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CAFO : La crise latente

La Coordination des Associations et Ong Feminines du Mali (CAFO) est plongée dans un blocage né du renouvellement de ses instances de décision. Le 30 décembre 2017, lors d’un congrès extraordinaire, une nouvelle direction était désignée,  dirigée par Dembélé Oulématou Sow. Une instance contestée par Madame Keïta Fatoumata Cissoko, désignée présidente par intérim. Face à la situation une commission constituée des membres fondateurs de la CAFO a vu le jour pour tenter de trouver une issue à la crise.

Mise en place le 11 janvier 2018, la commission adhoc est constituée des associations fondatrices de la CAFO (l’AJM, l’APDF,  le CADEF, le  COFEM) et le Réseau des Femmes  Africaines Ministres et Parlementaires (REFAMP) a entrepris des concertations en vue de « trouver une solution à ce problème que la CAFO traverse depuis 2002 », selon un membre de la commission. Des rencontres avec les deux parties n’ont pour le moment pas abouti à une solution, chacune des parties se cramponnant sur sa position. Une autre rencontre, cette fois avec les autorités a eu lieu ce 13 février. Entre temps la commission a aussi pris contact avec des personnalités diverses, des leaders d’opinion et des personnes de bonne volonté pour rapprocher les points de vue. En attendant l’aboutissement de ces concertations, certains membres de la commission estiment que cette crise révèle une insuffisance dans la gouvernance et les textes de base de la CAFO.

Crise de gouvernance                      

Les associations membres de cette organisation qui est censée représenter toutes les femmes du Mali, espèrent en tout cas une sortie de crise rapide, car c’est la crédibilité de l’organisation qui est en cause. Pour certains projets au bénéfice de la CAFO, qui étaient déjà en cours d’exécution, les partenaires ont choisi des organisations associées pour en assurer la gestion.  En tout cas, cette  «  crise de la CAFO interpelle l’ensemble des femmes maliennes à s’approprier les concepts de bonne gouvernance, de démocratie et d’alternance dans les organisations », conclut cette membre de la commission, qui a requis l’anonymat en attendant que la situation puisse se décanter.

 

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