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Tilapia importé : Des risques pour la santé ?

La RDC, le Bénin et la Côte d’Ivoire viennent d’interdire l’importation de tilapia en raison d’un virus qui sévit dans certains pays exportateurs. Si le Mali importe aussi ce type de poisson, l’un des plus consommés, aucune alerte ne semble pour le moment à l’ordre du jour.

En principe, tous les produits d’importation d’origine animale doivent faire l’objet d’analyse avant leur mise sur le marché, mission dévolue à la Direction Régionale des Services Vétérinaires du District de Bamako (DRSV). Ce contrôle de qualité, qui n’est pas systématique, est envisagé soit à la demande des autorités, soit en cas de « doute », selon Mme Djimdé Djénèba Dougnon, Directrice régionale chargée du contrôle sanitaire des produits d’origine animale ainsi que des animaux sur pied aussi bien à l’importation qu’à l’exportation. Son service dispose d’agents aux 5 postes d’entrée du District, mais les contrôles se limitent à la vérification des documents. C’est seulement lorsqu’aucun certificat n’atteste de la qualité sanitaire du produit qu’il lui est interdit d’entrer. Le contrôle sanitaire s’effectue sur les marchés et porte sur l’état physique ou les conditions de conservation.

Face à la mesure d’interdiction d’importation de tilapia, « nous allons effectuer des prélèvements auprès des importateurs maliens et faire des analyses », assure Mme Djimdé. Mais déceler la présence de virus sur un produit comme le poisson n’est pas aisé.

Si aucune mesure officielle n’est pour le moment prise concernant l’importation du tilapia au Mali, au Marché central à poissons de Bamako, on s’interroge. « Certains clients nous interpellent à propos d’un virus dans le tilapia. Mais, pour le moment, nous n’avons aucune directive officielle », confie Mme Kondo Mariam Timité, la Directrice générale adjointe. Le marché, qui n’est pas encore entièrement fonctionnel, met à la disposition des clients le poisson acheté auprès des importateurs. Principalement importées du Sénégal, les espèces les plus consommées sont le chinchard, la carpe rouge et le tilapia.

Pour les vendeuses, dont certaines n’ont pas entendu parler de l’interdiction, s’assurer de la qualité sanitaire des poissons est très simple. « J’achète toujours chez le même fournisseur et je garde au frais, afin que le poisson ne se dégrade pas », affirme Mme Coulibaly Ruth Traoré, vendeuse à Faladié.

La FAO, qui a confirmé la présence du virus dans cinq pays (Colombie, Équateur, Égypte, Israël et Thaïlande), indique que s’il ne présente pas de « risque pour la santé publique, il peut décimer les populations infectées ». Ce qui peut constituer un risque pour la sécurité alimentaire.

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