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Que devient la plateforme An tè a bana ?

Affaiblie par le départ du chroniqueur Ras Bath, juste après « sa victoire » sur le projet de révision constitutionnelle, la plateforme An tè a bana, loin de s’en laisser conter, se fixe désormais de nouveaux objectifs

A l’issue d’une Assemblée générale, le 16 septembre 2017, le directoire de la plateforme An tè a bana a rendu sa démission. « Nous avions un objectif commun. Nous l’avons provisoirement atteint. L’assemblée générale a donc décidé qu’avec les nouvelles orientations, il fallait revoir le directoire » assure l’ex Présidente de la plateforme Mme Sy Kadiatou Sow. Une commission ad hoc a été mise en place pour définir les nouvelles orientations du mouvement, qui devrait désormais s’atteler à la veille citoyenne. « La plateforme va plancher sur de nouvelles questions. Une totale transparence lors des élections, un audit du fichier électoral, la fin de la rétention volontaire des cartes NINA, mais aussi que l’administration territoriale ne soit pas en charge de l’organisation des élections », énumère Souleymane Koné, membre de la commission ad hoc. Une réorganisation et une redéfinition des objectifs qui devraient favoriser l’adhésion de nouveaux membres. « Ce sont des questions qui intéressent tous les partis politiques, nous devrions donc enregistrer plusieurs adhésions » ajoute-t-il. Un manifeste a également été adopté et désormais chaque membre doit renouveler son engagement par une fiche d’adhésion. « Nous allons définir les clés de répartition entre les partis politiques et les associations de la société civile » précise Koné, cacique des Forces alternatives pour le renouveau (FARE-An ka Wuli). Une nouvelle Assemblée générale se tiendra le 25 septembre pour mettre en place un nouveau directoire pour mener à bien ces nouvelles missions.

Risques d’implosion ?

Des questions demeurent néanmoins. Comment faire cohabiter partis politiques et société civile à quelques mois d’échéances électorales importantes ? « Nous collaborons avec eux, mais nous ne les soutiendrons pas s’ils se portent candidats. Ce qui va sûrement causer des dissensions, car les politiques sont notre source de financement » affirme un membre du mouvement « Trop, c’est trop » qui a requis l’anonymat. « Sans ces sources de financement, la plateforme ne disparaitra certes pas, mais elle sera une coquille vide » ajoute-t-il. Nos efforts pour contacter ses principaux acteurs politiques sont restés sans suite. « Les différents partis politiques doivent faire très attention et comprendre qu’il y a des combats qu’ils ne peuvent gagner seuls. Nous avons besoin de consolider les acquis. Après, les partis seront libres de mener leurs campagnes » préconise Amadou Thiam, Président de l’ADP-Maliba.

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