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L’Alliance du Secteur Privé pour la Promotion de la Santé au Mali (ASP-PSM), veut un cadre de dialogue avec les autorités

Le secteur privé contribue à hauteur de 50 % à l’offre des services de santé, selon une étude de 2009. © Emmanuel Daou / JDM

Une étude du ministère de la Santé malienne datée de 2009 a démontré que le secteur privé contribue à hauteur de 50 % à l’offre des services de santé. Malgré cette importance, le secteur reste peu structuré occultant du coup sa place dans le système de santé. L’Alliance qui regroupe les acteurs s’est donc réuni en assemblée les 23 et 24 novembre 2017 pour se donner une nouvelle feuille de route.

Depuis la libéralisation du secteur de la santé en 1985, les acteurs du secteur ont évolué de façon éparse, remettant en cause leur collaboration avec les autorités. Cette situation a conduit les acteurs à se regrouper autour de l’Alliance du Secteur Privé pour la Promotion de la Santé au Mali (ASP-PSM) crée en février 2014.

Environ 15 composantes ont mis en place cette alliance qui compte les médecins libéraux, les médecins de campagne ainsi que les Centre de Santé Communautaires (CSCOM), les structures de de santé confessionnelles, les praticiens de la médecine traditionnelle et les autres acteurs privés de la santé. Après 03 ans d’exercice, les responsables de l’alliance souhaitent donner un nouvel élan à leur organisation, surtout que des difficultés demeurent. Parmi celles-ci figurent la non signature du mémorandum entre le gouvernement et l’alliance, pour la reconnaissance de cette dernière comme interlocutrice. Cette reconnaissance permettrait de faire intervenir les acteurs du secteur privé dans les programmes de santé du gouvernement et de ses partenaires. L’Alliance souhaite également l’instauration d’un cadre de concertation formel et régulier entre le public et le privé sur le système de santé et son évaluation. L’absence de siège et la formation de ses ressources sont aussi des contraintes auxquelles l’alliance reste confrontée.

Dialogue public-Privé

Pour le Docteur Adama Diakité, conseiller technique au ministère de la Santé, la réforme du secteur de la santé envisagée par les autorités prendra en compte ces préoccupations. Cette réforme qui s’articule autour de plusieurs axes concerne la restructuration du secteur, les offres de soins de qualité et la bonne gouvernance notamment. Pour Monsieur Diakité, « le secteur public ne peut à lui seul résoudre tous les problèmes ». D’où la nécessité d’un dialogue permanent pour que la contribution positive du secteur privé ne soit pas occultée dans l’évaluation du système de santé.

Des soins de qualité peuvent-ils être accessibles au grand public, compte tenu des coûts souvent inaccessibles ? « Le secteur privé peut donner des soins de qualité à des coûts accessibles par ce qu’une grande partie des acteurs sont à but non lucratif. Ce sont les associations de santé communautaires et aussi les centres confessionnels qui offrent des services à moindre coût. L’association des médecins de campagne négocient avec les communautés et offrent des soins à moindre coût », affirme le Docteur Karamoko Nimaga , nouveau président de l’ASP-PSM. Il ajoute aussi que certains services ne sont pour le moment offert que par le secteur privé, comme la procréation médicalement assistée. « Si l’on compare le coût que les patients consentent en voyageant pour accéder à ce service, on se rend compte , c’est moins cher en le faisant ici », ajoute le Docteur Nimaga. 

Il exhorte toutes les composantes de l’Alliance à travailler avec l’ambition que le « secteur public privé se mettent ensemble » pour atteindre des résultats.

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