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De l’immigration à l’entrepreneuriat

Alain Christian Mboena, ancien migrant devenu chef d'entreprise.

À peine sept mois après son retour au pays natal, Alain Christian Mboena, un migrant camerounais, est parvenu à s’installer et à créer des emplois pour les jeunes du pays. Ambitieux, il a commencé ses activités sans financement quelconque.

Cette réalisation est le fruit de ses expériences vécues à travers l’immigration dans plusieurs pays, Émirats Arabes unis, l’Inde et l’Iran. Ces pays visités ont été une source d’inspiration et une prise de conscience. Titulaire d’un doctorat en sciences de gestion et création des entreprises il avait décidé d’aller à l’eldorado. « Je me suis retrouvé cuisinier dans les hôtels à l’étranger, en déphasage avec ma formation initiale. C’est ainsi que j’ai pris la résolution de revenir au Cameroun », a-t-il explique Alain Christian Mboena

Retour au bercail

Une fois de retour au pays natal, en avril 2017, il consacre tout son temps à l’exploitation des feuilles et des arbres. Alain Christian disposait d’une bonne expérience dans le domaine de la pharmacopée traditionnelle. Les produits de ce secteur sont à base de sève des arbres, de racines, de feuilles et de certaines plantes. Il dispose d’une unité de transformations de ses produits, dans un quartier de Yaoundé. « Je me suis résolu d’entrer en brousse pour les transformer et fabriquer les produits de beauté, les boissons diététiques », relate Alain Christian Mboena.

Le jeune entrepreneur emploie plusieurs jeunes de la localité. Il travaille en parfaite collaboration avec une association dénommée, Fonds Social pour l’Emploi (FSE). Cette association est reconnue par l’État camerounais. Elle cultive des champs de maïs, de piment, de poivres, et des arbres fruitiers pour l’aider dans la recherche médicinale. « Au moment des récoltes 90 ℅ des revenus leur appartiennent. Le champ de poivre a permis à l’un des jeunes du village [ Biyaga : NDLR de réunir 500 000 francs CFA », confie un proche d’Alain Christian.

Le retour d’Alain Christian au Cameroun a été une opportunité d’emplois pour plusieurs jeunes, ainsi, il affirme « je ne regrette pas d’être rentré au Cameroun. Aujourd’hui, j’ai de quoi nourrir ma famille et mettre d’autres personnes à l’aise ».

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