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Accord pour la paix : L’Arlésienne DDR

Le processus de Désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR) doit régler la question des combattants des groupes armés de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) et de la Plateforme

Prévu par l’Accord pour la Paix et la Réconciliation issu du processus d’Alger, le démarrage du processus de Désarmement, Démobilisation et Réinsertion avait été annoncé pour ce 15 octobre. Mais face à l’échec des discussions entre les mouvements signataires, la perspective d’une mise en œuvre à cette date s’éloigne. La création en octobre 2015 de la Commission Nationale de DDR n’a pas permis de rendre opérationnelle, deux ans après la signature de l’Accord, cette étape cruciale, incontournable pour le retour de la paix et de la sécurité.

Longtemps attendue, l’opérationnalisation du processus de cantonnement, Désarmement, Démobilisation et Réinsertion (DDR), prévu par le chapitre 8 de l’Accord,  était prévue pour le 15 octobre, mais, au regard de la situation entre la CMA et la Plateforme, cette date pourrait ne pas être respectée. La Commission Nationale de DDR, créée en décembre 2015 et présidée par l’ancien ministre de la Réconciliation Zahabi Ould Sidi Mohamed, peine à mener à bien le processus. Selon Olivier Salgado, responsable de la communication de la MINUSMA, la conclusion des  discussions qui ont débuté depuis le 5 octobre à Anefif entre la CMA et la Plateforme permettra de fixer une nouvelle échéance. Cinq commissions ont été mises en place : haut niveau, sécurité, réconciliation, justice et enfin politico-institutionnelle. Les points de blocage sont l’épineuse question de la justice et le  redéploiement coordonné des combattants de la Plateforme à Takalot. Une note d’échec a mis fin aux chaudes discussions le 9 octobre à Anefif. Ce qui fait stagner tout le processus, et notamment le DDR, car ce sont « les combattants du MOC qui doivent passer par le DDR avant d’être éventuellement intégrés dans les Forces de Défense et de Sécurité, pour ceux qui remplissent les conditions » explique Olivier Salgado. Les anciens déserteurs de l’armée malienne sont aussi concernés. Selon Salgado, « le même processus sera suivi pour les déserteurs qui avaient rejoint les mouvement armés » et pour les autres ex-combattants des groupes armés. Déjà huit sites de cantonnement ont été construits et équipés par la MINUSMA, mais le refus de deux mouvements signataires de l’Accord de remettre les listes de leurs combattants et équipements militaires constitue une contrainte majeure. Dans le dernier rapport du Secrétaire Général de l’ONU sur le Mali, celui-ci estime que ce refus « demeure le principal obstacle » au démarrage effectif du DDR.

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