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Marches à Bamako : Attention à l’embrasement général !

Par Moussa CAMARA - 11/01/2013

La défense de l’idée de la tenue des concertations nationales ne doit nullement pousser à embraser le pays.

Qui ose marcher pendant que le Mali est à terre, s’il n’a pas l’âme d’un pyromane ? Cette question interpelle fortement les initiateurs de la marche du mercredi et du jeudi à savoir la coalition IBK 2012, les deux tendances de la COPAM etc. S’ils sont convaincus du caractère légal de la marche et de la légitimité de leurs revendications, ils doivent savoir raison garder. C’était à dire surseoir, situation oblige, à toute activité susceptible de donner l’occasion à des personnes malintentionnées de commettre leurs forfaits. Le bel exemple en la matière avait été donné par le gouvernement. Il avait annulé l’organisation de manifestations publiques célébrant les fêtes de fin d’année pour parer à toutes velléités d’attaques ou autres dérapages. Décision d’autant plus opportune à l’époque que des informations faisaient état d’une intrusion des islamistes du nord dans la capitale. Ce même état d’esprit devait guider un temps soit peu les instigateurs de la marche, en tout cas s’ils étaient animés par une volonté sincère d’apaiser le climat social. Hélas, ils ont préféré surfer sur la vague du populisme. Au lieu de faire bloc derrière nos forces armées aux prises avec les ennemis à Konna.

Boîte de pandore

La marche des deux jours, notamment celle du mercredi a paralysé la capitale et, il s’en est fallu de peu, allait prendre des proportions dramatiques. Une paralysie qui a empêché beaucoup de chefs de famille d’aller à la quête de la pitance quotidienne. Des individus s’en sont pris avec des armes à certaines stations d’essence obligeant ainsi d’autres à fermer, par mesure de prudence, pendant une partie de la journée. Les cours ont été interrompus dans les établissements scolaires le mercredi. Ainsi les évaluations du premier trimestre dans les classes intermédiaires au secondaire ont été arrêtées. Pis toutes les écoles de Bamako et Kati resteront fermées jusqu’au retour du calme.

Des tirs ont été entendus plongeant du coup les populations dans la psychose. Une situation prise très au sérieux par les forces de sécurité et de défense. Selon les témoignages d’un militaire qui a préféré l’anonymat, un avion d’observation de l’armée de l’air a survolé un moment la capitale pour pouvoir mieux situer la provenance desdits tirs. Notre interlocuteur affirme avoir croisé un véhicule de type 4X4 au niveau du domicile d’IBK en partance vers Sébénicoro. Filant à tombeau ouvert avec des hommes assis sur les portières, le véhicule, à l’en croire, venait d’échapper à la traque des forces de sécurité et de défense. S’il y a un responsable à toute cette situation confuse, c’est bien sûr, ceux-là qui ont osé organiser la marche. Ceux qui rivalisaient d’ardeur à appeler, sur les ondes dune radio privée de la place, les gens à manifester encore doivent se garder de franchir la ligne rouge. Au risque d’ouvrir une autre boîte de Pandore. Les malheurs qui s’y dégageront risquent de polluer une atmosphère déjà chargée d’incertitudes et d’inquiétudes.



 
MOTS CLES :  Mali   Marches   Bamako   Embrasement 

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