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Sit-in devant le ministère des transports : les étudiants expriment leurs ras-le-bol

Jeudi 16 novembre 2017, devant le ministère des Transports. © Boubacar Sidiki Haïdara / JDM

Les étudiants ont tenu hier matin un sit-in devant le ministère des Transports pour protester contre les accidents ayant entraînés la mort d’étudiants et réclamer que des mesures soient prises afin d’endiguer ces sinistres.

Ils étaient plus de 200, massés devant le ministère des Transports à Hamdallaye-ACI, rendant toute circulation sur cette voie impossible. Ils sont venus exprimer leurs désarrois et leurs ras-le-bol. Il y a une semaine (9 novembre), un étudiant de l’université de Kabala est mort écrasé par un camion-benne, sous le regard de témoins tétanisés par l’effroi de la scène. Cet accident loin d’être un cas isolé, était déjà le cinquième mortel, sur ce « triangle des Bermudes » naissant. « Cinq morts en quatre mois (quatre étudiants, un professeur), si ça continue, c’est la moitié de nos étudiants qui vont périr sur cette route, nous en avons assez » s’esclaffa, un étudiant lors du sit-in, visiblement excédé par la situation.

Après la mort de cet étudiant, l’association des élèves et étudiants du Mali (AEEM), a tenu une assemblée générale, le lundi 13, pour exposer leurs doléances. Estimant que le « cri de cœur » n’a pas eu l’écho souhaité, ils ont décrété une grève de 72 heures. Et depuis aujourd’hui la lutte a pour cadre le ministère des Transports. « Nous voulons que la route de Kabala, soit une voie sécurisée et tranquille, nous avons demandé à ce qu’elle soit aménagée, que les horaires des camions-bennes et des étudiants, soient différents », s’est exprimé Abdoul Salam Togola, Secrétaire général de l’AEEM, à sa sortie d’une entrevue avec des membres du ministère des Transports. Il assure qu’ils ne « baisseront jamais les bras » avant d’obtenir gain de cause.

Sécuriser la fac de médecine 

Au-delà, de la problématique de Kabala, les étudiants ont également manifesté pour une meilleure sécurisation de la faculté de médecine, située à Koulouba. « Les cours se tiennent souvent de 7h à 21h, nous constatons qu’à partir de 20h déjà, il y’a des braquages à mains armées, et cela ne peut continuer », assure Ibrahima, étudiant à la faculté des sciences économiques et de gestion (FSEG)venu en soutien à ces « camarades étudiants ». Afin de porter cette action, les étudiants par la voie leur Secrétaire général, entendent faire cap très bientôt vers le ministère de l’Administration territoriale, et celui de la sécurité.

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