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Règles et code du journalisme en temps de guerre

Par Modibo FOFANA - 23/01/2013

En cette période de guerre, les journalistes maliens sont invités à se familiariser avec le jargon militaire et les notions élémentaires de conflit pour mieux sensibiliser les populations.

    © franceinfo.fr

Pendant deux jours, les hommes des medias se sont imprégnés des notion comme « les directives de la Défense et de Sécurité en matière de Reportage sur le Théâtre des opérations des Forces armées et de Sécurité du Mali(FAS) », « l’éthique et déontologie des journalistes en période guerre », « comment distinguer les zones dangereuses et les zones interdites ? » etc. Le capitaine Modibo Naman Traoré, l’un des formateurs a fait sa communication sur les directives de la Défense et de Sécurité en matière de Reportage sur le Théâtre des opérations des Forces armées et de Sécurité du Mali. Dans sa communication, on peut retenir que les journalistes qui choisissent de travailler dans une zone opérationnelle sans escorte militaire doivent être conscients qu’ils le font à leurs risques et périls et que les Forces armées et de sécurité du Mali ne sont pas responsables de leur sécurité. « Si un journaliste est pris en otage tandis qu’il est sous escorte des FAS, le chef d’Etat-major dans le théâtre des opérations se chargera de collaborer avec les autorités locales pour que le journaliste soit relâché. Il sera aussi le principal point de contact en ce qui a trait aux communications externes et internes », conseille le capitaine.

Déplacement limités

Sur le théâtre d’opération le journaliste doit limiter ses déplacements sous l’ordre des militaires. « Les journalistes intégrés n’entreront pas dans une zone d’accès restreint sans être accompagnés » , explique –t-il. Lorsqu’ils en recevront l’ordre, poursuit-t-il les journalistes seront escortés en tout temps par des militaires et ils devront obéir aux ordres de ces militaires en ce qui concerne les activités et les déplacements ». Sur le théâtre d’opérations, toutes les informations ne sont pas publiables. Certaines informations font l’objet d’embargos. « Toute information relative aux opérations futures fait l’objet d’un embargo jusqu’à ce que l’opération soit terminée et que l’autorisation de publier soit reçue du commandant sur le terrain » . Lorsqu’un incident critique se produit , un embargo sera imposé aux journalistes à des fins de sécurité opérationnelle ou pour protéger la vie privée des membres des forces armées et de sécurité (FAS).

Discrétion sur les pertes en vies humaines

Dans sa communication, il y a aussi les pertes en vie humaines ou les prisonniers de Guerre. Raison pour la quelle le capitaine explique ce qu’est le « le Signalement des pertes ». « Les noms et les images des militaires décédés ne seront pas divulgués tant que les plus proches parents de ceux-ci n’auront pas donné aux FAS la permission explicite de le faire » conseille Mr Traoré. Les hommes de média peuvent divulguer certaines informations tels que l’arrivée d’unités militaires dans le théâtre (suivant l’annonce officielle), en portant une attention particulière lors de la relève d’une unité. Cependant on interdit aux journalistes de ne pas enregistrer l’identité (c’est-à-dire le visage, les plaquettes d’identité, l’équipement étiqueté ou tout autre élément permettant une identification) des personnes suivantes : blessés dont les blessures peuvent être reconnues visuellement.

Ethique et déontologie en temps de guerre

La seconde communication portait sur l’éthique et déontologie du journaliste. Le formateur est un vétéran de la presse malienne, il s’agit de Hamèye Cissé, Directeur de Publication du journal Le Scorpion. Selon lui, en temps de guerre, les journalistes doivent être prudents au risque d’être manipulé par les fausses informations. Citant à cet effet le cas de la fausse mort du journaliste Kader Touré qui a été à la Une des journaux et même de RFI : « en réalité Kader n’est pas mort, parce que les journalistes n’ont pas été prudents avant de balancer l’info». Dieu merci !


 
MOTS CLES :  École   Guerre   Journalistes   Médias   Mali 

2 COMMENTAIRES

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24/01/2013 10:47

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HYMNE A L'ARMEE MALIENNE : REPOS GUERRIER

Par RAS STAF

24/01/2013 18:21

Joyeuses fêtes du 20 janvier à toi, sans complexe du moment!
Tu souffres parce qu'incomprise! Obéissante aux ordres, depuis le 20 janvier 1961, jour de célébration du départ du dernier soldat Français du sol malien, tu n'as fait qu’obéir depuis l'abord à tes Chefs, supérieurs hiérarchiques(26 mars 1991 - 23 mai 2006).
Qu'on t'utilisât pour 1000 sales taches (époque coloniale), noires besognes (coup d’État du 19 novembre 1968) et basses manœuvres (vrai-faux coup d’État du 28 février 1978), il te suffisait de croire et de vaincre (Guerre Mali-Haute Volta et Mali-Burkina Faso de 1974 et de 1985).
Grands enfants de la paysannerie locale, tu représentes aujourd'hui, en tes forces réelles, organisées et soudées, les masses africaines, urbaines et laborieuses. Ouvrière qualifiée du maniement des armes de ton état, fidèle à l'éthique républicaine, tu n'as pas daigné accepter que ton Etat parte en lambeaux (coup de force et mutinerie du 22 mars 2012).
Ta cause est juste parce que tu n'as pas volu tuer tes frères qui s'en sont pris à toi, si ce n'est là, maintenant (17 janvier 2012 - 17 janvier 2013). Car le même sang de malien coule dans vos veines (30 mars 2012-30 mars 2013).
On ne veut pas faire l'effort nécessaire de te comprendre (partis, organisations de la société civile et des médiats). Or qui n'aimerait pas avoir une seule nuit paisible à passer sur terre, des nuits entières de sommeils vrais et divins, pour des reposantes âmes, sans bruits de bottes ni des armes qui crépitent autour des tombes, ou être victimes d'attaques sournoises de punaises, bêtes sauvages immondes, encastrées dans nos demeures, cachées sous l'émail de la peinture de chaux des murs de nos chambres à coucher, et embusquées là derrière, en fins stratèges, faisant le gué, pour une heure tardive attendant le terme arrivé, avant de lancer l'offensive générale de succion pur et simple du sang humain à la personne couchée là, dans ses beaux draps et dans son mausolée de palais royal, béni luxe, rubis sur ongle?
Tes raisonsraisons sont aussi multiples de garder le silence, que le sont les réelles intentions qui ont présidé à la décision étatique de faire de toi une éternelle «grande muette», condamnée à ne pas livrer bataille ni combats épiques au front (Kidal) contre le frère ennemi (Tombouctou), coalisés à des bandits armés, narco trafiquants et mercenaires islamistes de tous bords (AQMI). Pas d’amalgame contre le MNLA ; pas de présence territoriale sur le terrain d’unités spéciales armées au profit des Djihadistes du MUJAO ; pas de projets de développements dans la zone décidé sans les y associer (ceux de l’Ansar Dine).
Or, en faisant semblant d’abdiquer (6 avril 2012, Accord Cadre CNRDRE – CEDEAO), tu n’as fait que reculer devant ces conditions extrémistes et exigences de néo séparatistes, parrainés par des semblants et soi disant «Accords» dits «D’Alger» (6 juillet 2006). Pour battre en retraite (12 avril 2012) par repli stratégique, et non voir la République continuer à battre de l’aile, par vanité de tous ces politiciens véreux (candidats à l’élection présidentielles) et cupides d’alternance hâtive (fonctionnaires) à la tête de l’Etat (29 avril 2012, députés insouciants).
Etant humiliée le 17 janvier 2012 à Aguel Hoc, tu n’as eu droit qu’à la vengeance gratuite sur ton chef des armées (ATT), qui n’a guère compati (Pr Dioncounda Traoré) à tes morts mal ensevelis.. Ni la communauté internationale (dite des Démocraties), à la barbe de qui et sous les yeux de qui, 153 de tes éléments, mélangés à des civils innocentes âmes amères, furent capturés et à la gorge tranchée, ou une balle dans la tête, abattus à Aguel Hoc. Reculant ainsi, sans livrer bataille, avant le commencement de toute guerre (MISMA-SERVAL), pour mieux sauter en franchissant l’obstacle majeur de ton grand dénuement en moyens logistiques (US Army) de matériel de défense (UE) et d’équipements appropriés (Armée française), tu es venu donner claire voix, bon ton et son pur à tes tropes ensommeillées par des ministres somnambuliques de la défense et des anciens combattants.
Les voilà toutes mobilisées et qui se laïcisent à leur tour comme le MNLA ; aidèrent la République à s’ajuster, plantée dans ses deux bottes, pour qu’on continuât la longue marche ensemble vers la fin heureuse et ultime de notre processus de démocratique tombé en panne. Quel long parcours ?

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  • Cette initiative est de l’organisation des jeunes reporters du Mali (OJRM) en collaboration avec la Direction de l’information, des relations publiques de l'Armée(DIRPA) à l’endroit des journalistes. Elle se déroule du 22 au 23 janvier à la Maison de la presse.

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