NATIONALE  |     INTERNATIONALE  |     ELECTIONS PRÉSIDENTIELLES 2013  |    

Crises politiques en Afrique : un continent en perpétuel mouvement

Par Hawa SEMEGA - 15/12/2009

Depuis les années 90, l’Afrique est minée par de nombreuses crises de leadership politique et qui ne cessent de freiner son développement. Tour d’horizon en Afrique de l’Ouest.

    © DR

Le cas de la Côte d’Ivoire

On se rappelle que la crise ivoirienne s’est transformée en guerre civile, après les assassinats du général Robert Guei et sa femme Rose en 2002. La côte d’Ivoire s’est divisée en deux comme lors de la séparation de Berlin par le mur. Signalons que cette crise a pour base, le rejet de la candidature de l’opposant et ancien premier ministre Alassane Dramane Ouattara à l’élection présidentielle de 1995. Des doutes avaient été émis sur sa nationalité ivoirienne par le président de l’époque, Henry Konan Bédié. Ce dernier craignait de perdre face à un adversaire de taille. Donc, c’est un conflit d’intérêt personnel qui entrainera le pays dans un bain de sang qui durera 5 à 6 ans. Et c’est comme toujours, la population civile qui paie les pots cassés. Lorsque nous voyons l’actuel président Laurent Gbagbo s’accrocher lui aussi au pouvoir et faisant tout, pour ralentir le processus électoral et qui aurait dû se faire depuis 2005, on a l’impression que c’est une drogue qui gagne tout ceux qui goûtent au fauteuil présidentiel en Afrique.

La guinée n’est pas en reste !

La fièvre du pouvoir n’épargne décidément personne, ou presque. Le cas de la Guinée est aussi triste qu’ailleurs. La junte militaire au pouvoir depuis 2008, avait, sous la houlette de son chef, le capitaine Moussa Dadis Camara, promis de mener la transition et organiser des élections avant la fin de l’année 2009, pour ensuite, retourner dans les casernes. Seulement, quelques mois après la prise du pouvoir, la position de Dadis a changé. Il émettait toujours des doutes à la question de savoir s’il serait candidat aux élections. Jusqu’à ce que finalement, l’homme affiche clairement ses ambitions présidentielles. C’est d’ailleurs ce qui lui causera plus tard, des torts. En effet, en voulant coûte que coûte empêcher l’opposition de mener des campagnes, des regroupements, il laissera commettre l’irréparable au Stade du 28 septembre cette année. On apprendra par la suite qu’il a fait porter la responsabilité des massacres à son aide de camp, Toumba Diakité. C’est d’ailleurs ce dernier qui, ne voulant pas servir de cobaye, tirera à bout portant sur son chef, le jeudi 3 décembre dernier au camp où il s’était retranché. Et à bien y regarder, la crise guinéenne risque très fortement de se transformer en guerre civile. Signalons la Guinée connait un fort problème ethnique entre malinkés et peulhs.

Feu rouge à Madagascar

La crise malgache aussi n’est pas sur le point de se résoudre. Rappelons que le jeune président Andrey Rajoelina a chassé du pouvoir, Marc Ravalomanane, par à un soulèvement civil. Le jeune maire de 35 ans, s’est vu interdire sa chaine de télévision par les autorités du pays. Marc Ravalomanane a catégoriquement refusé la diffusion des programmes du jeune maire et ancien disc-jockey. Décidé à ne pas se laisser faire, le désormais président décide de déloger son président du palais. Chose qu’il réussira d’ailleurs.
Après l’accession d’Andry Rajoelina à la tête du pays, la communauté internationale avait vivement sanctionné le coup de force.

Des médiations s’en sont suivies. Des accords avaient d’ailleurs été trouvés avec les anciens présidents Albert Zaff, Marc Ravalomanane et Didier Ratsiraka. Malheureusement, cette médiation n’a rien donnée puisque Andrey Rajoeline a refusé de participer à la dernière réunion. Il a même refusé l’accès de l’île aux trois anciens présidents. Ces derniers ont reçu des visas touristes de la part des autorités Sud-Africaines jusqu’au 20 janvier prochain. Signalons que ce qui est arrivé au président déchu, n’est que le retour du bâton. Il avait lui aussi été maire de Tana sous la présidence de Didier Ratsiraka, à la différence que ces deux là, ont été départagés par la voix des urnes. En effet, le jeune maire a été plus pressé que la musique, parce qu’il n’a pas encore atteint l’âge requis pour se présenter à la présidentielle. Visiblement, il n’avait le temps le temps d’attendre autant d’années.


    © cyberpresse
    A gauche, le jeune président autoproclamé Andry Rajoelina de Madagascar avec les médiateurs (Tiebilé Dramé au centre)

Gouvernance politique

Le problème chez la plupart de nos dirigeants en Afrique, c’est que chacun vise d’abord son intérêt personnel, avant de penser aux autres. Vous direz certainement que cette idée n’est pas propre aux seuls africains, certes. Néanmoins, c’est ici en Afrique que les conflits d’intérêt engendrent les crises contribuant à la régression du développement de nos pays.

Rôle des médiateurs

Les médiations servent à la résolution des conflits entre différentes factions en désaccord. Cependant, ces médiations ne sont pas toujours des succès. Les critères de sélection comptent énormément pour la désignation d’un médiateur. Il est toujours mieux de déployer des personnes en fonction des crises. Lorsque nous prenons le cas de la Guinée. Le président burkinabé n’est pas forcément l’homme de la situation. Parce que lui-même est le fruit d’un coup d’Etat. Il est alors difficile qu’il arrive à satisfaire convenablement les deux parties. Par contre, il a mené une excellente médiation en Côte d’Ivoire parce que là, les protagonistes sont des civils.

Que l’Afrique se ressaisisse

Il est temps que l’Afrique se ressaisisse. Que les leaders politiques, les décideurs publics et privées, les acteurs du développement prennent conscience que, ce n’est lorsque nous accèderont à l’indépendance économique, que nous pourront aller de l’avant. Cela ne sera possible que si chaque dirigeant accepte de quitter le pouvoir en temps et en heure. Et lorsque nous respecteront les constitutions de nos Etats Monsieur Tandja. Il faut être fair-play et accepter la défaite parce que ce n’est pas du tout une fatalité. Ne pas toujours tendre la main. Ne pas toujours tout attendre des bailleurs de fonds. Et surtout, savoir dire non à l'aide publique de l'Occident. Il est tant que nos dirigeants comprennent que la colonisation est terminée depuis longtemps.

 
MOTS CLES :  Crise   Afrique   Politique   Conflits   Intérêt   Leadership   Côte   D'ivoire 

1 COMMENTAIRES

Afficher tous les commentaires | Poster un commentaire

le cas de la côte d'ivoire

Par kante

26/12/2009 23:48

monsieur je vous prie de rectifier vos information sur la côte d'ivoire .le president henri konan bédié n'a jamais sous son regime rejtter la candidature du premier ministre alassane,vraiment vous etes de mauvaise foi.en 1995 alassane n'a pas deposé sa candidature .si c'est pour àa vous avez pris les armes contre la côte d'ivoire ,svp deposer les armes.alassane est candidat vous les maliens ,vous etes les plus extremstes de l'afrique avec votre talibé (talibans )vous kidnapé les occidentaux,en cote d'ivoire on pas tout ça.mieux vaux regarder du coté du mali qui doit sortir des pays les plus pauvres de la planète.svp rectifier l'information

POSTER UN COMMENTAIRE

Identifiez- vous : pseudo* e-mail
Titre du commentaire
votre commentaire
Etre prévenu par email quand une réponse est faite
Ne cochez oui que si vous voulez recevoir des mails en cas de réponse sur ce sujet et que vous avez saisi votre mail
Je reconnais avoir pris connaissance des conditions d'utlilisation

Agenda - événements

Foire Africaine de Montréal
Tous les événements
    Warning: Invalid argument supplied for foreach() in /home/jdm/www/article.php on line 354

TOUT L'UNIVERS JOURNALDUMALI.COM

DOSSIERS

L'INTERVIEW

PUBLI-REPORTAGES

SERVICES INTERACTIFS

Sondages
Forums
Rencontres
Petites annonces
Guide du JDM

COMMUNIQUES OFFICIELS

2009

DOSSIERS

AGENDA/EVENEMENTS

OFFRES D'EMPLOI

2009

APPELS D'OFFRES

2009

GALERIE PHOTOS

2009

GALERIE VIDEOS

2009

Journal Télévisé