Pour les malades atteints d'éléphantiasis, la survie au quotidien
Par Modibo FOFANA - 17/10/2012
Mis au ban de la société, ces malades sont confrontés à une double exclusion économique et sociale, dont leurs propres familles sont parfois complices.
Des malades atteints d'eléphantisme, on n'en connait pas grand chose. On connait leur vie publique, celle de la mendicité aux feux rouge, de la pitié des passants en voyant leurs membres énormes, déformés. On sait moins que leur vie privée est tout aussi difficile que leur vie publique. Selon la direction nationale de la sante, ils seraient près de 3 000 atteints par cette maladie causée par une accumulation de liquide lymphatique dans les tissus. La région de Sikasso enregistre le taux de prévalence le plus élevé de cette maladie. Ce qui valu à la région de devenir pilote en matière de prise en charge.
-
© kibarou.net
Un jeune atteint d'Elephantiasis
Mort sociale
Même si la maladie entraîne une faible mortalité, la mort sociale, elle, est bien réelle. Stigmatisation, discrimination sociale, marginalisation économique... Les témoignages sont éloquents et pathétiques. « J’étais vendeuse de bijoux avant de tomber malade, a expliqué Sata Koné lors de l'ouverture lors de l’ouverture de l’atelier de la formation sur la prise en charge des lymphœdème organidé par l'Organisation mondiale de la santé mardi 16 octobre. Je faisais le voyage entre Bougouni et Bamako. Désormais je reste assise, et ma prise en charge laisse à désirer. »
Son mari est resté auprès d'elle. Pas celui de Djeneba Sanogo, qui s'est remarié. « Cette maladie m'a fait perdre mon mari et mes amis. Seuls mes enfants ne m'ont pas abandonnée », pleure t-elle.
"Ma famille ne me donne à manger qu'une fois par jour"
Oumar Koumaré mendit pour survivre. « Dans ma famille on ne me donne à manger qu’une seule fois par jour parce que je suis devenu improductif », explique-t-il. Même situation pour Nouhoum Sidibé, qui fait la manche au carrefour de la mairie du district de Bamako.
Le gouvernement malien a mis en place un programme national d’élimination de la filariose lymphatique, pour que les regards se tournent enfin vers ceux qu'on ne regarde plus.
3 COMMENTAIRES
Afficher tous les commentaires | Poster un commentaire
pitié
Par Fabius18/10/2012 17:13
ces malades font pitiés. regardes ce beau garçon avec un pied complément enflé. Dieu est grand
solidarite
Par traore19/10/2012 08:54
ensemble mobilisons nous pour erradiquer les maladies qui nous font expulser
ces malades oublié du mois de laaaaaa solidarité
Par Djeneb19/10/2012 15:49
en realité ces malades doivent etre prises e compte par le mois de la solidarité que de glisser l'enveloppe à des anciens richissime mal veillis.
POSTER UN COMMENTAIRE
POLITIQUE
- Communiqué du Conseil des Ministres du 22 mai 2013
- Niger: double attentat-suicide à Agadez et Arlit
- Haute trahison: une plainte déposée contre ATT
- Obama choisit le Sénégal, la Tanzanie et l'Afrique du Sud
- Elections: Django Cissoko rassure
- (VIDEO)Togo: des femmes se dénudent pour réclamer la libération d'opposants
SPORTS
- Football: La Fédération ne veut pas que Carteron parte
- David Beckham met fin à sa carrière sportive
- Aubameyang élu meilleur joueur africain de la Ligue 1
- Ligue des champions africains : le Stade Malien éliminé
- Ligue des champions : une finale 100% allemande
- CAN U17: la Côte d'ivoire lève la Coupe
ECONOMIE & BUSINESS
- SAFEP 2013, une opportunité pour les demandeurs d'emploi
- CIP - UEMOA : la session de Bamako parle agriculture
- OGM au Mali: La résistance s’organise
- Des insectes contre la faim dans le monde
- BAD : repenser les infrastructures en Afrique
- Jeunes Pro’ 2ème édition: "Les secteurs porteurs de croissance en Afrique"
DOSSIERS
- Il était une fois l’Union Africaine... (1/2)
- Forages au Mali : un potentiel à exploiter
- VIDEO : la traque des islamistes au nord de Gao
- VIDEO : L'histoire de Hindou, mariée à un islamiste marocain du MUJAO
- VIDEO : Les soldats français au Mali : « Ces jihadistes sont là pour mourir »
- VIDEO. Au Mali, les jihadistes sont parfois des adolescents
Culture & Loisirs
- L'Afrique, le cygne noir de Cannes
- Etat d'urgence: sale temps pour les artistes
- Son Excellence "Guimba"
- Sénégal: le jazz fait ses premiers pas à Dakar
- Cinéma : c'est parti pour la 29e édition du Festival International "Vues d’Afrique"
- Les Maliens ont le "mal de lecture"
Société
- ULSLB : les étudiants manifestent malgré l’état d’urgence
- Oxfam recommande un nouveau contrat pour le développement du Mali
- Mali : bientôt la transition numérique
- Bientôt une conférence de la Société civile du Sahel pour le Mali
- Camp de Toukoto : des jeunes «armés» contre le chômage et pour la paix
- Dépigmentation au Mali : la chaleur décourage les pratiquantes
Débats & Opinions
- Election 2013: la carte NINA vue par les électeurs
- Et c’est reparti pour le jeu de chaises musicales!
- Appel pour rebâtir la maison Mali
- Appel pour rebâtir la maison Mali
- Elections : les jeunes Maliens prennent la parole
- Haut conseil de l’Azawad : pour la paix des braves ?
