" Maliko" : le cri du cœur des artistes pour le Mali
Par Zeinabou DICKO - 18/01/2013
Fatoumata Diawara, la sirène de la chanson malienne, plus connue pour son rôle mythique dans "Sia Yatabaré", a mobilisé une quarantaine d’artistes maliens pour chanter pour le Mali en guerre...
En lançant le projet de faire une chanson avec plusieurs artistes maliens dans le cadre du soutien aux peuples maliens, Fatoumata Diawara lance un vrai cri de cœur. La chanson s’intitule « MALIKO » et réunit plusieurs voix maliennes comme Toumani Diabaté, Amadou et Mariam, Oumou Sangaré, Bassékou Kouyaté, Koko Dembélé, Tiken Jah Fakoly etc…. Le lancement a eu lieu ce 17 janvier 2013 au Palais de la culture de Bamako. Le choix de cette date n’est pas fortuit et correspond à l’attaque de Ménaka, le 17 janvier 2012. Ainsi les artistes voulaient que le peuple sache, qu’ils sont bien là pour le Mali et le seront toujours.
-
© journaldumali.com
Fatoumata Diawara chante pour la paix au Mali
Fibre patriotique…
Le message principal véhiculé à travers cette chanson « MALIKO » est de susciter l’esprit patriotique en chacun de nous. Avec une diversité culturelle qui réunit toutes les classes d’âge de la chanson malienne, les artistes n’ont pas manqué de remercier tout particulièrement le Président Français François Hollande qui n’a pas hésité à mettre la force de frappe française dans le but de reconquérir le nord. « Nous avions le devoir de soutenir notre pays, à travers cette chanson. Nous artistes, ne pouvons pas rester indifférents à ce qui se passe au Mali et devons aider à restaurer l’esprit patriotique. L’image du Mali a trop été salie, écornée, alors que nous sommes un grand pays et de grands hommes ».
Pour Master Soumi un rappeur malien qui a participé à la réalisation du Clip : « les artistes n’ont pas de frontières, c’est à eux de sensibiliser le peuple afin qu’ils prennent conscience des choses qui se passent dans leur pays.» Quant à Koko Dembélé, le reggaeman malien, il s’adresse aux politiciens : « Ce n’est plus le moment de nous battre entre nous, il faut plutôt penser à l’avenir de notre pays » Tout au long de cette conférence, les artistes n’ont cessé de lancer un appel aux maliens afin qu’ils s’entendent et s’unissent pour aider le Mali à traverser ces moments difficiles.
1 COMMENTAIRES
Afficher tous les commentaires | Poster un commentaire
UN JUSTE RETOUR DES CHOSES
Par komokara19/01/2013 15:36
Mes félicitations à notre sœur Fatou dont les paroles sont toujours aussi justes et aux artistes qui participent au projet.
La France s'est engagée militairement au côté du peuple du Mali. Certaines voix s'élèvent et s'exprime, sur les média francophones, allant jusqu'à prétendre qu'il faut laisser les maliens "se débrouiller entre eux".
Il me semble intéressant de porter à votre connaissance ces quelques lignes qu'écrivait Georges Clémenceau en 1917 :
« Un jour, sur le front, je voyais passer comme ça de loin une troupe de gens avec un homme à cheval qui tournait autour d’eux. Je demande ce que c'est. On me répond qu'on n'en sait rien. Alors, avec ma voiture, j'y vais. C'étaient des noirs qui revenaient des tranchées, où on les avait laissés pendant 18 jours ! Vous devinez ce que cela pouvait être ? Des blocs de boues. Ils revenaient avec des fusils cassés, des vêtements en loques… Magnifique. Et quand ils m'ont vu, ils se sont mis à jouer la Marseillaise avec je-ne-sais-quoi en tapant sur des morceaux de bois, des pierres ».
Les historiens estiment que 80 000 combattants originaires du Mali sont venus au secours de la France pendant les deux guerres mondiales. Ils estiment également que l'ensemble des « tirailleurs sénégalais », troupes originaires notamment de la Côte d'Ivoire, du Sénégal, du Mali, du Burkina Faso, de la Guinée… ont payé un lourd tribut (env. 70 000 morts) en contribuant aux combats. Leurs commandements ont toujours loué l’abnégation et le courage de ces soldats auxquels on n’avait pas demandé leur avis. Etait-ce leur combat ? Ils l’ont mené jusqu'au bout dans la fraternité et avec un engagement sans faille.
Au pays (je suis franco-malien), la tradition orale nous donne la mémoire longue et le respect des anciens n'est pas un vain mot. Les maliens n’ont pas oublié le sacrifice de leurs Pères. Ils n’oublieront pas l'implication courageuse de la France et les décisions rapides du Président HOLLANDE.
Je vous conseille d'aller voir sur les sites maliens (exemple malijet) les réactions pleines d'émotion et de reconnaissance des internautes maliens après le décès du lieutenant Damien BOITEUX qui a donné sa vie pour nous aider à lutter contre les djihadistes.
On peut penser ce que l'on veut de la situation du Mali et de la capacité des pays africains à régler leurs propres problèmes. Le contexte de la GUERRE en cours est bien différent puisqu'il ne s'agit pas d'un problème interne au Mali, mais de la tentative d'un certain nombre de groupes terroristes, rompus aux prises d’otages et aux trafics en tout genre, de s'implanter solidement et durablement sur un vaste territoire. Ces groupes terroristes et leurs meneurs ne sont pour la plupart pas maliens, même s’ils ont tenté d’instrumentaliser une minorité des tribus touareg.
Leurs projets sont connus car ils les revendiquent clairement : l’imposition de la charia dans toute l'Afrique de l'Ouest et du Nord et puis en Occident en fanatisant les communautés musulmanes.
Les combats qui se livrent actuellement dans le cœur du Mali sont donc d'une grande importance et il est nécessaire que les pays occidentaux et les pays africains qui en ont les capacités apportent de toute urgence leur contribution sur le terrain. Un règlement rapide et radical de la situation est indispensable.
POSTER UN COMMENTAIRE
POLITIQUE
- Tiéman Hubert Coulibaly : «Le Niger et le Mali ont un destin commun»
- Elections 2013: PRVM Faso-Ko propose son projet de société
- Des "bérets rouges" sanctionnés
- Belmokhtar, vivant et toujours actif
- Communiqué du Conseil des Ministres du 22 mai 2013
- Niger: double attentat-suicide à Agadez et Arlit
SPORTS
- Ligue des champions: l'Allemagne retient son souffle
- Football: La Fédération ne veut pas que Carteron parte
- David Beckham met fin à sa carrière sportive
- Aubameyang élu meilleur joueur africain de la Ligue 1
- Ligue des champions africains : le Stade Malien éliminé
- Ligue des champions : une finale 100% allemande
ECONOMIE & BUSINESS
- Délestage : sale temps pour les artisans
- SAFEP 2013, une opportunité pour les demandeurs d'emploi
- CIP - UEMOA : la session de Bamako parle agriculture
- OGM au Mali: La résistance s’organise
- Des insectes contre la faim dans le monde
- BAD : repenser les infrastructures en Afrique
DOSSIERS
- Union Africaine : jubilé d'or mais peut mieux faire
- Il était une fois l’Union Africaine... (1/2)
- Forages au Mali : un potentiel à exploiter
- VIDEO : la traque des islamistes au nord de Gao
- VIDEO : L'histoire de Hindou, mariée à un islamiste marocain du MUJAO
- VIDEO : Les soldats français au Mali : « Ces jihadistes sont là pour mourir »
Culture & Loisirs
- "Et si on relisait le Coran ?", le nouveau livre de Traoré Hanane Keïta
- L'Afrique, le cygne noir de Cannes
- Etat d'urgence: sale temps pour les artistes
- Son Excellence "Guimba"
- Sénégal: le jazz fait ses premiers pas à Dakar
- Cinéma : c'est parti pour la 29e édition du Festival International "Vues d’Afrique"
Société
- Mali : quelle alternative aux sachets plastiques ?
- ULSLB : les étudiants manifestent malgré l’état d’urgence
- Oxfam recommande un nouveau contrat pour le développement du Mali
- Mali : bientôt la transition numérique
- Bientôt une conférence de la Société civile du Sahel pour le Mali
- Camp de Toukoto : des jeunes «armés» contre le chômage et pour la paix
Débats & Opinions
- Election 2013: la carte NINA vue par les électeurs
- Et c’est reparti pour le jeu de chaises musicales!
- Appel pour rebâtir la maison Mali
- Appel pour rebâtir la maison Mali
- Elections : les jeunes Maliens prennent la parole
- Haut conseil de l’Azawad : pour la paix des braves ?
