L'armée malienne infiltrée par la rébellion
Par Issa FAKABA SISSOKO/MD - 01/02/2012
Simple approche ou attaque de la ville ? La présence des rebelles mardi à Niafunké fait l'objet de deux versions différentes alors que l'armée, infiltrée, change de tactique.
"La ville de Niafunké (70 km de Goundam) vient d’être attaquée. On ne sait pas quand va venir le tour de Goudam". » C’est en ces termes qu’un habitant de Goundam joint par téléphone s'est fait l'écho mardi d'une nouvelle offensive menée par des individus armés, alors que le Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA) revendique depuis le 17 janvier des attaques dans plusieurs localités du nord du pays. Il était alors difficile de confirmer l'information en appelant des gens sur place, le réseau étant apparement saturé
Deux versions
« Il n’y a pas eu d’attaque à Niafunké », a assuré au contraire une source militaire à Tombouctou. « Des rebelles se sont bien approchés de la ville mais l’armée était en position sur place. Ils ont tiré deux rafales en l’air avant de s’enfuir dans le désert. Leur objectif était de faire diversion pour créer la panique chez les populations », a confié l'interlocuteur. Selon lui « la situation est sous contrôle » dans les localités précédemment attaquées, excepté Léré, que les rebelles contrôlent encore.
Depuis les attaques de Menaka, Andéramboukane, Aguel Hoc et Léré, l’armée malienne a décidé de se replier dans ses bases des grandes villes. Les troupes d'Aguel Hoc ont ainsi rejoint Kidal. A Goundam, le camp s’est vidé. Selon nos sources, des troupes seraient stationnés à Niafunké.
L'armée infiltrée par la rébellion
Selon plusieurs sources l'armée opérerait un changement de tactique après avoir constaté que d'anciens rebelles intégrés dans l’armée malienne dans le cadre de l’application des accords de paix précédents servent d’indicateurs aux MNLA. Pour la seule région de Tombouctou on estime que plus de 70 gardes appartiennent à l’ethnie tamasheq, soit 95% de l’effectif.
« Les informations sont formelles : il y a des complices rebelles dans l’armée régulière", assure au téléphone notre source à Tombouctou. Elle précise que des officiers tamasheqs de l’armée ont déserté ces derniers jours contre toute attente suite à la décision de l’Etat-major de rassembler les troupes dans les grandes villes.
C’est le cas, dit-il, du chef peloton de Bourem (un colonel) qui a fuit avec neuf éléments de l’armée régulière. A Diré également, le colonel en charge du peloton a disparu avec une dizaine d’hommes. Ce qui fait dire à certains spécialistes des questions militaires que pour réussir le combat contre les rebelles, l’armée doit commencer par faire le ménage dans ses rangs
6 COMMENTAIRES
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Mensonge
Par Miloud01/02/2012 14:16
Soyez un peu plus sérieux et un peu plus impartial dans le traitement de l'information.
Peut etre tout simplement que ces tamashek n'ont pas voulu finir égorgé comme leur frere à Menaka.
Votre article monte les maliens les uns contre les autres.
Etat complaisant!
Par Da Monzon01/02/2012 14:43
Ce qui m'énerve et me dégoute dans tout ça, c'est la complaisance de l'Etat malien face aux Touaregs. Il faut le dire, même si "nous formons un seul pays". La politique de discrimination adoptée par le Mali est révoltante: les touaregs restent la seule ethnie qui a son quaota dans le recrutement des forces armées et de sécurités. Pire, dans les Centres d'Instruction (CI), ils font ce qu'ils veulent, refusent certains militaires au vue et au su des instructeurs. Quand ils prennent la tenue militaires, ils osent refuser de prendre la garde quand ils sont désignés. L'injustice est flagrante. je connais un gendarme touareg à la légion de Bamako qui est allé passé plus de 6 mois au Nord dans son village sans permission. A son retour, pas de sanctions, au contraire on lui a payé le rappel de ses arrirés de salaires. Un sudiste ne peut le faire sous peur d'être radié. Même dans le gouvernement la communauté du Nord a son quota. Dans l'acteul gouvernement, ils sont deux, dont vous connaissez déjà les noms.
Qaund ces pseudos rebelles désertent, ils retournent dans l'arméé avec des grades exceptionnels; C'est le cas de Fassan Fagaga, pour ne citer que lui...Jusqu'à une date récente, Kidal était la seule région qui choisissait son gouverneur. Tous les projets de développement de ces 20 dernières années sont dirigés vers le NORD. Et puis, il n'y a pas que les Touaregs au Nord: il y a aussi les Sonraï. Qu'est-ce deviennent si on donnent tout à ceux qui ont la peau blanche. N'ayaons pas peur de dire certaines vérités. Ils ne veulent pas travailler, et préfèrent se comptenter du trafic. Quand ils commencent leur soidisante "rebellion", Koulouba les bomabdent avec des malettes au lieu de tenir le langage de la fermeté. Nous sommes dans un Etat complaisant, la politique de "discrmination positive" n'est pas la solution. L'injustice encourage la révolte, et c'est normale..
pays voisin incompetent
Par cote d'ivoire02/02/2012 12:36
je suis peine du discours du president malien hier soir a la tele,notre pays ami est beaucoup malade et il faut que le president prenne ses responsabilites.il joue avec la vie de ces personnes qui vivent dans le nord.mis a part l'armee,les peaux noirs meme n'ayant pas assez de moyens peuvent eux a leur tour creer une rebellion.concernant l'armee,comment comprendre que une rebellion assassine une centaine de militaire et que la justice demande une enquete,demandez aux USA quand on est en guerre on laisse le dialogue.une rebellion se matte,on ne negocie pas avec la rebellion(mon pays a perdu plus de dix ans).aussi si vous dites que votre armee ne peut couvrir tout le nord dans ce cas donnez cette partie a la rebellion et ne faite pas tuer des militaires pour zero.le mali est seul et indivisible,que votre president agisse au lieu de reagir.qu'il les chasse non pas les invite.le niger,mauritanie,algerie et autres sont tranquilles et seul le president malien recoit la rebellion au palais et les remet de quoi vivre au vu et au su de tous.yyyyyyyya problem
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