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FEMAFOOT : Le feuilleton continue

La FEMAFOOT a élu un nouveau président. Mamoutou Touré a été porté à la tête de la fédération le lundi 9 octobre. Mais Salaha Baby, son concurrent conteste l’élection qui serait entachée de nombreuses irrégularités. L’élection, qui devrait mettre fin à la crise, ne ferait donc que l’envenimer. Une décision de la FIFA est bientôt attendue pour départager les deux camps.

Cette élection devait être le début d’une nouvelle ère pour le football malien. Elle n’en a rien été. Après près de trois années de crise, les deux candidats pour la présidence de la FEMAFOOT avaient fait de la fin de la crise et des bisbilles leur crédo. Mais passer des déclarations d’intentions aux actes n’est pas forcement aisée. Ainsi, le dimanche 8 octobre, les différents acteurs du football malien se sont réunis au gouvernorat pour élire un nouveau président, et ce sous la supervision de la CAF et de la FIFA.  Mais des divergences entre les partisans des deux camps ont empêché la tenue du scrutin.

C’est donc le lendemain, lundi 9 octobre, que les travaux ont repris. Conduites par le président sortant Boubacar Baba Diarra, elles ont consacrées Mamoutou Touré « Bavieux » à la tête de la fédération après avoir  récolté 39 voix sur 57. Son concurrent absent lors de l’élection conteste les résultats. Donnant hier mardi, une conférence de presse, les colistiers de Salaha Baby ont fait part des raisons de leur absence. « Nous n’avons pas été informés que les travaux seront repris à l’hôtel Olympe. Comme nous n’avons pas été avisés, nous ne sommes donc pas partis » explique Modibo Coulibaly.  Ils mettent en avant en outre le fait que les travaux ont été conduits par Diarra dont le mandat avait pris fin dimanche 8 octobre à minuit,  l’absence également des émissaires de la CAF et de la FIFA.  Ils estiment donc que l’élection de Bavieux est nulle et de nul effet.

Les deux parties et tout le football malien sont finalement suspendus aux décisions de la CAF et de la FIFA. Les émissaires des deux instances feront un rapport qu’ils soumettront à leurs institutions, et c’est à travers ces documents qu’une décision de valider ou non l’élection de Touré sera prise. Si la Fifa décidait de ne pas reconnaître l’élection de Touré, un comité de normalisation pour une durée probable de six mois sera mis en place pour organiser de nouvelles élections.

En attendant, la passation de pouvoir entre Mamoutou Touré et Boubacar Baba Diarra, s’est faite ce matin, pour quatre ans ou éphémère, l’avenir le dira.

 

 

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