaient levées pour s’indigner de son déplacement à Ouaga alors que la même tragédie endeuillait son pays. Dans les régions du Nord qui ont souffert des affres de l’occupation, les populations ne cachent plus leur malaise face au pouvoir central. Certains pensent que le gouvernement ne se soucie pas de leur sort, les laissant livrer à l’insécurité chronique et au terrorisme.

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