Amadou Pathé Diallo nommé sélectionneur intérimaire des Aigles
Mali Actualités, 25/05/2013 18h37
la Fédération malienne a montré qu’elle tournait clairement la page Carteron en indiquant que les Aigles seraient dirigés par Amadou Pathé Diallo, l’adjoint du technicien français, lors des rencontres de juin.
L’ancien international malien n’est pas un novice à ce poste, qu’il a déjà occupé en assurant l’intérim après le départ d’Alain Giresse en 2012. « Je ne sais pas si la Fédération souhaite que je dirige les matches de juin. Je suis tout à fait disposé à le faire. Je n’ai pas de nouvelles« , avait affirmé Patrice Carteron mercredi.
Engagement sincère ou déclaration d’intention visant à se racheter et à faire passer la pilule ? Hammadoun Kola Cissé a tranché, en révélant que le technicien français ne serait pas aux commandes en juin. C’était sans doute la meilleure décision à prendre. Quelle aurait été la crédibilité de Patrice Carteron aux yeux d’un groupe qu’il n’a pas hésité à quitter sans crier gare ?
Prise de court par le départ de Patrice Carteron à la veille d’échéances cruciales, la Fédération malienne de football (FMF) ne va pas rester sans réagir. L’instance veut porter l’affaire devant la FIFA. Dans le même temps, elle a fait savoir qu’Amadou Pathé Diallo, l’adjoint du technicien français, dirigerait les Aigles lors des matches de juin.
Après avoir beaucoup subi et encaissé les coups ces derniers jours, la Fédération malienne de football (FMF) commence à riposter. Le départ soudain du désormais ex-sélectionneur des Aigles, Patrice Carteron, au TP Mazembe a placé la sélection malienne dans l’embarras alors qu’elle s’apprête à recevoir le Rwanda (7 juin) et le Bénin (14 juin) dans le cadre des éliminatoires de la Coupe du monde 2014.
En raison de son comportement peu moral, le technicien français a rapidement vu une pluie de critiques s’abattre sur lui. Il n’avait pas hésité à se montrer à Lubumbashi, en compagnie de Moïse Katumbi, le président du TP Mazembe, lors d’un match de son nouveau club, dimanche, alors même qu’il était toujours sous contrat avec la FMF.
La société civile malienne dit non au dialogue avec le MNLA
Journal du Mali, 25/05/2013 18h25
La société civile malienne refuse toute discussion avec le Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA), un groupe rebelle touareg indépendantiste, a affirmé vendredi après-midi son président Boureima Allaye Touré.
Saluant la mise en place de la Commission dialogue et réconciliation (CDR) au Mali, la société civile a affirmé son "profond regret suite à la déclaration du Président de la République par intérim depuis l'extérieur du Mali, d'entrer en dialogue avec le MNLA et de nommer à cet effet un conseiller spécial en charge de la question".
Selon ceux-ci, "la société civile s'interroge sur les liens fonctionnels entre les missions et les prérogatives du conseiller spécial et celle de la CDR, organe, qui a commencé son travail, à peine et sur lequel les Maliens et Maliennes fondent beaucoup d'espoir".
Le président du Conseil national de la société civile et d'autres responsables de la société civile d'une manière générale dont Mamoutou Diabaté, a affirmé lors d'une conférence de presse que "la société civile malienne récuse toute discussion avec le Mouvement national de libération de le MNLA", ajoutant qu'"elle s'engage à oeuvrer pour l'application effective des mandats d'arrêt émis par la justice".
M. Touré et ses camarades ont indiqué que "la société civile malienne a unanimement retenu de soutenir le dialogue avec l'ensemble des acteurs qui auraient volontairement déposé les armes et adhéré à un certain nombre de principes".
Sur ce point, ceux-ci ont estimé que "les crimes contre l'humanité et les crimes de guerre commis pendant la période de belligérance ne devront pas rester impunis".
Par ailleurs, au lendemain de la conférence internationale des donateurs sur le Mali, tenue le 15 mai dernier à Bruxelles, le président malien Dioncounda Traoré, en visite à Paris, a nommé Tiébilé Dramé comme conseiller spécial à la présidence, chargé de négocier avec les groupes armés.
M. Touré et ses camarades ont ajouté en insistant que "la société civile ne saurait adhérer à aucune initiative de négociation entre le gouvernement de la République du Mali et un groupe armé ou toute personne faisant l'objet de mandat d'arrêt" et qu'" elle s'interroge sur l'opportunité et la pertinence à cette étape d'un dialogue avec un groupe n'ayant pas encore déposé les armes".
Mali: des bérets rouges punis pour syndicalisme
Le Figaro, 24/05/2013 19h15
Des militaires maliens de l'unité des parachutistes surnommés "bérets rouges" ont été sanctionnés pour indiscipline. Le porte-parole de l'armée malienne, le lieutenant-colonel Souleymane Maïga, a indiqué que ces derniers ont été mis aux "arrêts de forteresse" - sanction disciplinaire restrictive de liberté dans le domaine militaire -, car ils faisaient "du syndicalisme" dans l'armée, "ce qui est strictement interdit".
"Ils tenaient des propos qui pouvaient démoraliser les troupes", a déclaré celui qui est chef de la Direction de l'information et des relations publiques de l'armée.
"Nous avons deux mois d'arrêt de forteresse. Notre crime est d'avoir réclamé l'application du plan de paix arrêté par tous pour que la paix revienne dans le camp des bérets rouges et bérets verts (unité des auteurs du coup d'Etat du 22 mars 2012 au Mali, NDLR). C'est une injustice totale", a affirmé de son côté le lieutenant-colonel Seydou Moussa Diallo.
Les "bérets rouges" furent jusqu'à 2012 un corps d'élite de l'armée malienne. Ils avaient dénoncé une mise à l'écart après avoir été impliqués dans des violences meurtrières avec les militaires putschistes entre le 30 avril et le 1er mai 2012.
La Femafoot porte plainte contre Carteron
Journal du Mali, 24/05/2013 12h07
La fédération malienne de football a décidé de saisir M. Carteron devant le TAF (tribunal arbitral sportif) après sa signature d'un contrat de deux ans avec le club congolais TP Mazembé.
Patrice Carteron, le sélectionneur de l’équipe nationale du Mali a signé un contrat de deux ans avec le TP Mazembe ce mercredi 22 mai. Carteron débutera sur le banc des Corbeaux après les deux matches des éliminatoires du Mondial 2014 avec les Aigles maliens au mois de juin.
L’annonce du choix de Patrice Carteron n’est pas une surprise car l’homme séjournait déjà à Lubumbashi depuis dimanche. Ce mercredi dans la matinée, au bureau administratif du club, les deux parties sont arrivés à un accord. Un contrat de deux ans a été paraphé, d’une part le Chairman Moïse KATUMBI et d’autre part Patrice CARTERON.
En présence d’un parterre des journalistes de Lubumbashi, Patrice Carteron a révélé qu’il prendra place sur le banc du TPM après les deux matches éliminatoires de la Coupe du Monde au mois de juin prochain, c’est à dire à l’étape des quarts de finale de la Coupe de la CAF, si le TPM y prend part.
L’après-midi, le nouveau sélectionneur a été présenté aux supporteurs après la victoire 3-0 du TPM face à Muungano.
Mali : environ 50% des ravitaillements en vol pour les Français assurés par les Américains
AFP, 24/05/2013 11h19
Les avions ravitailleurs de l’armée de l’Air américaine ont assuré durant l’opération militaire française Serval au Mali près de la moitié des ravitaillements en vol des aéronefs français, a annoncé vendredi un général français à Paris.
Sur les 10.000 tonnes de carburant livré en vol aux avions français, entre le 11 janvier et le 15 mai, 4.630 tonnes l’ont été par les avions américains, a précisé lors d’un point-presse le général de brigade aérienne Jean-Jacques Borel, commandant des opérations aériennes de l’opération Serval. L’essentiel des livraisons américaines a eu lieu en mars et avril.
Le conflit au Mali a révélé la faiblesse des capacités de ravitaillement en vol de l’armée de l’Air française pour une opération à plusieurs milliers de kilomètres qui nécessite de fournir du carburant en vol à plusieurs reprises.
Lors d’une des premières opérations de bombardement menées depuis la base française de Saint-Dizier (est) sur des positions jihadistes au Mali, les quatre Rafale engagés ont dû être ravitaillés en vol à cinq reprises. Les avions se sont posés à N’Djaména (Tchad) après avoir frappé simultanément 20 objectifs au Mali et un vol total de 9 heures et demie, selon l’officier.
Du 11 janvier au 15 mai, a ajouté le général Borel, 280 bombes ont été larguées sur des positions jihadistes, dans leur quasi totalité par des Rafale ou des Mirage 2000 D. Des avions de patrouille maritime ATL2 ont même utilisé leurs capacités de bombardement, larguant sept bombes à guidage laser GBU-12.
Football: Yacouba Sylla trouve « dommage » le départ de Carteron »
Africatopsports.com, 24/05/2013 10h32
Appelé pour la première fois en sélection, le jeune franco malien Yacouba Sylla, milieu défensif d'Aston Villa (Angleterre), fera son baptême du feu lors des deux échéances qui attendent le Mali dans le cadre des éliminatoires de la Coupe du Monde qui aura lieu au Brésil en 2014.
Mais l’arrivée du joueur de l’Aston Villa coïncide avec le départ de Patrice Carteron : « je trouve cela très dommage mais je ne peux pas trop m’exprimer sur ce sujet. Avant tout c’est la sélection qui m’importe le plus. C’est le coach Carteron qui m’a convaincu de rejoindre la sélection mais c’est dommage qu’il parte. Après, j’ai beaucoup échangé avec le coach Amadou Pathé Diallo, qui est quelqu’un de très compétent. Il collabore depuis longtemps avec la fédération malienne de football, il a l’expérience pour gérer la suite. Il faut lui faire confiance » a t-il déclaré.
Pour Paris, les attentats au Niger justifient l'intervention au Mali
Le jdd.fr, 24/05/2013 10h16
Depuis l'Allemagne, François Hollande a déclaré que la France appuierait "tous les efforts des Nigériens pour faire cesser la prise d'otages" en cours à Agadez et "anéantir" le groupe qui a porté ces attaques. "Il ne s'agit pas d'intervenir au Niger comme nous l'avons fait au Mali mais nous aurons la même volonté de coopérer pour lutter contre le terrorisme", a-t-il dit.
Dans l'entourage du ministre de la Défense, on ne se dit pas "surpris" par ces attentats. "Nous savions que ce genre d'acte est susceptible de se produire dans cet espace sahélien fragilisé", dit-on. Selon l'entourage de Jean-Yves Le Drian, "c'est la preuve qu'il fallait vraiment éradiquer le djihadisme au Mali". "Ce genre d'attaques est l'oeuvre de résidus terroristes adeptes des attaques asymétriques et symboliques", estime-t-on encore. "Le fait que ça se passe au Niger, cela confirme que les djihadistes au Mali ont bien été touchés même s'ils ont gardé une capacité à faire des coups", juge-t-on.
Syndicat de presse : le SYJOR est né
L'essor, 23/05/2013 11h27
Le monde des syndicats de presse s’enrichit d’une nouvelle organisation : le Syndicat des journalistes reporters (SyJOR). Le nouveau syndicat, créé le 21 avril dernier au cours d’une assemblée générale constitutive, a organisé dimanche une conférence de presse. La rencontre était animée par le secrétaire général du syndicat, notre confrère Baye Coulibaly. Le SyJOR a comme devise « indépendance et professionnalisme ». Il est dirigé par un bureau de 34 membres élus pour un mandat de 4 ans. Le syndicat a choisi notre confrère Boubacar Touré de l’ORTM comme président d’honneur.
Comme tout syndicat, le SyJOR va défendre les intérêts moraux et matériels de ses adhérents. Il ambitionne aussi d’améliorer l’image de la presse malienne en combattant la diffamation et la manipulation de l’information. Mais pour améliorer l’image de la profession, la formation est indispensable.
Le nouveau syndicat ambitionne de tisser des relations de franche collaboration entre les journalistes reporters et d’œuvrer à instaurer un climat de cohésion au sein de la profession, de défendre la liberté de presse et les journalistes. Le SyJOR a également dans sa ligne de mire l’influence des monopoles et groupes financiers sur la presse.
Le secrétaire général du SyJOR estime que l’amélioration des conditions de vie et de travail des journalistes exige une prise de conscience et une union sacrée au sein de la profession actuellement caractérisée par le manque de formation, l’amateurisme, la précarité, l’absence de sécurité sociale. Tout cela, parce qu’ils n’existe pas de véritables entreprises de presse dans le pays.
Mali : Le Nigeria dément le retrait de ses troupes
Koaci.com, 23/05/2013 10h57
Malgré la crise intérieure dans trois Etats au nord Nigeria, les autorités militaires fédérales annoncent que les troupes nigérianes envoyées au Mali pour les opérations de maintien de la paix resteront au Mali.
Cette mise au point rendue publique à Abuja, la capitale politique du Nigeria, par le General de brigade Chris Olukolade vise à démentir les rumeurs selon lesquelles le Nigeria s’apprêterait à retirer ses troupes déployées au Mali. Toujours selon ces rumeurs, les troupes nigérianes seraient sollicitées à domicile pour faire face aux groupes armés tel que Boko Haram dans les Etats de Borno, de Yobe et d’Adamawa dans le nord du Nigeria.
En apportant son démenti aux rumeurs qui ont commencé à circuler sur certains medias au Nigeria, l’Officier de l’Armée nigériane en charge de l’Information a statué que « le rapport d’une partie de la presse selon lequel les troupes nigérianes vont être retirées du Mali pour faire face à l'insurrection en cours est un mensonge ».
Le Général de brigade Chris Olukolade a plutôt précisé qu’il n'y a pas « besoin pour le Nigeria de retirer ses troupes et ses matérielles militaires du Mali car les Forces Armées Nigérianes sont en mesure de répondre aux missions internes et externes » qui s’imposent.
La Chine prête à envoyer 500 soldats au Mali
Lemonde.fr, 23/05/2013 10h53
Pékin a proposé d'envoyer plus de 500 soldats au Mali soit sa plus importante contribution de l'histoire à une mission d'opération de maintien de la paix de l'ONU, ont annoncé mercredi 22 mai des diplomates au siège de l'organisation internationale à New York. Cette décision peut être interprétée comme une tentative d'apaiser les tensions avec les Occidentaux au sujet du conflit en Syrie et comme un moyen de renforcer ses relations avec l'Afrique qui lui vend d'importantes quantités de pétrole, estiment diplomates et experts.
Le nombre total et la nature des troupes chinoises qui intégreront les forces de l'ONU n'ont pas encore été décidés, ont déclaré les diplomates. Au moins 155 membres du contingent projeté seront probablement des ingénieurs, a cependant affirmé un responsable de l'ONU, ajoutant que des pourparlers dans ce sens étaient en cours.
La Chine a rejeté les missions de l'ONU comme des ingérences injustifiées lorsqu'elle a rejoint l'organisation en 1971. Pékin a fourni ses premiers Casques bleus en 1992 et a depuis renforcé sa présence de par le monde bien qu'elle n'ait pas participé à des opérations militaires.
Pékin compte actuellement 2 000 hommes engagés dans des missions de l'ONU. Bien que la plupart d'entre-eux soient des ingénieurs, des membres du corps médical et des logisticiens, la Chine possède plus de soldats dans les troupes de l'ONU que les autres membres du Conseil de sécurité, les Etats-Unis, la Russie, la Grande-Bretagne et la France.
Clinton : la France "courageuse" au Mali
Europe1.fr, 22/05/2013 23h50
L'ancien président américain Bill Clinton a salué ce mercredi 22 mai sur Europe 1 l'intervention française au Mali, soulignant : "ce que vous avez fait au Mali était très courageux et très correct".
"Le rôle prépondérant que vous avez pris contre Kadhafi a été très courageux et très correct", a aussi indiqué l'ex-président, avant d'ajouter : "mais je doute que tout le monde en France sache que vous avez sauvé plus de vie et l'avenir de très nombreuses personnes grâce à cette toute petite taxe sur les billets d'avion", qui sert à financer l'organisation Unitaid, qui œuvre contre le sida. "Je crois que les gens et le gouvernement français devraient avoir reçu beaucoup plus d'applaudissements", a-t-il encore lancé. "Vous êtes le précurseur de toute cette levée de fonds" qui aura "un impact énorme pour toutes les décennies à venir".
Interrogé sur le fait que les Français étaient doués pour créer des impôts, Bill Clinton a répondu par la négative, soulignant que la taxe sur les billets d'avion était "très faible" et voyant là "la façon de faire pour l'avenir".
Mali: le MNLA dit oui à une présidentielle mais refuse la présence de l'armée à Kidal
Le Figaro, 22/05/2013 23h37
La rébellion touareg MNLA, qui occupe Kidal, dans le nord-est du Mali, est prête à permettre la tenue de la présidentielle en juillet dans cette ville mais refuse d'y laisser entrer l'armée malienne, a déclaré ce mercredi 22 mai l'un de ses responsables.
Une délégation du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA) s'est entretenue à Ouagadougou avec le chef de la diplomatie burkinabè Djibrill Bassolé, dont le pays mène une médiation dans la crise malienne au nom de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao).
"Nous avons rencontré le ministre Bassolé pour l'informer que la commission de négociations du MNLA est en ce moment réunie à Ouagadougou et souhaiterait à la fin de ses travaux remettre officiellement son rapport au médiateur de la Cédéao", a indiqué le responsable aux relations extérieures du MNLA, Ibrahim Ag Mohamed Assaleh. "Nous lui avons aussi dit que nous souhaitons que la date du 28 juillet fixée par le président malien de transition (Dioncounda Traoré) pour la tenue de l'élection présidentielle soit honorée par les deux parties, c'est-à-dire le MNLA et les autorités de Bamako", a-t-il poursuivi.
Selon Assaleh, le mouvement rebelle touareg, laïque et autonomiste, va proposer à la médiation burkinabè un "accord-cadre" pour permettre l'organisation d'une élection qui aboutira à l'installation d'un nouveau président "avec lequel nous allons discuter de tous les problèmes de l'Azawad", nom employé par le MNLA pour désigner le Nord malien.
Cependant, ce responsable a précisé que son groupe refuse toujours que l'armée malienne entre à Kidal.
Patrice Carteron lâcherait-il le Mali ?
Starafrica.com, 21/05/2013 21h05
Le sélectionneur du Mali, Patrice Carteron qui a dévoilé la liste des joueurs retenus pour les matchs du mois de juin, songerait-il à quitter les Aigles prochainement?
Cette question est légitime, surtout après l’apparition du technicien français lors du match aller des 1/8 de finales de la Coupe de la CAF du TP Mazembe au côté du richissime président du club congolais. Reste à savoir quelles sont les intentions de Patrice Carteron? Si le Mali se qualifie au Mondial brésilien, quel sera le choix de Carteron?
La liste des 23 sélectionnés pour le match des Aigles contre le Rwanda et le Bénin
Journaldumali.com, 21/05/2013 11h29
Le Mali a communiqué la liste des 23 joueurs retenus pour les rencontres du mois de juin contre le Rwanda (le 9) et le Bénin (le 16) à Bamako, précédées d'un amical contre une sélection bretonne, le 28 mai. On note le retour de Mustapha Yatabaré (Guingamp).
Les 23 Aigles :
Gardiens de but : Mamadou Samassa (Guingamp), Soumaïla Diakité (Stade Malien) et Abdoulaye Samaké (CO Bamako).
Mali: l'émissaire malien pour le Nord rencontre Compaoré
Jeuneafrique.com, 20/05/2013 17h32
L'émissaire malien Tiébilé Dramé a rencontré ce lundi 20 mai à Ouagadougou le président burkinabè Blaise Compaoré, médiateur régional dans la crise malienne, qui compte engager dans les "prochains jours" des discussions avec les groupes armés occupant la ville de Kidal (nord-est).
Récemment nommé conseiller spécial pour le nord du Mali, l'ancien ministre a été reçu par M. Compaoré, médiateur pour le compte de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao), qui était accompagné de son chef de la diplomatie Djibrill Bassolé.
L'émissaire du président malien de transition Dioncounda Traoré n'a pas fait de déclaration à la sortie.
"L'urgence pour eux (les responsables maliens, ndlr) et pour la médiation, c'est la libération de Kidal. Après l'élection, un gouvernement légitime pourra mieux examiner les revendications des groupes rebelles du nord du Mali", a déclaré à l'AFP M. Bassolé après l'entretien.
Kidal, ville du nord-est du Mali, est occupée par deux groupes armés touareg: le Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA) et le Mouvement islamique de l'Azawad (MIA), dissident des islamistes armés d'Ansar Dine. Ils refusent l'entrée de l'armée et de l'Etat maliens dans la ville, hypothéquant la tenue de l'élection présidentielle prévue dans le pays en juillet.
Selon M. Bassolé, la médiation burkinabè souhaite ouvrir dans les "prochains jours" des négociations avec le MNLA, le MIA ainsi que le Mouvement arabe de l'Azawad (MAA), un autre groupe armé.
Le Mali pourra-t-il faire l'économie d'une commission Vérité et Réconciliation?
Rfi.fr, 20/05/2013 11h15
Mercredi 15 mai à Bruxelles, les protagonistes de la conférence sur le Mali n'ont cessé de le marteler : les Maliens doivent dialoguer entre eux. A Bamako comme dans le nord du pays, de plus en plus de Maliens ont conscience qu'il va falloir mettre les rancœurs et les différends sur la table.
Beaucoup estiment qu'ils ne pourront pas faire l'économie d'une rétrospective sur le passé pour apaiser les déchirures créées au cours des précédentes rébellions, théâtres de nombreuses exactions au sein des communautés du nord du Mali.
De plus en plus de voix s'élèvent pour réclamer une véritable opération de réconciliation. C'est le cas de Boubacar Bah, maire de la commune V de Bamako, président des municipalités du Mali.
"Je ne dis pas qu'il faut copier l'Afrique du Sud, mais il faut aller à un véritable débat de vérité et de réconciliation. Parce qu'une faute déjà reconnue est à moitié pardonnée" a t-il déclaré.
Mali: sans protection de l’armée régulière, les habitants de Ber ont peur
Rfi.fr, 20/05/2013 11h00
C'est toujours l'inquiétude à Ber, une localité située à 65 kilomètres de Tombouctou, au nord-ouest du Mali.
Après le départ de la localité de Ber des soldats burkinabè de la Mission internationale de soutien au Mali (Misma), les habitants ont peur. Il n’y a pas sur place un seul soldat malien. On vit ici dans la crainte du retour des forces du Mouvement arabe de l'Azawad (MAA).
Il y a quelques semaines, ce mouvement avait débarqué sur les lieux, tiré des coups de feu en l’air, pillé les biens de personnes privées et même enlevé le fils du très respecté chef de village avant de le libérer plus tard.
Patrice Carteron: Le sélectionneur du Mali futur entraineur de TP Mazembe?
africatopsports.com, 20/05/2013 01h29
A en croire la page Facebook officielle du club de Kamalondo, Patrice Carteron serait en négociation pour prendre les rênes du club du Tout Puissant Mazembe. Le technicien français a été vu ce dimanche arriver au stade de Lumumbashi accompagné de Moise Katumbi, président du TPM. C’était en marge du match de Coupe CAF entre les Corbeaux et Liga Muculmana de la Mozambique.
Selon le club congolais, Patrice Carteron “semble être le candidat numéro un à la succession de Lamine Ndiaye comme coach principal“. L’actuel sélectionneur du Mali pourrait donc quitter ses fonctions à la tête des Aigles. Ce qui parait également improbable alors que pour sa première expérience avec une sélection en Afrique, l’ancien coach de Dijon a réussi à accrocher la médaille de bronze à la CAN 2013.
La France pousse le Mali à un accord avec les Touaregs
Reuters, 20/05/2013 01h12
Adulée au Mali depuis qu'elle a chassé militairement les djihadistes du nord du pays, la France commence à voir son étoile pâlir en raison de son insistance à voir Bamako conclure un accord politique avec les rebelles touaregs.
La frustration est montée d'un cran cette semaine, le gouvernement malien n'ayant pas réussi, comme il se l'était promis, à rassoir son autorité sur Kidal, ville de l'extrême-nord du pays contrôlée depuis l'opération "Serval" par les séparatistes touaregs du Mouvement national pour la libération de l'Azawad (MNLA).
L'armée malienne a fait mouvement en direction de Kidal mais la France, dont un contingent stationne à l'entrée de la ville, s'est opposée à ce qu'elle y pénètre de force de peur que cela ne déclenche des affrontements interethniques.
"Paris bloque l'armée aux portes de Kidal", écrivait cette semaine l'hebdomadaire malien Le Matin.
Beaucoup de ministres et d'habitants de Bamako tiennent le MNLA pour responsable des catastrophes qui se sont abattues sur leur pays, du coup d'Etat militaire à la chute du nord du pays aux mains des islamistes. Les plus nationalistes ne cachent pas leur souhait de voir l'armée désarmer les Touaregs.
Les séparatistes ont de fait été à l'origine de l'offensive victorieuse des rebelles début 2012, avant d'être marginalisés par leurs anciens partenaires islamistes, puis de se retourner contre eux pendant la contre-offensive lancée par la France et ses alliés africains.
Beaucoup de Maliens du sud du pays ne comprennent pas pourquoi Paris ne réserve pas au MNLA le même traitement qu'aux djihadistes liés à Al-Qaïda.
Mais la France soutient au contraire des négociations secrètes qui se déroulent au Burkina Faso afin de permettre la tenue d'une élection présidentielle au Mali cet été, tout en encourageant Bamako à répondre à l'aspiration à l'autonomie des Touaregs.
Au sein de l'armée malienne, animée par un sentiment de revanche après avoir été mise en déroute par les islamistes l'an dernier, la frustration grandit.
"Nos hommes sont prêts mais nous n'avons pas reçu l'ordre d'entrer dans la ville. C'est une décision politique", dit un officier qui campe près de Kidal.
Mali: l’armée française chasse un groupe armé d’une ville du nord-est
AFP, 18/05/2013 22h20
L’armée française est intervenue dans la nuit de vendredi à samedi contre un groupe armé qui avait pris le contrôle d’une localité malienne jusque-là contrôlée par les rebelles touareg du MNLA, a appris samedi l’AFP de sources militaires.
« L’armée française est intervenue vendredi nuit avec son aviation pour chasser de la localité de Anéfis (115 km au sud de Kidal, nord-est du Mali), le Mouvement arabe de l’Azawad (MAA), un groupe armé, qui venait prendre le contrôle des lieux des mains du MNLA », a déclaré à l’AFP, une source militaire africaine, dans le nord du Mali.
Vendredi, le MAA avait revendiqué la prise de la localité malienne de Anéfis, après des affrontements avec les touareg du MNLA.
Un responsable du MNLA, avait de son côté affirmé que « les assaillants » qui avaient pris le contrôle de la localité, étaient des islamistes du mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’ouest (mujao).
Plutôt présents dans la région de Gao (nord), le Mujao a démenti « toute implication » dans les affrontements de Anéfis.
« Nous confirmons bien que l’aviation française est intervenue contre le MAA qui avait pris vendredi le contrôle de la ville de Anéfis préalablement sous les ordres du MNLA », a déclaré à l’AFP, un haut gradé de l’armée malienne, qui a préféré garder l’anonymat.
Samedi, la localité de Anéfis, a été déserté par les combattants du MAA dont notamment « des véhicules ont été détruits » par l’armée française, selon la source militaire africaine dans le nord du Mali.
Haidara Aissata Cissé, dite Chato, candidate à la présidentielle
Journaldumali.com, 17/05/2013 23h24
C'est à l'appel d'une plateforme de 5000 associations et d'une dizaine de partis politiques, que la député de Bourem, Haidara Aissata Cissé a décidé de se présenter à la présidentielle de juillet prochain.
Un grand rassemblement s'est déroulé ce vendredi après-midi au Centre Internationale de Conférences de Bamako a servi de cadre à cette démonstration de soutien à celle qui s'est posée depuis mars 2012 en défenseur du Mali.
Le premier tour de l'élection est prévu pour le 28 juillet prochain.
Mali : la «visite humanitaire» de Valérie Trierweiler à Gao
leparisien, 17/05/2013 12h39
Arrivée mercredi au Mali, pour un séjour de 48 heures sur invitation de Minétou Traoré, l'épouse du président de transition, Valérie Trierweiler s'est rendue jeudi à Gao. Pour assurer la sécurité de la compagne de François Hollande, un important dispositif avait été mis en place à l'aéroport de la plus grande ville du nord du Mali occupée par des jihadistes avant l'intervention de l'opération serval conduite par l'armée française.
[b Un don de 500 000 euros pour les agriculteurs]
«Je voudrais saluer les populations de Gao qui commencent par revenir. Je voudrais aussi remercier les femmes de l'opération Serval», a-t-elle déclaré, insistant sur le «caractère humanitaire de cette visite». Notamment à travers le don de «500 000 euros à la disposition des agriculteurs» de la région de Gao par la France.
Après cette cérémonie, Valérie Trierweiler et son hôte devaient aller visiter une école et l'hôpital de Gao. L'entourage de la Première dame française avait indiqué qu'elle s'intéresserait également au soutien aux enfants et aux femmes pendant son séjour de 48 heures au Mali. Cette venue est «un très beau symbole», avait estimé la compagne de François Hollande à son arrivée mercredi soir à Bamako. Elle avait ajouté être «très, très heureuse d'être là». Dans le même temps, le chef de l'Etat et Dioncounda Traoré étaient eux à Bruxelles pour assister à une conférence des donateurs où plus de 3 milliards d'euros ont été promis au Mali.
Malgré les réussites des armées malienne et française au Mali, des groupes «résiduels» de jihadistes continuent à y commettre des attentats suicides, en particulier dans la région de Gao. La vigilance est donc toujours de mise et le gouvernement français continue de soutenir le pays.
Dioncounda Traoré, convaincu que le MNLA est "prêt" au dialogue
AFP, 17/05/2013 12h32
Le président de transition s'est dit "sûr", hier que les Touareg étaient ouverts aux discussions et que les élections se tiendraient comme prévu.
Le dirigeant malien a été reçu pendant plus d'une heure vendredi matin par François Hollande. À l'issue de leur entretien, les deux présidents ont fait chacun une déclaration dans la cour de l'Élysée.
Plus de quatre mois après le lancement de l'opération Serval au Mali, "l'ensemble du territoire malien a été libéré" et, "aujourd'hui, nous sommes passés à une autre phase" avec la mise en place d'une opération de maintien de la paix en juillet, a souligné François Hollande. Dioncounda Traoré "a renouvelé que les élections devaient se tenir à leur date (avec le premier tour le 28 juillet, NDLR), ce qui est également notre position", a déclaré le président français, pour qui une "amitié est maintenant enracinée pour des décennies entre le Mali et la France".
[b Dialogue sincère et profond]
Le président Traoré a, lui, évoqué la situation des autonomistes touareg du MNLA qui occupent Kidal et revendiquent l'autonomie de ce territoire. Selon le dirigeant malien, "la situation n'est pas bloquée du tout" avec le MNLA. "Je ne sais pas trop le contenu que mettent les uns et les autres dans le mot autonomie, mais je suis certain que, dans la décentralisation que nous envisageons, chacun y trouvera son compte", a fait valoir Dioncounda Traoré.
"Je suis sûr qu'au moment où je vous parle le MNLA est prêt à s'engager dans un dialogue sincère et profond avec le reste du Mali", a-t-il enchaîné. "Le MNLA est constitué de Maliens, de compatriotes à nous auxquels nous avons réservé un traitement différent de celui réservé aux djihadistes, et avec lesquels nous allons dialoguer, discuter", a-t-il assuré, appelant à "ne pas s'accrocher à des termes tels qu'autonomie". "Dans la décentralisation que nous envisageons, qui prévoit des transferts importants de compétences, de responsabilités et de moyens, je suis certain que le MNLA trouvera son compte et que l'ensemble du Mali en tirera bénéfice", a conclu le président malien de transition. Jeudi, sur Euronews, il avait affirmé être prêt à "dialoguer" avec les autonomistes touareg du MNLA, car "ce sont des compatriotes", mais avait exclu l'idée d'une autonomie du nord du Mali.
Lutte contre les sachets plastiques : le gouvernement adopte un projet de décret
Gouvernement, 16/05/2013 11h39
Dans le but de mettre fin aux effets néfastes des sachets plastiques, le Gouvernement a adopté en 2012 une loi qui interdit à compter du 1er janvier 2013, la production, l’importation, la détention, la commercialisation et l’utilisation de sachets plastiques non biodégradables et de granulés non biodégradables destinés à la fabrication desdits sachets.
Le présent projet de décret est adopté pour fixer les modalités d’application de cette loi.
Il institue notamment le marquage obligatoire de la date de fabrication, de la mention « biodégradable à 100% », du nom et du logo du fournisseur sur les sachets plastiques. Il désigne les personnes susceptibles d’être poursuivies en qualité de détenteur au sens de la loi du 23 janvier 2012, à savoir les commerçants grossistes et détaillants qui disposent de sachets non biodégradables et qui servent leur clientèle avec les produits interdits.
Minusma : la CEDEAO revendique le commandement
L'essor, 16/05/2013 11h11
L’Afrique de l’Ouest revendique le commandement de la future mission de l’ONU dans notre pays, qui doit remplacer la Mission internationale de soutien au Mali (Misma). La Mission intégrée des Nations unies pour la stabilisation du Mali (Minusma), censée prendre en juillet le relais de la force panafricaine, « devrait être commandée par un ouest-africain en reconnaissance des bons résultats de la région », indique un communiqué de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’ouest (CEDEAO).
Créée fin avril par l’ONU, la Minusma comptera 12.600 Casques bleus, qui devraient intégrer les quelque 6.000 hommes de la Misma, envoyés par des pays d’Afrique de l’Ouest et le Tchad. « Les forces armées de la région se sont acquittées honorablement de leur mission dans plusieurs crises dans la région et remporteront le même succès avec la Minusma », poursuit le communiqué, présentant les conclusions d’une réunion de sept chefs d’état-major de la CEDEAO qui s’est tenue samedi à Abidjan. Ces chefs militaires ont donc appelé la Commission de la CEDEAO à poursuivre les discussions en cours avec l’Union africaine et l’ONU sur le futur commandement de la force.
La BAD contribue pour 240 millions d’euros au redressement du Mali
OAP, 15/05/2013 20h20
La Conférence des donateurs du Mali a eu lieu le mercredi 15 mai à Bruxelles
TUNIS, Tunisie, 15 mai 2013/ -- Le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) (http://www.afdb.org) s’est engagé, par la voix de son président, Donald Kaberuka, à soutenir les efforts de sortie de crise et de relance de l’économie du Mali, en mettant 240 millions d’euros à la disposition du pays. C’était à l’occasion de la Conférence des donateurs du Mali, organisée par la France et l’Union européenne, à Bruxelles, en Belgique.
Photo Donald Kaberuka: http://www.photos.apo-opa.com/plog-content/images/apo/photos/donald-kaberuka-afdb-president.jpg
Dans l’immédiat, cette assistance, accordée via le Fonds africain de développement (FAD) et la Facilité en faveur des États fragiles, est dévolue à quatre domaines : l’appui budgétaire ; l’appui spécifique à la gouvernance économique afin de renforcer les capacités de l’administration ; l’appui visant à restaurer les services sociaux de base fortement dégradés – notamment dans la santé et l’éducation – sur toute l’étendue du territoire – en particulier au nord du pays – ; et la relance du secteur privé grâce au soutien apporté à la réduction de la dette.
La BAD financera aussi la réalisation du Projet d’alimentation en eau potable de la ville de Bamako, à hauteur de 56 millions d’euros, soit près de 37 milliards de FCFA. Un projet qui s’avère d’une extrême urgence en raison des besoins pressants induits par les nombreux déplacements des populations ayant fui la guerre au nord du pays. D’autres interventions aideront à soutenir l’agriculture et la sécurité alimentaire dans les régions de Koulikoro, Sikasso et Ségou, dans le cadre d’un programme chiffré à 35 millions d’euros, soit 23 milliards de FCFA.
Au cours de son intervention, le président de la première institution financière africaine s’est félicité de la mobilisation autour du redressement du Mali : « Cette conférence est la preuve que, ensemble et de manière coordonnée, nous pouvons trouver une partie des solutions dont le Mali et la région sahélienne ont besoin, pour sortir définitivement de la fragilité et de l’instabilité ».
Plus de 3 milliards d'euros mobilisés à la Conférence de Bruxelles
Nouvelobs.com, 15/05/2013 18h55
La conférence des pays donateurs a mobilisé ce mercredi 15 mai à Bruxelles environ 3,250 milliards d'euros pour aider le Mali à relancer son économie et ses institutions après la guerre, a annoncé le président français François Hollande.
Ce montant est supérieur aux objectifs des organisateurs de la conférence - l'Union Européenne, la France et le Mali - qui ambitionnaient de lever 1,96 milliard d'euros pour les années 2013-2014.
Le président malien, Diouncouda Traoré, a chaleureusement remercié les 108 pays et institutions ayant participé à la conférence. "Nous sommes tous ensemble pour la reconstruction du Mali. Tous ensemble pour la relance du Mali", s'est-il félicité.
François Hollande a souligné qu'il revenait désormais "aux Maliens de respecter les engagements pour la réconciliation, pour la sécurité, pour l'Etat de droit et pour la bonne gouvernance". "C'est un contrat que nous passons ensemble, un beau contrat", a-t-il ajouté.
"Transparence" condition de l'aide
BBC Afrique, 15/05/2013 16h58
La France va lancer un dispositif, avec un site internet, afin de garantir l'efficacité de son aide et d'éviter le détournement ou la mauvaise utilisation des fonds.
"Si un projet ne se réalise pas ou est en retard, les gens pourront prévenir par téléphone ou SMS, via une "hotline", de ce qui n'a pas encore été fait. Cela permettra aussi de décentraliser le suivi citoyen de l'aide et favorisera l'appropriation par les Maliens des projets", a expliqué le ministre au Développement, Pascal Canfin.
Les dirigeants maliens, présents en nombre à Bruxelles, ont promis que l'aide serait bien utilisée. "Cette crise nous aura beaucoup appris", a affirmé le ministre des Affaires étrangères, Tieman Coulibaly.
Mali: la Belgique promet 31,5 millions d'euros en 2013 et 2014
Lalibre.be, 15/05/2013 16h26
La Belgique allouera une aide de 31,5 millions d'euros au Mali en 2013 et 2014, a indiqué le cabinet du ministre de la coopération Jean Pascal Labille, en marge de la conférence internationale des donateurs. "Ces moyens sont dégagés via les budgets coopération et sont donc bel et bien inscrits au budget 2013 de l'Etat", souligne le porte-parole de M.Labille.
Dans son intervention, il a insisté sur les aspects régionaux de la crise malienne et sur l'importance de la construction d'un Etat de droit fort.
Le Canada consacrera 75 millions de dollars au Mali
Lapresse.ca, 15/05/2013 12h49
Le gouvernement du Canada a annoncé ce mercredi 15 mai qu'il consacrera 75 millions de dollars au soutien de la sécurité alimentaire, de la nutrition, de l'immunisation et de l'accès aux services de base en matière d'éducation et de santé au Mali.
La veille, à la rencontre des donateurs internationaux réunis à Bruxelles, le Canada a annoncé qu'il verserait une contribution supplémentaire de 10 millions pour la reconstruction et la stabilisation du Mali.
L'aide canadienne de 75 millions se répartit comme suit: 20 millions pour réduire la malnutrition aiguë, soutenir la vaccination et améliorer la santé des enfants; 20 millions à l'amélioration des installations et des pratiques d'assainissement de l'eau, sanitaires et hygiéniques; 15 millions pour réduire la malnutrition des enfants ainsi que des femmes enceintes et allaitantes; 15 autres millions à la sécurité alimentaire par l'intermédiaire du Programme alimentaire mondial et 5 millions pour améliorer les conditions d'apprentissage des enfants maliens dans les écoles.
Le Canada estime que cette aide est essentielle pour assurer la stabilité dans le sud du Mali, la partie du pays où vit la grande majorité de la population.
Mali : conférence des donateurs pour remettre le pays sur de bons rails
Rfi.fr, 15/05/2013 10h20
Une partie de l’avenir du Mali se joue ce mercredi 15 mai à Bruxelles. 80 pays, dix chefs d’Etat, dont François Hollande et Dioncounda Traoré seront présents à la conférence des donateurs. « Ensemble pour le renouveau du Mali » C’est le titre de cette réunion internationale dont l’objectif est d’apporter des financements au pays.
Lors de ce sommet, les autorités de Bamako vont passer une sorte de grand oral et devront justifier que l’aide internationale est fondamentale pour une relance du pays. Le président par intérim, Dioncounda Traoré et le gouvernement vont présenter un plan de développement pour les deux prochaines années. Coût estimé : 3,9 milliards d’euros. La moitié prise en charge par le Mali, l’autre par les bailleurs de fonds. Les principaux étant la Banque mondiale et l’Union européenne qui doit contribuer à hauteur de 520 millions d'euros.
La France, en première ligne dans cette crise, doit s’engager sur une enveloppe de 280 millions d’euros.
IBK a été reçu par Alassane Ouattara en Côte d'Ivoire
Journaldumali.com, 14/05/2013 17h49
Au cours de sa récente visite en Côte d’Ivoire, Ibrahim Boubacar Keïta (IBK), ancien Premier ministre du Mali et président du Rassemblement pour le Mali (RPM), et le Chef d’Etat ivoirien, Alassane Ouattara ont évoqué la situation au Mali et dans la sous-région, ainsi que les perspectives de sortie de crise.
Alassane Ouattara a réaffirmé sa disponibilité à accompagner le peuple malien en ces moments difficiles. Il a renouvelé son engagement personnel et celui de la CEDEAO à œuvrer pour le retour de la paix et de la stabilité au Mali. Il a souhaité que l’élection présidentielle de juillet 2013 puisse consacrer la stabilisation politique et institutionnelle du Mali, précise le communiqué du RPM.
Par ailleurs, le président IBK a également été reçu par Guillaume Kigbafori Soro, Président de l’Assemblée Nationale, et Hamed Bakayoko, Ministre d’Etat, Ministre de l’intérieur.
En marge de ces rencontres officielles, Ibrahim Boubacar Keïta s’est entretenu avec la communauté malienne résidant à Abidjan, ainsi que les militants et sympathisants du RPM. Au cours des échanges, IBK a tenu à rassurer ses compatriotes sur la situation au Mali, et les a encouragés à s’impliquer dans le processus électoral.
Bruxelles : le président Dioncounda Traoré défend les élections
AFP, 14/05/2013 16h53
Le président malien de transition, Dioncounda Traoré, a assuré aujourd'hui à Bruxelles qu'il "ferait tout" pour que les élections, réclamées par la communauté internationale, débutent le 28 juillet au Mali.
M. Traoré s'est exprimé au cours d'un point de presse avec le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso. Il a précisé qu'il ne serait pas candidat à l'élection présidentielle, ni aucun membre de son gouvernement.
Elections 2013 : les préfets et sous-préfets de Kidal en formation
L'essor, 14/05/2013 11h41
Les préfets et sous-préfets des quatre cercles que compte la Région de Kidal sont en formation à Bamako depuis hier lundi 13 mai. La formation, a expliqué Ibrahima Fomba, secrétaire général du ministère de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et de l’Aménagement du territoire, se situe dans le cadre de l’organisation des élections de 2013 qui revêtent une importance particulière pour notre pays et même pour la communauté internationale. « Nous devons les réussir car ces élections vont se dérouler sur l’ensemble du territoire national en dépit de l’existence des petites poches d’insécurité qui seront anéanties par nos forces armées et de sécurité », a assuré Ibrahima Fomba.
Le nouveau gouverneur de la Région de Kidal qui avait servi auparavant dans les cercles de Nioro du Sahel et Ménaka, a dit avoir hâte de prendre fonction. « Quand les autorités nomment un gouverneur à Kidal, ce n’est pas pour qu’il reste à Bamako. Je serai à Kidal dans les jours à venir », a garanti le colonel Kamissoko.
L’organisation de la formation a bénéficié de l’appui financier de la Fondation internationale des systèmes électoraux au Mali. Les modules de formation présentés sont relatifs aux modalités d’établissement des listes électorales, à la remise de la carte d’électeur et à la gestion des bureaux de vote.
Valérie Trierweiler se rend au Mali mercredi
Liberation.fr, 14/05/2013 10h35
Valérie Trierweiler, compagne du président François Hollande, se rendra au Mali mercredi pour un voyage de 48 heures à l’invitation de l’épouse du président Dioncounda Traoré, selon l’entourage de la Première dame.
Valérie Trierweiler a déjà témoigné de son engagement sur les questions d’éducation et de jeunesse lors de déplacements en France, mais jamais encore à l’étranger. Pour l’instant la première dame ne s’était rendue en visite hors des frontières qu’au côté de François Hollande.
Lors de cette visite au Mali, il sera question de soutien aux enfants, aux femmes mais aussi aux «populations déplacées» du fait de la guerre, a-t-on précisé de même source dans son entourage, confirmant des informations du fil Twitter @infos140.
Valérie Trierweiler honore ainsi une invitation que lui avait lancée Mme Traoré lors d’un récent passage à Paris.
Mercredi le président François Hollande sera de son côté à Bruxelles pour une conférence des donateurs pour le développement du Mali, à laquelle doit aussi participer Dioncounda Traoré.
Le djihadiste français arrêté au Mali de retour en France
L'express, 14/05/2013 10h32
Le djihadiste français arrêté au Mali fin avril est arrivée ce mardi 14 mai matin à l'aéroport d'Orly. Il a été pris en charge par des agents de la la Direction centrale du Renseignement intérieur (DCRI) en vue de lui notifier son placement en garde à vue.
Gilles Le Guen, qui se fait appeler Abdel Jelil, est arrivé peu après 8H00 à l'aéroport parisien, sur un vol régulier en provenance de Bamako selon une source proche du dossier.
"Il va être interrogé. Nous devons savoir quel a été son parcours", a commenté le ministre de l'Intérieur Manuel Valls, sur Europe 1.
Gilles Le Guen, âgé de 58 ans, avait été arrêté dans la nuit du 28 au 29 avril dans la région de Tombouctou par les forces spéciales françaises. Il avait été transféré la semaine dernière de Gao (nord) à Bamako, où l'armée malienne devait engager une procédure d'expulsion.
Mali: les donateurs veulent réunir 1,9 milliard, selon Fabius
AFP, 14/05/2013 10h10
Une conférence de donateurs pour le Mali, prévue ce mercredi à Bruxelles, a l'objectif de réunir 1,9 milliard d'euros, a déclaré mardi le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius.
"Il s'agit de trouver à peu près un milliard neuf cent millions d'euros. Les choses se présentent bien, il y aura une centaine de pays représentés, une dizaine de chefs d'Etat", a déclaré le ministre à la radio RTL.
"La sécurité a été dans l'ensemble établie. Il faut maintenant la démocratie, le dialogue et le développement, cela va ensemble. Et pour cela nous avons besoin d'argent", a-t-il ajouté.
"On est en train de gagner la guerre, maintenant il faut gagner la paix. Pour cela il faut du développement économique", a précisé Laurent Fabius, en soulignant que les "sommes ne seront pas débloquées s'il n'y a pas en même temps un progrès démocratique" avec des élections cet été.
Selon un responsable français s'exprimant sous couvert d'anonymat, une élection présidentielle au Mali est envisagée pour le 28 juillet.
La conférence de donateurs de Bruxelles est co-présidée par les présidents français et malien, et par le président de la Commission européenne.
Mali : l'énorme chantier de la relance
Jeuneafrique.com, 13/05/2013 14h10
Diango Cissoko, le Premier ministre malien, pourra-t-il boucler le financement de sa feuille de route ? C'est tout l'enjeu de la Conférence internationale sur l'aide au Mali qui doit se tenir ce mercredi 15 mai à Bruxelles.
En février, les autorités avaient présenté un plan d'actions prioritaires d'urgence (Papu 2013-2014) d'un coût de 2 510 milliards de F CFA (3,8 milliards d'euros). Ce programme de relance prévoit la réhabilitation des infrastructures administratives et militaires, le reploiement des agents de l'État et une assistance à la réinsertion socio-économique des populations déplacées.
Quelque 147 milliards de F CFA seront débloqués dès cette année pour les dépenses militaires et la réforme de l'armée. Reste à trouver la moitié des 100 milliards censés financer les élections prévues en juillet, mais qui seront probablement reportées.
Les deux tiers du Papu seront financés par les ressources nationales (impôts et recettes non fiscales), le reste par les bailleurs de fonds. Le FMI, l'Union européenne, la Banque africaine de développement, la Banque mondiale et les partenaires bilatéraux ont déjà repris leur aide.
Quant aux États-Unis, ils se bornent à fournir un soutien humanitaire en attendant l'élection présidentielle.
Présidentielle malienne: déjà douze prétendants pour le fauteuil
RFI, 13/05/2013 12h52
Alors que le gouvernement malien a adopté en fin de semaine le projet de modification de la loi électorale pour organiser les futures élections toujours annoncées pour le mois de juillet prochain, de nouvelles candidatures à la présidentielle ont été annoncées ce week-end. Une femme et deux hommes ont fait savoir qu'ils se lançaient dans la course, ajoutant leurs noms aux neuf autres prétendants déjà connus.
Trois nouveaux candidats se sont déclarés à la prochaine présidentielle malienne. Il s’agit du docteur Choguel Kokala Maïga, leader du Mouvement patriotique pour le renouveau (MPR). C’est un ancien ministre. Il veut, expliquent ses partisans, contribuer à construire le Mali de l’après-crise.
Autre candidature annoncée ce week-end à Bamako, celle de madame Aïdara Aïchata Cissé. C’est la première femme malienne qui se lance dans la course cette année. Députée à l’Assemblée nationale, très active, elle a beaucoup défendu la cause des femmes maliennes, surtout lorsqu’elle subissait la dure loi des islamistes dans le nord du Mali. Sa candidature est notamment soutenue par de nombreuses associations locales de jeunes et de femmes.
Enfin, Assadeck Aboubacrine a également annoncé sa participation au scrutin ce wee-end. C’est un natif de Tombouctou, enseignant à l’Université nationale du Mali. Il portera le flambeau d’un réseau dont il est membre, le Réseau des associations des personnes handicapées du Mali.
Au total, pour le moment, douze prétendants à la future présidentielle sont connus. Il faut s’attendre à de nouvelles candidatures, d’autres personnes se bousculant déjà et toujours devant le portillon.
Présidentielle 2013: le MPR investit Choguel Maïga
LE 22 septembre, 13/05/2013 12h33
La liste des candidats à la prochaine présidentielle continue de s’allonger. Après IBK, Soumaïla Cissé, Modibo Sidibé, Soumana Sako et Dramane Dembelé, voici la proclamation de candidature de Choguel Kokala Maïga du MPR. Son investiture a eu lieu samedi au CICB.
C’était à l’occasion de la rencontre de déclaration de candidature du MPR, en présence des membres d’honneur du parti, de ceux du Bureau exécutif central (BEC), des membres de comité de conciliation et d’arbitrage et de ceux du Conseil consultatif national, des responsables des organisations des jeunes, des femmes, des membres des Sections du District de Bamako et de Kati ainsi que des députés et des élus communaux de la capitale.
Les conclusions auxquelles ce beau monde est parvenu invitent le MPR à engager toutes ses forces et ses ressources aux côtés de Choguel Maïga, avant de donner instructions aux militants et aux structures de tout mettre en œuvre pour assurer au candidat désigné les «résultats électoraux les plus éclatants».
Cette investiture a eu lieu alors que l’intéressé est en mission à l’extérieur. Tout a été soigneusement préparé pour respecter le programme établi, décliné en trois phases: témoignages, discussions et lecture de la résolution portant désignation du candidat du MPR à l’élection présidentielle.
Dioncounda Traoré rend hommage aux soldats tchadiens de retour
AFP, 13/05/2013 09h40
Le président malien de transition Dioncounda Traoré, en visite au Tchad, est allé dimanche à la rencontre des soldats tchadiens de retour du Mali et a décoré le général Mahamat Idriss Déby Itno, fils du président tchadien, a constaté l’AFP.
Dans la localité de Massakory (140 km au nord-ouest de N’Djamena), le président malien a rencontré les soldats tchadiens ayant participé aux opérations lancées en début d’année pour chasser du nord du Mali les groupes islamistes armés.
« Ceux qui sont tombés sont des héros. Ils sont les martyrs du Mali, du Tchad et de l’Afrique toute entière », a dit le président malien, avant de se rendre à N’Djamena sur les tombes des 36 soldats tchadiens tués au Mali.
« Le Tchad a fait l’essentiel en libérant le nord Mali. Il n’a pas fait partir l’Islam mais il a défendu l’Islam contre ceux qui veulent le détruire », a ajouté Dioncounda Traoré.
Il a notamment décoré le général Mahamat Idriss Déby, commandant adjoint des forces armées tchadiennes en intervention au Mali (FATIM) et fils du président Idriss Déby.
Lundi, quelque 700 soldats et 400 véhicules blindés doivent faire leur retour triomphal dans N’Djamena, le Tchad ayant entamé un retrait progressif de ses quelque 2.000 soldats engagés au Mali.
A la mi-avril, le Premier ministre tchadien Dadnadji Djimrangar avait déclaré aux députés que le bilan des opérations au Mali était de 36 soldats morts et 74 blessés.
Décès du général nigérien Yaya Seyni Garba
AFP, 12/05/2013 17h01
Le commandant en second de la MISMA, Le Général nigérien, Yaya Seyni Garba, a été retrouvé mort sur son lit ce samedi matin 11 Mai 2013.
La déclaration a été faite par le Général de corps d’armée, Soumaïla Bakayoko, président du comité restreint des Chefs d’Etat-major de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) à l’ouverture d’une réunion de ce comité à Abidjan.
‘’Nous adressons nos condoléances les plus attristées au Niger et à l’ensemble des populations du Niger », a-t-il ajouté.
En cette circonstance triste, le général Soumaila Bakayoko dira : ‘’ Nous ne savons pas encore les raisons de cette mort qui nous attriste beaucoup ». Il soulignera également que la MISMA vient de perdre un officier général de grande valeur.
Il a conclu en présentant ses condoléances, au nom de la MISMA, les plus attristées au Niger et à l’ensemble des populations du Niger.
Dans les heures qui suivent, il y aura plus d’éclaircissement sur cette mort tragique du Général Nigérien, Yaya Seyni Garba.
Mali: révision de la loi électorale en cours
BBC, 12/05/2013 16h34
Le gouvernement malien a révisé la loi électorale pour l’adapter au contexte actuel en vue des élections prévu en juillet.
Les modifications concernent l’utilisation de la biométrie, la consécration de la carte nationale d’identification NINA comme unique document admis pour voter, entre autres.
Avec l’adoption des modifications proposées par le ministre en charge des élections, la question de la nature du fichier est définitivement tranchée.L’option d’un fichier électoral biométrique avec comme principales caractéristiques la photo, l’empreinte digitale et le numéro d’identification de l’électeur est retenue. A chaque électeur correspondra un numéro d’identification nationale NINA.
Ces innovations visent à renforcer la transparence et la crédibilité des opérations de vote. Le numéro d’identification figurera sur la carte NINA, le seul document qu’il faut désormais pour voter. La carte NINA remplacera la carte d’électeur et les documents d’identification comme la carte d’identité et le passeport qui étaient nécessaires pour avoir accès aux bureaux de vote.
Pour permettre aux milliers de réfugiés et de déplacés internes d’accomplir leur devoir civique, la procédure de transfert de l’électeur d’un lieu à un autre est allégé.Retour ligne automatique
Un cadre juridique favorisant la participation des réfugiés au vote est défini.
Autre innovation: les agents des Forces armées et de sécurité qui évoluent sur le théâtre des opérations peuvent voter par procuration au même titre que les membres de la commission électorale nationale indépendante CENI, les présidents et assesseurs de bureaux de vote, les mandataires de candidats et partis politiques et les délégués de partis politiques.
Coupe du monde : le Mali en stage à Saint-Brieu, du 28 mai au 2 juin prochains
APA, 11/05/2013 21h54
Le sélectionneur de l’équipe nationale du Mali a affirmé vendredi qu’il envisageait un stage de son équipe du 28 mai au 2 juin à Saint-Brieu, en France, pour préparer la phase « décisive » de l’avant dernier tour des éliminatoires de la Coupe du monde 2014.
Patrice Carteron se confiait à une publication de Saint-Brieu, commune française de Bretagne (nord-ouest de la France), dont il est originaire.
Il a précisé que le regroupement se fera à Thalasso de Pléneuf Val-André, sur les Côtes d’Armor, avec l’objectif de bien se préparer à ce mois de juin « décisif » pour la qualification au dernier tour de la Coupe du monde 2014.
Ce dernier tour qualificatif ne concernera que les seules dix équipes sorties en tête de leur groupe. Or, à mi-parcours dans le Groupe H, le Mali (6 points, +1) le concède à la différence de buts à l’Algérie (6 points, +5).
En juin, le Mali accueille les deux autres équipes du groupe, le Benin (4 points, -1) et le Rwanda (1 point, -5), avant de se déplacer en septembre pour son match de la dernière journée contre l’Algérie.
Mahamadou Issoufou : les otages français enlevés dans le nord du Niger "sont vivants"
AFP, 11/05/2013 21h51
Le président nigérien Mahamadou Issoufou a affirmé que les otages français enlevés en 2010 sur un site du groupe Areva dans le nord du Niger étaient toujours vivants, tout en reconnaissant ignorer le lieu de leur détention, dans un entretien à France 24 diffusé samedi.
"Jusqu'ici les informations que nous avons permettent de dire qu'ils sont en vie", a déclaré M. Issoufou, qui a rencontré vendredi à Paris le président français François Hollande."Mais où sont-ils ? Il est extrêmement difficile de le dire. Ils peuvent être au Mali, dans l'extrême nord, près de la frontière avec la Mauritanie. Ils peuvent être en Libye ou ailleurs mais on n'a pas d'informations précises sur le lieu où ils sont détenus", a-t-il ajouté.
"On n'a pas eu d'information contraire au fait qu'ils seraient vivants. Ils sont vivants", a-t-il insisté.
Daniel Larribe, Thierry Dole, Marc Féret et Pierre Legrand, quatre Français enlevés le 16 septembre 2010 sur le site du groupe nucléaire français Areva à Arlit (nord du Niger) par Al-Quaïda au Maghreb islamique (Aqmi) restent aux mains de leurs ravisseurs.
Plus de contact avec les ravisseurs
François Hollande a laissé entendre le 19 avril que la France n'avait pas de contacts avec leurs ravisseurs, pas plus qu'avec ceux de quatre autres otages français enlevés au Mali et au Nigeria et détenus au Sahel.
"Nous cherchons (des contacts) depuis des semaines, que dis-je, des mois", a-t-il déclaré, alors que la France est engagée militairement au Mali contre les groupes islamistes armés.
Les familles des quatre otages ont demandé que les recherches entreprises dans le nord du Mali par les troupes françaises cessent car elles représentent un risque terrible pour les otages, dans un communiqué publié le 1er mai."Nous attendons que l'État fasse preuve d'efficacité pour renouer les contacts et négocier avant qu'il ne soit trop tard", soulignaient les familles dans leur communiqué.
Le gouvernement sollicite le Burkina pour résoudre la situation à Kidal
Jeuneafrique.com, 11/05/2013 10h45
Le chef de la diplomatie malienne, Tiéman Coulibaly, a indiqué ce vendredi 10 mai avoir saisi le président burkinabè Blaise Compaoré, médiateur régional dans la crise au Mali, de la situation à Kidal (nord), ville aux mains de la rébellion touareg du MNLA.
"Nous avons parlé de Kidal et M. Compaoré s'est engagé à s'occuper de ce dossier", a dit M. Coulibaly devant la presse après l'entretien.
"Ceux qui sont conscients de leur responsabilité face à l'Histoire, qui ont accepté l'intégrité territoriale du Mali, la laïcité de notre République, qui renoncent à tout extrémisme religieux et qui savent que l'unité nationale est consacrée, à mon avis l'écouteront et viendront au dialogue pour que nous puissions travailler à construire une paix durable au Mali", a-t-il poursuivi.
Selon des sources sécuritaires régionales, l'armée malienne n'exclut plus cependant d'intervenir dans cette ville où sont aussi présentes des troupes françaises. Les forces tchadiennes, auparavant présentes à Kidal, sont désormais à Tessalit, une autre ville du Nord, selon l'état-major tchadien.
"Avant l'arrivée de la mission de stabilisation de l'ONU (devant remplacer la force africaine au Mali, ndlr), il est souhaitable que les choses deviennent normales à Kidal parce qu'il n'y aura pas de déploiement partiel. Le déploiement de cette mission se fera en même temps que l'administration malienne et l'armée malienne", a insisté le ministre malien des Affaires étrangères.
Ménaka: attentat suicide contre le camp des nigériens
Le Figaro, 10/05/2013 11h40
Un attentat-suicide a été commis ce vendredi matin 10 mai à l'aube contre un campement de l'armée nigérienne à Ménaka, dans le nord-est du Mali. Il n'y a pas eu de victime à l'exception du kamikaze.
"Vers 5h00 (locales et GMT) un kamikaze à bord d'une voiture a forcé l'entrée de notre camp militaire. Nous avons fait usage de nos armes et le kamikaze s'est fait exploser", a déclaré une source militaire nigérienne.
Les jihadistes liés à Al-Qaïda au Maghreb islamique qui ont occupé pendant plusieurs mois le nord du Mali en 2012, en ont été en grande partie chassés par une intervention militaire franco-africaine qui a débuté le 11 janvier et qui se poursuit actuellement.
Toutefois, des groupes "résiduels" parviennent à y mener de manière régulière des actions contre les armées malienne et étrangères présentes dans la région.
3,4 milliards de F CFA pour l’appui au processus électoral
L'essor, 10/05/2013 11h12
Après l’Union européenne et le Luxembourg, c’est le Royaume de Suède qui vient de réaffirmer son soutien au processus électoral à travers la signature d’une importante convention de financement.
Cette convention entérine le 3è financement des PTF pour le projet d’appui au processus électoral du Mali. Par cette entente, la Suède met à la disposition de notre pays 45 millions de couronnes suédoises soit plus de 3,45 milliards de Fcfa pour appuyer les autorités de la transition à mettre en œuvre la feuille de route et à poursuivre les progrès accomplis à cet égard afin de promouvoir une paix et une stabilité durable à travers l’organisation d’élections libres, transparentes, crédibles et apaisés.
Mali: situation humanitaire fragile
BBC Afrique, 10/05/2013 11h09
Sur plus de 400.000 réfugiés et déplacés internes, seuls 14.000 sont rentré chez eux, selon le bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU, OCHA.
La plupart de ceux qui sont encore dans leur milieu d’accueil évoquent des raisons sécuritaires et économiques, indique Aurélien Agbénonci, coordonnateur humanitaire des Nations unies au Mali.
La situation alimentaire est particulièrement préoccupante avec 1 ménage sur 5 trouvant difficilement de quoi se nourrir
Les attaques, la présence d’engins non-explosés, et d’autres actes de violences limitent l’acheminement de l’assistance humanitaire.
Au niveau sanitaire, une épidémie de rougeole est signalée dans la région de Gao et Kidal avec un 38 cas avérés.
Les centres de santé fonctionnels restent mal équipés, quand ils ne manquent pas de personnel soignant.Les travailleurs humanitaires disent craindre une épidémie de choléra pendant la saison des pluies.
Par ailleurs, on note que seulement 37% des élèves ont pu reprendre le chemin de l’école dans le régions de Gao et de Tombouctou. Aucune école n’est ouverte dans la région de Kidal.
Pour satisfaire tous ces besoins, les Nations unies on lancé un appel de fonds de 114 million de dollars, soit environ 57 milliard de francs CFA.
Seulement 28 % de financement est acquis, peut-on lire dans le communiqué de OCHA.
Disparus de Tombouctou: l'armée malienne pointée du doigt
Rfi.fr, 09/05/2013 18h52
L’affaire des commerçants arabes de Tombouctou enlevés le 14 février dernier se poursuit. Human Rights Watch assure pouvoir confirmer la disparition d’au moins cinq personnes : quatre Arabes et un Songhaï -qui aurait tenté à l’époque de s’interposer. Les témoins de ces enlèvements parlent de ravisseurs déguisés en militaires. L’armée a d’ailleurs mis des hommes aux arrêts depuis.
Six soldats ont depuis été arrêtés à Tombouctou et rappelés à Bamako. Ils sont soupçonnés d’être impliqués dans les disparitions et dans les possibles exécutions. « La procédure est en cours. Les conseils de discipline ont été convoqués, les soldats ont été entendus. La décision est en délibéré. Nous n’avons pas encore les conclusions », indique un responsable militaire.
Serval: 130 militaires du 48e RT en opération au Mali
Sud Ouest.fr, 09/05/2013 18h49
Depuis une semaine, 130 personnes liées au 48è régiment de transmissions basé à Agen ont débarqué au Mali. A leur tête, leur chef de corps le colonel Jean-René Couanau.
Au contraire de leur intervention en Afghanistan, le départ vers le Mali n’a pas fait l’objet d’annonce et ce pour des raisons évidentes de sécurité. La mission principale des 130 militaires du 48e RT d’Agen est l’appui au commandement et ce, au profit du commandement interarmées.
Le commandant de l’USAFRICOM est en visite au Mali
Journaldumali.com, 09/05/2013 18h14
Durant deux jours, le Général David M. Rodriguez aura des entretiens avec les commandants des forces françaises, européennes et ceux de la MISMA.
Cette visite permettra également à ces responsables militaires américains d’acquérir des connaissances de première main sur la situation actuelle au Mali, afin de mieux comprendre et évaluer l'efficacité du soutien américain à l'effort d'intervention, ainsi que les besoins et les défis à venir.
Le 29 Janvier dernier, les Etats-Unis ont annoncé leur intention de fournir jusqu'à 96 millions de dollars pour soutenir la MISMA pour les sept prochains mois. Ce montant comprend plus de 12 millions de dollars déjà dépensés pour fournir un appui logistique de base aux premiers contingents des troupes de la CEDEAO et le transport immédiat des troupes et équipements de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) à Bamako. Cet appui couvre également certains besoins immédiats d’approvisionnement et d'équipement des troupes de la MISMA déjà au Mali, tels que les cuisines de campagne, les rations alimentaires, l’eau et les casques.
Précisons que le Général Rodriguez est accompagné par le Contre-amiral Richard Landolt, Directeur des Operations Actuelles d'USAFRICOM et de son personnel.
Modification de certaines dispositions du code du travail.
Communiqué Conseil d, 09/05/2013 11h41
Sur présentation du ministre du Travail, de la Fonction Publique et des Relations avec les Institutions, le Conseil des Ministres a adopté un projet de loi portant modification de la loi du 23 septembre 1992 portant Code du travail en République du Mali.
Pour combler les insuffisances et lever les imprécisions, le projet de loi portant modification de la loi du 23 septembre 1992 portant Code du Travail en République du Mali introduit les innovations suivantes :
- la révision des conditions d’attribution de l’indemnité de licenciement ;
- l’institution de l’arbitrage volontaire ;
- le renforcement du droit au travail et à la formation ;
- la détermination des conditions d’exercice du droit de grève dans le secteur privé ;
- la définition du concept de discrimination ;
- la détermination de critères plus opérationnels en matière de représentativité syndicale.
Pour la mise en conformité avec les normes internationales du travail il introduit également :
- la clarification du concept de travail forcé ;
- la fixation de l’âge d’admission à l’emploi à 15 ans conformément aux normes internationales du travail ;
- l’institution du droit syndical en faveur du mineur âgé de plus de 15 ans.
L’UE offrira au Mali 9,825 milliards de FCFA pour l’organisation des élections
french.news.cn, 08/05/2013 13h08
Le chef de la délégation de l’Union européenne (UE) au Mali, Richard Zink, a annoncé mardi que l’UE va offrir 9,825 milliards de FCFA au Mali pour l’organisation des élections.
Le diplomate européen a affirmé que l’UE va aider le Mali dans le cadre de la réconciliation, du retour de l’administration dans les villes libérées et l’organisation des élections.
Les autorités maliennes envisagent d’organiser l’élection présidentielle en juillet prochain.
Pour M. Zink, il faudra que les élections présidentielles et législatives ne soient pas trop éloignées, mais plutôt dans une période raccourcie, « Notre souhait que ces élections soient régulières, transparentes et que chacun respecte le résultat parce qu’il a vu que c’est bien fait, bien organisé ».
Il a déclaré par ailleurs que l’UE entend mettre à la disposition de la Mission internationale de soutien au Mali (Misma) la somme de 32 milliards 750 millions de FCFA (65,5 millions USD).
Mali: le calme semble revenu à Ber, après les affrontements entre Arabes et Touaregs
RFI, 08/05/2013 13h04
Des militaires maliens sont toujours présents dans la ville de Ber, à 60 km au nord de Tombouctou. Une patrouille malienne et burkinabé était arrivée lundi 6 mai pour sécuriser la ville après les violences qui ont opposé les communautés arabes et touarègues, ces dernières semaines. Les militaires burkinabè se sont repliés dès lundi soir sur Tombouctou. Les soldats maliens, eux, sont toujours sur place.
Selon un représentant de l’armée malienne présent à Ber, joint par RFI ce mardi 7 mai, l’ambiance est calme à Ber. Les combattants arabes qui étaient entrés dimanche dans la ville sont tous repartis. « Il n’y a plus d’Arabes sur place, ni même de combattants armés », a affirmé le militaire. Seules les populations touarègues sont restées.
La veille, lundi 6 mai, les armées malienne et burkinabè avaient cependant procédé à des interpellations dans la communauté tamasheq. Au total, 23 personnes ont été arrêtées et sont retenues depuis dans les locaux de l’école de la ville. On les soupçonne d’être des déserteurs de l’armée malienne.
La gendarmerie de prévôté, chargée des enquêtes, est sur place à Ber et procède actuellement à des interrogatoires. Selon notre source militaire malienne, beaucoup de ces personnes devaient être relâchées dans la soirée de mardi.
De vieux contentieux ravivés par des pillages à la frontière algérienne
L’armée malienne devra également tenter de faire libérer le fils du marabout de Ber : al-Moustafa ag Mohamed a été enlevé il y a une quinzaine de jours par des hommes armés, des Arabes, qui revendiquent le versement d’une forte rançon. La famille se dit inquiète, car elle n’a plus aucune nouvelle du fils du marabout.
De vieux contentieux entre communautés arabe et touarègue existent à Ber et ont été ranimés par des pillages de familles arabes à In Khalil, à la frontière algérienne. Pillages attribués au MNLA.
Dioncounda rencontre une association touareg pour l'unité nationale
RFI, 08/05/2013 12h06
Le président de transition Dioncounda Traoré a reçu hier mardi 7 mai les représentants de la Plateforme des cadres et des leaders Kel Tamasheks, c’est-à-dire Touaregs, pour l’unité nationale du Mali. Cette organisation, lancée il y a moins d’un mois, prétend représenter les aspirations de la communauté touarègue, favorable à l’unité malienne.
Le premier objectif était de présenter au président malien de transition, Dioncounda Traoré, les buts de la Plateforme : lutter contre la stigmatisation des populations touarègues et soutenir l’unité du Mali. Mais surtout, il s’agissait de jouer la carte du volontarisme afin d’être impliqué dans le processus de réconciliation nationale.
« Nous lui avons dit aussi que nous sommes disponibles pour appuyer la « Commission dialogue et réconciliation » qui vient d'être installée dans notre plan d'action, indique Inhaye Ag Mohamed, premier vice-président de la Plateforme Kel Tamashek. Donc il est prévu l'organisation d'un séminaire national sur la réconciliation au Mali ».
Ont également été abordés le développement économique du nord du Mali, et le processus de décentralisation : « Il y a des besoins énormes en matière de services sociaux de base, souligne Inhaye Ag Mohamed. Le nord du Mali se caractérise quand même par l'immensité du territoire et la dureté des conditions climatiques. Et je pense que ce qu'il y a lieu de faire c'est de faire jouer la solidarité nationale et internationale pour permettre aux populations des régions du nord de connaître les bienfaits du développement tout comme au sud ».
La création d’un Haut conseil de l’Azawad à Kidal, prônant également le dialogue, l’intégrité territoriale du Mali et le pacifisme, n’aurait pas été abordée avec le président de transition. « Cela ne nous intéresse même pas, expliquent les cadres de la Plateforme, qui n’y voient qu’une « porte de sortie » pour les combattants du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA) ou du Mouvement islamique de l'Azawad (MIA).
Conférence des donateurs pour le développement du Mali, le 15 mai à Bruxelles
APA, 07/05/2013 22h19
Une conférence internationale de haut niveau pour le soutien et le développement du Mali, co-présidée par l’Union européenne (UE) et la France, sera organisée à Bruxelles le 15 mai 2013, a appris APA, mardi auprès de l’UE.
Cette conférence de donateurs à laquelle prendront part les présidents du Mali et de la France, vise à dégager des priorités d'action pour les Maliens et la communauté internationale, à fédérer et à coordonner l'appui au développement du Mali pour 2013-2014, selon la source.
La conférence internationale répond au constat partagé par les acteurs gouvernementaux et non gouvernementaux qu'il n'y aura pas de développement au Mali sans sécurité et pas de sécurité sans développement économique et social du pays.
La conférence vise à fédérer et coordonner l'appui de la communauté internationale au développement du Mali pour la période 2013-2014.
La présentation par les autorités maliennes des axes de développement prioritaires permettra d'aligner les programmes de soutien au développement du Mali élaborés et mis en œuvre par les acteurs nationaux et internationaux gouvernementaux et non-gouvernementaux engagés au Mali.
Cet évènement sera ouvert aux bailleurs bilatéraux et multilatéraux, Etats et institutions internationales.
Les délégations invitées recevront une version préliminaire du document stratégique malien, afin de pouvoir préparer leurs engagements et d'être en mesure de faire des annonces fermes au cours de la conférence.
Le gouvernement malien présentera un document stratégique 2013 / 2014, basé sur la stratégie actuelle de développement national pluriannuel (CSCRP 2012-2017), couvrant les dimensions politiques, économiques, sociales et environnementales.
Ce document s'inscrira dans le cadre de la mise en œuvre de la Feuille de route pour la transition.
Le Nord Mali est en proie depuis plus d'un an à une rébellion armée, motivant le déploiement de troupes françaises appuyées par des soldats africains de la communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cedeao) et du Tchad.
Une mission de stabilisation des Nations unies va prendre le relais de l'action décisive des opérations militaires internationales, en particulier de la France et de la Mission internationale de soutien au Mali sous conduite africaine (Misma). Des élections sont prévues au mali en juillet prochain.
Conférence de presse en prélude au 9 mai
Journaldumali.com, 07/05/2013 19h57
L'Union Européenne célèbre le 9 mai la journée de l'Europe, anniversaire de sa création. A l'occasion de cette journée, l'Ambassadeur de l'union Européenne au Mali a offert ce 07 mai un déjeuner de presse. une trentaine de journalistes de la presse nationale et internationale ont ainsi pu discuter avec Richard Zink et ses collègues ambassadeurs des pays européens des enjeux de l'heure pour la coopération entre le Mali et l'UE.
Ces défis ont pour nom les prochaines élections, la réconciliation nationale et le maintien voire l'augmentation du portefeuille de l'aide au Mali. Il a également été question de la conférence de haut niveau sur le Mali que l'UE organise avec ses partenaires, les voisins et les autorités du Mali sur la mobilisation de l'aide pour la reconstruction du pays.
Mali: un chef d'Aqmi appelle à attaquer les intérêts français dans le monde
lexpress.fr, 07/05/2013 14h18
Dénonçant "la croisade" de Paris au Mali dans un message ce mardi, un chef d'AQMI menace de nouveau la France et demande des attaques "partout dans le monde". François Hollande indique qu'il prend "au sérieux" ces menaces.
Un chef d'Al-Qaïda au Maghreb Islamique (Aqmi) appelle à attaquer les intérêts français "partout dans le monde", dans une vidéo mise en ligne ce mardi, où il dénonce "la croisade menée par la France contre les musulmans" dans l'opération militaire française au Mali. Une menace prise "au sérieux" par la France.
Abou Obeida Youssef Al-Annabi exhorte dans la vidéo "les musulmans dans le monde entier" à "attaquer les intérêts français partout, car ce sont des cibles légitimes".
Toujours sept Français otages en Afrique
Lancée dans l'urgence le 11 janvier, l'opération Serval au Mali a permis de démanteler les réseaux jihadistes dans le nord du pays, au prix de violents affrontements, notamment dans l'Adrar des Ifoghas, où les combattants d'Aqmi s'étaient retranchés. L'armée française poursuit actuellement ses opérations notamment contre de petits groupes de combattants islamistes dans la région de Gao.
Championnat national : le Djoliba sur le podium
L'essor, 07/05/2013 12h16
Larges vainqueurs 4-0 du Réal dans le match au sommet de la 22è journée, les Rouges se sont hissés à la 3è place du classement et ne comptent plus que quatre points de retard sur leur victime du jour qui occupe le deuxième rang.
A l’instar du Djoliba, l’AS Bakaridjan a également réalisé une bonne opération en dominant 1-0 le COB en deuxième heure. Cette courte victoire permet aux Ségouviens de grignoter quelques places et de s’éloigner de la zone rouge. Désormais, l’AS Bakaridjan affiche 27 unités au compteur. Dans les autres rencontres le Nianan a largement battu 3-1 la J.A, tandis que les Onze Créateurs sont allés battre 2-1 l’Office du Niger sport à Ségou.
Des soldats maliens et burkinabè à Ber
Rfi, 07/05/2013 11h33
Ber, à 60 km au nord de Tombouctou, est le théâtre d’affrontements entre Touaregs et Arabes, les deux communautés s’accusant mutuellement de pillages et d’agressions. Dimanche 5 mai, des combattants arabes étaient entrés dans la ville, pour en sortir le soir même. Lundi 6 mai, ce sont les militaires qui sont arrivés.
« Les soldats resteront jusqu’à nouvel ordre », explique le colonel Bationo, qui commande les forces burkinabè de la Misma à Tombouctou. Il confirme que des combattants arabes sont repartis, dimanche 5 mai, au volant d’un camion et de deux pickups volés, après avoir pillé des boutiques et des maisons.
Mali : premier coup de clap d’un film sur la citoyenneté
L'essor, 06/05/2013 17h53
Le premier coup de clap du film intitulé « Mon Pays » a été donné ce lundi 6 mai par le ministre de la Culture Bruno Maïga. Cette fiction de 16 minutes du réalisateur Ladji Diakité, se veut didactique et ludique. Le film tentera d’expliquer la citoyenneté en s’appuyant sur la symbolique de la devise du Mali : « Un peuple – Un but – Une foi ». Le tournage durera une semaine, et trois semaines seront nécessaires pour terminer le montage avant de le présenter au public.
Cheick Oumar Sissoko à la tête de la Fédération panafricaine des cinéastes
L'essor, 06/05/2013 17h39
Le réalisateur malien Cheick Oumar Sissoko a été élu secrétaire général de la Fédération panafricaine des cinéastes (FEPACI) par 24 voix contre 14 pour son adversaire sud-africain Rapitsé Montshom. Il remplace ainsi le Gabonais Charles Mensah, décédé avant la fin de son mandat en mars 2011.
L’élection s’est tenue à Johannesbourg hier dimanche 5 mai soir à l’issue du 9è Congrès de l’organisation des professionnels du cinéma africain. Ce congrès a également adopté un nouveau statut et règlement intérieur.
Ancien ministre de la Culture du Mali entre 2003 et 2007, Cheick Oumar Sissoko a réalisé de nombreux films dont « Guimba, le tyran » qui a obtenu l’Etalon du Yennenga, la récompense suprême au FESPACO de 1995.
Il est également le réalisateur de Nyamanton, en 1986 ; la Genèse en 1999, Fizan, en 1988, Sécheresse et exode rural en 1984.
90 migrants maliens expulsés à Montreuil
20minutes.fr, 06/05/2013 16h37
Ce lundi 6 mai, aux alentours de 6 h du matin, 90 migrants maliens issus du foyer Bara à Montreuil ont été expulsés d’un bâtiment vide appartenant au conseil général de Seine-Saint-Denis, au 61 rue Rapatel. Ces migrants qui occupaient cet endroit depuis le 30 avril 2013, vivaient dans des conditions difficiles et étaient notamment privés d’eau.
Selon des témoignages, ils ont été expulsés par la police de «manière violente». Les forces de l’ordre n'ont pas hésité à faire usage de gaz lacrymogènes. Deux personnes sont actuellement hospitalisées et quatre au commissariat. Entre 60 et 70 migrants sont depuis devant la mairie de Montreuil pour protester contre cette expulsion et demander un endroit pour vivre de façon décente.
Création d'un Haut conseil de l'Azawad, formé de Touareg, pour la paix
AFP, 05/05/2013 22h38
Le Haut conseil de l'Azawad, une nouvelle organisation regroupant des Touareg, une des principales communautés du nord du Mali, a été créé cette semaine par des élus et notables de cette région qui ne réclament pas son indépendance, a-t-on appris dimanche auprès de ses initiateurs.
Le Haut conseil de l'Azawad a été mis en place le 2 mai par des "chefs de fractions et des notables" touareg, à l'issue d'une Assemblée générale organisée dans la ville de Kidal (nord-est du Mali), a affirmé à l'AFP Mohamed Ag Intalla, son président.
Le Haut conseil se dit "conscient de l'impérieuse nécessité d'unir tous les fils de l'Azawad au sein d'un organe commun capable de porter les aspirations de leur lutte commune", indique dans un communiqué séparé transmis dimanche à l'AFP M. Ag Intalla, qui a été député de la localité de Kidal.
La nouvelle organisation "appuiera tous les efforts en vue de trouver par le dialogue une solution politique négociée à la crise que traverse l'Azawad", affirme-t-il.
L'Azawad, un vaste territoire dans le nord du Mali, est considérée comme le berceau des Touareg dont des représentants rebelles, membres du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA), réclament l'autonomie.
Le Haut conseil de l'Azawad (HCA) "est un mouvement pacifique qui ne réclame pas l'indépendance d'une partie du nord du Mali et est contre toute idée de partition (de cette région)".
"Nous sommes également contre le terrorisme. Nous voulons mettre ensemble tous les fils touareg du Nord et les autres frères pour faire la paix avec le Sud, avec tous les Maliens", a déclaré M. Ag Intalla.
Il dit avoir déjà pris un "premier contact" avec la Commission dialogue et réconciliation, créée début mars par le gouvernement malien, "pour manifester notre volonté d'aller à la paix pour tout le Mali".
Le président du Haut conseil invite "expressément" les deux principaux mouvements touareg de la région de Kidal, le mouvement islamiste de l'Azawad et le Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA), à "intégrer rapidement le HCA".
"Nous ne voulons plus de guerre", a dit M. Ag Intalla, considéré par les observateurs comme un modéré.
Le MNLA et le Mouvement islamiste de l'Azawad, une dissidence de Ansar Dine - un des groupes islamistes armés qui ont occupé le nord du Mali pendant plusieurs mois en 2012 avant d'en être chassés par une coalition internationale dirigée par la France - contrôlent la ville de Kidal et refusent toute présence de l'armée malienne.
Les troupes françaises et tchadiennes assurent la sécurité de la ville où l'armée malienne n'est toujours pas présente en dépit de la déroute islamiste.
Kidal est la capitale de la région du même nom, qui abrite le massif des Ifoghas où se sont retranchés des combattants islamistes armés traqués par la coalition internationale dirigée par la France.
Le MNLA avait été à l'origine d'une offensive lancée en janvier 2012 avec des islamistes armés dans le nord du Mali qui avait abouti à l'occupation totale de cette région par les jihadistes.
En début d'année, la rébellion touareg est réapparue à Kidal à la faveur de l'intervention de l'armée française lancée le 11 janvier.
Election présidentielle: le FDR exhorte les autorités maliennes à redoubler d'efforts pour tenir les délais de juillet
Xinhua, 05/05/2013 13h01
Le front uni pour la sauvegarde de la démocratie et la république (FDR), le front de refus au coup d' Etat militaire du 22 mars 2012 au Mali, exhorte le président de la République par intérim Dioncounda Traoré et le gouvernement à redoubler d'efforts pour tenir les délais de l'élection présidentielle prévue en juillet, indique son communiqué.
Le FDR dit "prendre acte de la détermination du gouvernement de transition à organiser l'élection présidentielle au mois de juillet" et "exhorte le président de la République et le gouvernement à redoubler d'efforts pour tenir les délais, malgré les difficultés qui ne manqueront pas", selon un communiqué signé par le premier vice- président du FDR, Ibrahima N' Diaye..
"Tenir les élections en juillet, c'est contribuer à la stabilisation de la situation, donc au retour de la paix, des réfugiés et des déplacés internes dans leurs foyers", souligne le FDR.
Celui-ci ajoute que "le contraire reviendrait à tomber dans le piège des groupes armés qui veulent prendre en otage la Nation et le processus électoral".
Le FDR "encourage" le Gouvernement, en relation avec les forces internationales, à "prendre les mesures appropriées pour sécuriser la campagne électorale et le vote sur toute l' étendue du territoire national, particulièrement dans les régions du Nord".
"Des mesures particulièrement doivent être prises pour assurer le vote des déplacés internes, de même que celui des réfugiés en relation avec les pays d'accueil et les agences compétentes de l'ONU", précise le front anti-putsch et "invite le Gouvernement à prendre les mesures appropriées pour une certification internationale des élections de 2013".
Selon le FDR, toutes ces questions "doivent faire l' objet d'un dialogue politique permanent entre le Gouvernement et la classe politique de manière à s'assurer d' un consensus suffisant sur les conditions générales de l' organisation du scrutin". Ce, "conformément aux dispositions de la loi électorale, afin que les résultats de l' élection présidentielle de juillet 2013 (organisées dans des circonstances exceptionnelles) soient acceptés et validés par tous les acteurs politiques, et par la communauté internationale", selon le communiqué.
Attentat suicide près de Gao : 7 morts dont 2 soldats maliens
AFP, 05/05/2013 04h07
Cinq jihadistes se sont fait exploser samedi près de Gao, dans le nord-est du Mali, près d'une patrouille de l'armée malienne dont deux soldats ont également été tués.
"Une patrouille militaire malienne était dans la localité de Hamakouladji (40 km au nord de Gao) ce samedi. Des jihadistes se sont faits exploser à leur passage. Deux militaires maliens ont été tués sur le coup. Cinq jihadistes sont également morts", a déclaré à l'AFP une source militaire malienne contactée à Gao. "Nous avons renforcé la sécurité dans la zone", a affirmé la même source, selon laquelle les deux militaires maliens seront enterrés dimanche.
L'attentat suicide a été attribué au Mouvement pour l'unicité du jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao). Ce groupe allié à Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) contrôlait la ville de Gao avant qu'elle ne soit reprise le 26 janvier par les troupes franco-africaines de l'opération Serval.
Les jihadistes ont été ensuite chassés des principales villes du nord du Mali qu'ils avaient occupées pendant plusieurs mois en 2012. Gao, la plus grande ville du nord du Mali, est située à 1200 km de Bamako, la capitale.
Résolutions de la 20ème Journée Mondiale de La Presse du Mali
Les associations pro, 04/05/2013 14h43
Les associations professionnelles et patronale de la presse malienne ont pris des Résolutions lors de la 20ème JMLP du Mali tenue au CICB le vendredi 03 Mai 2013.
Nous associations professionnelles et patronales de la presse malienne (GROUPE, ASSEP, URTEL), de concert avec la Maison de la Presse, l’AMAP et l’ORTM, regroupées à l’occasion de la 20ème journée internationale de la liberté de presse, au Centre international de conférences de Bamako (CICB) sur le thème international « parler sans crainte : assurer la liberté d’expression dans tous les médias » décliné au plan national en « Sécurité des journalistes et des professionnels des médias et Entreprenariat de presse face aux défis nationaux : Quelle presse après la crise ? »,
-Vu les atteintes et violations graves et répétées à la liberté de la presse dans notre pays depuis le 22 Mars 2012 ;
-Vu les chantages, harcèlements, agressions, enlèvements, passages à tabac, tortures… et emprisonnements arbitraires dont les professionnels des médias ont fait l’objet ;
-Vu le besoin impératif de protection et de sécurisation des professionnels dans l’exercice de leur fonction ;
-Vu l’obligation d’assurer l’effectivité de la garantie constitutionnelle de la liberté de la Presse ;
-Considérant la double crise sécuritaire et institutionnelle que vit notre pays;
-Considérant la situation particulière de guerre que vit notre pays ;
-Considérant la nécessité d’une synergie et d’une convergence entre tous les fils du pays pour relever les défis qui se posent à notre pays ;
-Considérant le rôle et place capitale des professionnels des médias dans le processus en cours de dialogue et de réconciliation ainsi que dans le processus électoral ;
-Considérant l’impact de la double crise sécuritaire et institutionnelle sur les entreprises de médias, tant publiques que privées
-Considérant le plaidoyer des Associations professionnelles et patronales pour l’urgence d’une aide et d’un accompagnement des pouvoirs publics afin de permettre aux medias d’accomplir leur mission de service public d’information des populations ;
-Prenant acte du discours fédérateur et prospectif du ministre de la communication porte parole du gouvernement,
-Au regard des débats riches, nourris et féconds au cours des panels animés par les professionnels des medias et les acteurs de la société civile,
Demandons et exigeons:
- L’adoption par le gouvernement et l’Assemblée nationale des textes régissant la presse ayant fait déjà l’objet d’une relecture consensuelle entre les principaux acteurs des médias et du département,
- La revalorisation de l’aide à la Presse par une indexation au budget d’Etat,
- L’adoption du décret d’application pour rendre effective l’aide indirecte exigée par la loi portant régime de presse et délit de presse,
- L’adoption de la loi d’accès à l’information qui a également fait l’objet de relecture consensuelle,
- L’association et l’implication des médias dans les grandes reformes sociales et institutionnelles, commissions ou comités en cours ou a entreprendre dans notre pays ;
Engageons la les professionnels des medias à :
- soutenir le processus de paix et de réconciliation nationale,
- accompagner le processus électoral en cours
- observer rigoureusement les principes éthiques et déontologiques régissant la profession
- Elaborer une convention collective régissant la profession.
Bamako, le 03 mai 2013
Guinée : au moins 2 morts par balles dans de nouvelles violences à Conakry
AFP, 04/05/2013 13h00
Au moins deux personnes ont été tuées par balles vendredi à Conakry dans de nouveaux heurts entre des opposants et les forces de l'ordre, a-t-on appris de sources concordantes.
"Trois de nos militants ont été tués par balles vendredi à Conakry", a affirmé à l'AFP Cellou Dalein Diallo, un responsable de l'opposition, tandis qu'une source hospitalière a fait état de "deux corps de jeunes gens, tués par arme à feu, déposés" dans un hôpital de la capitale.
Deux des victimes sont des élèves âgés respectivement de 18 et 12 ans, a indiqué Cellou Dalein Diallo qui a dit s'être rendu "à la morgue de l'hôpital de Donka", à Conakry, "pour constater les décès".
La troisième victime annoncée par l'opposant guinéen n'a pas selon lui été identifiée. Son corps repose au centre médical "Mère et enfants" de Conakry, a-t-il précisé.
"Je confirme que deux corps de jeunes gens ont été déposés cet après-midi à la morgue de l'hôpital Donka, tués par arme à feu", a déclaré à l'AFP une source hospitalière qui s'est exprimée sous le sceau de l'anonymat.
Un parent d'une des victimes, qui s'est présenté à l'AFP comme un témoin de l'incident, a indiqué que "deux jeunes gens tués l'ont été par des soldats à moto dans le quartier de Bambéto", dans la banlieue de Conakry.
L'incident est survenu lors de heurts spontanés vendredi à Conakry entre des opposants et les forces de l'ordre après plusieurs manifestations ces derniers jours d'opposants protestant contre un décret fixant au 30 juin la date des élections législatives, qui ont dégénéré en violences meurtrières.
L'opposition n'avait pas prévu de manifestation vendredi.
Mort d'un policier
Les heurts de vendredi ont eu lieu dans plusieurs quartiers de Conakry entre de jeunes opposants et les forces de l'ordre, faisant au moins huit blessés légers, avaient auparavant indiqué à l'AFP des sources hospitalières et policières.
Le nouvel incident meurtrier de vendredi survient après l'annonce par le porte-parole de la gendarmerie nationale, Mamadou Alpha Barry, de la mort d'un policier grièvement blessé jeudi lors d'une violente manifestation d'opposants à Conakry.
Ce policier faisait partie des cinq membres des forces de l'ordre et de sécurité blessés lors de cette marche d'opposants. L'un d'eux avait été "poignardé", selon le gouvernement.
Au moins 21 personnes ont été blessées pendant la manifestation et sa dispersion par les forces de l'ordre, selon le gouvernement, l'opposition parlant de "dizaines" de blessés.
Le 29 avril, le Conseil de sécurité de l'ONU s'est déclaré "inquiet de l'instabilité" en Guinée et avait appelé au calme pouvoir et opposition.
Opération Serval : le désengagement de la force française se poursuit
mali-cikan.fr, 03/05/2013 11h53
Conformément aux décisions du Président français François Hollande, le désengagement et l’adaptation du format de la force se poursuit avec cette semaine le désengagement complet du GTIA 3 et la réduction du groupement aéromobile avec le départ de six hélicoptères. Parallèlement, les opérations de sécurisation se poursuivent dans le pays.
Aujourd’hui, un peu moins de 3850 soldats français restent engagés au Mali.
« La situation alimentaire est en amélioration au nord Mali »
Communiqué du Consei, 03/05/2013 11h45
La situation alimentaire dans le centre et le Sud du pays se caractérise par un niveau satisfaisant des réserves alimentaires familiales et un approvisionnement correct des marchés en céréales.
Elle est aussi en amélioration dans le Nord du pays suite à la libération et la pacification progressive des zones occupées favorisant une reprise des échanges avec le Sud du pays et le Niger.
En perspective, la situation alimentaire restera normale dans le centre et le Sud grâce à la disponibilité des réserves familiales, à un bon état d’approvisionnement en céréales sur les marchés et une évolution saisonnière de prix dans une fourchette acceptable.
Concernant l’évolution des prix des produits agricoles, la période d’observation du 18 au 24 avril 2013 se caractérise par une stabilité globale des prix sur les marchés céréaliers.
Cependant, on relève quelques fluctuations sur les marchés de production où le mil affiche une hausse de prix. Parallèlement, on a relevé une baisse de prix du riz gambiaka à Bamako.
Adama Kamissoko nommé gouverneur de Kidal
Koulouba, 02/05/2013 19h43
La Région de Kidal a un nouveau Gouverneur. Il se nomme Colonel Adama KAMISSOKO. La décision a été prise ce jeudi 02 mai 2013 en Conseil des Ministres.
Le contingent ivoirien arrive
Lefigaro.fr, 02/05/2013 19h16
Les premiers soldats ivoiriens devant intégrer la Force internationale de soutien au Mali (Misma) ont quitté aujourd'hui Abidjan à destination de Bamako après plusieurs mois de préparation. Ce contingent comprend 103 éléments, sur les 235 du bataillon logistique que la Côte d'Ivoire va fournir à la Misma.
Lors d'une cérémonie à l'état-major, le chef de l'armée ivoirienne, le général Soumaïla Bakayoko, a reconnu que ce bataillon "s'est construit lentement" depuis fin janvier en vue d'accomplir une "mission difficile". "La situation sécuritaire n'est pas totalement stabilisée" au Mali, a-t-il souligné, appelant ses troupes à la "vigilance" et au "courage".
Le contingent ivoirien, qui va rallier le Mali par la route, doit atteindre Bamako dimanche. Le bataillon logistique a reçu une formation de l'armée française à Abidjan et a également bénéficié d'un appui de l'ONU et des Etats-Unis. Des exercices militaires franco-ivoiriens s'étaient déroulés au nord d'Abidjan début avril.
La Misma compte quelque 4300 soldats de pays de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao), auxquels s'ajoutent 2000 soldats tchadiens. Elle doit être incorporée dans la force de maintien de la paix de 12.600 Casques bleus créée fin avril par une résolution de l'ONU.
Mali : bataille dans les coulisses de l'ONU pour la Minusma
Jeuneafrique.com, 02/05/2013 16h31
Après la création par le Conseil de sécurité de l'ONU, le 25 avril, de la Mission intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (Minusma), la bataille est lancée pour le poste stratégique, à pourvoir avant le 1er juillet, de commandant militaire de la force de 12 600 Casques bleus qui doivent être déployés sur place.
Au nom des sacrifices consentis pendant la bataille des Ifoghas - 36 morts au combat -, le Tchad revendique le poste pour l'un de ses généraux. S'il n'obtient pas satisfaction, il pourrait renoncer à participer à la Minusma. À New York, Ban Ki-moon, le secrétaire général, hésite. Mais la France soutient fermement la candidature tchadienne.
L'Assemblée nationale saisie sur la levée de l'immunité des députés Tall, Berthé et Gassama
Journaldumali.com, 02/05/2013 01h04
L'Assemblée nationale a été saisie par la justice pour la levée de l'immunité parlementaire de trois députés.
Il s'agit de Maître Mountaga Tall (CNID), à qui il est reproché l'extorsion présumée de plus de 400 millions F CFA à l'homme d'affaires Babani Sissoko, dont il était l'avocat dans le cadre de la vente de l'hôtel Marietou Palace. Quant à Moussa Berthé, élu URD à Sikasso, il lui est reproché d'avoir touché plus de soixante millions de F CFA contre des promesses de recrutement dans la Fonction Publique. Enfin, Mahamadou Hawa Gassama, député URD, serait notamment poursuivi pour tentative d'assassinat sur la personne de Madame Conté, maire de la commune I de Bamako.
Les députés doivent voter dans les prochains jours la levée éventuelle de l'immunité de leurs 3 collègues.
Assemblée nationale: libération de Kidal et tenue de l'élection en débat
Journal du Mali, 30/04/2013 23h56
L'Assemblée Nationale a adopté à l'unanimité ce mardi soir une résolution. La mise en oeuvre de la feuille de route était au centre du débat.
Certains membres du gouvernement étaient face aux élus. Ils ont été interpellés par les députés. Un débat franc sur la mise en oeuvre de la feuille de route de transition a été mené.
La libération de Kidal et la tenue des élections en juillet ont été les deux sujets clés discutés.
Les députés sont sceptiques notamments sur le fichier électoral et la paticipation des réfugiés ainsi que les électeurs de Kidal.
Selon le gouvernement le fichier sera disponible dans les délais requis. Il assure également que la distribution des cartes d'électeurs (carte Nina) aura lieu au mois de mai.
Les membres de l'Assemblée nationale ont aussi déploré le nombre insuffisants de cartes d'identité nationales à l'approche des élections.
Pascal Canfin refuse d'embarquer dans un avion transportant un Malien expulsé
AFP, 30/04/2013 21h26
PARIS (AFP) - Le ministre délégué au Développement Pascal Canfin a décidé "en conscience" de ne pas embarquer vendredi dans un avion partant pour le Mali où il aurait dû participer à une réunion sur le développement, en raison de la présence d'un Malien frappé d'expulsion.
C'était une décision du ministre "prise en conscience", a dit mardi son entourage à l'AFP, renvoyant aux propos de Pascal Canfin à l'hebdomadaire satirique Le Canard Enchaîné qui a révélé l'affaire, et ajoutant qu'il "ne souhaitait pas commenter davantage".
Au Canard Enchaîné, Pascal Canfin avait effectivement dit avoir agi "en conscience", ajoutant que "c'était une décision personnelle".
"Pas de commentaire", a réagi mardi Philippe Lalliot, porte-parole du Quai d'Orsay, interrogé à ce sujet, lors d'un point-presse. M. Lalliot a seulement confirmé que le ministre n'avait pas pris place dans l'avion qui devait le conduire à Bamako. Il devait y participer jeudi et vendredi à une réunion préparatoire à la conférence internationale des donateurs pour le développement du Mali, co-organisée par la France et l'Union européenne le 15 mai à Bruxelles.
Selon le Canard Enchaîné, au moment d'embarquer dans un avion d'une ligne régulière, le ministre écologiste a appris qu'un passager malien, encadré par deux policiers, faisait l'objet d'une mesure de reconduite à la frontière. Il a chargé un collaborateur de prendre contact avec le cabinet du ministre de l'Intérieur Manuel Valls. Ce dernier n'ayant pas accédé à la demande de son collègue du gouvernement de suspendre l'expulsion, Pascal Canfin a finalement décidé de ne pas embarquer, a rapporté le journal satirique.
Une source au ministère de l'Intérieur, contactée par l'AFP, a confirmé l'histoire, telle que décrite dans l'article du journal, et notamment le fait que le Malien expulsé avait purgé une peine de prison.
Mali: la procédure contre un journaliste déclarée "nulle" par un tribunal
AFP, 30/04/2013 16h33
BAMAKO, 30 avr 2013 (AFP) - La procédure engagée au Mali contre un journaliste emprisonné pendant près d'un mois pour avoir publié une lettre de soldats en colère a été déclarée "nulle" mardi par un tribunal de Bamako et toutes les poursuites à son encontre sont donc levées, a constaté un journaliste de l'AFP.
Le tribunal de première instance saisi du dossier à Bamako "déclare nulle sur la forme la procédure engagée contre Boukary Daou", journaliste et directeur de publication du quotidien Le Républicain.
Selon l'un des avocats du journaliste, Amidou Diabaté, le tribunal "a estimé que la procédure engagée contre (son) client est nulle. Donc, pas de procès, pas de condamnation, mon client est libre", a-t-il dit.
"Je suis fier de la justice malienne, elle a résisté aux pressions, elle a dit le droit. Le dossier est clos et Daou est définitivement libre", a-t-il ajouté.
Boukary Daou s'est déclaré, lui, "très ému". "Je remercie l'ensemble de la presse pour son soutien. Je remercie mes avocats. C'est une victoire pour la liberté de la presse au Mali", a-t-il dit.
Lors du procès le 16 avril, les avocats de M. Daou avaient demandé l'annulation des poursuites à son encontre, arguant que la procédure sur les délits de presse n'avait pas été convenablement appliquée dans ce dossier.
Boukary Daou avait été arrêté le 6 mars à Bamako par les services de renseignement, puis inculpé le 18 mars de "publication de fausses nouvelles" et "incitation à la désobéissance". Il avait été remis en liberté provisoire le 2 avril.
Son arrestation faisait suite à la publication d'une lettre ouverte au président malien par intérim Dioncounda Traoré, dans laquelle des "soldats au front" dans le nord du Mali, "révoltés par les avantages accordés" au capitaine Amadou Haya Sanogo, auteur d'un coup d'Etat en mars 2012, aujourd'hui à la tête d'un comité chargé de réformer l'armée, menaçaient de déserter.
Le putsch du 22 mars 2012 avait renversé le régime du président Amadou Toumani Touré et précipité la chute du nord du pays aux mains d'islamistes armés liés à Al-Qaïda, qu'une intervention franco-africaine lancée en janvier a en partie chassés des principales villes de la région.
Après l'arrestation de Boukary Daou, les journalistes de la presse privée malienne avaient déclenché une opération "journées presse morte" de plusieurs jours, suivie d'un boycottage des activités du gouvernement.
Le journaliste Boukary Daou acquitté ce mardi
Journal du Mali, 30/04/2013 15h34
Boukary Daou a été acquitté ce mardi 30 avril 2013. L'audience a eu lieu au tribunal de la commune IV de Bamako.
Le juge a déclaré au tribunal la nullité de la procédure.
Le budget 2013 de l'Etat malien est fixé
Communiqué du consei, 30/04/2013 15h25
Le budget d’Etat 2013 rectifié est arrêté comme suit :
- en recettes à 1 433 milliards 036 millions de francs CFA contre 1 007 milliards 080 millions de francs CFA prévus dans la loi de Finances initiale, soit une progression de 42,30 %
- en dépenses à 1 464 milliards 596 millions de francs CFA contre 1 057 milliards 257 millions de francs CFA dans le budget initial, soit un taux de progression de 38,53 %
Le budget rectifié dégage un déficit prévisionnel de 31milliards 560 millions de
Francs CFA contre 50 milliards 177 millions de francs CFA dans le budget initial. Ce déficit sera financé par les ressources provenant des aides budgétaires extérieures.
Le budget d’Etat 2013 a été élaboré sur une base prudente compte tenu de la crise sécuritaire et politique que notre pays a connue depuis 2012 et qui a eu comme conséquences, la contraction de l’activité économique et la suspension de l’aide au développement des principaux partenaires techniques et financiers.
Cette prudence a consisté à inscrire dans le budget 2013, les dépenses en tenant compte des ressources mobilisables.
Avec la reprise de la coopération financière internationale, suite à l’adoption de la Feuille de route du Gouvernement de Transition en janvier 2013 par l’Assemblée nationale, il est apparu nécessaire de rectifier le budget initial 2013 en vue de prendre en charge toutes les ressources nouvelles.
Hommage de Le Drian au 6e soldat mort au Mali
AFP, 30/04/2013 11h22
Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a rendu hommage mardi à Aubagne (Bouches-du-Rhône) au 6e soldat français mort au Mali, lors de la célébration du 150e anniversaire de la bataille de Camerone, événement fondateur de la Légion étrangère.
"En célébrant Camerone, nous rendons hommage à ceux qui sont tombés cette année au service de la France. En cet instant, je pense à nos soldats qui ont trouvé la mort au Mali. (...). Je pense aussi au Caporal Stéphane Duval, tombé hier (lundi, ndlr) dans l'extrême nord du Mali", a déclaré M. Le Drian pendant son "ordre du jour".
Il est le 6ème militaire tué sur ce terrain depuis le début de l'intervention française dans ce pays le 11 janvier. Deux autres soldats ont été grièvement blessés dans la même explosion.
"Aujourd'hui au Mali, comme jadis au Mexique, hier en Afghanistan, demain ailleurs encore, je veux dire que ce sont ces soldats, nos soldats, qui à travers le monde font la fierté de la France", a poursuivi le ministre de la Défense.
Il devait peu après inaugurer le nouveau musée de la Légion, entièrement rénové.
Mali : Stéphane Duval, un sixième soldat français tué
AFP, 29/04/2013 22h47
L'Elysée a annoncé lundi soir la mort d'un soldat français des forces spéciales, du 1er régiment de parachutistes d'infanterie de marine de Bayonne, tué lundi après-midi dans l'extrême nord du Mali. Il s'agit du sixième soldat tué au Mali depuis le début de l'intervention française dans ce pays le 11 janvier.
Le caporal-chef Stéphane Duval avait 32 ans. Il a trouvé la mort entre Tin Zaouaten et Boughessa, deux localités très proches de la frontière avec l'Algérie, lorsque le véhicule léger dans lequel il circulait a sauté sur un engin explosif. Deux autres soldats «grièvement blessés» étaient à ses côtés. Ils ont été évacués immédiatement par hélicoptère vers Tessalit. «Aucun terroriste n'a été détecté sur la zone» après l'explosion, a précisé le porte-parole de l'état-major des armées, le colonel Thierry Burkhard.
Mauvais quart d'heure pour Modibo Sidibé à Montreuil
Jorunaldumali.com, 29/04/2013 13h05
Le candidat à la présidentielle de juillet 2013,l’ex-premier ministre,Modibo Sidibé est en France pour une tournée de précampagne.C’est dans ce cadre qu’il a tenu à rencontrer la communauté malienne en France. Il s’est donc rendu au foyer rue Bara à Montreuil dans le 93 pour rencontrer la plus importante communauté malienne de France.
Des maliens mécontents,en grande partie des sans papiers, ont essayé de barrer lui barrer la route au moment de sortir du foyer et certains en ont profité pour jeter des chaussures et autres tasses de thé.
A l’heure actuelle,il vient de quitter le foyer avec son convoi de 3 voitures.
Un jihadiste français tué au Mali en mars
Metro France, 29/04/2013 11h13
Selon un rapport de la police malienne, un Franco-Malien âgé de 24 ans a trouvé la mort, le 20 mars à Tombouctou, dans un attentat kamikaze commis par le groupe islamiste dont il était membre. Dans ce rapport, figure sa photo prise par un habitant de Tombouctou et authentifiée par les services de sécurité du pays : l'image d'un homme à la peau noire, avec une fine moustache et une petite barbe, gisant au sol, sur le dos. Il est vêtu d'une tunique de couleur marron sur laquelle sont visibles plusieurs impacts de balles. Son identité n'a pour le moment pas été révélée mais le document indique que la famille du jeune homme "a largement contribué à son identification".
La police malienne a également annoncé avoir arrêté sept personnes et démantelé une cellule du Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao), une organisation qui avait occupé, en 2012, les principales villes du Nord-Mali, y appliquant la charia. "Les tentatives d'infiltration vers le sud du Mali vont probablement se multiplier. (...)
La cellule du Mujao démantelée devait notamment commettre des attentats à Bamako", indique le document.
Une cellule d’un groupe jihadiste démantelée à Bamako
AFP, 28/04/2013 18h52
BAMAKO – Une cellule du Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao), un des groupes islamistes présents dans le nord du Mali depuis 2012, a été démantelée à Bamako par les services de sécurité, qui ont arrêté sept personnes, a appris l’AFP dimanche de source policière.
Depuis le début de cette semaine, nous avons les preuves formelles. Les sept personnes interpellées le mois dernier dans des quartiers populaires de Bamako formaient la première cellule du Mujao à Bamako, a déclaré à l’AFP cette source policière malienne.
Pour arriver à ce résultat, nous avons travaillé étroitement avec la Sécurité d’Etat (SE, services du renseignement) du Mali, dont le rôle a été déterminant dans le démantèlement de cette cellule. (…) Les enquêtes se poursuivent, a-t-elle ajouté.
Aucun détail n’a pu être obtenu sur les dates des interpellations et les lieux de détention des sept personnes.
Les arrestations sont toutefois évoquées dans un rapport confidentiel qu’un journaliste de l’AFP à Bamako a pu consulter dimanche.
D’après ce document, ces arrestations ont conduit au démantèlement de la cellule naissante du Mujao à Bamako. Les individus appréhendés sont tous de nationalité malienne. (…) Ils sont âgés de 16 à 57 ans. Ils ont été formés militairement et idéologiquement dans le nord du Mali par les islamistes.
Les tentatives d’infiltration vers le sud du Mali vont probablement se multiplier. (…) La cellule du Mujao démantelée devait notamment commettre des attentats à Bamako, indique le document.
Le Mujao et d’autres groupes jihadistes armés, dont Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), ont occupé pendant plusieurs mois en 2012 les principales villes du nord du Mali, y commettant exactions et destructions de mausolées au nom de la charia (loi islamique).
Depuis janvier, une opération militaire de troupes françaises et africaines a permis de déloger les combattants islamistes des grands centres de ces régions, notamment Tombouctou (nord-ouest) et Gao (nord-est). Mais des jihadistes armés restent actifs dans certaines zones et ils ont quelques fois réussi à s’infiltrer dans des villes libérées pour y mener des attentats suicides.
Ce fut notamment le cas à Tombouctou en mars dernier: cette cité historique à plus de 900 km Bamako a connu le premier attentat suicide de son histoire le 20 mars, et a enregistré le 31 mars une attaque similaire suivie d’une infiltration d’islamistes armés et d’affrontements meurtriers avec des forces maliennes aidées par des Français.
D’après le même rapport confidentiel consulté dimanche par l’AFP, l’enquête ouverte au Mali sur l’attentat suicide du 20 mars à Tombouctou vient d’être bouclée et révèle qu’un Franco-Malien figurait parmi les jihadistes tués dans cette ville.
Les preuves formelles confirment que le dénommé Moussa Thiam alias Abou Hafs, jihadiste tué le 20 mars à Tombouctou, est un Franco-Malien de 24 ans, indique le document, précisant que la famille du jeune homme a largement contribué à son arrestation.
Dans le rapport, on voit notamment une photo de l’homme, à la peau noire, vêtu d’habits de couleur marron. Sa poitrine et un de ses bras sont criblés de balles.
Le COREN entend renforcer le rôle du Mali dans la lutte contre les menaces transnationales de tous genres
Xinhua, 28/04/2013 13h49
Les solutions qui seront retenues à l'issue du forum national sur la gestion de la crise du nord du Mali, organisé par le collectif des ressortissants du nord (COREN), seront de nature à renforcer le rôle du Mali dans la lutte contre les menaces transnationales de tous genres, a déclaré samedi l'ancien premier ministre malien, Ousmane Issoufi Maïga, président d'honneur du COREN.
Selon M. Maïga, ce forum vise à évoquer le grave et brulant problème de la sécurité et de la paix sur l'étendue du territoire national et plus particulièrement dans les régions du nord du pays.
Ce forum "constitue un acte majeur pour jeter les bases d'une compréhension réciproque de ce qui nous arrive, pas aux seuls ressortissants du nord. Il se veut un cadre d'intenses échanges pour examiner les tensions sociétales suscitées ou aggravées par la crise dans les régions du nord Mali", a-t-il dit.
Celui-ci a ajouté que le COREN veut faire de ce forum une "occasion d'analyses prospectives qui permettront à l'avenir de bien définir et asseoir la fonctionnalité du binôme sécurité et développement pour une solution définitive des rebellions récurrentes dans le nord du pays".
Durant deux jours, 6 panels "seront animés par d'éminent experts sur tous les aspects de la crise du nord", a indiqué Ousmane Issoufi Maïga tout en rassurant qu'"aucune question ne sera éludée, toutes les interrogations seront permises".
Lors de ce forum, "il sera question des problèmes auxquels notre pays, le Mali, est confronté depuis des décennies, à savoir la gouvernance sociopolitique, la dégradation de la citoyenneté, la convoitise dont fait l'objet des régions nord du Mali en raison de leurs intérêts géostratégiques sur les plans des ressources naturelles, minières et de communication aérienne", a-t-il laissé entendre également.
Le président d'honneur du COREN a précisé : "Les réponses que le forum retiendra seront celles qui oeuvreront au mieux à asseoir la souveraineté nationale sur l'ensemble du territoire national, renforcer la gouvernance à la citoyenneté dans un contexte de diversité ethnoculturel et bâtir une république laïque et démocratique."
"Les solutions à retenir seront également faites de nature à renforcer le rôle du Mali dans la lutte contre les menaces transnationales de tous genres en minimisant sinon en éradiquant les conditions de différences", a-t-il ajouté.
Pour ce faire, selon lui, "il faut que justice soit faite et que l'impunité et la prime à la rébellion (donner des hauts grades à des anciens rebelles, les placer dans la haute administration, entre autres, Ndlr), qui constituent un véritable problème, ne soient plus le viatique du processus de réconciliation nationale".
Pour rappel, le président malien par intérim, Dioncounda Traoré, a officiellement installé jeudi les membres la commission dialogue et réconciliation (CDR), dont la composition avait été "fustigée" par le COREN.
Présidant l'ouverture de ce forum, le président malien a précisé que sa mise au point relative à sa réplique concernant la réaction du COREN, a été "faite pour les besoins de l' histoire et que le malentendu est définitivement clos". Celui-ci a par ailleurs "imploré le COREN à être une des locomotives de la CDR", précisant que "la crise va vers son dénouement, mais qu'il n'est pas irréversiblement réglé".
Vingt-sept policiers deployés à Tombouctou
Xinhua, 27/04/2013 23h20
Vingt-sept fonctionnaires de la Police nationale du Mali sont arrivés vendredi soir à Tombouctou en vue de renforcer la gendarmerie dans la securisation de la ville et les actions de la police judiciaire.
Ce sont des fonctionnaires de police qui ont volontairement pris la decision de reprendre leurs anciens postes au commissariat de Tombouctou.
La gendarmerie nationale a procédé, vendredi 26 avril, au transfert à Sevaré, de 11 prisonniers qui avait été interpellé en debut de semaine par les patrouilles de l'armée malienne dans les localités de Echel et Goundam.
Deux des onze prisonniers figuraient parmi le groupe de bandits à dos de chameaux qui ont tiré sur un berger et enlevé son troupeau d'une soixantaine de petits ruminants, (chèvre et mouton), dans la foret de Tondidarouf près de M' Bouna dans le cercle de goundam, le 23 avril.
Minusma: l'UA s'estime mise à l'écart par les Nations unies
Rfi, 27/04/2013 12h36
Le président de la Commission européenne José Manuel Barroso était à Addis-Abeba, en Ethiopie, ce vendredi 26 avril, pour rencontrer Nkosazana Dlamini-Zuma, son alter ego de l’Union africaine. Les deux parties ont fait assaut d’amabilités en mettant en avant la nécessité de travailler ensemble au profit des populations des deux continents.
Mais répondant à une question sur l’intervention militaire au Mali, Nkosazana Dlamini-Zuma n’a pu réfréner sa frustration et a ainsi regretté que l’Union africaine ait été un peu mise à l’écart par les Nations Unies, qui ont clairement pris le leadership des opérations.
La présidente de la Commission de l’Union africaine, Nkosazana Dlamini-Zuma, y a mis les formes, mais elle a dit ce qu’elle avait sur le cœur, relayant une réflexion souvent entendue dans les couloirs de l’Union africaine.
A une question sur la situation au Sahel, elle a répondu de son ton laconique : « Une partie de cette résolution (la résolution 2100 votée jeudi, ndlr), quelque part, retire certaines attributions de l'UA et les transfère à l'ONU seule. »
Mali: "il ne peut pas y avoir deux armées" à Kidal, selon Le Drian
AFP, 27/04/2013 01h04
Le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian a déclaré vendredi qu'"il ne peut pas y avoir deux armées maliennes" et que le "dialogue" doit permettre de régler le cas de Kidal, ville du Nord-Est contrôlée par la rébellion touareg qui refuse la présence de soldats maliens.
"Il est évident qu'il ne peut pas y avoir deux armées maliennes. Mais, dans le cas précis, pour recouvrer l'intégrité territoriale de Kidal - si on peut utiliser ce terme - il faut le dialogue. Il n'y aura pas de partition" du Mali, a déclaré M. Le Drian lors d'une conférence de presse à Gao, plus grande ville du nord du Mali.
"Il faut donc que le dialogue reprenne, le dialogue qui permet au Mali de recouvrer sa souveraineté dans le respect des uns et des autres", a-t-il affirmé.
Le Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA), qui réclame une large autonomie du Nord malien qu'il nomme "Azawad", contrôle la ville de Kidal et refuse toute présence de l'armée malienne. Les troupes françaises et tchadiennes assurent la sécurité de la ville.
Sa visite intervient alors que l'armée française a commencé à se désengager après trois mois d'intervention pour démanteler les islamistes armés qui avaient pris le contrôle du nord du pays. La France compte sur la Misma et l'ONU pour prendre le relais.
Soumeylou Boubeye Maïga démissionne de l'Adema
22 septembre, 26/04/2013 18h19
Soumeylou Boubeye Maïga quitte toutes les structures de l'l’ADEMA-PASJ, à savoir Parti, Comité exécutif, Section et Sous-section. Il a déposé sa lettre de démission jeudi au siège de la Section III ADEMA-PASJ, où il militait. L’ancien patron des services secrets maliens n’aurait pas digéré le choix porté sur le jeune Dramane Dembélé pour porter les couleurs de l’ADEMA lors de la présidentielle de juillet prochain. Il quitte donc la Ruche pour se positionner dans la course à Koulouba. Selon des sources proches de son entourage, il serait sur le point de créer sa formation politique, dont le lancement est prévu pour le 11 mai. En décidant de prendre ses responsabilités, il met fin à un comportement habituel à l’ADEMA, celui de soutenir un autre candidat que celui du parti. Dramane Dembélé perd ainsi l’une des grosses pointures du PASJ, un homme du sérail et de réseaux.
Gao : Expulsion d’une journaliste française
L'express.fr, 26/04/2013 12h04
Accusée d'avoir "ruiné l'image de l'armée malienne" pour avoir révélé sur Lexpress.fr des exactions de soldats contre des civils dans la ville de Sévaré, la journaliste Dorothée Thiénot a été expulsée il y a quelques jours du Nord-Mali. Une attaque inadmissible contre la liberté de la presse, selon Christophe Barbier, directeur de la rédaction de l'Express.
La guerre au Mali coûte trop cher à la France
Slateafrique.com, 26/04/2013 11h19
L'opération militaire française au Mali a coûté plus de 200 millions d'euros depuis son lancement, le 11 janvier, a indiqué hier jeudi 25 avril, le ministère de la Défense.
Le surcoût de l'opération Serval pour le budget de l'Etat est estimé à 91 millions d'euros pour le transport stratégique, notamment l'acheminement d'environ 4.500 soldats français dans le pays. S'y ajoutent 55 millions d'euros pour le paiement des soldes des militaires au titre des opérations extérieures (Opex) et 59 millions de dépenses de fonctionnement, de munitions ou de carburants.
Soit un total «de l'ordre de 200 millions d'euros», a souligné le porte-parole adjoint de la Défense, le général Martin Klotz, lors du point de presse hebdomadaire du ministère.
Les frais liés au transport stratégique ont été les plus importants durant les premières semaines de l'opération et se sont stabilisés ensuite, a-t-il précisé. De même, le coût lié aux soldes des militaires est appelé à diminuer avec la réduction amorcée des effectifs. Le nombre de militaires français actuellement au Mali est d'environ 3.850.
Contrairement à d'autres nations, la France calcule le «surcoût» de ses opérations extérieures pour le budget de l'Etat. C'est-à-dire ce que les opérations ont coûté, en soldes ou en heures de vol des appareils, par rapport au budget prévu si ces opérations n'avaient pas eu lieu.
Des crédits —d'un montant de 630 millions d'euros pour 2013— sont prévus dans le budget de la Défense pour financer les opérations extérieures. Si le surcoût dépasse cette somme, le gouvernement débloque des crédits supplémentaires.
Les surcoûts Opex des armées françaises se sont élevés en moyenne à 870 millions d'euros par an depuis 2009. Avec une pointe à 1.246 million, en 2011, dont 386 au titre de l'opération Harmattan en Libye.
Jean-Yves Le Drian : «La France restera militairement présente au Mali»
Rfi, 26/04/2013 10h34
Le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, est arrivé hier jeudi à Bamako, première étape d'un voyage qui le conduira ensuite à Gao (nord du Mali), à Niamey et N’Djamena.
Interrogé par Radio France Internationale, le ministre est revenu notamment sur le feu vert de l’ONU pour l’envoi de casques bleus au Mali. Il a affirmé que la France resterait présente pour empêcher la reconstruction de groupes terroristes et appuyer cette nouvelle force.
Mali: le MNLA bloque des camions devant ravitailler Ménaka
Xinhua, 26/04/2013 02h01
"Le Mouvement national de libération l'Azawad (MNLA), un groupe rebelle touareg indépendantiste, est en train de bloquer dans la ville de Kidal des camions devant ravitailler la ville de Ménaka", a confié jeudi à Xinhua Bajan Ag Hamatou, député élu Ménaka.
L'armée malienne a récemment repris le contrôle de la ville de Ménaka aux mains du MNLA, qui l'occupait après que l'armée française eut chassé les islamistes.
''Les camions qui doivent ravitailler la ville de Ménaka doivent passer par Kidal, mais la plupart de ces camions sont bloqués par des hommes du MNLA à Kidal. Or, les populations de Ménaka souffrent du manque de vivres et de façon criarde'', a confié à un correspondant de Xinhua Bajan Ag Hamatou à l'issue de la cérémonie d'installation officielle des membres de la commission dialogue et réconciliation, tenue à Bamako au CICB.
Bajan Ag Hamatou, qui est d'ailleurs le président de la plateforme des Kel Tamasheq regroupant des gens parlant la langue tamasheq et partageant la même culture, a précisé que cette '' situation perdure depuis un certain temps. Ça ne va pas du tout''.
L'élu a demandé des soutiens aux journalistes et bonnes volontés afin qu'ils se mobilisent pour les populations de Ménaka.
La ville de Kidal est contrôlée par l'armée française et les troupes tchadiennes et d'autre part par les combattants du MNLA. L' armée malienne étant ''interdite de séjour'' par le groupe rebelle touareg selon ses propos.
Jean-Yves Le Drian sur place pour préparer l'après-guerre
Lepoint.fr, 25/04/2013 22h42
Le ministre de la Défense est arrivé jeudi à Bamako. Il se rendra vendredi à Gao afin de saluer le travail de l'armée française et de ses alliés africains.
Le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, est arrivé jeudi à Bamako, première étape d'un voyage qui le conduira ensuite à Gao (nord du Mali), à Niamey et N'Djamena et a pour but de "préparer l'après-guerre" au Mali. Jean-Yves Le Drian, qui a été accueilli par son homologue malien Yamoussa Camara, n'a fait aucune déclaration à la presse. Dans un communiqué publié à Paris, le ministère de la Défense indique que sa visite "vise à préparer l'après-guerre à l'issue des opérations de reconnaissance, de fouille et de destruction des installations terroristes menées sur la quasi-totalité du territoire autrefois contrôlé par les groupes terroristes".
"Les capacités de ces groupes ont été considérablement réduites : 200 tonnes de munitions et d'armes ont été saisies et leurs bases systématiquement détruites pour mettre un terme à l'impunité dont ils jouissaient. L'État malien pourra désormais recouvrer sa souveraineté sur tout le territoire", ajoute le texte. À Bamako, Jean-Yves Le Drian "doit adresser un message de confiance aux autorités politiques maliennes afin que les Maliens se saisissent de l'avenir de leur pays", selon ce communiqué.
Il se rendra vendredi matin à Gao, plus grande ville du nord du Mali, pour saluer le travail de l'armée française et de ses alliés africains. De là, il ira à Niamey, puis N'Djamena, capitales de deux pays africains qui ont activement combattu les islamistes armés liés à al-Qaida dans le nord du Mali avec l'armée française depuis le début de son intervention le 11 janvier. Sa visite intervient peu après le début du retrait progressif des quelque 4 500 soldats français du Mali qui n'y seront plus qu'un millier fin 2013. Ils seront progressivement remplacés à partir de juillet par une force de maintien de la paix de 12 600 Casques bleus chargés de stabiliser le nord du Mali, dont la création a été autorisée jeudi par le Conseil de sécurité de l'ONU.
L'ONU créé la MINUSMA, qui comptera 12600 casques bleus
Jeuneafrique.com, 25/04/2013 21h12
Le Conseil de sécurité de l'ONU a autorisé, jeudi 25 avril, la création d'une force de 12 600 Casques bleus chargés de maintenir la paix dans le nord du Mali. Ils seront déployés au 1er juillet prochain, si les conditions de sécurité le permettent.
Après l’intervention des militaires français et africains contre les groupes islamistes armés, place aux Casques bleus. Jeudi, le conseil de sécurité de l’ONU a autorisé le déploiement d’une mission de maintien de la paix au Mali pour stabiliser le nord du pays. Cette Mission intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (Minusma) prendra le relais de la Misma (force panafricaine) actuellement sur le terrain. Si les conditions de sécurité le permettent, elle sera déployée au 1er juillet prochain pour une période initiale de douze mois.
« Dans les 60 jours à venir, le Conseil devra déterminer si la sécurité sur le terrain est suffisante », indique la résolution, mise au point par la France et adoptée à l'unanimité.
La Minusma comprendra au maximum 11 200 soldats et 1 440 policiers, dont des bataillons de réserve capables de se déployer rapidement. Le texte autorise « les troupes françaises (...) à intervenir en soutien à des éléments de la Minusma en cas de danger grave et imminent les menaçant et à la demande du secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon ».
La Minusma épaulée par les Français
Un millier de soldats français doivent rester au Mali pour contrer une éventuelle guérilla des groupes islamistes armés. L'armée française dispose aussi de bases arrières au Sénégal, en Côte d'Ivoire ou au Tchad.
Le contingent français au Mali va progressivement passer de 3 850 soldats aujourd'hui à 2 000 en juillet et un millier fin 2013. Au plus fort de l'opération Serval, lancée le 11 janvier, près de 4 500 militaires étaient présents au Mali.
La Minusma n'aura pas pour mission la lutte antiterroriste mais devra stabiliser les centres urbains essentiels, particulièrement dans le Nord, et empêcher un retour d'éléments armés dans ces zones. Les Casques bleus devront aussi protéger les civils et le patrimoine culturel tout en contrôlant le respect des droits de l'Homme.
Ils aideront aussi les autorités maliennes à instaurer un dialogue politique national et à organiser des élections libres, équitables et transparentes. Ils devront enfin promouvoir la réconciliation avec les Touaregs du Nord. Un représentant spécial de l'ONU pour le Mali sera nommé pour diriger la Minusma, le Néerlandais Bert Koenders, actuel patron de l'Onuci en Côte d'Ivoire, fait figure de favori.
INKRIPT TECHNOLOGIE LTD s'empare du marché pour le matériel électoral
Communiqué du consei, 25/04/2013 12h31
Le Gouvernement a conclu avec la société INKRIPT TECHNOLOGIE LTD un marché pour la fourniture de matériels et documents électoraux pour un montant de 5 milliards 922 millions de Francs CFA environ et un délai d’exécution de 8 mois.
L’occupation des régions de Gao, Kidal, Tombouctou et d’une partie de la région de Mopti a entraîné la destruction du matériel livré dans les circonscriptions électorales de ces régions.
En outre, les enveloppes pré imprimées pour 2012 doivent être reprises en raison du changement de l’année électorale et de la dénomination du département en charge des élections.
Le présent Avenant au marché initial a pour objet d’actualiser les modalités d’exécution du marché, de modifier l’imputation budgétaire, de prendre en charge des prestations supplémentaires relatives au remplacement du matériel électoral des régions de Gao, Kidal, Tombouctou et une partie de la région de Mopti détruit et de reprendre les enveloppes pré imprimées.
Le montant de l’avenant est de 472 millions 200 mille Francs CFA environ et le financement est assuré par le Budget national.
Les élections initialement prévues pour fin avril 2012 sont programmées pour juillet 2013.
ORTM: Bally redevient directeur général
Journal du Mali, 25/04/2013 12h24
Bally Idrissa Sissoko est de nouveau directeur général de l’office malien de radiodiffusion télévision du Mali (ORTM). La décision a été prise lors du conseil des ministres du mercredi 24 avril 2013.
Il avait été relevé de ce même poste il y a environ 10 mois. M Sissoko a été nommé DG de l’Office de radiodiffusion télévision du Mali alors qu’il assurait une fonction de conseiller à la Primature.
La première fois que monsieur Sissoko a occupé le poste, il était alors directeur du marketing de l’ORTM. C’était en 2012 à l’approche d’une période cruciale de précampagnes électorales.
M Sissoko remplace Baba Dagamaïssa, un autre cadre réputé pour ses qualités professionnelles. Le départ de ce dernier a été vivement sollicité par le Haut conseil islamique suite à une mésaventure en août 2012.
Adoption de la charte africaine sur les valeurs et les principes du service public
Communiqué du consei, 25/04/2013 12h21
La Charte Africaine sur les Valeurs et les Principes du Service public et de l’Administration a été adoptée le 31 janvier 2011 par la 16ème Conférence des Chefs d’Etat de l’Union Africaine.
Elle vise à permettre aux Etats membres de l’Union Africaine de concrétiser les engagements pris collectivement pour moderniser l’Administration publique, améliorer la prestation de service public, lutter contre la corruption, protéger les droits des citoyens en tant qu’usagers de la Fonction publique et améliorer les conditions de travail des agents publics.
Mali : la date de l’élection présidentielle maintenue
Afrik.com, 25/04/2013 11h45
Le gouvernement malien affiche sa détermination à organiser l’élection présidentielle, dont le premier tour devrait se tenir le 7 juillet, rapporte RFI. Le président de la commission électorale a écrit au ministre de l’Administration territoriale pour lui demander de revoir le calendrier électoral. Selon lui, les délais ne sont pas tenables. Mais pour Manga Dembélé, ministre de la Communication, il n’est pas question de report. « Nous sommes engagés dans ce processus. L’ensemble du territoire sera sous le contrôle du gouvernement malien (au milieu de juillet) ».
Mali : le MNLA refuse de déposer les armes
Afrik.com, 25/04/2013 11h40
Le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) refuse de déposer les armes et ne veut pas entendre parler des élections prévues en juillet tant que de véritables négociations n’auront pas eu lieu avec Bamako, a déclaré mercredi le vice-président Mahamadou Djeri Maïga, lors d’une conférence de presse à Paris. Selon lui, « le désarmement du MNLA, il n’en est pas question. Est-ce qu’on a déjà vu un groupe armé désarmer tant qu’il n’y a pas eu négociations ? », rapporte Le Figaro. De leur côté, les autorités à Bamako refusent de négocier avec le mouvement armé tant qu’il n’aura pas déposé les armes.
Les communautés se mobilisent contre le paludisme
Afrik.com, 25/04/2013 11h08
Le Mali à l’instar de la communauté internationale célèbre ce jeudi la journée internationale de lutte contre le paludisme. Une maladie qui demeure un problème majeur de santé publique de par son impact sur la mortalité, la morbidité et ses répercussions socio-économiques sur la population. Il représente 41,11% du total des motifs de consultations, selon les statistiques de l’Institut national de recherche en santé publique.
Face à cette situation, le gouvernement et plusieurs ONG comme Plan Mali, ont fait de la lutte contre cette maladie, l’une de leurs priorités majeures.
Vote à l’ONU pour le déploiement de casques bleus au Mali
Rfi, 25/04/2013 10h52
Le Conseil de sécurité de l'ONU doit adopter, ce jeudi 25 avril, une résolution qui autorise le déploiement de 13 000 casques bleus censés prendre le relais de la Misma, la mission ouest-africaine au Mali. Des casques bleus qui auront pour mission de ramener la paix dans les villes du Nord, en empêchant notamment le retour des groupes islamistes.
Si le calendrier est respecté, au 1er juillet, les forces françaises passeront officiellement le relais aux casques bleus.
Les 12 600 hommes de la Minusma auront pour mission de stabiliser les villes du nord du Mali et d’empêcher le retour des groupes islamistes. Pas question de missions de combats, ni d’opérations de contre-terrorisme. En cas de coup dur, la résolution autorise l’armée française à intervenir. Un bataillon de réserve composé de soldats tchadiens sera également mis en place.
La MISMA s’installe à Tombouctou
Rfi, 24/04/2013 14h53
La France vient officiellement de passer le relais aux forces burkinabè à Tombouctou. Première grande ville du Nord à passer entièrement sous le contrôle des forces ouest-africaines de la Misma. C’est donc à présent la Mission internationale de soutien au Mali qui commande les opérations dans la ville et dans le secteur, via le bataillon burkinabè fort de 650 hommes.
A la fin de la semaine, il ne restera plus qu’une trentaine de soldats français à Tombouctou qui assureront la coordination avec l’opération Serval et conseilleront le commandement burkinabè
L’intervention au Mali derrière l’attentat de Tripoli
lemonde.fr, 24/04/2013 12h06
L’ambassade de France à Tripoli a été visée ce mardi par un attentat à la voiture piégée qui a blessé deux gendarmes français. L’attaque n’a pour l’heure pas été revendiquée, mais l’intervention militaire de la France au Mali contre les islamistes armés a été qualifiée d’agression par la mouvance djihadiste.
L’attentat a été commis vers 7 heures (6 heures de France). Le souffle des explosions de deux voitures piégées garées devant l’ambassade a provoqué l’effondrement partie du mur d’enceinte ainsi que d’une partie de la façade du bâtiment de deux étages situé dans une rue étroite. Deux gendarmes ont été blessés. « Cet attentat aurait pu être absolument un carnage », a expliqué à BFM-TV Laurent Fabius, en route pour Tripoli. « Il s’en est fallu de quelques minutes. Si le personnel avait été effectivement là, ça aurait été un drame épouvantable », a ajouté le ministre des Affaires étrangères.
Lutte contre le terrorisme
Si les auteurs de l’attentat ne sont pas connus, la présidence de la République française a déjà accrédité la thèse d’une répercussion de l’intervention française au Mali contre les islamistes armés le 11 janvier dernier. « Cet acte vise, à travers la France, tous les pays de la communauté internationale engagés dans la lutte contre le terrorisme », explique l’Elysée dans un communiqué. Laurent Fabius a par ailleurs annoncé le renforcement de la sécurité des intérêts au Moyen-Orient et dans le Sahel et l’envoi à Tripoli d’une équipe du GIGN, le groupe d’intervention de la gendarmerie nationale.
L’attaque de l’ambassade française à Tripoli intervient au lendemain du vote quasi unanime (les députés Front de gauche se sont abstenus) du Parlement en faveur de la prolongation de l’intervention française au Mali. Une intervention au Mali qui, aux dires de Laurent Fabius lundi soir, a renforcé « de façon singulière la puissance d’influence de la France ». Si 500 hommes ont déjà été rapatriés, un millier d’entre eux doivent rester à terme en soutien de la force de l’ONU. Paris va donc rester impliquer à moyen terme au Mali.
Les menaces d’AQMI
Trois mois après le début de l’opération Serval au Nord-Mali, l’attentat de Tripoli ne surprend pas Patrick Haimzadeh. « L’intervention au Mali a radicalisé les positions » des salafistes libyens, estime ce spécialiste de la Libye sur France Info. Vendredi dernier, Al Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) avait menacé la France de représailles: « Repousser l’agression de la France est une obligation pour chaque musulman, pas seulement pour Al Qaïda », a dit un porte-parole d’Aqmi sur Twitter.
L'Espagne annonce l'arrestation de deux membres présumés d'Al-Qaïda
AFP, 24/04/2013 11h41
MADRID (AFP) - L'Espagne a annoncé mardi l'arrestation de deux militants présumés d'Al-Qaïda, présentés comme des "loups solitaires" qui auraient été approchés via Internet par des responsables de la branche maghrébine du réseau au Mali.
Les deux suspects, l'un d'origine marocaine, l'autre d'origine algérienne, ont été arrêtés mardi à Saragosse, dans le nord de l'Espagne, et à Murcie, dans le sud-est, au terme d'une enquête menée depuis plus d'un an par la police espagnole, en coopération avec les polices française et marocaine.
"Leur profil correspond à celui que nous pourrions qualifier de 'loup solitaire'", a expliqué le ministre de l'Intérieur, Jorge Fernandez-Diaz, "comme le fut Merah en France ou comme les deux Tchétchènes auteurs des attentats de Boston".
Les deux hommes "sont soupçonnés d'avoir fait partie d'une cellule radicale jihadiste appartenant à Aqmi" ou Al-Qaïda au Maghreb islamique, a indiqué le ministre, ajoutant que les services de renseignement espagnols avaient "coopéré de manière très étroite avec ceux d'autres pays" dans cette enquête.
"La menace est globale", a-t-il souligné. "La menace en Espagne n'est pas plus importante qu'ailleurs. Nous avons une menace commune. La réponse doit être commune".
Les deux hommes, qui doivent comparaître jeudi au tribunal de l'Audience nationale à Madrid, chargé des affaires de terrorisme, ont été présentés par une source judiciaire comme des militants qui "se seraient radicalisés ces derniers temps, accédant à des sites radicaux jihadistes".
Selon cette source, "il n'existe pas pour le moment d'éléments permettant de dire qu'ils appartiendraient à une cellule d'Al-Qaïda, sans préjuger de faits nouveaux qui pourraient apparaître".
En revanche, selon le ministère de l'Intérieur, les deux hommes présenteraient "un profil" proche de ceux des suspects de l'attentat du marathon de Boston, les deux frères d'origine tchétchène Djokhar et Tamerlan Tsarnaev, qui avaient émigré au début des années 2000 aux Etats-Unis avec leurs parents.
M. Fernandez-Diaz a également évoqué des ressemblances avec le parcours de Mohamed Merah, un petit délinquant rallié à un islam radical abattu par les forces de l'ordre en mars 2012 à Toulouse, dans le sud de la France, après avoir assassiné trois parachutistes, et un professeur et trois enfants d'une école juive.
Nou Mediouni, âgé de 23 ans, d'origine algérienne et arrêté à Saragosse, "était usager d'une plateforme radicale islamiste connue, depuis laquelle des responsables d'Aqmi, basés au Mali, procédaient au recrutement de candidats au profil radical", a expliqué le ministère dans un communiqué.
Ainsi recruté, l'homme, qui suivait une formation en informatique, "avait reçu des instructions pour un voyage vers un camp d'entraînement jihadiste situé dans le nord du Mali".
La forte présence policière internationale sur le terrain avait fait échouer ce projet et le suspect "avait dû regagner l'Espagne, témoignant d'un important niveau de frustration pour ne pas avoir pu 'mourir en martyr' comme il le souhaitait", ajoute le communiqué.
Quant à Hassan El Jaaouani, 52 ans, d'origine marocaine et arrêté à Murcie, il s'agit d'un homme "lié à la délinquance de droit commun", sans travail, qui "aurait lui aussi eu des contacts avec des responsables d'Aqmi basés au Mali et chargés du recrutement de militants radicaux en Espagne", selon le ministère de l'Intérieur.
Frappée le 11 mars 2004 par des attentats islamistes contre des trains de banlieue à Madrid, qui avaient fait 191 morts, l'Espagne a procédé depuis à de nombreuses arrestations dans les milieux extrémistes.
Au total, selon le ministère de l'Intérieur, 13 militants islamistes présumés ont été arrêtés depuis l'arrivée au pouvoir du gouvernement de Mariano Rajoy à la fin 2011.
Ainsi le 8 février, un Marocain, Mohamed Echaabi, décrit comme présentant un profil "quasi-identique" à celui de Mohamed Merah, avait été arrêté en Espagne. Il s'agissait, selon les autorités, d'un homme qui s'était "autoradicalisé sur Internet" et avait l'intention de "commettre des actes terroristes".
Le précédent coup de filet contre Al-Qaïda en Espagne remonte au 2 août 2012, avec l'arrestation dans la région de Cadix, dans le sud, de trois membres présumés du réseau islamiste, deux Tchétchènes et un Turc, soupçonnés d'avoir préparé un attentat sur le sol espagnol ou ailleurs en Europe.
Nouveau report du jugement du journaliste Boukary Daou, détenu près d'un mois
AFP, 23/04/2013 21h39
BAMAKO, 23 avr 2013 (AFP) - Le jugement du procès attendu mardi à Bamako d'un journaliste malien, arrêté puis détenu pendant près d'un mois pour avoir publié une lettre ouverte de soldats en colère, a été reporté au 30 avril, a appris l'AFP auprès d'un de ses avocats.
Au procès le 16 avril, les avocats de Boukary Daou, journaliste et directeur de publication du quotidien privé Le Républicain, avaient demandé l'annulation des poursuites à son encontre, arguant que la procédure sur les délits de presse n'avait pas été convenablement appliquée dans ce dossier.
M. Daou avait été arrêté le 6 mars à Bamako par les services de renseignement, puis inculpé le 18 mars de "publication de fausses nouvelles" et "incitation à la désobéissance". Il avait été remis en liberté provisoire le 2 avril.
Son arrestation faisait suite à la publication d'une lettre ouverte au président malien par intérim Dioncounda Traoré, dans laquelle des "soldats au front" dans le nord du Mali, "révoltés par les avantages accordés" au capitaine Amadou Haya Sanogo, auteur d'un coup d'Etat en mars 2012, aujourd'hui la tête d'un comité chargé de réformer l'armée, menaçaient de déserter.
Le putsch 22 mars 2012 avait renversé le régime du président Amadou Toumani Touré et précipité la chute du nord du pays aux mains d'islamistes armés liés à Al-Qaïda, qu'une intervention franco-africaine lancée en janvier a en partie chassés des principales villes de la région.
Après l'arrestation de Boukary Daou, les journalistes de la presse privée malienne avaient déclenché une opération "journées presse morte" de plusieurs jours, suivie d'un boycottage des activités du gouvernement.
L'Assemblée nationale française prolonge l'opération Serval au Mali
AFP, 22/04/2013 23h08
L'Assemblée nationale française a autorisé ce soir la prolongation de l'opération militaire au Mali, qui doit se traduire par un allègement de sa présence à 1000 hommes à la fin de l'année contre 4000 aujourd'hui.
Le Sénat devait se prononcer à son tour dans la soirée. C'est la première fois que le gouvernement demandait l'autorisation du Parlement pour prolonger son opération au Mali. Aucun député ne s'est prononcé contre, seuls les députés communistes et apparentés se sont abstenus.
"La France doit aider le Mali à gagner la paix", a lancé le premier ministre Jean-Marc Ayrault en demandant formellement aux députés l'autorisation de prolonger l'opération Serval lancée le 11 janvier, comme le prévoit la Constitution au bout de quatre mois d'une intervention militaire extérieure. Le débat a été avancé en raison des vacances parlementaires de printemps.
"A la fin de l'année, un millier de soldats seulement sera présent sur place", a rappelé le premier ministre, avec un retrait progressif passant par 2.000 soldats français en juillet.
Plus de 500 soldats français ont déjà quitté le Mali depuis le début du désengagement des forces françaises entamé en avril, a-t-on appris lundi auprès de l'état-major des armées, juste avant ce débat parlementaire de pure forme. Cinq militaires sont morts au combat face aux groupes islamistes armés.
"Les troupes africaines prennent le relais progressivement de nos forces" pour contrôler le nord du Mali, a assuré Jean-Marc Ayrault, précisant: "Nous conserverons des forces prépositionnés dans les pays voisins pour intervenir si besoin".
Le Conseil de sécurité des Nations Unies devrait autoriser "dans les tout prochains jours" une résolution permettant la transformation de la force africaine au Mali, la Misma, en mission de stabilisation de l'ONU, qui pourra alors prendre le relais des forces françaises, a souligné M. Ayrault.
Plus de 500 soldats français ont quitté le Mali
Afrik.com, 22/04/2013 18h08
De 4500 à un peu moins de 4000. Plus de 500 soldats français ont donc quitté le Mali depuis le début de retrait des troupes françaises, le 9 avril. C’est l’Etat-Major des armées qui l’annonce ce lundi, rapporte l’AFP.
Un autre retour groupé des militaires français qui ont participé à l’opération Serval est d’ores et déjà programmé. « Mardi en fin de journée, un détachement du 17e Régiment du génie parachutiste (RGP) est attendu à Montauban », indique LeParisien.fr.
Conformément à l’agenda fixé par le président français François Hollande, environ 120 parachutistes, les Bérets rouges de Pamiers, ont été rapatriés jeudi 11 avril dans l’Hexagone, après avoir passé trois jours à Chypre pour débriefing.
Le président Hollande avait fixé l’objectif de ramener le nombre de contingents déployés au Mali à 2000 en Juillet, et à un millier fin 2013. L’été prochain, les forces de l’ONU et africaines devraient prendre le relais.
Mali : un groupe armé prend le contrôle d'une localité du nord-est
AFP, 22/04/2013 13h49
Le mouvement des Arabes de l'Azawad (MAA), a pris dimanche 21 avril le contrôle de la localité malienne de Ber, près de Tombouctou, alors que des touaregs armés membres du mouvement islamique de l'Azawad (MIA) se sont regroupés à Kidal. "Le MAA contrôle actuellement la ville de Ber après avoir chassé un groupe armé local, non identifié pour le moment", a déclaré à l'AFP, une source militaire interrogée à Tombouctou. "Dimanche soir, un avion militaire français survolait la localité", a ajouté la même source.
"Nous avons pris la ville de Ber. Nous avons chassé une bande armée et nous contrôlons la ville depuis dimanche. Nous voulons travailler avec les Français et les Africains pour lutter contre le terrorisme, et les trafiquants de drogue", a déclaré de son côté à l'AFP, Mohamed El Maouloud Ramadane, porte parole du MAA.
Le mouvement des Arabes de l'Azawad (MAA), a été créé en juillet 2012, à partir du Front National de libération de l'Azawad, qui regroupait début avril 2012, lors de la prise des principales villes du nord du Mali, essentiellement les arabes de la région de Tombouctou.
Par ailleurs, dimanche, au moins 200 touareg armés se revendiquant du mouvement islamique de l'Azawad (MIA), une branche dissidente du groupe jihadiste Ansar Dine, se sont regroupés près de Kidal (nord-est). "Les hommes armés du MIA se trouvent dans un camp près de Kidal depuis vendredi", a appris l'AFP de source militaire africaine locale.
Le président de la Commission de la Cédéao en visite à Gao
Rfi, 22/04/2013 11h46
Le président de la Commission de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao), Kadré Désiré Ouédraogo était à Gao, ce dimanche 21 avril 2013. Il a visité successivement les troupes françaises puis les contingents nigériens, maliens, guinéens et sénégalais présents sur place dans le cadre de la Mission internationale de soutien au Mali (Misma). Sécurité et prochains rendez-vous électoraux ont été notamment au centre de ses entretiens.
Rappelons qu’un contingent sénégalais est désormais à Gao. Il a rejoint les Français, les Maliens, les Nigériens et les Guinéens. A tous, le président de la Commission de la Cédéao a tenu à leur adresser un message. « Nous sommes conscients qu’il peut toujours demeurer des risques résiduels et nous pensons qu'il vaut mieux demeurer vigilants et faire en sorte que nous ayons, à tout moment, la capacité de faire face à une incursion ponctuelle », a déclaré Kadré Désiré Ouédraogo.
Élection présidentielle de juillet 2013: IBK est le favori du Niger et de la France
L'Express.fr, 20/04/2013 13h27
Ibrahim Boubacar Keïta, ex-Premier ministre malien, est le favori du Niger et de la France pour le futur scrutin présidentiel dans le pays.
A l'instar de la France, le Niger juge indispensable la tenue d'un scrutin présidentiel au Mali dès le mois de juillet prochain, échéance prématurée aux yeux de la quasi-totalité des analystes indépendants.
"C'est le seul moyen, argue un proche du chef de l'Etat nigérien, Mahamadou Issoufou, de neutraliser enfin Sanogo." Référence au capitaine Amadou Haya Sanogo, "cerveau" du putsch de mars 2012, dont les foucades continuent de peser lourdement sur l'échiquier politique bamakois.
Le favori de Niamey? Ibrahim Boubacar Keïta, alias "IBK". Au Niger comme à Paris, on estime que l'ancien Premier ministre apparaît, fût-ce "par défaut", comme le meilleur candidat. "Impossible, souligne-t-on dans l'entourage d'Issoufou, de faire émerger en trois mois un homme neuf."
Mali : Le Parlement français vote lundi la prolongation de l’opération militaire
AFP, 20/04/2013 12h12
Parlement français doit se prononcer lundi sur la prolongation de l’opération militaire française au Mali, dont le dispositif est peu à peu allégé, près de quatre mois après le début des combats contre les groupes islamistes qui occupaient le nord du pays.
Le vote des parlementaires ne devrait pas réserver de surprise, députés et sénateurs ayant jusqu’à présent soutenu massivement l’intervention.
Après le démantèlement des réseaux jihadistes par les forces françaises, l’incertitude sur le processus de réconciliation malien et l’avenir politique du pays, clé d’une stabilisation de la région, devraient être au coeur des débats.
Fin février, un large consensus s’était dégagé lors d’un premier débat sur l’opération Serval. Lundi, la discussion sera cette fois suivie d’un vote, la Constitution stipulant que quand la durée d’une opération extérieure excède quatre mois, sa prolongation est soumise à l’autorisation du Parlement.
L’intervention française a débuté le 11 janvier, mais les vacances parlementaires programmées dans la première quinzaine de mai ont conduit à avancer le débat.
Les soldats français sont actuellement un peu moins de 4.000 au Mali, mais leur retrait a débuté mi-avril avec le retour en France d’une centaine d’hommes. Cinq avions de chasse, Rafale et Mirage 2000 D, ont également été désengagés.
Manque cruel de fonds pour l'aide humanitaire, selon le HCR
AFP, 19/04/2013 19h40
L'aide humanitaire pour les populations maliennes manque cruellement de financements, a averti vendredi le Haut Commissariat aux Réfugiés des Nations unies (HCR).
Selon le porte parole du HCR à Genève, Adrian Edwards l'agence a besoin de 144 millions de dollars pour une aide alimentaire, sanitaire et en matière d'éducation.
"Pour le moment nous avons reçu seulement 32% de cette somme", a-t-il indiqué. 282. 000 Maliens sont considérés comme déplacés à l'intérieur du pays et 175. 000 sont réfugiés dans les pays voisins, 75. 850 en Mauritanie, 49. 000 au Burkina Faso et 50. 000 au Niger. Le HCR estime que ce nombre pourrait augmenter de 45. 500 dans les prochains mois.
"De nombreuses arrivées récentes sont le fait de gens en bien plus mauvaises conditions que ceux qui arrivaient l'année dernière, ce qui exige une aide immédiate", a ajouté M. Edwards.
Il a rappelé qu'il n'y avait pas de mouvement de retour des populations dans le nord du pays, d'où les mouvements armés islamistes ont été majoritairement chassés par une offensive des militaires français et maliens.
Une porte parole du Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef) a également souligné que seulement 24% des 82 millions de dollars nécessaires pour l'aide de l'Unicef au Mali ont été financés.
4e réunion du Groupe de soutien et de suivi ce vendredi à Bamako
Xinhua, 19/04/2013 14h43
Outre le président malien par intérim du Mali, Dioncounda Traoré, et des autorités maliennes, cette réunion va enregistrer la présence du commissaire de l'Union africaine à la paix et à la sécurité, entre autres.
Par ailleurs, le ministre malien de l'Economie, des Finances et du Budget, Tiéna Coulibaly, a indiqué jeudi à travers un communiqué que la situation du compte bancaire ouvert à la BDM SA, intitulé appui aux forces armées, présente à la date du 12 avril 2013, un solde de plus de 2,5 milliards de FCFA (5 millions).
D'autre part, Boubacar Sow, directeur de cabinet du premier ministre malien, a déclaré jeudi lors d'une réunion du comité de suivi de la mise en oeuvre de la feuille de route, notamment en ce qui concerne la tenue des élections que "d'ici mi-mai, aucune portion du territoire national ne sera sous occupation de forces rebelle".
"Cependant, il subsistera des problèmes de sécurité qu'il faut résoudre et ces problèmes de sécurité ont été abordés par le ministre de la sécurité intérieure à travers le déploiement progressif des services de sécurité au niveau des chefs-lieux de région et cette action va se poursuivre au niveau des cercles et des arrondissements (préfectures et sous-préfectures, Ndlr)", a précisé M. Sow.
La Mauritanie prête à envoyer 1800 hommes au Mali
TV5Monde, 18/04/2013 20h38
La Mauritanie est prête à envoyer 1.800 hommes au Mali dans le cadre de la future opération de maintien de la paix de l'ONU, sur laquelle une résolution du Conseil de sécurité devrait être votée avant la fin du mois, a déclaré jeudi le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius.
"Le président mauritanien m'a assuré lundi soir qu'il était disposé, selon des conditions à préciser, à envoyer 1.800 hommes dans les futurs contingents" de l'ONU au Mali, a dit M. Fabius devant la commission des affaires étrangères du Parlement européen.
Il avait effectué lundi une visite à Nouakchott, où il avait rencontré le président Mohamed Ould Abdel Aziz.
La France a proposé à ses partenaires du Conseil de sécurité de l'ONU d'adopter une résolution autorisant le déploiement au Mali d'une Mission de maintien de la paix au 1er juillet, la MINUSMA, qui prendrait le relais de la MISMA (force panafricaine).
GAO : Campagne d’affichage sur les dangers des munitions
mali-cikan.fr, 18/04/2013 17h06
Pour signaler les caches d’armes ou des munitions trouvées, les populations de Gao disposent désormais d’un numéro vert. Il s’agit du : 74 30 89 77.
Ces numéros sont visibles sur des affiches installées aux quatre coins de Gao. Danger - N’y touche pas - Préviens les militaires, peut-on lire sur ces affiches.
Un cadre d’un groupe jihadiste malien annonce sa prochaine reddition à l’Algérie
AFP, 18/04/2013 01h01
Un porte-parole du groupe islamiste armé malien Ansar Dine (Défenseurs de l'islam), a annoncé mercredi à l'agence mauritanienne en ligne Nouakchott informations (ANI), qu'il se trouvait près de la frontière entre le Mali et l'Algérie et allait se rendre à l'armée
algérienne.
"J'ai marché à pied sur plus de 80 km pour arriver à la frontière algérienne afin de me rendre à l'armée algérienne", a déclaré ce porte-parole, Senda Ould Boumama, dans une communication teléphonique avec l'ANI.
"Je me trouve actuellement près de la ville algérienne de Bordj Mokhtar (sud) où j'entends me rendre à l'armée algérienne", a-t-il ajouté, en affirmant avoir fait l'objet mardi "d'une tentative d'assassinat de la part d'un inconnu",
Il a "supplié" le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz de demander son "extradition le plus rapidement possible" une fois qu'il aura été arrêté en Algérie, préférant être jugé en Mauritanie, dont il dit avoir la nationalité.
Senda Ould Boumana a régulièrement fait des déclarations au nom d'Ansar Dine dans la région de Tombouctou (nord-ouest du Mali).
Ansar Dine, dirigé par Iyad Ag Ghali, un ancien rebelle touareg malien, fait partie des groupes liés à Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) qui ont occupé en 2012 le nord du Mali où ils ont commis de nombreuses exactions, avant d'en être en partie chassés par une intervention armée franco-africaine
entamée en janvier.
Arrestation de 12 terroristes par l'armée malienne à Djebok
Xinhua, 17/04/2013 20h31
Les forces armées maliennes ont arrêté 12 terroristes mardi soir à Djebok, une localité située à une centaine de kilomètres au nord-est de Gao dans la commune de Ouatagouna, prefecture de Ansongo, apprend-t-on d'un officier de securité.
Parmi les 12 terroristes interpellés figure Mohamed Ag Ntaki, l'artificier du Mujao qui, selon les services de renseignement, est à l'origine de la fabrication et la pose des engins explosifs improvisés dans le secteur de Gao. C'est lui qui est l'auteur de pose de mines dans la zone d'Imenas et Talatai qui ont fait sauter les ambulances de la force serval et de l'armée malienne en début mars dernier.
La présence d'islamistes dans le secteur de Djebok, Imenas et Télatai avait été signalée le 14 avril, et ils s'apprêtaient à effectuer des actions kamikazes à Ansongo. Une quinzaine de véhicules bourrés de terroristes ont été aperçus vers le passage du Salvador au Niger. "Le fait que les terroristes ont été aperçus à ce passage confirme que la Libye est le sanctuaire à partir duquel ils renforcent leur potentiel logistique" a expliqué un responsable du poste de sécurité nigérienne au niveau de la frontière avec le Mali.
Diplomatie: Voeux du Mali à la Syrie et au Danemark
Xinhua, 17/04/2013 14h55
Le président par intérim du Mali, Dioncounda Traoré, réaffirme sa disponibilité à oeuvrer au renforcement des relations d'amitié et de coopération existant entre la Syrie et le Mali, indique un message de la présidence malienne rendu public mardi.
A l'occasion de la fête nationale de la République arabe syrienne, M. Traoré a adressé un message à son homologue syrien, Bachar Al Assad.
"La célébration de la Fête Nationale de Votre pays m'offre l'heureuse occasion d'adresser à Votre Excellence ainsi qu'au Peuple ami de Syrie, au nom du Peuple du Mali et en mon nom propre, mes très vives et chaleureuses félicitations", indique le texte en date du 15 avril.
"Je voudrais saisir cette opportunité pour vous réaffirmer ma constante disponibilité à oeuvrer au renforcement continu des relations d'amitié et de coopération existant entre la Syrie et le Mali".
M. Traoré a "formulé des voeux sincères de santé et de bonheur pour Votre Excellence, de progrès et de prospérité croissante pour le Peuple syrien", rapporte le texte qui conclut "je vous prie d'agréer, Excellence, les assurances de ma très haute considération".
Par ailleurs, un autre message de félicitation a été adressé le même jour à sa Majesté la Reine Margrethe II à l'occasion de la fête nationale du Danemark.
Convocation des commissions d'établissement des listes électorales
Xinhua, 17/04/2013 14h53
Les commissions d'établissement des listes électorales sont convoquées incessamment, a annoncé mardi le directeur de l'Administration territoriale du Mali, Bassidi Coulibaly, lors d'une rencontre à Bamako.
L'élection présidentielle du Mali est prévue pour juillet prochain, selon les autorités nationales. A cet effet, les commissions d'établissement des listes électorales sont convoquées incessamment, a-t-il martelé en ajoutant que "cela ne peut se faire sans le déploiement de l'administration dans les trois régions du nord du Mali".
Les "autorités de la région de Kidal seront très prochainement dans cette zone avec le soutien des forces de défenses maliennes en collaboration avec les forces de la Misma (Mission internationale de soutien au Mali)", a précisé M. Coulibaly.
Evoquant le budget des élections, M. Coulibaly a indiqué que celui-ci s'élève à "64 milliards de FCFA, le gouvernement malien déboursera "25 milliards FCFA et le complément est à chercher avec les partenaires financiers".
Le directeur de l'Administration territoriale du Mali a noté que la distribution de la carte NINA (Numéro d'identification nationale) "débutera deux semaines avant le travail de la Commission de révision des listes électorales".
Dans son intervention lors de cette rencontre, il a été aussi question de la mise en place de 2 000 équipes de trois agents soit 6 000, afin d'éviter la remise de plusieurs cartes à une seule personne notamment le chef de famille comme cela se faisait dans le passé, l'objectif étant de procéder à une remise individuelle pour éviter toute réclamation ultérieure.
S'agissant de la participation des réfugiés maliens dans des pays notamment le Burkina Faso, le Niger et la Mauritanie, le "24 avril prochain, des missions y seront effectués afin de discuter les autorités d'accueil sur les modalités de leur vote".
Affaire Boukary Daou: les avocats demandent l'annulation du procès
Journal du Mali, 17/04/2013 09h37
Lors du procès de Boukary Daou,hier 16 avril, rien n'a été dit sur le fond. Les avocats du journaliste demandent purement et simplement l'annulation du procès de leur client accusé de diffusion de nouvelle après avoir publié une lettre de soldats dénonçant les avantages financiers accordés par le président de transition au capitaine Sanogo, à l’origine du coup d’Etat du 22 mars 2012.
En termes juridiques, la défense de Boukary Daou a « soulevé une exception, dans le cadre de l’article 61 du droit de la presse, pour absence de citation. » En termes plus courants, cela signifie que le journaliste était poursuivi, sans que l’on sache pour quel motif.
Notre confrère Boukary Daou avait été interpelé puis détenu pendant 8 jours, hors de toute procédure légale, par les services de renseignements maliens. Il a ensuite passé vingt jours en prison, avant d’être placé en liberté provisoire, au début du mois. Il lui faudra encore attendre une semaine avant de connaître la décision de la justice malienne.
Mali: les commissions d'établissement des listes électorales sont convoquées incessamment
Xinhua, 17/04/2013 09h30
Les commissions d'établissement des listes électorales sont convoquées incessamment, a annoncé hier mardi le directeur de l'Administration territoriale du Mali, Bassidi Coulibaly, lors d'une rencontre à Bamako.
L'élection présidentielle du Mali est prévue pour juillet prochain, selon les autorités nationales. A cet effet, les commissions d'établissement des listes électorales sont convoquées incessamment, a-t-il martelé en ajoutant que "cela ne peut se faire sans le déploiement de l'administration dans les trois régions du nord du Mali".
Les "autorités de la région de Kidal seront très prochainement dans cette zone avec le soutien des forces de défenses maliennes en collaboration avec les forces de la Misma (Mission internationale de soutien au Mali)", a précisé M. Coulibaly.
Evoquant le budget des élections, M. Coulibaly a indiqué que celui-ci s'élève à "64 milliards de FCFA, le gouvernement malien déboursera "25 milliards FCFA et le complément est à chercher avec les partenaires financiers".
Le directeur de l'Administration territoriale du Mali a noté que la distribution de la carte NINA (Numéro d'identification nationale) "débutera deux semaines avant le travail de la Commission de révision des listes électorales".
Dans son intervention lors de cette rencontre, il a été aussi question de la mise en place de 2 000 équipes de trois agents soit 6 000, afin d'éviter la remise de plusieurs cartes à une seule personne notamment le chef de famille comme cela se faisait dans le passé, l'objectif étant de procéder à une remise individuelle pour éviter toute réclamation ultérieure.
S'agissant de la participation des réfugiés maliens dans des pays notamment le Burkina Faso, le Niger et la Mauritanie, le "24 avril prochain, des missions y seront effectués afin de discuter les autorités d'accueil sur les modalités de leur vote".
Le chef de la force africaine, Pierre Buyoya, en visite à Kidal
AFP, 16/04/2013 23h53
KIDAL (Mali) - Le chef de la force africaine au Mali, Pierre Buyoya, s'est rendu mardi à Kidal (nord-est du Mali), pour discuter de la sécurité dans cette région où sont retranchés des combattants jihadistes, a constaté un journaliste de l'AFP.
Nous sommes à Kidal pour une visite de travail. Nous allons discuter de sécurité et de l'avenir avec les forces africaines et françaises sur le terrain, a déclaré à la presse M. Buyoya, dont c'était la première visite à Kidal.
De nombreux militaires tchadiens assuraient la sécurité de Pierre Buyoya, ancien président burundais. Quelque 2.000 Tchadiens font partie de la Misma, force panafricaine qui compte aujourd'hui plus de 6.000 hommes.
Le 12 avril, quatre soldats tchadiens ont été tués dans un attentat-suicide commis au grand marché de Kidal, dans le centre-ville.
La Misma va prendre en charge financièrement le contigent tchadien qui fait un excellent travail, a déclaré M. Buyoya aux soldats tchadiens, dont plusieurs ont scandé: Alors on reste!.
Le président tchadien, Idriss Déby Itno, a annoncé ce week-end que ses soldats s'apprêtaient à se retirer du Mali après avoir accompli leur mission.
Un projet de résolution déposé lundi par la France au Conseil de sécurité de l'ONU prévoit de remplacer la Misma à partir du 1er juillet par une Mission intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (Minusma) qui comprendra environ 11.200 soldats.
Située à 1.500 km au nord-est de Bamako, Kidal abrite des bases des armées française et tchadienne qui en assurent la sécurité, la ville étant gérée par le Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA, rébellion touareg) qui s'est opposé à la présence de l'armée malienne dans cette zone.
A propos du MNLA, Pierre Buyoya a estimé que la présence dans Kidal ou dans sa périphérie de groupes armés pose un problème. Nous sommes en train de résoudre ce problème avec le gouvernement malien et nos partenaires.
Kidal est la capitale de la région du même nom, berceau des Touareg abritant le massif des Ifoghas où se sont retranchés des combattants islamistes armés que les soldats français et tchadiens ont traqué pendant plusieurs semaines.
Avant celui du 12 avril, la ville avait déjà été le théâtre de deux attentats-suicides, les 21 et 26 février.
Le premier avait visé des militaires français, tuant le kamikaze au volant de sa voiture piégée, le second avait pris pour cible un point de contrôle tenu par le MNLA dont sept membres avaient été tués, selon ce mouvement.
Primature : pourquoi Django Cissoko est revenu sur sa démission
Procès Verbal, 16/04/2013 13h36
Dans notre livraison du lundi 8 avril 2012, nous annnoncions que le Premier ministre Django Cissoko avait remis sa démission au chef de l’Etat. Beaucoup ont pris la nouvelle pour un poisson d’avril et certains confrères, peu soucieux de déontologie, se sont évertués à la démentir.
Le clash
En fait, tout commence par la visite-éclair, à Bamako, du chef de la diplomatie française, Laurent Fabius, jeudi 4 avril. En le recevant, le ministre malien des affaires étrangères, Tiéman Hubert Coulibaly, l’entretient, dévant des témoins, de sujets que le Premier ministre Django Cissoko, informé, juge trop confidentiels pour être abordés en public. Il en fait la remarque au ministre Coulibaly. Ce dernier n’en tient pas compte et récidive à une autre occasion.Django estime alors que son ministre lui « manque de respect ».
Quelques heures plus tard, Tiéman Coulibaly prend dans sa voiture son homologue français pour se rendre à la primature. Très en colère et décidé à le faire comprendre à son ministre, le chef du gouvernement malien fait asseoir Tiéman Coulibaly dans sa salle d’attente et reçoit, seul, le ministre français Laurent Fabius. Leur apparté dure une dizaine de minutes. Un temps suffisant pour que Tiéman Coulibaly, se sentant humilié, piaffe d’impatience, de dépit, et tienne, devant les collaborateurs de Django Cissoko des propos peu amènes. Mieux, Tiéman Coulibaly décide, sans attendre la fin de l’apparté entre Django et Fabius, de prendre sa voiture et de quitter en trombe la primature.
Ne voyant pas, à la fin de l’entretien, le ministre Coulibaly, Django Cissoko redouble de colère. Non seulement il estime que le ministre aurait dû attendre, mais en plus, Tiéman Coulibaly, qui avait conduit Fabius à la primature, aurait dû, aux yeux de son chef, se faire une obligation de raccompagner le ministre français hors de la primature. La voiture de Tiéman Coulibaly n’étant plus là, il faut parer au plus pressé: l’ambassadeur de France prend Fabius à bord de son véhicule et les deux personnalités s’en vont, gênées.
Aussitôt après l’incident, le Premier ministre demande au président Dioncounda Traoré le limogeage de Tiéman Coulibaly du gouvernement. Entendant le président Traoré intercéder en faveur du ministre, Django se montre plus insistant: « Ou c’est lui qui part ou c’est moi! ». Il a fallu tout l’art de la persuasion du chef de l’Etat et des ambassadeurs de France et des Etats-Unis pour apaiser la colère du premier ministre et le faire revenir sur sa démission. Les uns et les autres lui font valoir que l’heure est grave et que les susceptibilités personnelles ne devraient pas conduire le chef d’un gouvernement en guerre à abandonner le navire en péril. Django cède en fin de compte et c’est le moment que choisissent quelques cireurs de chaussures pour tenter de démentir nos révélations.
Vieille affaire
En réalité, depuis longtemps, le courant ne passe pas entre le Premier ministre et son ministre des affaires étrangères. Tiéman Coulibaly, que Dioncounda Traoré considère comme son fils, est prioritairement consulté sur tout, ce qui n’est pas du goût de Django. De plus, Tiéman, selon ses proches, entretient avec Fabius des amitiés anciennes datant des années 1970. D’où certaines familiarités qu’il se permet avec le ministre français et que ne le Premier ministre, homme plutôt austère, ne comprend pas. Enfin, au moment où, en tant que Premier ministre, Django entend conduire, conformément à la Constitution, la politique gouvernementale, il voit souvent Tiéman déborder dans ses domaines réservés. Ainsi de la remise d’un véhicule blindé de 500 millions au président intérimaire, négocié par Tiéman sans que le Premier ministre soit préalablement informé. Ainsi de la déclaration de Fabius selon laquelle « tôt ou tard, les combattants du MNLA vont devoir désarmer! ». Déclaration que Tiéman se serait vanté d’avoir inspirée au ministre français sans avoir besoin d’en parler, au préalable, avec le chef du gouvernement.
Le retour de Django sur sa démission évite, en tout cas, au pays un nouvel accès de fièvre au moment où les élections se préparent et que la France se désengage peu à peu du nord. Qu’on l’aime ou non, Django a eu la chance (il en faut pour réussir!), en un temps record, de voir les jihadistes chassés du nord, le retour de la paix entre bérets rouges et bérets verts et le terrible désordre dans la police resorbé…
Mali : la France favorable à un relais de l'ONU dès le 1er juillet
Jeuneafrique.com, 16/04/2013 11h23
La France a proposé, lundi 15 avril, au Conseil de sécurité de l'ONU d'adopter une résolution autorisant le déploiement au Mali d'une Mission de maintien de la paix au 1er juillet prochain. Ce calendrier pourrait être revu si les conditions de sécurité sur le terrain ne sont pas jugées satisfaisantes.
Comme attendu, la France a proposé lundi à ses partenaires du Conseil de sécurité de l'Organisation des nations unies (ONU) d'adopter une résolution autorisant le déploiement d'une mission de maintien de la paix au Mali dès le 1er juillet prochain.
La Mission intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (Minusma) comprendra au maximum 11 200 soldats, « dont des bataillons de réserve capables de se déployer rapidement », et 1 440 policiers. Elle prendra à cette date le relais de la Misma (force panafricaine) « pour une période initiale de douze mois ».
Le projet de résolution, dont l'AFP a obtenu copie, autorise aussi « les troupes françaises (...) à intervenir en soutien à des éléments de la Mission en cas de danger grave et imminent les menaçant et à la demande du secrétaire général » de l'ONU Ban Ki-moon. Le gouvernement français a en effet indiqué qu'il allait maintenir au Mali, de manière permanente, une « force d'appui » d'un millier de soldats chargée de lutter contre les groupes islamistes armés. L'armée française dispose aussi de bases arrières dans la région, notamment au Sénégal, en Côte d'Ivoire et au Tchad.
La résolution fixe certains critères, liés à la sécurité dans la zone d'opération des Casques bleus, pour autoriser le déploiement effectif de la Mission. Parmi ces critères figurent « la fin des principales opérations de combat par les forces armées internationales » ainsi qu'une « nette réduction de la capacité des forces terroristes de constituer une menace importante ». Si le Conseil de sécurité détermine que ces conditions ne sont pas remplies, le calendrier de déploiement sera revu, souligne le projet de résolution qui, selon des diplomates, devrait être adopté fin avril.
Élections présidentielle et législatives
La mission de l'ONU n'aura pas pour objectif la lutte antiterroriste mais devra contribuer à « stabiliser les centres urbains, particulièrement dans le nord du Mali » et à « empêcher un retour d'éléments armés dans ces zones ». Les Casques bleus de la Minusma seront pris autant que possible sur les effectifs de la Misma, qui compte aujourd'hui plus de 6 000 hommes, dont plus de 2 000 Tchadiens.
Les forces françaises, entrées en action en janvier dernier contre les islamistes armés qui contrôlaient le nord du Mali, s'élèvent à un peu moins de 4 000 hommes. Cet effectif devrait passer à moins de 2 000 dans le courant de l'été puis à un millier à la fin de l'année. Les Casques bleus devront aussi aider les autorités maliennes à instaurer « un dialogue politique national » et à organiser des élections présidentielle et législatives « libres, équitables et transparentes », protéger les civils et enquêter sur toute violation des droits de l'homme.
Selon des diplomates, ce texte a été négocié entre les cinq membres permanents du Conseil de sécurité (France, États-Unis, Royaume Uni, Russie, Chine) avant d'être proposé aux autres membres du Conseil. Une première discussion entre experts des quinze pays membres est prévue mardi, suivie par des négociations entre ambassadeurs des quinze, avec pour objectif une adoption à la fin du mois. Entretemps, les États-Unis devront demander un feu vert au Congrès, ce qui ralentit la procédure. « La France souhaite un vote avant la fin du mois et cela semble possible », a indiqué un diplomate du Conseil.
Les touareg noirs s' indignent et protestent contre leur absence dans la commission dialogue et réconciliation
Xinhua, 16/04/2013 09h52
La communauté noire Kel Tamasheqs ou Bellah ou encore les touareg noirs ont fait état de leur indignation, lundi lors d' une conférence de Bamako, suite la nomination des membres de la Commission Dialogue et Réconciliation qu' ils protestent à cause de leur absence en son sein.
Ibrahim Ag Idbaltanat, président l' Association TEMEDT regroupant les tamasheqs noirs ou Bellah et ses camarades militants, ont affirmé que "les autorités maliennes s' obstinent dans leur mépris des Kel tamasheqs noirs et dans la négation de la réalité de l' esclavage par ascendance et discriminations associées chaque fois qu' il de solliciter la participation des citoyens aux prises de décisions" .
Selon Mohamed Ag Akeratane, président d' honneur de TEMEDT (par ailleurs secrétaire politique du parti d' opposition SADI), a déclaré que sa "communauté s' indigne et proteste, car elle est l' une des plus importantes du Mali, plus précisément du nord du pays" , ajoutant que "pour la crédibilité et la représentativité de la commission, notre communauté doit y être représente" .
Les Bellah ont "déploré le fait que la composition de cette commission dialogue et réconciliation au lieu d' être inclusive témoigne une fois de plus de la volonté inexpliquée des autorités maliennes de continuer à ignorer la voix de ceux qui subissent tous les jours l' humiliation" .
Les Bellah estiment que leur communauté "regorge de toutes les compétences nécessaires allant du professeur, cadres, religieux à l 'agent d' exécution et pour autant elle a été une fois de plus royalement ignorée" . "Cette situation n' a que trop duré et prenons à témoin l' opinion nationale et internationale de cette injustice flagrante" , ont-ils ajouté.
Mohamed Elmaouloud Ag Hamada, ancien député de Goundam, un cercle de la région Tombouctou au nord du Mali, membre du conseil national des Bellah, a précisé que "les autorités maliennes notamment le président de la république par intérim, Dioncounda Traoré, ont été saisies bien avant la nomination des membres de la commission Dialogue et Réconciliation" .
"Les autorités ont donc fait exprès d' omettre notre communauté (les tamasheqs noirs ou touareg noirs) qui ne revendique pas par les armes" , a dit Mohamed Elmaouloud Ag Hamada, tout en concluant que "cette commission est vouée à l' échec si elle travaille sans nous" .
Le président de TEMEDT, Ibrahim Ag Idbaltanat, a laissé entendre que leur "créneau est la non-violence, raison pour laquelle nous allons continuer à faire des plaidoyers, à faire valoir notre opposition" .
Celui-ci a conclu " nous en appelons aux autorités notamment le président de la République et le premier ministre pour que soit réparée immédiatement la non représentativité d' une des communautés parmi les plus importantes en nombre du pays pour qu' une très grave erreur ne se transforme en faute" .
Par ailleurs, la protestation de TEMEDT fait suite à celle du Collectif des ressortissants du Nord du Mali (COREN), qui a exprimé le week-end dernier la sienne, expliquant qu' il "ne se reconnait pas dans la commission Dialogue et Réconciliation" .
Tchad : vote du retrait des soldats du Mali
AFP, 15/04/2013 18h09
Le Parlement tchadien a voté aujourd'hui à la majorité quasi-absolue une résolution réclamant le retrait progressif des soldats tchadiens au Mali, où 36 soldats ont été tués et 74 blessés.
Par 167 voix pour et une contre, les députés tchadiens demandent au gouvernement de "préparer dans un délai raisonnable le retrait des forces armées tchadiennes en intervention au Mali" mais aussi "de prendre toutes les mesures pour garantir la sécurité au Tchad".
Avant le vote des députés, le premier ministre tchadien Dadnadji Djimrangar est revenu sur le bilan des pertes dans les rangs de l'armée tchadienne au Mali. "Pour cette noble mission nous avons payé un lourd tribut. A la date d'aujourdhui nous déplorons 36 morts et 74 blessés".
Les otages français vivants mais hors du Mali, selon Idriss Déby
Leparisien.fr, 15/04/2013 12h49
Le président tchadien Idriss Deby a estimé que les otages français au Sahel étaient vivants mais ne se trouvaient plus dans le nord du Mali ratissé par les armées française et tchadienne.
«Je pense personnellement qu'il y a des Français vivants entre les mains des jihadistes mais je ne suis pas très sûr que cela soit au Mali», a déclaré Idriss Deby dans un entretien diffusé ce dimanche.
Mali : des obsèques nationales pour les cinq militaires maliens disparus
Xinhua, 15/04/2013 09h44
Le gouvernement malien va rendre hommage, lundi à Bamako, aux cinq militaires maliens, membres d'équipage d'un helicoptère de l'armée malienne qui a crashé vendredi dernier à Ouro-Modi entre Sévaré et Tenenkou, a declaré dimanche un officier du service social des armées.
Le colonel Abdoulaye Diallo, le capitaine Malamine Sangaré, l'élève officier d'active Ibrahim B. Mariko, ainsi que les deux sous-officiers supérieurs, Adjudant Oumar M Traoré et Cheick Oumar Diarra (techniciens cellule moteur) ont peri dans ce crash alors qu'ils ramenaient l'aeronef à sa base d'attache de Sévaré après deux semaines de revision effectuées à Bamako.
Les cinq dépouilles sont arrivées samedi soir à Bamako en provenance de Sévaré, localité située à 680 km de la capitale malienne. Elles ont été accueillies par le chef d'état-major général des armées du Mali, le général de brigade Ibrahima Dahirou Dembélé, et le chef d'état-major de l'armée de l'Air, le colonel- major Souleymane Bamba.
Les troupes tchadiennes vont se retirer du Mali, dit Idriss Déby
Reuters, 15/04/2013 09h32
Après avoir contribué à chasser les islamistes des villes du nord du Mali, les troupes tchadiennes vont se retirer de ce pays où elles risquent d'être prises dans un conflit de type guérilla, a déclaré le président tchadien, Idriss Déby, dans une interview diffusée dimanche.
Deux mille Tchadiens ont combattu aux côtés des forces françaises depuis le mois de janvier pour reprendre aux islamistes les villes du nord du Mali, puis les montagnes et les zones désertiques qu'ils tenaient.
Le président Déby a expliqué à des médias français - dont RFI, TV5 Monde et Le Monde - que les combats à visage découvert face aux islamistes étaient terminés au Mali et que l'armée tchadienne n'était pas conçue pour mener une lutte de l'ombre, de type guérilla, comme celle qui a lieu désormais dans le nord de ce pays.
"Nos soldats vont rentrer au Tchad. Ils ont accompli leur mission. Nous avons déjà retiré un bataillon mécanisé", a-t-il dit dans cette interview.
Le président tchadien a ajouté que l'armée tchadienne serait disponible pour participer à une future force des Nations unies qui devrait atteindre à terme les 10.000 hommes au Mali.
Ag Hamani : les milices sont à démanteler et à désarmer
Xinhua, 14/04/2013 14h40
Les milices sont à démanteler et à désarmer, a affirmé samedi à Bamako, Mohamed Ag Hamani, ancien Premier ministre malien, lors du lancement d'une nouvelle organisation dénommée Plateforme des cadres et leaders des Kel Tamacheq dont il en est le président d'honneur.
Expliquant les raisons du démantèlement et du désarmement des milices, Mohamed Ag Hamani a indiqué que celles-ci ''ne visent pas à chasser l'ennemi, mais plutôt de surveiller des gens, donc à provoquer les conflits''.
Le président actif de la nouvelle organisation, le député Bajan Ag Hamatou, a précisé que ''la plateforme des Kel Tamasheq regroupe des gens qui parlent la langue tamasheq et partagent la même culture''.
Evoquant les principaux objectifs de la plateforme, Bajan Ag Hamatou a déclaré qu'il s'agit de ''rejeter, avec force, les clichés fort malheureusement médiatisés de + rébellion des Touaregs du Mali contre leur pays et de +conflits intercommunautaires au Mali+''.
Il s'agit aussi de ''réaffirmer clairement l'attachement de la communauté des Kel tamasheq du Mali à la République, à la laïcité, à la démocratie et à l'Etat de droit'' et de ''se démarquer sans ambigüité de la violence et exiger le démantèlement de toutes les milices et la neutralisation de tous les groupes armés'', entre autres.
Bajan Ag Hamatou a ''insisté sur le fait que le Mali n'a jamais été un pays de couleurs (noirs, arabes, tamasheqs, Ndlr). Les gens qui engagent le débat dans ce sens sont les détracteurs de l'unité nationale''.
Lors cette rencontre, un ''vibrant hommage'' a été rendu au jeune Moussa Mara, maire de la commune IV du district de Bamako et président du parti YELEMA, qui est à l'origine de cette nouvelle plateforme.
L'initiative ayant conduit à la création de cette plateforme, ' 'vise à faire du Mali, un espace de convivialité là où il fait bon vivre, un Mali débarrassé des méandres du passé'', a précisé Moussa Mara.
Par ailleurs, la rencontre a permis de lever toute équivoque sur l'appellation ''Touareg''. En effet, Bajan Ag Hamatou a affirmé ''Je ne sais où, est venu le nom touareg qui est péjoratif et qui ne désigne nullement les tamasheq n'ayant rien à voir avec le mot touareg''.
Selon un linguiste présent à cette rencontre, ''le mot Touareg vient de Targui, qui n'a aucun lien avec les Tamasheq'' et pour sa part, l'ancien Premier ministre Mohamed Ag Hamani a laissé entendre ''on va demander que le gouvernement rebâtisse notre communauté''.
Mauritanie : 75 000 Maliens "échoués dans le désert" ont besoin d'aide, alerte MSF
AFP, 13/04/2013 22h40
Fuyant guerre et haines ethniques, plus de 75.000 Maliens sont réfugiés en plein désert mauritanien où l'eau manque et où la mortalité infantile dépasse le seuil d'urgence: dans le camp de Mbéra, prévient Médecins sans frontières (MSF), "l'aide humanitaire déployée est insuffisante".
Fuyant guerre et haines ethniques, plus de 75.000 Maliens sont réfugiés en plein désert mauritanien où l'eau manque et où la mortalité infantile dépasse le seuil d'urgence: dans le camp de Mbéra, prévient Médecins sans frontières (MSF), "l'aide humanitaire déployée est insuffisante".
La guerre au Mali a commencé en janvier 2012, lorsque la rébellion touareg a pris le nord du pays avant d'être supplantée par des groupes islamistes armés.
L'armée française est intervenue le 11 janvier pour aider l'Etat malien menacé de désintégration, et poursuit depuis ses opérations dans le nord. Le conflit a entraîné le déplacement de plus de 270.000 personnes au Mali même. 170.000 autres se sont réfugiées dans les pays voisins (essentiellement au Burkina Faso, en Mauritanie et au Niger), selon les Nations unies.
Dans le désert mauritanien où les températures atteignent 50 degrés, le camp de réfugiés de Mbéra accueille des dizaines de milliers de malheureux "échoués dans le désert" dans une situation "extrêmement précaire", selon le titre d'un rapport de MSF, chassés par les combats, la haine ethnique, l'insécurité alimentaire et l'effondrement des services de base.
"C'est un camp dans lequel plus de 75.000 Maliens ont cherché refuge (...). Nous prenons les allégations du rapport au sérieux", a réagi la porte-parole du Haut commissariat aux réfugiés (HCR) des Nations unies, Melissa Fleming. Pas de famine dans le camp de Mbéra, précise Marie-Christine Ferir, responsable de la réponse aux urgences à MSF, car de manière générale "les rations se sont améliorées, la nourriture est suffisante maintenant".
"Fondements ethniques et politiques"
Mais l'eau manque: les réfugiés reçoivent en moyenne 11 litres par jour, quand leur situation en exigerait 20 pour la boisson, la cuisine et l'hygiène. Quant aux enfants, "ils devraient recevoir une ration enrichie en lait et en micro-nutriments pour ne pas tomber en malnutrition", ajoute Mme Ferir.
Les enfants arrivés en janvier au camp étaient en général bien nourris les premiers jours, mais ont rapidement présenté des symptômes de malnutrition. "Ca met la vie des enfants en danger", s'alarme Marie-Christine Ferir. Outre les risques de séquelles neurologiques irréversibles et de problèmes immunitaires que la malnutrition peut provoquer chez les tout-petits, leur taux de mortalité a flambé: "Il est actuellement au-dessus du seuil d'urgence, dont la limite est de deux décès d'enfants de moins de deux ans pour 10.000 par jour. On est à 3,2 décès pour 10.000 enfants par jour", explique-t-elle.
En moyenne, deux enfants de 2 ans meurent ainsi chaque jour à Mbéra, précise MSF. "La malnutrition dans le camp de Mbéra est notre préoccupation principale et l'est depuis un certain temps", a indiqué la porte-parole du HCR, ajoutant que "des efforts supplémentaires ont été déployés depuis le début de l'année".
Dans son rapport, MSF insiste sur le fait que "les organisations d'aide doivent maintenir leur réponse aussi longtemps que nécessaire". Car "en raison des fondements ethniques et politiques de cette crise, il est peu probable de voir prochainement les réfugiés retourner au Mali", souligne l'ONG.
Comme lors de la rébellion touareg du début des années 1990, l'actuel conflit a cristallisé la haine entre la population à peau noire majoritaire, et ceux qu'elle appelle "peaux blanches", les Touareg et les Arabes, assimilés sans distinction aux rebelles touareg et/ou islamistes.
Ces "peaux blanches" ont souvent fui préventivement le Mali (45% des personnes interrogées par MSF dans le camp) par peur de représailles de la population locale ou de l'armée malienne. Au camp de Mbéra, la majorité de la population est Touareg, avec également de nombreux Arabes. "Ils ne vont pas bouger de sitôt" par peur de représailles, "c'est ce qu'ils nous disent", confie Marie-Christine Ferir, qui se souvient qu'"après la rébellion des années 1990, certains étaient restés plusieurs années".
"Je ne vois pas comment le Mali va sortir de cette crise", dit-elle.
Décès d'un quatrième soldat tchadien après l'attentat de Kidal
AFP, 13/04/2013 22h37
Un soldat tchadien blessé vendredi lors de l'attentat suicide de Kidal, dans le nord-est du Mali, est décédé pendant la nuit à Gao, portant le bilan à quatre soldats tchadiens tués, a-t-on appris samedi de source sécuritaire tchadienne.
Un soldat tchadien blessé vendredi lors de l'attentat suicide de Kidal, dans le nord-est du Mali, est décédé pendant la nuit à Gao, portant le bilan à quatre soldats tchadiens tués, a-t-on appris samedi de source sécuritaire tchadienne.
Un kamikaze a fait sauter sa ceinture au marché de Kidal où un groupe de soldats tchadiens faisaient des courses. "Trois ont été tués sur le coup" et quatre blessés grièvement, avait rapporté vendredi l'état-major tchadien.
Située à 1.500 km au nord-est de Bamako, Kidal abrite des bases des armées française et tchadienne qui en assurent la sécurité, la ville étant gérée par la rébellion touareg du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA), qui s'est opposé à la présence de l'armée malienne dans cette zone. Kidal est la capitale de la région du même nom, berceau des Touareg abritant le massif des Ifoghas où se sont retranchés des combattants islamistes armés que les soldats français et tchadiens ont traqués pendant plusieurs semaines.
Elle a déjà été le théâtre de deux attentats suicides, les 21 et 26 février. Le premier avait visé des militaires français, tuant le kamikaze au volant de sa voiture piégée, le second avait pris pour cible un point de contrôle tenu par le MNLA dont sept membres avaient été tués, selon la rébellion touareg.
Le contingent tchadien --2.000 hommes--, est très actif dans la guerre du Mali où il s'est déployé dès le mois de janvier. Le Tchad a notamment revendiqué avoir tué l'islamiste algérien Abdelhamid Abou Zeïd en février. Le Tchad a payé un lourd tribut avec notamment 26 de ses soldats tués le 22 février au cours d'accrochages dans le massif des Ifoghas.
Cinq militaires maliens tués lors d'un crash d'hélicoptère à Sévaré
AFP, 12/04/2013 19h58
Cinq militaires maliens ont été tués aujourd'hui dans l'accident d'un hélicoptère de l'armée malienne dans le centre du Mali à la suite d'une "défaillance technique", ont indiqué des sources concordantes.
"Le crash d'un hélicoptère de l'armée malienne a causé la mort des cinq passagers, des militaires maliens, vers Sévaré" (centre), a déclaré un responsable du gouvernorat de Mopti, la ville la plus proche, accident confirmé par une source militaire malienne qui a évoqué "une défaillance technique".
Kidal : deux soldats tchadiens tués dans un attentat suicide
AFP, 12/04/2013 16h06
AFP- Au moins deux soldats tchadiens ont été tués vendredi matin dans un attentat suicide à Kidal, dans le nord-est du Mali, a appris l'AFP de sources sécuritaires concordantes.
Deux soldats tchadiens ont été tués dans un attentat vendredi à Kidal. Ce sont les jihadistes qui ont fait ça. Le bilan est encore provisoire, selon une source militaire malienne, une source militaire tchadienne parlant de trois soldats tchadiens tués et quatre autres blessés.
Cette source tchadienne a précisé, sous couvert de l'anonymat, que l'attentat s'était produit alors que les soldats faisaient leur course dans des boutiques qu'ils avaient l'habitude de fréquenter.
Le centre de Kidal est actuellement bouclé, a indiqué une autre sécuritaire régionale. C'est un attentat des islamistes contre les troupes tchadiennes, il y a trois morts, l'auteur de l'attentat et deux soldats tchadiens, a-t-elle ajouté, en précisant également que ce bilan était provisoire.
Située à 1.500 km au nord-est de Bamako, Kidal abrite des bases des armées française et tchadienne qui en assurent la sécurité, la ville étant gérée par la rébellion touareg du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA) qui s'est opposé à la présence de l'armée malienne dans cette zone.
Kidal est la capitale de la région du même nom, berceau des Touareg abritant le massif des Ifoghas où se sont retranchés des combattants islamistes armés que les soldats français et tchadiens ont traqué pendant plusieurs semaines.
Elle a déjà été le théâtre de deux attentats suicide, les 21 et 26 février: le premier avait visé des militaires français, tuant le kamikaze au volant de la voiture piégée sur le coup, le second visait un point de contrôle tenu par le MNLA dont sept membres avaient été tués, selon la rébellion touareg.
Le collège Horizon se dote d'un nouveau complexe
Journal du Mali, 12/04/2013 15h02
La pose de la première pierre du nouveau complexe du collège horizon a eu lieu ce vendredi 12 avril à Sébénicoro en face de l'Eden Village. Le coût du complexe s’élève à 3,7 milliards FCfa. Le collège Horizons existe au Mali depuis 11 ans. Le complexe dont la construction va prendre un an va permettre la création de plus de 100 emplois directs. Les salles de classe seront construites sur deux blocs de 6600 mètres carrés. Un troisième bloc de 3000 mètres carrés sera consacré à l’internat, une cuisine et une salle multifonctionnelle. La capacité du complexe sera de 864 élèves soit 24 élèves par classe. C’est un projet sponsorisé par 10 hommes d’affaires turcs. Selon le directeur général de l’école, avec ce nouvel établissement, ils sont sûrs d’avoir l’occasion d’améliorer et de moderniser ce projet éducatif très important.
Pour rappel le collège horizons a commencé en 2002 avec 35 élèves au Mali. C’est dire que l’évolution est telle que les deux filiales du collège horizons existantes à Bamako ne suffisent plus pour répondre à toutes les demandes.
Une eau mystérieure coule dans un baobab à Kayes
Kayesinfos.net, 11/04/2013 20h31
Une eau mystérieuse ruisselle dans le baobab du marché Djoni djoni Incroyable mais vrai ! Depuis ce matin, l’attention était tournée au grand marché de Kayes pas pour l’incendie mais pour une chose peu commune ! Une eau mystérieuse sort depuis ce matin dans le baobab du marché Djoni djoni incendié il y a quelques semaines ? Si les causes restent mystérieuses, les populations kayesiennes se sont accaparées de la situation, alimentant ainsi les débats dans les grins et les rues !
Nous y reviendrons plus tard !
Le maire de Tarkint, Baba Ould Cheikh, a été arrêté
Jeuneafrique.com, 11/04/2013 20h01
Baba Ould Cheikh, le maire de la petite ville de Tarkint, dans le nord du Mali, a été arrêté mercredi 10 avril. Il est accusé de trafic international de drogue.
La “prise” est d'importance pour les autorités maliennes. Une opération menée par les bérets rouges et les éléments du colonel-major Gamou a permis l'arrestation de Baba Ould Cheikh, mercredi 10 avril, à Tarkint, la ville dont il est maire et qu'il n'avait pas quitté depuis que pesait contre lui un mandat d'arrêt délivré au mois de février.
À Gao, il n'aura eu le temps que de prendre connaissance de ce mandat avant d'être déféré à Bamako. Mais dans le nord du Mali, il est connu de tous et rares sont les affaires auxquelles son nom n'est pas mêlé. À commencer par celle surnommée "Air Cocaïne", lorsqu'en 2011, un avion en provenance d'Amérique du Sud avait atterri en urgence non loin de sa commune. Mais on avait également entendu parler de lui lors des prises d'otages de 2003 et 2009, dans lesquelles il est nommé médiateur, tout en étant soupçonné d'être lié aux ravisseurs d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).
Plus polémique encore, Baba Ould Cheikh, issu de la tribu arabe Lamhar, a toujours soutenu le Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao). À plusieurs reprises, ses affaires l'ont amené à croiser le chemin d'Oumar Ould Hamaha, trafiquant et islamiste recherché, qui pourrait avoir été tué récemment lors des récentes frappes aériennes menées à Tombouctou.
Fin de l'impunité
L'impunité dont "Baba" disposait semble avoir disparu avec la prise de Gao, le 26 janvier dernier. Au lendemain de la libération de la ville, alors qu'il se promène avec son ami, Sadou Harouna Diallo, le maire de Gao, Baba Ould Cheick est brièvement interpellé et gardé à la gendarmerie. Ce n'est qu'après avoir été relâché dans des conditions encore floues, que le mandat d'arrêt est lancé contre lui. Depuis lors, il s'était retranché dans son fief, à une centaine de kilomètres de Gao.
Baba Ould Cheikh et sa grande famille ont pu asseoir leur influence dans la région, tant du côté des forces de sécurité basées dans le Nord qu'auprès des hommes politiques locaux et nationaux. Comme le maire de Gao, il est membre du PDS, le parti de l'ancien président, Amadou Toumani Touré (ATT). Dans la ville, il possède boutiques et villas cossues. Ses entreprises de transport et de bâtiment travaillent avec les plus gros acteurs économiques de la ville, mais aussi auprès du Comité International de la Croix Rouge et de la municipalité.
À travers cette arrestation, c'est un pan de la mafia des “narco-islamistes” qui prend un sérieux revers.
---
Dorothée Thiénot, à Gao
Les premiers soldats français de retour du Mali
Lefigaro.fr, 11/04/2013 17h56
Trois mois après le début de l'opération Serval au Mali, environ 120 parachutistes sont rentrés ce jeudi 11 avril 2013. Ils ont atterri à Blagnac, à coté de Toulouse, autour de 15 heures (heure locale)et devraient retrouver leurs familles dans la soirée. Avant de regagner la France, les soldats ont décompressé quelques jours à Chypre, suivant une procédure en usage désormais pour faciliter la transition des militaires de retour d'opération. Une autre centaine devrait revenir d'ici quelques semaines a indiqué le colonel Antoine de Loustal, le chef de corps du 1er RCP qui est venu les accueillir.
Mali: 300 prisonniers de guerre
BBC Afrique, 11/04/2013 16h29
Le Comité international de la Croix-Rouge dit avoir recensé environ 300 prisonniers de guerre au Mali, capturés depuis le début de l’intervention militaire française en janvier pour repousser les combattants islamistes.
Les combattants ont été fait prisonnier par les forces françaises, tchadiennes, et maliennes.
Selon les autorités maliennes, 40 à 50 de ces prisonniers de guerre seraient des étrangers issus de divers pays africains.
Parmi eux figurent deux Nigérians suspectés d'être des membres du groupe Boko Haram, deux Burkinabè, un Mauritanien et deux Algériens.
Deux ressortissants français ont déjà été extradés vers la France.
Mali - Deux Touareg meurent en détention
AFP, 11/04/2013 15h55
Deux Touareg, soupçonnés d'avoir soutenu les djihadistes dans le nord du Mali où ils avaient été arrêtés par l'armée en février, sont morts en détention à Bamako après avoir été "torturés", a rapporté jeudi l'organisation de défense des droits de l'homme Human Rights Watch (HRW). Les deux hommes avaient été arrêtés avec cinq autres Touareg le 15 février à Léré, dans la région de Tombouctou, dans le nord-ouest du pays, détenus dans une gendarmerie de Bamako avant leur transfert à la prison centrale de la ville, affirme HRW dans un communiqué.
Le Premier ministre malien à Gao, première visite depuis des mois
AFP, 11/04/2013 12h32
Le Premier ministre malien par intérim, Diango Cissoko, est arrivé jeudi matin à Gao, dans le nord-est du Mali, la première visite d’un chef du gouvernement dans cette ville depuis le début de la crise malienne il y a plus d’un an.
Accueilli par plusieurs personnalités civiles et militaires, parmi lesquelles des officiers français, M. Cissoko a rendu hommage à l’intervention de la France au Mali pour en chasser les islamistes armés. «La Nation malienne vous en sera éternellement reconnaissante», a-t-il dit.
Il a exhorté l’armée française à «continuer dans cette voie», c’est-à-dire à rester au Mali, quelques jours après un début de retrait des quelque 4.000 soldats français déployés dans le pays depuis janvier pour stopper une avancée des islamistes liés à Al-Qaïda vers le Sud.
Cela fait trois mois jour pour jour que l’intervention française a débuté au Mali, le 11 janvier.
Mali : prorogation de l'Etat d'urgence au 22 Avril...
Gouvernement , 11/04/2013 11h57
Le Conseil des Ministres a adopté un projet de loi autorisant une deuxième prorogation de l’état d’urgence sur présentation du ministre de l’Administration Territoriale, de la Décentralisation et de l’Aménagement du Territoire.
Suite à la recrudescence de l’insécurité sur toute l’étendue du territoire national se traduisant par des atteintes graves à l’ordre public, des menées subversives de nature à compromettre la sécurité intérieure, le Gouvernement a instauré l’état d’urgence sur l’ensemble du territoire national à compter du 13 janvier 2013 pour une durée de 10 jours.
La mise en œuvre de cette décision a favorisé le bon déroulement des opérations militaires pour la libération des Régions occupées et contribué à l’instauration et au maintien d’un climat social apaisé dans notre pays.
Tous les objectifs n’ayant pas été atteints au 22 janvier, conformément à l’article 72 de la Constitution, la Loi N°2013- 004 du 23 janvier 2013 est intervenue pour proroger l’état d’urgence jusqu’au 22 avril 2013.
Le présent projet de loi autorise une deuxième prorogation de l’état d’urgence.
Dramane Dembele, désigné candidat de l'Adema à la présidentielle de juillet 2013.
Journaldumali.com, 10/04/2013 22h42
Contre toute attente, c'est Dramane Dembele, militant en Commune VI, qui a été désigné candidat de l'Adema. Il avait face à lui des dinosaures tels qu'Iba Ndiaye, Maitre Kassoum Tapo, ou encore Ousmane Sy.
Cet ingénieur géologue de 46 ans est peu connu du grand public malien, même s'il a dirigé la Direction nationale de la géologie et des mines pendant les années 2000.
Prorogation de l'état d'urgence
Gouvernement, 10/04/2013 21h21
Sur présentation du ministre de l’Administration Territoriale, de la Décentralisation et de l’Aménagement du Territoire, le Conseil des Ministres a adopté un projet de loi autorisant une deuxième prorogation de l’état d’urgence.
Suite à la recrudescence de l’insécurité sur toute l’étendue du territoire national se traduisant par des atteintes graves à l’ordre public, des menées subversives de nature à compromettre la sécurité intérieure, le Gouvernement a instauré l’état d’urgence sur l’ensemble du territoire national à compter du 13 janvier 2013 pour une durée de 10 jours.
L'état d'urgence en vigueur depuis le 12 janvier dernier a été prorogé pour la deuxième fois à l'issue du Conseil des ministres de ce mercredi 10 avril."La mise en œuvre de cette décision a favorisé le bon déroulement des opérations militaires pour la libération des Régions occupées et contribué à l’instauration et au maintien d’un climat social apaisé dans notre pays", pet-on lire dans le communiqué publié par la Primature.
"Tous les objectifs n’ayant pas été atteints au 22 janvier, conformément à l’article 72 de la Constitution, la Loi N°2013- 004 du 23 janvier 2013 est intervenue pour proroger l’état d’urgence jusqu’au 22 avril 2013" poursuit le texte.
Primaires : l' ADEMA désigne son candidat pour la présidentielle
Journaldumali.com, 10/04/2013 16h28
Le candidat du parti Alliance pour la Démocratie et la Justice sera connu ce mercredi 10 avril à l’issue de la réunion de la Commission des bons offices avec les membres du comité exécutif du parti à Bamako. Le choix final devrait s’opérer entre le président par intérim du parti, Iba N’Diaye et le secrétaire aux affaires juridiques et judiciaires, l’honorable Me Kassoum Tapo.
Le PM malien salue l'effort des deux médiateurs et le président de la CEDEAO
Xinhua, 10/04/2013 14h25
Le chef du gouvernement malien qui est allé à Banamba pour remercier le contingent nigérian, s'est dit "rassuré quant au comportement exemplaire de ce contingent qui s' est très rapidement adapté aux conditions du milieu".
"Le contingent nigérian s’est entendu et avec les populations et les autorités administratives et politiques (le gouverneur de la région de Koulikoro, le préfet et le maire de la ville)", a affirmé M. Cissoko tout en ajoutant que "c’est un exemple de réussite d’intégration, de soutien et de solidarité à l'endroit du peuple malien".
"C' est pourquoi, je remercie au nom du président de la république, le professeur Dioncounda Traoré, de l'ensemble des institutions de la république et à mon nom propre le contingent de la Misma (Mission internationale de soutien au Mali) qui est ici (Banamba), et la Misma et la CEDEAO (Communauté économique des Etats d'Afrique de l'ouest), avec à sa tête le président Alassane Dramane Ouattara", a-t-il dit.
Les mêmes remerciements de M. Cissoko sont allés à l' endroit "des deux médiateurs qui ont déployé des efforts extrêmement importants pour permettre au Mali de sortir très rapidement de la crise. Il s'agit du président burkinabé Blaise Compaoré et nigérian Goodluck Jonathan".
Par ailleurs, le PM a affirmé qu'il a "encouragé le contingent nigérian à poursuivre les efforts qu' il déploie dans cette région du Mali qui lui est confiée pour le moment".
Mali : Des gendarmes de Kidal outillés sur le respect des droits de l'Homme
Xinhua, 10/04/2013 12h21
Le Comité international de la Croix- Rouge (CICR) a organisé mardi à Bamako une journée de sensibilisation à l'attention des éléments de l'escadron de la gendarmerie de Kidal sur le respect des droits de l'Homme.
Cette journée de sensibilisation du CICR qui a réuni une cinquantaine d'éléments de l'escadron de la gendarmerie de Kidal, une région située à l'extrême nord-est du Mali à la frontière algérienne, visait à "responsabiliser les participants sur le respect des droits de l'Homme et du droit international humanitaire", selon les organisateurs.
"A quand recourir à la force ?", "Comment traiter les prisonniers en temps de guerre", sont autant de questions qui ont été débattues lors de cette journée de sensibilisation, dont la tenue aura été "vivement saluée" par les participants.
Selon un des participants, cette journée "entre dans le cadre du renforcement de nos capacités notamment sur la notion du droit international humanitaire, sur les notions du CICR, au regard de nos liens avec la population, avec le droit en général".
Le Pentagone juge les troupes de la Cédéao "totalement incapables"
AFP, 10/04/2013 01h29
Les contingents des pays de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest envoyés au Mali constituent une "force totalement incapable" qui "n'a pas été à la hauteur", a déclaré mardi un haut responsable du Pentagone, Michael Sheehan.
"A ce stade, la force de la Cédéao n'est capable de rien. C'est une force totalement incapable, ça doit changer", a critiqué le conseiller du secrétaire à la Défense pour les opérations spéciales et conflits de basse intensité lors d'une audition au Sénat.
La force africaine est constituée d'environ 4. 300 soldats de pays membres de la Cédéao, notamment du Togo, du Sénégal, du Bénin, du Ghana, du Niger, de la Sierra Leone, de Côte d'Ivoire et du Burkina Faso, auxquels s'ajoutent 2. 000 militaires tchadiens (non membres de la Cédéao) et quelque 4. 000 soldats français.
Le responsable du Pentagone a en revanche salué l'opération française, qui a été selon lui "absolument excellente". "Les Français ont réagi très vite et ont très rapidement repoussé Aqmi au-delà du fleuve Niger, repris le contrôle des villes du Nord", a salué M. Sheehan.
"Maintenant la France est en train de se concentrer sur la traque des membres d'Aqmi et leur élimination du champ de bataille", a-t-il observé.
La force africaine est appelée dans les mois à venir à laisser sa place à une opération de maintien de la paix de l'ONU qui prendrait partiellement le relais. Une des options évoquée par le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon est de déployer 11. 200 Casques bleus aux côtés d'une "force parallèle" chargée de combattre les extrémistes islamistes.
Pour Michael Sheehan, la Somalie fournit un bon exemple de ce qu'il faut faire au Mali: une force de l'ONU chargée d'une "mission raisonnable" épaulée par des forces "plus capables" comme le Kenya et l'Ethiopie dans le cas somalien.
"Débusquer Aqmi des montagnes et attaquer leur leadership est un boulot pour une force bien plus capable. L'ONU ne peut faire cela et nous ne devons pas attendre d'elle qu'elle le fasse. Ce sera aux Français, peut-être avec notre soutien" de s'en occuper, a estimé le responsable américain.
Paris a proposé de maintenir un millier d'hommes à terme au Mali "équipés pour lutter contre le terrorisme".
Mali : Le conflit malien pourrait déborder au Sahara occidental, selon Ban Ki-moon
Journaldumali.com, 09/04/2013 15h40
Le chef de l'ONU Ban Ki-moon a appelé lundi 8 avril à une résolution «urgente» de la crise au Sahara Occidental de peur des retombées dans la région du conflit faisant rage au Sahel, en particulier au Mali, a-t-il dit dans un rapport au Conseil de sécurité. «La montée de l'instabilité et de l'insécurité au sein et autour du Sahel requiert une solution urgente de ce conflit qui dure depuis longtemps», a-t-il alerté dans ce rapport.
Mali : début de retrait d’une centaine de soldats français
Afrik.com, 09/04/2013 11h42
Près d’une centaine de soldats a été désengagée du Mali, a annoncé ce mardi à Paris l’état-major des armés. Ils sont arrivés lundi, à Paphos, à Chypre, où ils vont séjourner durant trois jours dans un hôtel, avant de regagner la France. Les militaires français déployés au Mali étaient un peu plus de 4.000 avant ce premier retrait.
Communiqué de la primature suite à la publication d’allégations faisant état d’une démission du PM
Primature, 08/04/2013 21h48
Suite à la publication d’allégations faisant état d’une démission du Premier ministre, la Direction de la Communication, de l’Informatique et des Nouvelles Technologies de la Primature apporte un démenti formel à cette information.
Le Premier ministre Django CISSOKO entreprend d’ailleurs une série de tournées à l’intérieur du Mali, dont la première étape se déroulera demain, mardi 9 avril, à Banamba.
Par ce geste, le Premier ministre, Chef du Gouvernement, à la tête d’une forte délégation, entend se rendre auprès des frères africains, venus à la rescousse du Mali, pour leur témoigner toute la reconnaissance et la gratitude du gouvernement et du peuple maliens.
Bamako, le 08 Avril 2013
P/Le cabinet du Premier Ministre
Le Directeur de la Communication,
de l’Informatique et des Nouvelles Technologies
Baly Idrissa SISSOKO
Les Arabes du Mali tentent de s'unifier
AFP, 08/04/2013 21h36
NOUAKCHOTT - Des mouvements et personnalités des communautés arabes du nord du Mali ont créé une nouvelle organisation qui affirme représenter l'ensemble des Arabes maliens, a appris l'AFP lundi auprès d'eux à Nouakchott.
La Convergence des mouvements et associations arabes pour l'unité et le développement de l'Azawad (nord du Mali) a été créée à l'issue d'une réunion tenue les 5 et 6 avril dans la capitale mauritanienne, selon une déclaration de ses membres dont l'AFP a obtenue copie.
Elle a été formée par les leaders, cadres, notabilités et responsables des mouvements et associations de la communauté arabe de l'Azawad, affirme ce texte.
La réunion a rassemblé des délégations d'Arabes de l'Azawad venus du Mali, mais aussi de l'Algérie, du Burkina Faso, du Niger ainsi que de la Mauritanie, quatre pays voisins du Mali, a précisé à l'AFP le porte-parole de cette Convergence, Boubacar Ould Taleb.
La Convergence constitue le cadre unique de représentation légitime des aspirations de notre communauté, affirment également les signataires dans leur déclaration.
Parmi les membres du directoire de ce nouveau cadre unitaire, figurent le chef du Mouvement arabe de l'Azawad (MAA), Ahmed Ould Sidi Mohameda, d'anciens parlementaires et diplomates arabes maliens qui résident à Bamako, dont Sidi Mohamed Ould Oumrani et Baba Ould Sidi Wafi, a indiqué M. Ould Taleb.
Selon lui, la convergence ne comprend aucun aucun membre des groupes armés ayant occupé pendant plusieurs mois le nord du Mali en 2012, qu'il s'agisse de la rébellion touareg du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA, ayant déclenché l'offensive qui a conduit à l'occupation du Nord malien) ou des organisations jihadistes liées à Al-Qaïda.
Elle est clairement pour l'unité et l'intégrité territoriale du Mali, a insisté le porte-parole: Aucune personnalité parmi les mercenaires qui ont cherché la division de notre communauté et de vivre sur le dos de notre peuple n'en fait partie, ni personne en relation avec les mouvements accusées de liens avec Aqmi (Al-Qaïda au Maghreb islamique) et le MNLA.
Nous sommes prêts à intégrer la commission nationale de réconciliation et à toute forme de négociations avec le gouvernement malien sur l'avenir de ce territoire qu'est le Nord malien, a-t-il ajouté.
Le gouvernement malien a créé début mars dernier une Commission dialogue et réconciliation (CDR), ayant pour mission de rechercher, par le dialogue, la réconciliation entre toutes les communautés maliennes.
Dans leur déclaration, les Arabes maliens s'inquiètent aussi des risques de marginalisation de (leur) communauté par rapport à toutes les grandes questions de l'heure, notamment la participation au dialogue politique.
Ils condamnent le terrorisme sous toutes ses formes, le banditisme transfrontalier, trafics en tous genres et activités illicites et criminelles. Ils dénoncent des dérapages dont sont victimes selon eux des civils dans les régions de Tombouctou (nord-ouest du Mali) et de Gao (nord-est du Mali).
Les Arabes sont une minorité dans le territoire de l'Azawad, berceau des Touaregs, eux-mêmes minoritaires dans l'ensemble du Mali.
L’USAID Nomme un Nouveau Directeur pour le Mali
USAID, 08/04/2013 16h18
BAMAKO, Mali – M. Gary C. Juste a prêté serment le 5 avril 2013 en tant que nouveau Directeur de la Mission de l’USAID au Mali et est arrivé à Bamako le 8 avril pour diriger ladite Mission. M. Juste arrive au Mali avec plus de 20 années d’expérience avec l’USAID dans le domaine du développement. Récemment, M. Juste a servi en qualité de Directeur du Bureau des Passations des Marchés et des Contrats de la Mission de l’USAID en Haïti. Avant le 1er décembre 2010, M. Juste a servi comme Directeur adjoint par intérim en charge de la Responsabilité, du Respect, de la Transparence et de l’Appui du Bureau des Passations des Marchés et des Contrats de l’USAID à Washington, D.C.
Mali : le trafic de cocaïne déstabilisé par l'opération Serval
RFI, 08/04/2013 14h49
L'intervention militaire française au Mali a désorganisé la nébuleuse islamiste dans le nord du pays. Elle a également déstabilisé le trafic de cocaïne, l'un des business les plus rentables de cette zone sahélienne. Les routes traditionnelles sont en partie interrompues, mais le trafic continue malgré tout.
L'opération Serval a porté un sacré coup d'arrêt au trafic florissant de la cocaïne dans le nord du Mali. Depuis l'intervention française dans les Ifoghas, le ciel malien est sous haute surveillance et les trafiquants se sont mis au vert. Mais la cocaïne est toujours là : les trafiquants arabes du Telemsi ont mis leurs marchandises à l'abri. C'est ce qu’expliquent avec détails des nomades maliens : les stocks, un temps gardés dans Gao ont rejoint des caches au milieu des dunes et des massifs rocheux.
Mais la drogue est bien visible. Selon plusieurs témoignages, les soldats tchadiens ont découvert des kilos de la précieuse marchandise dans des véhicules interceptés, appartenant à des jihadistes, dans le secteur d'Aguelhok. Pour Mathieu Pellerin, chercheur spécialiste de la zone au Centre d'intelligence stratégique sur le continent africain (CISCA), les trafiquants se confondent avec les jihadistes, mais c'est surtout le Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao) qui concentre le plus de narcotrafiquants. Aqmi, al-Qaïda au Maghreb islamique, est surtout impliquée dans le contrôle des routes. Les trafiquants payent des droits de passage aux mouvements islamistes qui contrôlaient le nord en 2012, un droit de passage évalué à 10% de la valeur globale de la cargaison.
Quant aux donneurs d'ordres, ils ont pris le large trouvant refuge à Bamako ou dans les capitales des pays voisins. Certains se sont évanouis dans la nature pour échapper au mandat d'arrêt lancé par la justice malienne. Selon Mathieu Pellerin, si ce trafic a été désorganisé, il n'est pas entièrement interrompu : de nouvelles routes africaines sont en train de s’organiser.
Le chef d'Al-Qaïda menace la France
Journaldumali.Com , 08/04/2013 14h48
Dans un message audio diffusé le dimanche 7 avril, le numéro un d'Al-Qaïda, Ayman Al-Zawahiri a menacé la France, en raison de son intervention militaire au Mali. « Je préviens la France qu’avec la volonté de Dieu, elle connaitra le même sort qu’a connu l’Amérique en Irak et en Afghanistan », met en garde Ayman Al Zawahiri, chef d’Al-Qaïda depuis juin 2011 et la mort d’Oussama Ben Laden lors d’un raid américain.
Son message placé sous le thème de l’unification des musulmans appelle les fidèles au Mali à « résister et à patienter » devant l’intervention militaire française dans leur pays, estimant qu’ils pourraient « infliger une nouvelle défaite aux croisades mondiales. »
Vaste opération militaire française
AFP, 08/04/2013 13h21
Une vaste opération de l'armée française pour traquer les islamistes, entamée hier à l'aube au Mali, était en cours aujourd'hui et devrait se poursuivre plusieurs jours dans un oued asséché au nord de la ville de Gao.
Cette opération baptisée "Gustav", l'une des plus importantes en termes d'effectifs engagés depuis le début du conflit au Mali en janvier, mobilise un millier d'hommes, plusieurs dizaines de blindés, des hélicoptères, de l'artillerie, des drones et de l'aviation, a précisé à la presse le général Bernard Barrera, commandant de la composante terrestre de la force Serval.
Les Bamakois favorables à la remilitarisation de la polic
Xinhua, 08/04/2013 12h32
Des voix s'elèvent pour demander la remilitarisation de la police malienne, après les violents affrontements entre les membres des differents syndicats, a constaté Xinhua ce dimanche à Bamako.
"Nous vivons auprès d'une poudrière, dans une zone d'insecurité. Il suffit d'un mouvement d'humeur pour que les policiers se mettent à tirer n'importe comment. Assez ! c'est assez, il faut que les autorités prennent leurs responsabilités. On vit dans une psychose totale et nos femmes et nos enfants sont même traumatisés par toutes ces derapages des policiers qui se tirent dessus comme dans un film western", a declaré Boubacar Diabaté, 62 ans, un notable du Badialan 3.
"La meilleure solution à ces problèmes de syndicats au niveau de la police passe par une remilitarisation de ce corps. Il faut que les plus hautes autorités de la transition, ou les deputés prennent leur responsabilité en révisant le statut des fonctionnaires de police au Mali. Car les policiers eux-mêmes n'ont pas compris leurs rôles dans une démocratie. Le syndicalisme dans un corps comme la police s'incrit dans un cadre juridique et statutaire bien précis afin chaque policier malien comprenne que la lutte syndicale dans un corps armé s'effectue dans le cadre des règlements et de la discipline d'un service armé. La liberté syndicale dans une police doit avoir des limites eu égard aux missions régaliennes de ce corps", a expliqué un contrôleur général de police à la retraite.
Au dire d'un conseiller municipal de la commune 3 du district de Bamako, "la démilitarisation de la police malienne a été faite dans le feu des actions de lutte pour la démocratie et pendant la conférence nationale après l'avènement de la démocratie en mars 1991, on a pris des lois sous la pression de la rue, sans pourtant donner des contenus raisonnables à celles-ci. Je pense que l'occasion est opportune avec cette situation de crise que les plus hautes autorités remilitarisent la police afin de pouvoir mieux la restructurer et l'organiser", a-t-il souligné.
Selon un officier de l'armée malienne, une remilitarise de la police va permettre à l'état-major général des armées de pouvoir employer les policiers dans les operations de sécurisation et de pacification des localités du septentrion malien.
"Nous avions des soucis d'effectif, car plus 3.000 éléments integrés sont allés à l'ennemi. Ils sont devenus les bras armés des mouvements terroristes. Un remilitarisation va permettre à l'armée de déployer des policiers dans les groupements tactiques interarmes, (GTIA) en vue des operations. Elle mettra fin pour un bout de temps aux questions syndicalistes, puisqu'il n'y a pas de syndicalisme dans l'armée et toutes les formes de revendications son individuelles au sein des forces armées. Sinon cette corporation est présentement décriée par les populations civiles qu'elle ait censé proteger. Il est très dificile de restaurer l'ordre, la discipline et la cohésion dans la situation actuelle de la police malienne", a soutenu un officier des affaires publiques de Defense et de Sécurité du Mali.
Ces déclarations font suite aux affrontements, le 4 avril, entre diverses tendances de la police nationale dans l'enceinte du Groupement Mobile de Sécurité (GMS).
Ces affrontements à répétition ont perturbé la quiétude des populations. Un détachement des forces armées et de sécurité a été dépêché sur les lieux par le gourvernement, le samedi 6 avril, pour désarmer les factions rivales.
L'opération s'est soldée par un soldat tué, un policier blessé, seize policiers interpellés, des armes et des munitions saisies. Une enquête est ouverte, declare le gourvenement dans un communiqué lu à la télévision nationale.
Egypte: retour au calme près de la cathédrale copte
AFP, 08/04/2013 12h29
Le calme était revenu lundi matin aux alentours de la cathédrale copte du Caire, devant laquelle des violences confessionnelles ont fait deux morts et 89 blessés après des funérailles dimanche, a annoncé un responsable des services de sécurité.
La police s'est massivement déployée autour de la cathédrale Saint-Marc, dans laquelle des Coptes étaient toujours rassemblés. Des groupes de civils allaient et venaient derrière les policiers, a-t-il ajouté.
Des violences sporadiques, à coups de jets de pierres et de tirs de chevrotine, se sont poursuivies toute la nuit entre des civils, apparemment des habitants du quartier d'Abbassiya, et des Coptes postés sur le toit de bâtiments situés dans l'enceinte de la cathédrale.
Dimanche dans la journée, la police avait tiré des grenades sur le lieu de culte tandis que des groupes de civils échangeaient des projectiles, ont rapporté des journalistes de l'AFP.
Le ministre de l'Intérieur, Mohamed Ibrahim, s'est rendu sur place dans la nuit et le président islamiste Mohamed Morsi a condamné les violences, affirmant à Tawadros II, le patriarche des Coptes orthodoxes d'Egypte, qu'il considérait "toute attaque contre l'église comme une attaque personnelle".
Deux personnes ont été tuées --un Copte de 30 ans et un homme qui n'a pas été identifié-- et 89 autres blessées dans ces violences, a annoncé un responsable du ministère de la Santé, Khaled al-Khatib.
Les affrontements se sont produits après les funérailles de quatre Coptes, pendant lesquelles des slogans contre le président Morsi et son mouvement, les Frères musulmans, ont été lancés.
Les quatre chrétiens ainsi qu'un musulman avaient été tués dans des violences vendredi soir à Al-Khoussous, une région déshéritée du gouvernorat de Qalioubiya, au nord du Caire, après qu'un quinquagénaire musulman se fût opposé à des enfants qui dessinaient une croix gammée sur un institut religieux.
Les Coptes, qui représentent de 6 à 10% des 84 millions d'Egyptiens, sont la plus grande communauté chrétienne du Moyen-Orient. Des affrontements surviennent régulièrement entre Coptes et musulmans en Egypte. Depuis la chute du régime de Hosni Moubarak en février 2011, ces heurts ont tué une cinquantaine de chrétiens et plusieurs musulmans.
Avec l'aide de la France, des soldats ivoiriens se préparent à leur déploiement au Mali
AFP, 07/04/2013 18h58
Des exercices militaires franco-ivoiriens se sont déroulés samedi à Lomo, à 200 km au nord d'Abidjan, pour la préparation et la participation de 235 soldats de Côte d'Ivoire, un bataillon logistique à la force africaine déployée au Mali (Misma).
Les manoeuvres qui ont eu pour théâtre, un terrain accidenté ont mis en scène des soldats ivoiriens chargés de ravitailler un contingent ami sénégalais et ghanéen. Ces soldats attaqués par des djihadistes, font appel à la force française qui les neutralise.
"Nos soldats sont entièrement prêts. Ils sont aptes. Ils se sont accoutumés à l'ambiance qui les attend, les tirs de canon qui leur seront servis dans le nord du Mali" a déclaré à la presse le chef d'état-major de l'armée ivoirienne, le général Soumaïla Bakayoko, à la fin des manoeuvres.
De son côté, le ministre ivoirien chargé de la Défense Paul Koffi koffi a affirmé que "le bataillon logistique ivoirien sera mis en route très rapidement", sans donner plus de précision sur la date.
Les soldats ivoiriens ont également bénéficié de deux mois de formation de l'armée française.
"Motivés"
"Les Ivoiriens sont complètement (...) motivés et avec peu de moyens ils ont réussi de grandes choses durant cette formation" a souligné le Colonel Benoit Clément, l'attaché militaire de l'ambassade de France à Abidjan.
La Misma déploie actuellement au Mali environ 6.300 soldats d'Afrique de l'Ouest et du Tchad, auxquels s'ajoutent quelque 4.000 soldats français.
La force africaine au Mali pourrait mobiliser au total jusqu'à 10.000 hommes, intégrant notamment des unités burundaises et mauritaniennes.
L'opération lancée en janvier par la France, en soutien à l'armée malienne, a permis la reprise des principales villes du nord du Mali, occupées depuis l'an dernier par des groupes islamistes liés à Al-Qaïda.
Le président nigérien Mahamadou Issoufou s'est rendu à Gao
Jeuneafrique.com, 07/04/2013 18h55
Le président nigérien, Mahamadou Issoufou s'est rendu à Gao, au Mali, le samedi 6 avril. C'est le premier chef d'État à avoir visité la grande ville du Nord-Mali depuis sa libération.
Gao, samedi 6 avril au petit matin. Mahamadou Issoufou est le premier chef d’Etat à fouler le tarmac de l’aéroport de la grande ville du nord malien depuis qu’elle a été libérée fin janvier du joug du Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao). Cela ne doit rien au hasard : Niamey est la capitale la plus proche de Gao – à peine 400 km par la route, alors que Bamako se trouve à 1 200 km. Surtout, c’est ici que les troupes nigériennes sont basées depuis leur incursion en territoire malien, fin janvier.
L’aéroport abrite toujours le gros des troupes françaises, qui en ont fait leur base principale dans le Nord, mais ce matin, ce sont les soldats maliens et nigériens qui sont au garde-à-vous au bord de la piste. On y trouve également quelques officiers français, dont le général Bernard Barrera, le commandant des forces terrestres de l’opération Serval.
Accompagné de son ministre de la Défense, Karidio Mahamadou, et de plusieurs membres de l’état-major de l’armée nigérienne, Issoufou passe les troupes en revue. A la veille du deuxième anniversaire de son accession à la présidence, le 7 avril 2011, il lui semblait nécessaire de « saluer le contingent nigérien » et, « au-delà, d’apporter (ses) félicitations et (ses) encouragements à l’ensemble des contingents français, tchadiens et ouest-africains ». Car, dit-il sur la piste nimbée du sable soulevé par l’harmattan, « c’est un excellent travail qui est en train d’être fait » dans le nord du Mali.
Plus tard, au cœur de la ville qu’il a gagnée sous bonne escorte, au sein de la base de la Mission de soutien au Mali (Misma) où stationnent les Nigériens depuis plus de deux mois, il répètera sa fierté à ses troupes : « Grâce à vous, le Niger a assumé ses responsabilités face à l’Histoire. Grâce à vous, nos frères et sœurs de Gao vaquent tranquillement à leurs occupations. » Cela n’a pas toujours été vrai. En février et mars, les jihadistes ont tenté plusieurs incursions dans Gao, et des combats acharnés les ont opposés, en plein centre-ville, aux soldats maliens, français et nigériens. Des civils (la plupart atteints par des balles perdues) en sont morts. Des soldats maliens aussi. Pas de Nigériens.
Depuis quelques semaines, « la situation est calme », confie un sous-officier nigérien à l’entrée de l’une des pièces surchauffées qui servent de chambrées à ses hommes. « Malgré tout, poursuit le président devant ses troupes, la menace n’est pas totalement jugulée. » Le président ne le sait que trop, alors que les Nigériens assurent la sécurité de deux autres zones particulièrement exposées : dans les environs d’Ansongo et de Ménaka, où ils ont été envoyés ces dernières semaines, l’on compte de nombreuses poches jihadistes.
Des soldats efficaces et fiables
Issoufou peut être fier de ses hommes. Selon la confidence d’un officier français, les 675 Nigériens envoyés au front ont pour l’heure démontré une grande efficacité. « Avec les Tchadiens, ce sont les seuls qui sont en mesure de combattre les terroristes. Nous n’avons en outre aucun problème lié à leur comportement. Ils sont exemplaires. » Avec les Tchadiens, ce sont les seuls aussi à disposer d’un équipement suffisant, alors que les autres troupes manquent de tout (de véhicules, d’armes, de chaussures…). « Nous nous sommes donnés les moyens nécessaires car cette crise nous concerne au premier chef », indique un conseiller militaire du président.
Depuis le début des hostilités dans le Nord-Mali, il y a plus d’un an, le Niger affiche de fermes intentions. Ses combattants ont été envoyés très rapidement sur le théâtre des opérations. Et depuis quelques jours, l’entourage du président peste contre la lenteur avec laquelle certains voisins ont envoyé leurs contingents au Mali. Partisan depuis longtemps (avant même le déclenchement de l’opération Serval, le 11 janvier) d’une intervention armée, Issoufou continue de militer en faveur d’une réponse forte face aux groupes jihadistes. D’où son inquiétude pour l’avenir. Selon son entourage, l’option que semblent privilégier les Nations unies pour prendre la relève des Français dans les prochains mois (une mission de stabilisation classique secondée par une « force parallèle » qui devrait être assurée par l’armée française) ne le satisfait pas. « À quoi servirait une force de stabilisation ? s’irrite un de ses proches collaborateurs. Nous avons vu ce que ça a donné en RDC. On a dépensé des milliards pour quel résultat ? Les rebelles passent à deux mètres des Casques bleus et ceux-là ne peuvent rien faire ! Au Mali, ce n’est pas un mandat comme ça qu’il faut. C’est un mandat offensif, dont l’objectif serait la reconquête de tout le territoire. » Un officier membre de l’état-major de la Misma, venu informer le président nigérien de la situation sur le théâtre des opérations, ne dit pas autre chose : « En face, nous n’avons pas des rebelles, mais des terroristes. Si on ne veut pas casser l’élan actuel, il nous faut un mandat offensif. » Reste à convaincre ceux que l’on nomme à Niamey avec un soupçon d’irritation « les bureaucrates de New York ».
Un soldat malien tué lors d'une opération de désarmement de policiers à Bamako
AFP, 06/04/2013 18h35
Un soldat malien a été tué par balle et un policier blessé samedi à Bamako lors d'une opération de désarmement de policiers réputés proches des auteurs du coup d'Etat de mars 2012, a-t-on appris samedi de source militaire.
L'opération de désarmement était menée par des militaires et des gendarmes, à l'intérieur du camp du Groupement mobile de sécurité (GMS, police) de la capitale malienne.
"C'est un policier qui a refusé de désarmer qui a tiré sur le militaire qui est mort. Le même policier a tiré par erreur un autre coup de feu qui a blessé un de ses camarades", a déclaré à l'AFP une source militaire. Un journaliste de l'AFP a vu le corps du soldat tué ainsi que le policier, blessé à la cuisse droite, qui se tordait de douleur dans la cour.
Militaires et gendarmes ont finalement désarmé les policiers après avoir encerclé le camp où plusieurs armes automatiques ont été saisies, a constaté l'AFP. Une dizaine de policiers - dont trois femmes - ont été arrêtés, mais cinq policiers ont fui en escaladant le mur du camp, selon la même source militaire.
"La police malienne est un corps démilitarisé" et tous les policiers qui ont des armes lourdes sont dans "l'illégalité", a affirmé cette source.
Situation sous contrôle
La situation au GMS samedi était sous le contrôle des soldats et gendarmes. L'opération avait été menée par surprise pour prévenir de nouveaux incidents entre policiers, après de récents heurts entre membres de ce corps, a affirmé à l'AFP une source sécuritaire.
"La récréation est terminée. Nous ne pouvons plus accepter ce désordre, au moment où la communauté internationale est au chevet du Mali", a affirmé à l'AFP un responsable du ministère malien de la Sécurité.
Des troupes françaises et africaines sont engagées depuis le 11 janvier dans des opérations pour reconquérir le nord du Mali, qui avait été occupé en 2012 par des groupes islamistes armés liés à Al-Qaïda au Maghreb islamique.
Heurts dans la nuit de jeudi à vendredi
Ces violences surviennent après les heurts ayant opposé des policiers de deux syndicats, dans la nuit de jeudi à vendredi à Bamako. Un membre d'un syndicat avait fait état vendredi de quatre blessés par balle lors de cette fusillade, ce qu'avait nié l'autre syndicat. Ces syndicats s'opposent sur des promotions accordées à certains policiers réputés proches des auteurs du coup d'Etat de 2012 et restés influents à Bamako.
Des heurts avaient déjà éclaté le 26 septembre 2012 à Bamako entre des policiers promus et d'autres qui ne l'avaient pas été, faisant deux blessés, dont un par balle, selon le bilan du gouvernement. Les promotions contestées avaient ensuite été annulées par le président par intérim, Dioncounda Traoré.
En novembre 2012, la police avait été de nouveau secouée par le "rapt" de quatre policiers, séquestrés au GMS puis relâchés le lendemain à la suite d'une médiation d'une organisation musulmane. Des policiers avaient ensuite manifesté pour réclamer de meilleures conditions de travail.
Otages au Mali : Philippe Verdon serait mort de maladie
TF1.fr, 06/04/2013 16h02
Le père de l'otage français Philippe Verdon a annoncé que son fils pourrait avoir succombé à une maladie qu'il avait contracté avant son enlèvement. il n'aurait pas été tué par ses ravisseurs comme ceux-ci l'ont annoncé.
Les familles des otages français enlevés au Mali ont été reçues vendredi à l'Elysée par le président de la République. Il s'agissait d'en apprendre notamment plus sur le sort de Philippe Verdon. Selon le Parisien, l'otage français serait mort à la suite d'une maladie qu'il avait contractée avant son enlèvement. C'est en tout cas la conclusion que Jean-Pierre Verdon, le père du kidnappé, a tirée de son entrevue avec François Hollande.
Philippe Verdon souffrait d'un double ulcère à l'estomac et d'hyperventilation. Le général Puga, chef d'état-major du président de la République, a expliqué que des écoutes de conversations téléphoniques des jihadistes laissaient penser que l'otage de 55 ans serait décédé il y a déjà quelque temps. Enlevé en 2011 alors qu'il n'était pas en bonne santé, Philippe Verdon n'aurait donc pas été exécuté par Aqmi. Mi-mars, un porte-parole du groupe terroriste avait pourtant affirmé l'inverse, présentant ce geste comme une mesure de représailles après l'intervention française au Mali.
Une "faute de langage" du président
Pascal Lupart, président du comité de soutien des otages au Mali, a indiqué que Jean-Pierre Verdon est "très abattu, meurtri, et à la fois soulagé que Philippe n'ait pas été exécuté". Les autorités françaises ont expliqué au père de l'otage que le corps de Philippe Verdon ne serait probablement jamais retrouvé et qu'elles ne pouvaient pas formellement annoncer la mort de ce dernier pour l'instant.
En recevant les familles des autres captifs du Sahel (Serge Lazarevic et Gilberto Rodriguez Leal), François Hollande aurait par ailleurs reconnu qu'il avait commis une faute de langage lorsqu'il avait déclaré le 28 mars à la télévision que Philippe Verdon "aurait été tué".
Des députés français en mission au Mali
Jeuneafrique.com , 05/04/2013 18h27
Une mission d'information sur l'opération Serval, comprenant quatorze députés français, doit se rendre dans la plupart des pays ayant participé à la guerre au Mali.
Les quatorze députés français membres de la mission d'information sur l'opération Serval voient les choses en grand et en ont visiblement les moyens. À partir du 10 avril, ils se rendront dans la plupart des pays africains concernés, de près ou de loin, par l'intervention française au Mali. Ceux qui ont envoyé des soldats, comme le Tchad, le Niger, le Burkina, le Nigeria, le Sénégal, la Côte d'Ivoire ou le Togo. Ceux qui, comme la Mauritanie et l'Algérie, n'en ont pas envoyé - « on veut savoir pourquoi », précise un député. Et même ceux qui, bien qu'éloignés du théâtre des opérations, accueillent sur leur territoire des bases militaires françaises, comme le Gabon et Djibouti. Objectif : « Voir ce qui a marché, mais aussi ce qui n'a pas marché », indique Christophe Guilloteau, l'un des deux rapporteurs de la mission.
Le dérapage de Hollande
Jeuneafrique.com, 04/04/2013 22h46
Choquant. C'est ce que pensent de nombreux responsables politiques maliens et observateurs africains d'une phrase prononcée par François Hollande, lors de son interview télévisée du 27 mars dernier.
Une petite phrase de François Hollande lors de son interview télévisée du 27 mars sur France 2 a fait bondir une partie de la classe politique bamakoise - et nombre d'observateurs africains. Interrogé sur la tenue d'élections au Mali en 2013, le président français a répondu : « Nous voulons qu'il y ait des élections au Mali à la fin du mois de juillet. Et ça, nous serons intraitables là-dessus. »
Outre le fait qu'organiser une consultation générale en moins de quatre mois paraît irréaliste aux yeux de la plupart des responsables politiques maliens et du secrétaire général de l'ONU lui-même, le ton et la forme ont choqué. « Il y a là une ingérence qui rappelle la Françafrique et un côté comminatoire assez sarkozien, s'étonne un chef de parti. Que compte faire M. Hollande si le délai qu'il a fixé n'est pas respecté ? »
Laurent Fabius attendu à Bamako ce jeudi
L'Essor, 04/04/2013 12h09
Le ministre français des Affaires étrangères est attendu aujourd’hui dans notre capitale. Un communiqué du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale indique que sur invitation de son homologue malien Tiéman Hubert Coulibaly, Laurent Fabius, effectuera « du jeudi 4 au vendredi 5 avril 2013, une visite d’amitié et de travail au Mali ».
Durant son séjour, le chef de la diplomatie française aura des entretiens avec son homologue malien et sera reçu en audience par le président de la République par intérim, Dioncounda Traoré ainsi que le Premier ministre Diango Cissoko.
Une séance de travail élargie aux deux délégations aura également lieu demain au ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale.
Enfin, le responsable français rencontrera les représentants de partis politiques avant de terminer sa visite par une conférence de presse qu’il animera conjointement avec son homologue Tiéman Hubert Coulibaly au Grand hôtel.
Nord Mali : situation humanitaire toujours alarmante
Journaldumali.com, 03/04/2013 16h12
Selon l’ONG OXFAM Mali, la région de Gao fait face à une grave insécurité alimentaire causée notamment par le manque de céréales sur les marchés, l’augmentation des prix et l’isolement. D’après une évaluation récente menée en janvier-février 2013 dans le cercle de Bourem dans la région de Gao, Oxfam Mali constate qu’à certains endroits, 80 pour cent des adultes, par manque de ressources, se privent afin de permettre aux enfants d’avoir au moins deux repas par jour. Pour Philippe Conraud, Directeur pays d’Oxfam au Mali « à Gao, les prix ont augmenté et le riz local a connu une flambée de plus de 50 % depuis octobre dernier. Cela reste éprouvant pour la population qui, du fait de l’absence d’institutions financières, n’a pas d’argent liquide à sa disposition et ne pourra plus faire face à ses besoins essentiels si cela perdure ».
Oxfam craint aussi que la question sécuritaire ne fasse oublier les besoins humanitaires et appelle les bailleurs de fonds à combler le manque de financements des secteurs-clés que sont la sécurité alimentaire, l’eau, l’hygiène et l’assainissement, la protection, l’éducation, la santé, et le soutien des moyens d’existence. En vue de mettre en place des programmes humanitaires dans les régions de Gao et de Ségou pour les six prochains mois, les besoins de cette organisation s’élèvent à plus de 9 millions de dollars. Oxfam a pour objectif d’atteindre à Gao quelque 70 000 bénéficiaires par le soutien des moyens d’existence et des distributions de vivres dont la dernière en date a pris fin début mars 2013.
Les sénateurs américains Mc Cain et Sheldon en visite au Mali
L'Essor, 03/04/2013 12h13
Une délégation bipartisane de deux sénateurs américains, conduite par le républicain John McCain, ancien candidat à l’élection présidentielle, est depuis hier en visite dans notre pays. Le deuxième sénateur est Sheldon Whitehouse, un démocrate de Rhode Island. Le sénateur McCain est actuellement membre de rang de la Commission sénatoriale des services armés, et sert également à la Commission des relations extérieurs et à la Commission de la Sécurité intérieure et des affaires gouvernementales.
La délégation est venue jauger la situation dans notre pays et avoir une meilleure compréhension des défis actuels auxquels nous sommes confrontés. Elle a été reçue hier par le président de la République par intérim, Dioncounda Traoré.
Christian Rouyer fait Commandeur de l'Ordre national du Mali
L'Essor, 03/04/2013 12h10
L’ambassadeur de France en fin de mission dans notre pays, Christian Rouyer, a été élevé au grade de Commandeur de l’ordre national de Mali à titre étranger. La distinction lui a été remise samedi au Parc national de Bamako par le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Tiéman Hubert Coulibaly, en présence de plusieurs autres membres du gouvernement, de diplomates accrédités dans notre pays ainsi d’amis et parents du récipiendaire.
Mondial juniors : Le Mali avec le Mexique, la Grèce et le Paraguay
L'Indépendant, 02/04/2013 19h41
La CAN juniors 2013 est à peine finie qu’on connaît déjà la sort réservé aux quatre représentants africains pour la prochaine Coupe du monde des moins de 20 ans (21 juin-13 juillet en Turquie). L’Egypte, tout juste sacrée samedi 30 mars 2013 face au Ghana, figurera dans le groupe E avec le Chili, l’Angleterre et l’Irak. Les Ghanéens, de leur côté, auront fort à faire dans le groupe A avec l’Espagne, les Etats-Unis et la France.Le Nigeria et le Mali, les demi-finalistes malheureux de la CAN juniors, ont été un peu plus épargnés. Les Nigérians, troisièmes lors de la Coupe d’Afrique U20 en Algérie, devront composer avec Cuba, la Corée du Sud et le Portugal (groupe B). Quant aux Maliens, ils seront opposés au Mexique, à la Grèce et au Paraguay.
Groupe A: France, Ghana, Etats-Unis, Espagne
Groupe B: Cuba, Corée du Sud, Nigeria, Portugal
Groupe C: Turquie, Salvador, Colombie, Australie
Groupe D: Mexique, Grèce, Paraguay, Mali
Groupe E: Chili, Egypte, Angleterre, Irak
Groupe F: Nouvelle-Zélande, Ouzbékistan, Uruguay, Croatie
Mali : vingt-cinq morts à Tombouctou
Afrik.com, 02/04/2013 17h45
C’est le bilan des combats qui ont opposé, ce week-end, les soldats maliens aux jihadistes à Tombouctou. Ces derniers ont réussi à infiltrer la cité des 333 saints. Parmi les morts, une vingtaine de terroristes et cinq civils.
« Hier, les soldats maliens quadrillaient toujours la ville, pourchassant les derniers survivants du commando qui avait réussi à s’infiltrer dans le centre ». « L’armée malienne ratisse [...] le camp militaire et vers la mosquée de Djingareyber qui est à côté du camp pour vérifier qu’il n’y a plus de terroristes qui se cachent », ajoute un militaire malien.
Dans la nuit du 30 au 31 mars, les groupes terroristes se sont infiltrés dans le centre-ville de Tombouctou, en particulier à proximité d’une caserne des forces armées maliennes. Ce qui a donné lieu à des affrontements entre les islamistes et l’armée malienne qui a lancé dimanche des opérations pour traquer les jihadistes infiltrés. Le premier bilan faisait état de sept morts.
Boukary Daou en liberté provisoire
Journaldumali.com, 02/04/2013 14h40
Le tribunal de la commune 4 vient d'accorder la liberté provisoire à notre confrère Boukary Daou, directeur de publication du Répubicain, qui était retenu en détention à la Prison centrale de Bamako depuis le 18 Mars. Avant cela, il avait passé une semaine à la Sécurité d'Etat, après avoir été interpellé le 6 Mars pour avoir publié une lettre visant le capitaine Sanogo.
Il est libre jusqu'à son procès du 16 avril 2013.
Début de la mission de formation de l'armée malienne par les instructuers européens
Journaldumali.com, 02/04/2013 13h18
La formation de militaires maliens par la Mission de l'Union européenne (EUTM) commence ce mardi 2 avril 2013. Les premiers soldats à en bénéficier sont attendus sur la base de Koulikoro, à une soixantaine de kilomètres au nord de Bamako.
Décidée le 17 janvier dernier, cette mission européenne d'environ 550 militaires a un mandat initial de 15 mois. Elle est censée remettre sur pied l'armée malienne afin de la rendre capable de défendre l'intégrité territoriale du pays après le départ de l'opération Serval.
Laurent Fabius vendredi à Bamako
AFP, 01/04/2013 13h08
C'est la seconde fois que Laurent Fabius se rendra au Mali, après son séjour aux côtés de François Hollande début février. Le ministre des Affaires étrangères a annoncé dimanche dans un communiqué qu'il se rendrait vendredi à Bamako.
Il a également salué comme une "étape importante" les premières nominations intervenues la veille à la tête de la commission pour le dialogue et la réconciliation au Mali. "Comme elles s'y étaient engagées, les autorités maliennes ont nommé, hier (samedi), le président et les vice-présidents de la commission nationale de dialogue et de réconciliation. C'est une étape importante vers la réconciliation politique", juge le chef de la diplomatie française dans un communiqué. "Ce processus constitue, avec les élections, le complément indispensable de l'action de la communauté internationale pour la sécurité et le développement du Mali."
Tombouctou: attentat suicide, un soldat malien blessé, le kamikaze tué
AFP, 31/03/2013 03h49
Un jihadiste kamikaze s’est tué samedi en actionnant sa ceinture d’explosifs après avoir tenté en vain de forcer un barrage militaire à une des entrées de Tombouctou (nord-ouest du Mali), blessant un soldat malien, a affirmé une source militaire malienne.
« C’est un kamikaze jihadiste qui a actionné sa ceinture d’explosifs après avoir tenté sans succès de forcer le barrage de l’entrée ouest de Tombouctou tenu par les militaires maliens », a déclaré cette source, un officier joint depuis Bamako.
Selon l’officier, le kamikaze s’est tué « sur le coup » et « un militaire malien a été blessé ». Il n’a pas donné plus de détails dans l’immédiat, notamment si le kamikaze était à moto ou en voiture. « C’est un jihadiste, c’est tout ce que je peux dire pour le moment. Il a raté son coup », a-t-il conclu.
C’est le deuxième attentat suicide en moins de dix jours dans cette ville historique à près de 1000 km de Bamako.
Deux militaires maliens tués par l’explosion d’une mine dans le nord du Mali
AFP, 30/03/2013 22h50
Deux soldats maliens ont été tués samedi par l’explosion d’une mine au passage de leur véhicule dans la région de Gao (nord du Mali), a annoncé à l’AFP un officier de l’armée malienne.
« Un véhicule de l’armée malienne a sauté samedi sur une mine posé par les islamistes entre Ansongo et Ménaka. Deux soldats maliens ont été tués sur le coup », a déclaré cette source, sans plus de précisions, notamment sur le nombre de passagers du véhicule et d’éventuels blessés.
La ville d’Ansongo est à 90 km au sud-est de Gao, et celle de Ménaka, plus à l’est, à environ 270 km de Gao.
Une source militaire jointe à Gao, ayant requis l’anonymat, a confirmé à l’AFP l’explosion de la mine et la mort des deux militaires.
« Un militaire malien a été également blessé », a-t-elle ajouté, en exhortant les civils à la prudence car, a-t-elle estimé, d’autres mines pourraient être enfouies dans la région.
En février, quatre Maliens avaient été tués lorsque leur véhicule avait sauté sur une mine entre la ville de Douentza (centre) et celle de Gao. D’après la gendarmerie malienne et un syndicat local de transporteurs, il s’agissait de civils qui rentraient d’un marché hebdomadaire.
Fin janvier, deux soldats maliens avaient déjà été tués dans une explosion similaire sur la même route.
Le Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao), un des groupes islamistes armés ayant occupé plusieurs mois en 2012 le nord du Mali, avait affirmé en février à l’AFP avoir posé des mines dans ces régions, et revendiqué des attaques de convois militaires et l’utilisation « de kamikazes ».
Les Français remettent aux Maliens des armes récupérées dans le Nord-Est
Atlasinfo, 30/03/2013 16h15
L'armée française a remis samedi à l'armée malienne à Gao d'importantes quantités d'armes récupérées dans l'Adrar des Ifoghas, dans le nord-est du Mali, où Français et Tchadiens traquent depuis plusieurs semaines les jihadistes, a constaté une correspondante de l'AFP.
Une première partie de ces armes, environ trois tonnes, a été remise à l'armée malienne dans la base militaire française de Gao, ville à près de 1.200 km au nord-est de Bamako.
De source militaire française, ce sont au total sept tonnes d'armement qui seront restituées dans la journée de samedi à l'armée malienne. L'arsenal a été saisi dans l'Adrar des Ifoghas, zone montagneuse où sont retranchés des combattants islamistes armés que soldats français et tchadiens traquent depuis plusieurs semaines. Les armes ont été triées par des experts français avant leur remise.
"Seuls 15 à 20% de ce qui a été retrouvé est restitué et ré-employable sans risque. Le reste est détruit sur place pour éviter tout risque d'accident envers les populations civiles", a précisé le lieutenant-colonel Jean-Frédéric, responsable des opérations du génie.
Les armes récupérées, comprenant des munitions, obus de mortier, grenades à main, roquettes antichar, avaient été pillées pour la plupart par les groupes armés lors de la prise des bases militaires du nord du Mali. L'autre partie provient de la contrebande.
Divers groupes armés, comprenant des rebelles touareg et des islamistes ensuite devenus seuls maîtres sur le terrain, ont mené entre janvier et début avril 2012 une offensive contre l'armée malienne dans le vaste Nord malien qu'ils ont fini par occuper plusieurs mois, en y commettant de nombreuses exactions.
En janvier dernier, l'armée française a déclenché une opération avec l'appui de l'armée malienne et de troupes africaines pour empêcher une avancée vers le sud du Mali des groupes jihadistes et pour les en chasser du Nord.
La France offre 16 véhicules et 2 000 équipements militaires à l'armée malienne
Xinhua, 30/03/2013 15h02
BAMAKO - La France a offert vendredi 16 véhicules et 2 000 équipements militaires d'une valeur de 2,25 millions d'euros à l'armée malienne, a-t-on appris lors d'une cérémonie de remise tenue dans les locaux du ministère malien de la Défense et des anciens combattants.
Le montant des 16 véhicules s' élève à "1 500 000 euros" et celui des 2 000 équipements militaires (composés notamment de chaussures, de tenues et tantes) est de"750 000 euros" , selon le directeur de l' information et des relations publiques des armées du Mali, le lieutenant-colonel Souleymane Maïga, qui a ajouté que d' autres dons de la France sont en vue dans les prochaines semaines.
En recevant ce don des mains de l' ambassadeur de France au Mali en fin de mission, Christian Rouyer, le ministre malien de la Défense et des anciens combattants, le général Yamoussa Camara, a indiqué que "ce don vient contribuer au renforcement des capacités opérationnelles de nos unités".
Attaque d'un village à Tenenkou par le MNLA
MDAC, 30/03/2013 10h17
Le ministre de la défense et des anciens combattants informe l’opinion nationale et internationale que le 20 mars 2013 le village de Bougoumi dans la commune de Tenenkou, région de Mopti, a été attaqué par des hommes armés appartenant au MNLA. Le bilan particulièrement lourd est de vingt morts et des disparus parmi la population locale.
En plus des tueries, des viols ont été perpétrés, des populations spoliées de leurs biens : deux véhicules pick-up ont été emportés.
Le ministre s’incline devant la mémoire des disparus et exprime sa profonde compassion à leurs familles. Il demande aux populations de garder le calme et rassure que des actions sont en cours pour mieux quadriller les zones et mettre hors d’état de nuire les groupes terroristes.
Le ministre invite les populations à redoubler de vigilance et à signaler le plus tôt possible aux unités les plus proches toute infiltration d’éléments suspects.
Les forces armées et leurs alliés prennent toutes les mesures pour assurer la sécurité des personnes et de leurs biens.
Bamako le 29 mars 2013
Les soldats sénégalais vont se rapprocher des combats
AFP, 29/03/2013 10h23
Le président sénégalais, Macky Sall, a déclaré jeudi à Washington que ses soldats impliqués dans l'opération militaire contre les combattants islamistes au Mali se trouvaient à Gao, la grande ville du Nord, et se dirigeraient bientôt vers Tombouctou, plus au nord.
Alors qu'ils n'étaient pas encore en zones de contact avec les islamistes, les soldats sénégalais "sont en mouvement, ils doivent être en ce moment certainement à Gao. Depuis Sévaré (centre du pays), ils ont fait une progression vers Gao et Tombouctou", a-t-il dit à l'AFP, peu après avoir rencontré le président américain Barack Obama à la Maison Blanche.
De violents accrochages entre les islamistes et l'armée malienne ont fait plusieurs morts dimanche à Gao.
"Maintenant il s'agit de tenir, de maintenir et d'assurer la sécurisation des populations et de faire face aux kamikazes", qui sont aujourd'hui la principale menace, a-t-il ajouté.
Le contingent sénégalais au Mali devait se monter à 650 hommes, destinés à faire partie des forces africaines chargées de prendre le relais de la France, qui appuie depuis le 11 janvier l'armée malienne dans sa guerre contre les groupes qui occupent le nord du Mali.
"Aujourd'hui, il est question de faire évoluer cette force vers une force des Nations unies, nous souhaitons que le mandat là aussi soit très clair et que, enfin, les Nations unies prennent le relais", a-t-il ajouté. "La France a déjà fait l'essentiel".
Le président François Hollande a annoncé jeudi que le retrait français débuterait fin avril.
Macky Sall, élu il y a tout juste un an, a rencontré Barack Obama avec trois autres chefs d'Etats africains, félicités comme des exemples à suivre en matière de démocratie pour l'Afrique.
"Pour moi c'est un encouragement aux efforts que je fais à la tête du Sénégal, dans le renforcement de la démocratie, de l'Etat de droit et de la bonne gouvernance", a estimé M. Sall.
Hollande "intraitable" sur des élections en juillet
AFP, 28/03/2013 23h56
Le président Hollande a déclaré jeudi soir qu'il voulait des élections "au Mali à la fin du mois de juillet et ça, nous serons intraitables là-dessus".
"Deuxièmement, il faut qu'il y ait ce dialogue avec toutes les composantes de la société malienne", a-t-il ajouté sur France 2.
Le président a annoncé jeudi qu'en juillet, il n'y aurait "plus que 2. 000 soldats français au Mali", contre 4. 000 actuellement, réaffirmant que le retrait commencerait à la fin d'avril.
Pour le président, "les objectifs" de l'intervention française au Mali ont été atteints, à l'exception de la libération des otages. Il a rendu hommage aux soldats "exemplaires" et s'est dit "en admiration" devant leur attitude.
Oumou Sall Seck évoque la Décentralisation à Lyon
Le Reporter, 28/03/2013 11h55
Toujours au four et au moulin pour mobiliser la communauté internationale au chevet des populations des régions nord-Mali, délivrées de longs mois de calvaire et de barbarie, le maire de Goundam (Tombouctou) était récemment en France, particulièrement à Lyon, pour son plaidoyer. Très admirée et convoitée par la presse internationale, Mme Oumou Sall Seck a profité de l’occasion pour se prononcer sur la situation du Mali, notamment sur ses attentes à l’égard de la coopération décentralisée. Et avec le franc-parler qui l’a toujours caractérisée.
Mali : 63 soldats maliens et 600 terroristes tués depuis janvier
AFP, 27/03/2013 16h35
Soixante-trois soldats maliens et environ 600 islamistes ont été tués depuis le 11 janvier, date du lancement de l’intervention franco-africaine pour reconquérir le nord du Mali qui était occupé par des groupes jihadistes liés à Al-Qaïda, a annoncé mercredi l’armée malienne.
«Depuis le début de l’offensive militaire lancée le 11 janvier 2013 contre les islamistes, le bilan humain est de 63 soldats maliens tués et nos adversaires ont perdu environ 600 combattants», a déclaré à l’AFP le lieutenant-colonel Souleymane Maïga, porte-parole de l’armée malienne.
«Pour les morts dans les rangs islamistes, c’est une estimation, parce que généralement ils emportent leurs morts pour les enterrer», a-t-il précisé.
Le lieutenant-colonel Maïga a par ailleurs indiqué que deux soldats togolais et un burkinabè étaient morts accidentellement au Mali.
Fin février, le Tchad avait annoncé avoir perdu 26 soldats au combat au Mali, bilan qui n’a pas été actualisé depuis.
L’armée française a elle enregistré la mort de cinq soldats depuis le début de son intervention le 11 janvier pour empêcher une avancée vers le sud du Mali des groupes islamistes armés qui occupaient le nord de ce pays depuis neuf mois, y commettant de nombreuses exactions.
L’opération militaire lancée par la France, qui a envoyé 4.000 soldats en soutien à l’armée malienne, a permis la reprise des villes du nord du Mali, mais les jihadistes résistent encore dans le nord-est du pays, dans le massif des Ifoghas et dans la région de Gao, plus grande agglomération du Nord.
Une Mission internationale de soutien au Mali (Misma), composée de 6.300 soldats d’Afrique de l’Ouest et du Tchad, est également présente au Mali.
La transformation de la Misma en force des Nations unies est actuellement en préparation.
L’ONU envisage de déployer au Mali une mission de maintien de la paix forte de 11.200 hommes au maximum, accompagnée d’une «force parallèle» pour combattre les islamistes, selon un rapport du secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon présenté mardi à New York.
Selon l'Etat-major français, Aqmi est "affaiblie"
AFP, 27/03/2013 11h05
Al Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) a été "affaiblie" par l'opération militaire française Serval au Mali, a déclaré aujourd'hui le chef d'Etat-major de l'armée de terre française, qui a encouragé ses troupes à porter leur attention sur la région de Gao.
Al-Qaïda au Maghreb islamique "a perdu son sanctuaire, beaucoup de ses combattants et sûrement quelques chefs", a déclaré sur Europe 1 le général d'armée Betrand Ract-Madoux, de retour du nord du Mali. "Donc Aqmi est affaiblie et c'était l'un des objectifs de l'opération".
"Je crois que l'Adrar des Ifoghas a été déjà principalement vérifié", a estimé l'officier, en référence à ce massif dans le nord du Mali proche de la frontière algérienne où l'armée française traque les jihadistes armés.
"Il reste d'autres parties du Mali qui doivent faire l'objet de l'attention de nos soldats, un peu plus au sud, notamment la région de Gao", a-t-il prévenu.
L'opération militaire en cours au Mali "progresse, avec des résultats tout à fait remarquables, et elle n'est pas achevée, il faut laisser le temps au temps", selon lui.
Mali : encore 3000 soldats français jusqu'en Juillet
Reuters, 26/03/2013 11h49
Les forces militaires françaises présentes au Mali devraient passer de 4.000 à 3.000 hommes d'ici juillet, a déclaré lundi le président du Sénat à la sortie d'une réunion d'information organisée par le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault.
La France a pour l'instant l'objectif de commencer un retrait progressif de ses troupes à la fin du mois d'avril. «Nous savons que cela va se faire de façon échelonnée et que pour le mois de juillet, par exemple, il est estimé qu'il restera à peu près 3.000 hommes de l'armée française au Mali», a déclaré Jean-Pierre Bel à sa sortie de Matignon.
La Misma prendra le relais à terme
Les services de Jean-Marc Ayrault ont indiqué dans un communiqué à l'issue de la réunion que la prolongation de l'intervention française au Mali au-delà du 11 mai, soit quatre mois après son début, serait soumise à l'autorisation préalable du Parlement. Les forces africaines de la Mission internationale de soutien au Mali (Misma) doivent prendre à terme le relais des 4.000 hommes du contingent français.
Une fois les combats terminés, la Misma pourrait se transformer en mission de maintien de la paix sous le mandat des Nations Unies.
Union Africaine : la Centrafrique suspendue à toutes activités
Afrik.com , 25/03/2013 16h50
Le Conseil de Paix et de sécurité de l’Union africaine a suspendu ce lundi la participation de la Centrafrique à l’Organisation et imposé des sanctions à sept responsables de la Séléka, la rébellion qui a pris Bangui dimanche, rapporte Lefigaro.fr. « Le Conseil décide de suspendre immédiatement la participation de la République Centrafricaine à toutes les activités de l’Union africaine ainsi que d’imposer des sanctions, à savoir des restrictions de voyage et le gel des avoirs des dirigeants de la Séléka dont son chef Michel Djotodia », a annoncé le Commissaire à la Paix et à la Sécurité de l’UA, Ramtane Lamamra.
Augmentation du prix des transports publics : mouvements de protestation en ville
Journaldumali.com , 25/03/2013 13h31
Ce lundi matin, des usagers manifestent en ville contre l'augmentation des frais de transport public et notamment l'augmentation du prix des Sotrama.
Face aux difficultés, l'augmentation de 50f du prix du Sotrama a crée l'ire chez les populations. Des groupes de jeunes armés de bâtons et posant des barrages sur les routes pouvaient être visibles ce lundi, dans le quartier ACI de Bamako, Djicoroni Para et jusque vers le Pont des Martyrs avec un risque réel de trouble à l'ordre public.
Les Sotramas sont pour l'heure à l'arrêt à cause des passagers qui refusent de payer le nouveau tarif en vigueur.
Al-Qaida nomme un successeur à Abou Zeid
LeMonde.fr avec Reut, 24/03/2013 20h32
Selon des informations données dimanche 24 mars par la chaîne de télévision algérienne Ennahar, Djamel Okacha a succédé à Abdelhamid Abou Zeid à la tête de la brigade d'Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI) que dirigeait dans le Sahara son compatriote jusqu'à sa mort, à la fin du mois dernier, dans le nord du Mali.
Agé de 34 ans, cet Algérien, aussi connu sous le nom de Yahia Abou El Hamam, est un proche d'Abdelmalek Droukdel, le chef d'AQMI issu du Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC).
Les deux hommes appartiennent au "Groupe d'Alger", qui désigne les islamistes armés nés dans la région de la capitale algérienne.
Okacha aurait rejoint le Nord-Mali en 2004. Sa présence est également signalée parmi le commando ayant attaqué une caserne militaire en 2005 en Mauritanie. Il serait aussi impliqué dans l'assassinat en 2009, toujours en Mauritanie, de l'Américain Christopher Legget, qui travaillait pour une ONG.
UNE ÉTAPE IMPORTANTE
Okacha succède à Abou Zeid, dont la mort, annoncée le 1er mars par le président tchadien Idriss Déby, a été confirmée samedi par les autorités françaises. "Cette disparition de l'un des principaux chefs d'AQMI marque une étape importante dans la lutte contre le terrorisme au Sahel", a ajouté la présidence française.
On attribuait à Abou Zeid l'enlèvement d'une vingtaine d'Occidentaux dans le Sahara ces cinq dernières années, qui ont rapporté plusieurs millions de dollars de rançon à AQMI. Il était notamment jugé responsable de la mort de plusieurs otages étrangers au Sahel ces dernières années, dont celle du Français Michel Germaneau en 2010.
Okacha devrait s'atteler à la réorganisation d'Al-Qaida au Maghreb islamique qui, outre la mort d'Abou Zeid, aura également été fragilisé par la mort, à ce jour non confirmée, de Mokhtar Belmokhtar, le commanditaire de l'attaque de janvier dernier contre le site gazier de Tiguentourine, en Algérie.
Affrontements à Gao avec des combattants du Mujao
AFP, 24/03/2013 17h08
Des tirs nourris étaient entendus dimanche matin à Gao, grande ville du nord du Mali, rapportent des témoins, l'armée malienne expliquant effectuer un "ratissage" après un "incident" survenu dans la nuit et revendiqué par le groupe islamiste armé Mujao.
Un peu plus tôt, la même source avait indiqué : "dans la nuit de samedi à dimanche, des individus ont effectué trois tirs de fusils AK-47 en direction d'un camp militaire malien à Gao". "Nos hommes ont riposté énergiquement. Pour nous, c'est très minime. On ne peut même pas parler d'attaque", a-t-elle assuré.
Une source militaire africaine contactée sur place a confirmé des tirs "d'origine incertaine" entendus dans la nuit vers un camp à la sortie sud de la ville.
De son côté, le Mouvement pour l'unicité et le djihad en Afrique de l'Ouest (Mujao) a revendiqué l'opération. "Samedi à minuit [1 heure à Paris], neuf moudjahidines sont arrivés à Gao. Ils ont attaqué un camp de l'armée malienne. Les moudjahidines vont continuer jusqu'à la victoire finale", a asséné Oumar Wahab, membre de l'ex-direction du Mujao à Gao à l'époque où ce mouvement contrôlait la ville.
"D'après nos contacts, il semble bien qu'on assiste aujourd'hui à une nouvelle infiltration de quelques djihadistes à Gao", a confirmé de son côté une source dans les milieux humanitaires.
Centrafrique: Paris a demandé une réunion d'urgence à l'ONU
AFP, 23/03/2013 22h27
Paris a demandé "samedi une réunion d'urgence du conseil de sécurité des nations unies" compte-tenu de l'évolution de la situation en Centrafrique, a annoncé Romain Nadal, porte-parole diplomatique à l'Elysée.
Ce dernier a ajouté que Paris demandait à ses ressortissants de "rester chez eux", une évacuation n'étant pas "pour le moment" ordonnée. Le plan de protection des ressortissants inclut ceux d'autres pays qui en feraient la demande, a précisé le porte-parole diplomatique de l'Elysée.
Cinq civils tués dans le centre du Mali, selon l’armée qui accuse le MNLA
LeMonde.fr, 23/03/2013 18h02
Cinq civils ont été tués en début de semaine par des hommes armés dans le centre du Mali, a affirmé vendredi l’armée malienne, accusant des éléments du MNLA, rébellion touareg qui a démenti toute implication dans l’attaque.
L’armée a appris mardi que des éléments du MNLA (Mouvement national de libération de l’Azawad) ont attaqué deux véhicules dans la zone de Teguerekoumbe (centre), puis ont tué et jeté les corps des cinq occupants de l’un des deux véhicules avant de dépouiller les passagers de l’autre, a déclaré à l’AFP le colonel Souleymane Maiga, porte-parole des forces armées maliennes.
Nous condamnons fermement ces attaques barbares, qui montrent le vrai visage du MNLA, a-t-il indiqué.
D’autres sources ont affirmé que le bilan de l’attaque, survenue lundi dans le village de Gnagna, situé dans la région de Mopti (grande ville du centre), atteignait au moins dix morts.
Des gens du MNLA, des assaillants à la peau claire, ont attaqué des voitures de civils qui allaient à une foire dans la région de Mopti. Au moins dix civils ont été tués ou jetés dans un puits, a déclaré à l’AFP l’imam Hama Cissé, résident à Bamako et originaire de la région.
Il y a plus de dix morts », a assuré une députée de la région, Oulématou Ascofaré, se basant également sur des témoignages. « Les rares rescapés sont en route pour Mopti, a-t-elle ajouté.
Interrogé par l’AFP, Ibrahim Ag Assaleh, un responsable du MNLA basé à Ouagadougou, a démenti tout lien de son mouvement avec cette attaque.
Elle n’émane pas de nos éléments. Nous considérons tous ces individus armés dans cette zone comme des résidus de groupes terroristes affiliés souvent à l’armée malienne pour créer le chaos, a-t-il accusé.
Une opération franco-africaine a permis depuis janvier la reprise des grandes villes du nord du Mali qui étaient occupées depuis 2012 par des islamistes armés liés à Al-Qaïda. Les opérations se concentrent actuellement dans l’extrême Nord-Est, où est présent le MNLA, qui fut un temps allié aux islamistes.
L'Elysée confirme la mort d'Abou Zeid, "un des principaux chefs d'Aqmi"
AFP, 23/03/2013 15h39
Le président François Hollande "confirme de manière certaine la mort d'Abdelhamid Abou Zeid survenue lors des combats menés par l'armée française dans l'Adrar des Ifoghas au nord du Mali, à la fin du mois de février", a annoncé samedi l'Elysée dans un communiqué.
"Cette disparition de l'un des principaux chefs d'Aqmi marque une étape importante dans la lutte contre le terrorisme au Sahel", ajoute la présidence de la République.
Nord Mali : le CICR assure l’approvisionnement en eau potable
Journaldumali.com , 22/03/2013 18h23
Afin d’éviter des cas de choléra à Gao, Kidal et Tombouctou, le Comité International de la Croix Rouge (CICR) assure depuis 2012, l’approvisionnement en eau malgré l’occupation de ces territoires par des jihadistes pendant de longs mois. Outre les interventions en faveur des habitants de ces trois régions, le CICR réhabilite des puits pastoraux et des pompes à eau en milieu rural. Il assiste également les populations déplacées, notamment à Tinzawatene en assurant l'alimentation en eau potable.
Ansar Dine, allié d'Aqmi, sur la liste antiterroriste américaine
AFP, 22/03/2013 11h45
Les Etats-Unis ont ajouté jeudi à leur liste antiterroriste le mouvement islamiste du Nord-Mali, Ansar Dine, dont le chef rebelle touareg Iyad Ag Ghali avait déjà été inscrit sur cette liste noire fin février pour ses liens avec Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).
"Le département d'Etat a désigné Ansar al-Dine (AAD) comme une organisation terroriste étrangère", a annoncé la diplomatie américaine dans un communiqué.
Conformément à la procédure habituelle en la matière, cette inscription sur la liste antiterroriste américaine déclenche une interdiction faite à tout individu de "fournir en connaissance de cause un appui matériel ou des ressources à AAD".
Les avoirs de AAD aux Etats-Unis sont également gelés et les ressortissants américains n'ont pas le droit de faire de transactions avec cette organisation, selon le département d'Etat.
Washington rappelle que Ansar Dine est une "organisation agissant au Mali et qui coopère étroitement avec Al-Qaïda au Maghreb islamique", Aqmi, elle-même classée par les Etats-Unis comme une organisation terroriste étrangère.
Ansar Dine (Défenseurs de l'islam) milite pour l'instauration de la charia au Mali. Avec Aqmi, ils ont occupé Tombouctou pendant dix mois, ont commis dans le Nord de très nombreuses exactions, au nom d'une interprétation rigoriste de l'islam: amputations, coups de fouets aux couples "illégitimes", aux fumeurs. . .
Ils ont imposé le port du voile intégral aux femmes, interdit la mixité dans les écoles, interdit le football, la danse, la musique et l'alcool.
CAN juniors 2013 : le Mali se qualifie pour les demi-finales
Journaldumali.com, 21/03/2013 11h51
Les Aiglons du Mali se sont imposés deux buts à un face aux Léopardeaux de la République Démocratique du Congo en phase de poules de la Coupe d’Afrique des Nations des moins de 20 ans, hier mercredi. Avec deux victoires en deux matches dans le groupe B, les Maliens sont qualifiés pour les demi-finales, à l'instar de l'Egypte dans le groupe A.
En première mi-temps, les deux formations étaient rentrées au vestiaire sur score nul et vierge. A la reprise, Samba Diallo ouvre la marque sur une frappe lointaine pour les Aiglons à la 50ème min. Mais trois minutes plus tard Eddy Emomo remet les deux formations à égalité sur un coup-franc direct.
Sur une balle relâchée par le portier congolais dans la surface de réparation à la 60è min, Adama Niane en profite pour inscrire son deuxième but de la compétition.
L'ambassadeur de France démis de ses fonctions
Journaldumali.com, 21/03/2013 11h16
Christian Rouyer, qui occupait depuis mars 2011 le poste d’ambassadeur de France au Mali, vient d’être remplacé par Gilles Huberson, diplomate passé par Saint-Cyr et décrit comme proche des «services».
Cette nomination intervient après la mise à l’écart brutale, ces dernières semaines, de plusieurs hauts diplomates en charge du dossier malien. Dernière victime en date, le sous-directeur en charge de l’Afrique de l’Ouest, Laurent Bigot, avait été démis de ses fonctions fin février. Peu auparavant, le représentant spécial pour le Sahel nommé en juin 2012, Jean Félix-Paganon, avait été écarté.
Il serait sur le point d’être nommé ambassadeur de France au Sénégal.
Mali : deux morts lors de l'explosion d'une voiture piégée à Tombouctou
Leparisien.fr, 21/03/2013 11h14
Une voiture piégée a explosé dans la nuit de mercredi à jeudi près de l'aéroport de Tombouctou, ville du nord-ouest du Mali, faisant deux morts. Il s'agit d'un «jihadiste» et d'un militaire malien selon une source militaire malienne.
«Un véhicule piégé à explosé dans la nuit vers l'aéroport de Tombouctou, blessant trois militaires maliens», a déclaré une source militaire malienne, ce qu'a confirmé une source sécuritaire régionale. Un peu plus tard, la source malienne a affirmé: «le jihadiste qui a actionné sa ceinture d'explosifs a été tué sur le coup, et l'un des militaires maliens blessés après l'explosion de la voiture piégée vient de mourir à l'hôpital.»
Plus tôt dans la nuit, des témoins avaient évoqué des tirs nourris dans la ville: «Depuis cette nuit, nous entendons des coups de feu à Tombouctou. Il y a eu une tentative d'infiltration, et des coups de feu sont tirés», qui ont baissé d'intensité après 4 heures, a déclaré un responsable du gouvernorat de la ville.
AQMI aurait tué un otage français, mais Paris n'a pas confirmé
Journaldumali.com, 20/03/2013 01h11
Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI) affirme avoir exécuté l'otage français Philippe Verdon en représailles à l'intervention française au Mali, selon l'agence de presse mauritanienne ANI (Agence Nouakchott d'Information), qui entretient des contacts étroits avec les activistes islamistes. Lors d'un appel téléphonique un porte-parole d'AQMI aurait précisé à l'agence que le Français avait été décapité le 10 mars dernier.
Philippe Verdon avait été enlevé dans la nuit du 24 novembre 2011 à Hombori dans le nord du Mali en même temps que Serge Lazarevic. A Paris, le ministère des affaires étrangères s'est refusé à tout commentaire.
Pascal Lupart, le président du comité de soutien des deux "géologues" confiait au Monde le 4 mars craindre que les deux otages se retrouvent entre les mains de "seconds couteaux". "C'est une angoisse permanente", disait-il, en référence au risque de représailles pour venger la mort d'Abou Zeid.
La presse malienne reste mobilisée autour de Boukary Daou
Journaldumali.com, 19/03/2013 18h12
Réunis en Assemblée Générale ce 19 mars 2013, au lendemain de l'inculpation et de l'incarcération de notre confrère du Républicain, les organes de presse privée ont décidé de maintenir l'élan. Ils manifestent leur mécontentement depuis plus de dix jours maintenant et n'entendent s'arrêter qu’après avoir obtenu satisfaction.
L’assemblée de ce matin a, à l’unanimité après un débat houleux, retenu le boycott des institutions jusqu’à nouvel ordre et la mobilisation aussi des journalistes pour la libération du confrere.
Soumaila Cissé est de retour au Mali
Journaldumali.com, 19/03/2013 17h00
L'ex candidat à la présidentielle du Parti de l'Union pour la République et la démocratie est rentré à Bamako ce mardi mati. Il se porte bien et est particulièrement heureux d'être rentré au Mali.
Accueilli par Younoussi Touré, le président du parti URD, Soumaila Cissé signe son grand retour après avoir un laissé un grande vide auprès des militants et surtout au lendemain d'une agression physique dont les circonstances demeurent discutées.
Le jihadiste français capturé au Mali placé en garde à vue en région parisienne
AFP, 19/03/2013 15h03
Il est arrivé sur le sol français mardi 19 mars. Le jihadiste français capturé au début du mois par l'armée française dans le nord du Mali a été renvoyé en France et placé en garde à vue dans les locaux de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) à Levallois (Hauts-de-Seine).
Agé de 37 ans, cet homme fait partie de la "demi-dizaine" de jihadistes faits prisonniers à l'issue de combats violents entre les forces françaises et tchadiennes et des islamistes radicaux dans le massif des Ifoghas, dans le nord du Mali.
Jusqu'à 96 heures de garde à vue
Ce combattant, qui n'a pas le statut de prisonnier de guerre, a été renvoyé vers la France dans le cadre d'une procédure classique d'expulsion. Sa garde à vue peut durer jusqu'à 96 heures.
Plusieurs procédures judiciaires ont été ouvertes à Paris sur les Français accusés d'avoir voulu rallier les groupes jihadistes opérant au Mali. Début mars, Bamako a expulsé vers la France Ibrahim Aziz Ouattara, un Franco-Malien de 25 ans qui avait été arrêté en novembre par les autorités maliennes alors qu'il se trouvait, sous une fausse identité, dans le centre du Mali
Boukary Daou placé sous mandat de dépôt...
Journaldumali.com, 18/03/2013 19h21
Après avoir été détenu une semaine à la Sécurité d'Etat, le directeur de publication du Républicain, Boukary Daou, transféré vendredi dernier à la Brigade d'intervention judiciaire, est désormais placé sous mandat de dépôt, ce qui signifie qu'il fait l'objet de poursuites, pour avoir publié une lettre signée d'un certain capitaine Touré, et ciblant les avantages accordés au capitaine Sanogo.
Accusé d'incitation au crime et au délit (article 35 de la loi sur la presse), de publication de fausse nouvelle (article 37). Notre confrère Boukary Daou a été transféré de la BIJ à la prison centrale de Bamako. Son procès est prévu pour le 16 avril 2013 mais d'ores et déjà, des avocats vont demander la mise en liberté provisoire.
La presse s'était mobilisée et avait décrétée une journée presse morte la semaine dernière pour récuser la garde à vue du journaliste.
Désormais l'affaire est entre les mains de la justice et pourrait aller très loin.
Michel Reyverend de Menthon, nommé Représentant spécial de l'Union européenne pour la région du Sahel
UE, 18/03/2013 14h46
Le Conseil a nommé ce jour M. Michel Reveyrand-de Menthon au poste de représentant spécial de l'Union européenne pour la région du Sahel. M. Reveyrand-de Menthon dirigera l'action menée par l'UE pour contribuer aux efforts régionaux et internationaux en faveur d'une paix, d'une sécurité et d'un développement durables au Sahel. Il coordonnera également l'approche globale de l'UE à l'égard de la crise qui sévit dans cette région, en se fondant sur la stratégie de l'UE pour la sécurité et le développement dans la région du Sahel.
Catherine Ashton, Haute Représentante de l'Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, a déclaré: "J'ai le grand plaisir de nommer M. l'Ambassadeur Reveyrand-de Menthon au poste de représentant spécial de l'Union européenne dans la région du Sahel. Il jouera un rôle clé dans la mise en œuvre de la politique globale de l'UE au Sahel, par la stratégie de l'UE pour la sécurité et le développement dans la région du Sahel et en liaison avec nos partenaires internationaux. Il est d'une importance cruciale que le Mali et le Sahel dans son ensemble puissent retrouver la paix, la sécurité et le développement."
Monsieur l'Ambassadeur Reveyrand-de Menthon est un diplomate français de haut niveau, fort d'une expérience de plus de vingt ans. Il a consacré l'essentiel de sa carrière professionnelle à la diplomatie et à la coopération au développement en Afrique et avec l'Afrique. Il a récemment occupé le poste d'ambassadeur de France au Mali et au Tchad.
Le nouveau représentant spécial entrera en fonction en avril pour un mandat initial d'un an.
Cinq explosions près de Gao
AFP, 17/03/2013 19h01
Cinq obus ou roquettes ont explosé la nuit dernière à quelques kilomètres de Gao, sans faire de victimes, a-t-on appris de sources militaires.
"Les cinq obus ou roquettes nous ont réveillé vers 3H20 (locales et GMT, 4h20 en France). Ils ont atterri à un kilomètre des limites de nos positions", a déclaré une source militaire française à l'AFP. L'incident a été confirmé par une source militaire malienne qui a indiqué que les tirs provenaient du nord-est de la ville.
Mort d’un caporal, cinquième soldat français tué
Journaldumali.com, 17/03/2013 09h47
Un caporal du 1er régiment d’infanterie de Marine d’Angoulême est mort au combat dans le nord du Mali, cinquième soldat français tué, a annoncé le président François Hollande dans un communiqué de l’Élysée, exprimant sa « grande tristesse ».
Le chef de l’État « adresse à sa famille et à ses proches ses plus sincères condoléances et le respect de toute la Nation ».
L'ONU devrait prendre le relais de l'armée française et la Misma en juillet
AFP, 16/03/2013 22h22
L'ONU table sur la "présence complète" de sa "mission de stabilisation" au Mali en juillet pour remplacer la mission africaine Misma et le gros de l'armée française, a déclaré samedi à Bamako Edmond Mulet, sous-secrétaire général aux opérations de maintien de la paix de l'ONU.
"Juillet pourrait voir le transfert de la Misma vers la mission de stabilisation de l'ONU", a déclaré M. Mulet en précisant que ce déploiement devait être précédé par un vote au Conseil de sécurité de l'ONU.
"Il ne s'agit pas d'une force d'interposition", a déclaré Edmond Mulet à la presse, à l'issue d'une mission d'une mission d'une semaine au Mali.
"On ne fait pas tampon entre le Nord et le Sud. Les membres du Conseil de sécurité et les Etats membres sont très clairs pour que le Mali étende son autorité sur tout le territoire du Mali", a-t-il ajouté.
"La souveraineté du Mali est l'objectif principal de cet appui international", selon ce responsable de l'ONU.
La France, intervenue seule militairement le 11 janvier au Mali pour en chasser les groupes armés islamistes, avait annoncé mardi un prochain passage de relais à l'ONU avec un probable vote en avril d'une résolution sur une opération de maintien de la paix.
"Nous allons passer du cadre actuel (. . . ) à un nouveau dispositif diplomatique qui est accepté par tous les membres du Conseil de sécurité, une opération de maintien de la paix (OMP), qui devrait probablement être votée au mois d'avril et appliquée deux mois plus tard", avait déclaré Laurent Fabius, ministre français des Affaires étrangères.
La Misma déploie actuellement au Mali environ 6. 300 soldats d'Afrique de l'Ouest et du Tchad, auxquels s'ajoutent quelque 4. 000 soldts français.
"La force de sécurisation de l'ONU reprendra la Misma et pourra être étendue à d'autres", a observé Laurent Fabius.
Elle pourrait mobiliser au total jusqu'à 10. 000 hommes. Aux forces africaines actuellement dans la Misma qui inclut depuis peu le contingent tchadien, pourraient s'ajouter d'autres unités, notamment burundaises et mauritaniennes.
Affaire Daou : Le Forum des éditeurs africains soutient la presse malienne
TAEF, 15/03/2013 20h55
Depuis le 6 mars dernier au Mali, Boukary Daou, directeur du quotidien Le Républicain, a été arrêté par arrêté et détenu dans les locaux de la sureté d’Etat au motif qu’il a publié une lettre ouverte de soldats combattant au Nord et protestant contre les avantages accordés au capitaine Sanogo, Président du comité militaire de suivi des réformes des forces de défense et de sécurité.
Face à cette situation qui est un véritable voie de fait qui vient s’ajouter à beaucoup d’autres régression de la liberté d’expression et de presse, la presse malienne consciente de son rôle de gardienne de la démocratie et de la responsabilité sociale qui est sienne, à réagit vigoureusement par des journées presse morte.
A cette citoyenneté affichée et républicaine des confrères Maliens, le Forum des Editeurs Africains (The Africans Editor’s Forum) y a apporté son soutien et sa solidarité agissante.
Estimant que la détention injustifiée de Boukary Daou, directeur du quotidien Le Républicain se poursuivait et rentrait dans sa huitième journée d’illégalité, le Forum des Editeurs Africains s’apprêtait avec l’Initiative pour les Média d’Afrique (African Media Initiative) pour se rendre à Bamako le 15 mars, afin d’approcher les différents protagonistes pour une solution idoine.
C’est en ce moment que nous avons appris le transfert de notre confrère Boukary Daou à la Brigade d'investigation judiciaire (la BIJ) ou plusieurs confrères, sa famille, ses avocats ont pu le rencontrer.
Le Forum des Editeurs Africains salut ici la détermination de la presse malienne et prend acte du retour des autorités maliennes dans le giron du Droit en mettant fin à une procédure extra judiciaire qui n’honore pas le Mali.
Le Forum des Editeurs Africains invite le gouvernement Malien à libérer directeur du quotidien Le Républicain et l’exhorte à décriminaliser les délits de presse.
Le Forum des Editeurs Africains dans l’attente de la libération diligente de notre confrère, continuera avec les acteurs de la presse malienne à suivre de près l’évolution de cette affaire.

-
Mali : les jihadistes touchaient des primes ?
Afrik.com, 15/03/2013 12h17
Les combattants d’Ansar Dine, l’un des groupes islamistes qui ont occupés le Nord Mali pendant près d’un an, percevaient des primes lorsqu’ils s’emparaient des villes, selon Lexpress.fr. « Pour la prise de Tessalite (10 mars 2012), chacun a touché 500.000 Francs CFA (760 euros). Pour celle de Kidal, c’est 400.000 Francs CFA (610 euros) », explique un Touareg originaire de cette dernière ville. Le 9 janvier, lors de l’attaque éclaire des jihadistes vers le sud du pays, la récompense promise serait montée à 1 million de FCFA (1520 euros) en cas de conquête de Sévaré. C’est ce raid qui a précipité l’intervention militaire française. Pour l’heure, aucune information n’a été fournie sur l’identité du ou des financiers.
La France indignée par les exactions de l’armée malienne
Afrik.com , 15/03/2013 12h14
La France se dit préoccupée par les allégations d’exactions commises par des soldats maliens à l’endroit des Peuls, des Touaregs et des groupes ethniques arabes, rapporte Radio-canada.ca. « La vengeance ne saurait jamais être une forme de justice. L’exacerbation des tensions ethniques est particulièrement inquiétante », affirme dans un communiqué la porte-parole adjointe du ministère français des Affaires étrangères, Marjolaine Brée. La France félicite les autorités maliennes d’avoir conclu un accord de coopération avec la Cour pénale internationale (CPI) et affirme son soutien à la création d’une Commission dialogue et réconciliation.
Mali : vers le décaissement de 7,5 milliards de F CFA par le FMI
Xinhua, 15/03/2013 12h06
BAMAKO, 15 mars (Xinhua) — Un second déboursement de 7,5 milliards de F CFA sera proposé au conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI), qui a approuvé un premier déboursement le 28 janvier dernier de 9 milliards de F CFA, a affirmé jeudi le chef d’une mission du FMI au Mali, M. Christian Josz.
« Nous sommes parvenus à un accord avec le ministre des Finances essentiellement, pour pouvoir présenter la demande d’un second décaissement en 2013 au Conseil d’administration du FMI », a laissé entendre M. Josz en fin de mission de deux semaines au Mali pour « discuter avec le gouvernement malien d’un second décaissement en 2013 afin d’aider le pays dans ces périodes difficiles ».
Pour la concrétisation de ce second décaissement, « la performance du Mali doit continuer à être bonne pour autant, au moment où nous allons introduire la demande au mois d’avril sur la base des résultats de la fin du mois de mars », a dit le chef de mission, M. Josz.
Le conseil d’administration du FMI en a approuvé un premier le 28 janvier 2013, de 9 milliards de F CFA, a rappelé M. Jozs expliquant que « nous allons proposer un second déboursement de 7,5 milliards de F CFA ».
Evoquant les raisons de ce « décaissement prévu en juin prochain, le chef de mission du FMI a indiqué que ce « déboursement est donné eu regard des difficultés que le Mali connait au niveau de sa balance de payement ».
Il a aussi indiqué des éléments relatifs à des « bonnes prestations que le gouvernement a faites au niveau de la conduite des finances publiques pendant l’année 2012″ et sur ses « intentions en terme de finance publique, de politique budgétaire au cours de l’année 2013″.
L'opération "presse morte" est levée à Bamako
France 24, 15/03/2013 10h32
Les journalistes maliens ont décidé de lever l'opération "presse morte" déclenchée mardi, après que le directeur de la publication du journal "Le Républicain", arrêté par les services de renseignement, a finalement été remis à la police.
Les journalistes maliens ont décidé jeudi 14 mars de cesser leur opération "presse morte". Cette grève avait été déclenchée deux jours plus tôt pour protester contre l’arrestation par les services de renseignement de Boukary Daou, le directeur de publication du quotidien "Le Républicain", le 6 mars. Selon l’AFP, le journaliste a depuis été remis à la police : Il a été transféré à la Brigade d'investigation judiciaire (BIJ).
"Boukary est devant la BIJ, c'est un bon début. Nous restons vigilants et nous levons le mot d'ordre à compter de vendredi à minuit", a déclaré Kassim Traoré, président de l'organisation des jeunes reporters du Mali. D'autres journalistes ont confirmé la décision de lever la grève.
Liste des candidats à la primaire de l'ADEMA
Journaldumali.com, 14/03/2013 20h22
En vue de la présidentielle prévue en juillet prochain, le parti ADEMA-PASJ, première force politique malienne se lance dans le processus du choix de son candidat. Une vingtaine de personnalités se sont positionnées pour le scrutin interne qui devra désigner celui qui portera les couleurs de la Ruche. Voici leurs noms:
1 - Adama DOUMBIA
2 - Me Kassoum TAPO
3 - Boubacar (Bill) BAH - Mme DIALLO retirée au profit de Bill
4 - Seydou M TRAORE IPR
5 - Moustapha DICKO
6 - Soumeylou Boubeye MAIGA
7 - Abdel Kader SIDIBE
8 - Ibrahima N’DIAYE
9 - Ousmane BERTHE
10 - Tiéoulé A KONE
11 - Dramane DEMBELE
12 - Konimba DEMBELE
13 - Tiémoko SANGARE
14 - Ousmane SY
15 - Mohamed Ag BILLAL
16 - Harouna BOIRE
17 - Adama N DIARRA
18 - Sékou DIAKITE
19 - Mamadou KONE
20 - Maitre Alou DIARRA
Le journaliste Boucary Daou transféré à la Brigade d'Investigation Judiciaire
Journaldumali.com, 14/03/2013 20h16
Arrété le mercredi le 6 mars dernier par la Sécurité d’Etat pour atteinte à la sureté de l’Etat, Boucary Daou, directeur de publication du journal "Le Républicain" a été transféré aujourd'hui à la brigade d’investigation judicaire (BIJ).
Ce transfert intervient au moment où toute la presse malienne à l’exception des organes d’Etat observe le troisième jour d'une grève illimitée jusqu’à la libération de notre confère. Le directeur de publication a été arrêté pour avoir publié une lettre de soldats révoltés au front adressée au président de la République pour manifester leur colère contre les avantages accordés au capitaine Amadou Haya Sanogo .
Cette arrestation de ce journaliste a été condamné par la presse malienne , la société civile, l’ordre des avocats mais aussi la classe politique qui ne cesse de multiplier les actions pour sa liberté. Beaucoup espèrent que le journaliste sera libéré dans ce week-end. A signaler que le Haut Conseil Islamique aussi veut entamer une médiation auprès des autorités pour obtenir la libération de Boucary Daou.
Décès d'un soldat burkinabé à Diabali
AIB, 14/03/2013 20h06
Le soldat burkinabè, Tounougma Kaboré, conducteur au bataillon « Badenya » est décédé le mercredi 13 mars 2013 à Diabali au Mali, a annoncé le secrétaire général du ministère de la défense, le colonel-major Alassane Moné dans un communiqué.
« Le ministre de la défense nationale et des anciens combattants a le regret d’annoncer le décès du soldat de première classe Kaboré Tounougma, conducteur au bataillon Badenya (Fraternité, en Bambara), survenu le mercredi 13 mars 2013 à Diabali » indique le communiqué publié par le Service d’information du gouvernement (SIG).
Le décès du soldat Kaboré Tounougma est survenu accidentellement hier (mercredi 13 mars, ndlr) aux environs de 18h au cours d’une manoeuvre d’un hélicoptère, pendant que celui-ci était à son poste de combat au sein de la compagnie, a précisé le colonel major, Pingrenoma Zagré dans un bref entretien sur la télévision nationale.
Selon lui, un autre soldat-infirmier, le sergent Ousseni Sawadogo a été blessé au cours de cette opération. Transféré à Bamako pour des soins, sa vie serait hors de danger, a-t-il précisé.
Le Burkina Faso enregistre ainsi son premier décès au sein de ses troupes déployées au Mali dans le cadre de la Misma.
Retour de 5800 réfugiés à Gao
AFP, 14/03/2013 19h00
Quelque 5800 personnes qui avaient quitté Gao pour fuir les jihadistes, sont revenus s'installer dans cette ville du Mali, la plus grande du nord du pays, selon un recensement effectué par l'ONG malienne Tassaght, communiqué à l'AFP aujourd'hui.
Avec l'aide des conseillers et chefs de quartier de Gao, l'ONG a fait remplir des questionnaires aux déplacés de retour. Selon ces résultats, 5800 personnes qui avaient fui l'occupation de Gao par les jihadistes sont revenus, "la plupart" après la libération de la ville fin janvier, a indiqué à l'AFP Almahadi Ag Akeratane, responsable de Tassaght.
L'enquête a commencé le 2 mars, mais elle inclut des personnes qui sont rentrées avant, dont certaines avant le début de l'intervention militaire française le 11 janvier pour chasser les jihadistes du nord du Mali. La grande majorité des déplacés et réfugiés est toutefois rentrée ces dernières semaines.
D'après les résultats de cette enquête "leurs premiers besoins sont alimentaires", indique Almahadi Ag Akeratane. "Les déplacés reviennent sans rien", dit-il. "5800 c'est un début, beaucoup de personnes ont quitté Gao, beaucoup vont encore revenir", affirme le responsable.
Après l'intervention des armées française et malienne pour libérer la ville et des raids jihadistes, Gao est redevenue calme depuis trois semaines et les cars de retour de la capitale Bamako sont bondés, a constaté l'AFP.
Quelque 170.000 Maliens ont fui la région pour des pays voisins et 260.000 autres ont été déplacés dans le pays, depuis début 2012, selon l'agence onusienne de coordination des affaires humanitaires.
A Gao où vivaient environ 90.000 habitants, le responsable de l'ONG Tassaght assure que 80% des habitants ont fui. "Il n'y a pas une famille où il ne manque pas quelqu'un", avait indiqué à l'AFP Yacouba Maïga, conseiller municipal.
Burundi: des troupes du pays "bientôt au Mali", selon le président
Le point.fr, 13/03/2013 14h24
Des soldats burundais seront "bientôt" déployés au Mali, dans le cadre de la Mission internationale de soutien au Mali (Misma) ou de la future opération de maintien de la paix de l'ONU, a affirmé mardi à Paris le président burundais Pierre Nkurunziza.
Des soldats burundais seront "bientôt" déployés au Mali, dans le cadre de la Mission internationale de soutien au Mali (Misma) ou de la future opération de maintien de la paix de l'ONU, a affirmé mardi à Paris le président burundais Pierre Nkurunziza.
"(...) Mon pays participe activement à des missions de maintien de la paix en Afrique et dans le monde, en Somalie, au Darfour (Soudan), en Côte d'Ivoire, en Haïti et bientôt au Mali", a déclaré le chef de l'Etat burundais lors d'une conférence à l'Institut français des relations internationales (Ifri).
"Le Burundi a été approché au niveau de l'Union africaine mais aussi au niveau de la Cédéao (Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest) pour apporter notre contribution, compte tenu de notre expérience, et pour aider le Mali à avoir la paix", a-t-il ajouté. Le président n'a pas donné de précision sur le nombre de soldats qu'il pourrait envoyer.
L'Union européenne condamne l'arrestation de Boukary Daou
UE, 13/03/2013 10h52
La Délégation de l'Union européenne délivre cette déclaration en accord avec les Chefs de Mission européens au Mali.
L'Union européenne apporte son soutien au Gouvernement de la République du Mali dans la mise en œuvre de la Feuille de Route pour la Transition, qui vise au retour à l'ordre constitutionnel et à la pleine restauration de l'Etat de droit.
L'Union européenne condamne fermement tout acte pouvant entraver ce processus, y compris les actes qui limitent la liberté d'expression et de presse.
La Délégation de l'Union européenne s'inquiète, dans ce contexte, de la détention extrajudiciaire de M. Boukary Daou, et constate avec inquiétude que les règles de la garde à vue et les droits de la défense n'ont pas été respectés.
La Délégation de l'Union européenne réitère, à cette occasion, l'attachement de l'Union européenne au respect des droits fondamentaux sur l'ensemble du territoire du Mali et souligne que la liberté d'expression est une dimension essentielle de la pleine restauration de l'Etat de droit.
Guerre au Mali : licenciement en série au Ministère français des Affaires étrangères
Lefigaro.fr, 12/03/2013 14h39
Trois responsables du dossier sahélien ont été brutalement remplacés au Ministère français des Affaires étrangères. L’éviction de Laurent Bigot, sous-directeur en charge du Mali par Laurent Fabius fin février a « surpris et choqué », selon des sources du Quai d’Orsay. Quelques semaines plutôt, Jean-Felix Paganon, représentant social pour le Sahel, nommé en juin 2012, a été remplacé. En octobre dernier, Elisabeth Barbier, responsable depuis peu de la Direction Afrique-Océan Indien (DAOI) était évincée de son poste pour incompatibilité d’humeur avec le ministre.
Mali : l’ONU accuse les soldats
Afrik.com, 12/03/2013 13h48
Les soldats maliens sont accusés, ce mardi, par le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme d’avoir mené des représailles à l’encontre de plusieurs groupes ethniques depuis le début de l’intervention française, soit depuis janvier, dans le nord du Mali. Une enquête a été ouverte à ce sujet. La Haute Commissaire adjointe Kyung-wha Kang a déclaré que « la récente intervention dans le nord du Mali a été suivie par une grave escalade des violences » et que « des représailles » menées par l’armée malienne semblaient « viser les Peuls, les Touaregs et des groupes ethniques arabes perçus comme soutenant les groupes armés ».
Mali : opération journée sans presse ce mardi !
Jeuneafrique.com, 12/03/2013 10h11
Pour protester contre l’arrestation de Boukary Daou, directeur de publication du journal privé "Le Républicain", ses confrères maliens ont décidé d’organiser des journées sans presse à partir du 12 mars.
Les responsables des organisations de la presse privée malienne, réunis en assemblée générale à la Maison de la presse du Mali, le 11 mars, ont décidé « l’instauration de Journées sans presse à compter du mardi 12 mars, jusqu’à la libération de Boukary Daou », indique un communiqué publié à la fin de la réunion. Les patrons de presse décident également de déposer « plainte contre l’État pour arrestation arbitraire de notre confrère du journal Le Républicain », ajoute le texte.
Mali : le colonel-major Ag Gamou rappelé à Bamako
Jeuneafrique.com, 11/03/2013 18h37
Le colonel-major El Hadji Ag Gamou, qui dirigeait des opérations militaire contres les jihadistes du Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao) à Gao a été rappelé par le chef d’état-major général des armées à Bamako, au milieu de la semaine dernière.
À Bamako, en coulisses, on indique que ses divergences avec les militaires français au front, notamment dans la gestion du dossier du Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA), sont à l’origine de cette convocation. De fait, Ag Gamou avait été responsable de l’arrestation de Abdoul Karim Ag Matafa, membre important MNLA, alors que celui-ci se rendait à un rendez-vous avec les militaires français à Menaka, le 9 février.
Il aurait également été impliqué dans l’évasion du maire de Tarkint, Baba Ould Cheick, qui avait été arrêté en février car figurant sur une liste de personnes recherchées par la justice malienne pour trafic de drogue. En outre, des bruits persistants faisaient état du projet d’Ag Gamou de se rendre avec ses 700 combattants à Kidal (au nord du Mali), une ville jusque là sous le contrôle des forces françaises, en ce qui concerne l’aéroport et, pour le reste, du Mouvement islamique de l’Azawad (MIA) et du MNLA.
Dioncounda Traoré en visite en Mauritanie
RFI, 11/03/2013 15h57
Le président du Mali est à son tour à Nouakchott en Mauritanie depuis dimanche 10 mars pour une visite d'un peu plus de 24 heures. La guerre au Mali devrait être le principal sujet de discussion. La Mauritanie n'est pas engagée dans les opérations de la Misma. Mais le président Ould Abdel Aziz a déclaré la semaine passée que son pays serait disposé à s'impliquer militairement si l'intervention passait sous contrôle des Nations unies.
Mohamed Ould Abdel Aziz et Dioncounda Traoré se sont entretenus en tête-à-tête en début d’après-midi, avant d’élargir les discussions à leur délégation. Rien n’a filtré de la rencontre, mais la guerre au Mali doit assurément avoir été le principal sujet des entretiens.
La Mauritanie, qui ne fait pas partie de la Cédéao, a choisi de ne pas envoyer de soldats au sein des forces africaines engagées au Nord du Mali, mais a fermé ses frontières pour empêcher toute pénétration terroriste sur son territoire.
Iyad Ag Ghali, exilé au Maroc?
Echorouk Online, 11/03/2013 15h41
Des sources locales ont confirmé au quotidien Echourouk que le chef du «Mouvement Ansar Eddine » et le chargé de communication, ainsi quatre autres hauts dirigeants des organisations militantes dans le nord du Mali ont fui vers le Maroc, qui leur a fourni assistance et sécurité loin des projecteurs, et ce, jusqu'à la fin de la guerre au Nord-Mali.
Toujours selon nos sources, ces leaders ont commencé du Maroc, avant leur contrôle du nord du Mali. Nos sources n’ont pas précisé si ces dirigeants se sont déplacés seuls ou accompagnés de combattants.
Quelques références précisent que la relation entre le Maroc et l'organisation "Tawhid oual Jihad" et «Ansar Eddine », sont excellentes qui se manifeste dans la concentration du Tawhid et du Djihad dans ses activités terroristes contre l'Algérie.
Les mêmes sources soulignent que le Maroc a exigé des réfugiés de renoncer à Abou Zeïd et Belmokhtar au motif qu’ils sont Algériens, et avoir refusé de travailler pour les intérêts marocains.
Réouverture du Lycée français de Bamako ce 11 mars
Journaldumali.com, 11/03/2013 10h47
Fermé il y a près de huit semaines pour des raisons de sécurité, le Lycée français Liberté rouvre au public ce 11 mars.
"En janvier 2013, la situation sécuritaire avait rendu nécessaire la suspension des cours au lycée français de Bamako. Aujourd' hui, les efforts menés conjointement avec les autorités maliennes permettent d' assurer la reprise complète des activités de l' établissement. Nous avons donc décidé que le lycée français de Bamako rouvrira ses portes aux élèves le lundi 11 mars", indique un communiqué conjoint de Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères et de Hélène Conway, ministre délégué chargée des Français de l'étranger,publié sur le site internet du Quai d'Orsay.
Mali-reconquête: l'opération Serval a deux mois
Rfi.fr, 11/03/2013 10h36
L’opération Serval a d’abord permis de stopper la progression des jihadistes vers le sud du Mali. Ces derniers avaient pris le contrôle de la localité de Konna située au centre du pays, et quelques heures après, l’aviation française était entrée en action. Elle a brisé l’élan des jihadistes ensuite en mobilisant de grands moyens.
Les forces françaises accompagnées des éléments de l’armée malienne ont repris successivement les localités de Tombouctou et de Gao. Kidal, capitale de la troisième région administrative du nord du Mali est également tombée assez rapidement dans les mains de l’armée française, soutenue par les militaires tchadiens mais sans la présence des militaires maliens alors que les touaregs armés du MNLA étaient présents, et le sont toujours, dans la région.
Au total, en deux mois, quatre militaires français ont été tués sur le théâtre des opérations.
Journée sans presse le 12 mars
Journaldumali.com, 08/03/2013 13h49
Journée sans radio et sans presse, le mardi 12 Mars 2013 au Mali, si Boukary Daou,rédacteur en chef du journal le Républicain n'est pas libéré. La décision a été prise par les organisations professionnelles de la presse au cours d'une Assemblée générale extraordinaire qui s'est tenue ce vendredi 8 Mars 2013 à la Maison de la Presse.
Le journaliste est incarcéré depuis deux jours après avoir été interpellé au siège du journal par des hommes armés. Le Républicain a de nouveau reçu la visite de militaires ce vendredi. Ils étaient semble-t-il à la recherche du Directeur et du secrétaire de rédaction, d'après nos confrères du journal.
Mali : un Français jihadiste parmi les prisonniers
Afrik.com, 07/03/2013 21h45
Un Français combattant au sein des groupes jihadistes a été fait prisonnier au Mali. Selon le journal, c’est une première depuis le début de l’intervention militaire de la France, le 11 janvier dernier. Cet homme, dont l’identité n’a pas été précisée, a été capturé à la fin des combats qui ont opposé les soldats français et tchadiens aux groupes armés islamistes dans la vallée de l’Amettatei.
Le Mali va créer une commission de réconciliation nationale
AFP, 07/03/2013 10h03
Le conseil des ministres du Mali a annoncé officiellement mercredi la création d’une «Commission dialogue et réconciliation» (CDR) qui était souhaitée par les partenaires étrangers de ce pays en guerre.
La CDR, qui a pour mission «de rechercher, par le dialogue, la réconciliation entre toutes les communautés maliennes», sera également chargée «de recenser les forces politiques et sociales concernées par le processus de dialogue de réconciliation», précise un décret rendu public par le Conseil des ministres.
Cette commission sera composée «d’un Président, de deux vice-présidents, et de trente commissaires», qui seront prochainement désignés par le président malien par intérim, Dioncounda Traoré.
M. Traoré avait déclaré fin janvier qu’au sein de la communauté touareg, «le seul groupe avec lequel nous pouvons envisager des négociations c’est certainement le MNLA (Mouvement de libération national de l’Azawad, rébellion), à condition que le MNLA renonce à toutes ces prétentions territoriales».
Ce mouvement rebelle, qui estime que les Touareg sont marginalisés et réclame l’autodétermination du nord du Mali, leur région d’origine, avait lancé en janvier 2012 une offensive dans cette région avec des groupes islamistes armés liés à Al-Qaïda, avant d’en être éliminé par eux.
Depuis le 11 janvier, une opération militaire franco-africaine est en cours pour chasser les islamistes armés du nord du Mali.
Outre le volet militaire, la communauté internationale insiste sur la nécessité de la réconciliation entre les diverses composantes de la société malienne, dont les Touareg.
La CDR aura aussi pour mission d’enregistrer «les cas de violation des droits de l’Homme commis dans le pays du début des hostilités, jusqu’à la reconquête totale du pays».
Plusieurs associations de défense des droits de l’Homme ont accusé les forces rebelles du nord du Mali, ainsi que des militaires maliens, d’avoir commis de nombreuse exactions.
Boucary Daou, le Directeur de publication, interpellé par la Sécurité d'Etat
Journaldumali.com, 06/03/2013 16h06
Pour avoir publié la lettre de protestation des soldats maliens au front signée du Capitaine Touré et indignés face aux avantages accordés au Capitaine Sanogo, récemment investi,¨Président du Comité de réforme de l'armée, des hommes en civils( au nombre de 4) sont venus arrêter Boukary Daou, le Directeur de Publication du quotidien Le Républicain ce mercredi, nous informe une membre de la rédaction.
'Ils sont arrivés vers midi 30, ils étaient 4 hommes habillés en civils et ils lui ont demandé de les suivre. Nous avons essayé de suivre leur voiture, mais ils nous ont semé".
Pour rappel, des directeurs de journaux tels que Saouti Haidara de l'Indépendant on encore Chahana Takiou du 22 Septembre avaient fait l'objet d'interpellations de la Sécurité d'Etat. Le premier avait même été tabassé pour avoir critiqué les ex putchistes de Kati.
Contacté par KOACI.COM alors qu'il se trouvait dans les locaux de la SE, Boukary Daou, journaliste de renom au Mali, a indiqué qu'il attendait d'être interrogé mais que pour l'heure, sa vie ne serait pas en danger.
MALI : un quatrième soldat français tué dans l'est du pays (Élysée)
France24.com, 06/03/2013 14h34
Un quatrième soldat français a été tué au cours des opérations menées par l'armée française contre les groupes islamistes dans l'est du Mali, annonce l'Élysée. Ce nouveau décès porte à quatre le nombre de soldats français tués depuis le début des opérations militaires au Mali, le 11 janvier.
Une «demi-dizaine» de combattants ont été arrêtés par les soldats…
20minutes.fr, 05/03/2013 23h09
La situation est inédite depuis le début de l’opération Serval: l’armée française a fait ses premiers prisonniers lundi et dans la nuit de lundi à ce mardi. L’information a été confirmée à 20 Minutes par l’état-major des armées. Une «demi-dizaine» de combattants ennemis se sont soit rendus spontanément aux soldats français, «les mains en l’air», soit après avoir été découverts. Ces arrestations se sont déroulées dans la vallée d’Ametettaï, contrôlée par les forces franco-tchadiennes et dans laquelle se déroulent des opérations de fouille. Jusqu’alors, les combattants djihadistes ne se rendaient pas et préféraient mourir au combat, voire se suicider.
Les prisonniers sont actuellement débriefés à Tessalit: leur identité est en train d’être déterminée. Une vérification qui peut prendre du temps car il faut recouper les informations. Reste à définir leur statut. Même si l’opération Serval n’est pas juridiquement parlant une guerre, l’armée française dit appliquer le droit des prisonniers de guerre aux détenus. L’objectif est de les «transférer le plus vite possible» aux mains de la justice malienne.
Si ces prisonniers sont impliqués d’une façon ou d’une autre dans l’enlèvement des otages français –ce qui semble assez hypothétique car ils ont le profil de simples exécutants– «on peut estimer» que la justice française souhaite les auditionner ou demande leur extradition.
Mali : le MNLA demande à la CPI d'enquêter sur les
AFP, 05/03/2013 18h02
Les rebelles touaregs du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA) ont annoncé mardi 5 mars qu'ils avaient demandé au procureur de la Cour pénale internationale (CPI) d'ouvrir une enquête sur "les crimes qui auraient été commis par l'armée malienne".
"Les avocats du MNLA ont demandé au procureur de la CPI d'enquêter sur les crimes qui auraient été commis par l'armée malienne à l'encontre des membres des groupes ethniques peuls, touaregs, arabes, et songhai dans les environs de Tombouctou, Douentza, Gao, Sévaré, Boni, et Konna", a indiqué le mouvement dans un communiqué reçu à Paris.
"Les soldats (maliens) se sont livrés à des actes de torture, des exécutions sommaires et des disparitions forcées" dans ces villes, a affirmé le MNLA. Les rebelles touaregs dénoncent aussi les "appels à la haine raciale relayés par les sites internet maliens et la presse pro-gouvernementale", citant notamment le journal l'Express de Bamako, qui avait publié le 4 février une liste de 31 membres de la direction du MNLA, qualifiés de "traîtres à abattre pour la République".
Le procureur de la Cour pénale internationale (CPI), la Gambienne Fatou Bensouda, a mis en garde le 28 janvier le Mali en raison d'allégations concernant des exactions qui auraient été commises par son armée dans le cadre du conflit qui déchire ce pays et elle a demandé une enquête des autorités maliennes sur le sujet.
Une quinzaine de terroristes tués dans la nuit au Mali
AFP, 05/03/2013 13h19
Une quinzaine de terroristes ont été tués dans la nuit de lundi à mardi au cours de violents combats entre les forces françaises et tchadiennes et les combattants islamistes dans le nord-est du Mali, a indiqué le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian.
Plusieurs dizaines de combattants islamistes ont été tués, selon la Défense, au cours des derniers jours dans cette zone montagneuse de l'Adrar des Ifoghas, où un 3e militaire français a péri samedi.
Cette nuit, il y a eu des opérations menées par nos forces contre une partie des groupes terroristes qui sont présents dans cette région, la vallée d'Ametettai, a indiqué le ministre sur RMC/BFMTV.
Il y a eu une quinzaine de tués, par les forces françaises et tchadiennes, a-t-il précisé.
Nous avons pris en tenaille l'ensemble de l'Adrar des Ifoghas et la vallée d'Ametettai en particulier et c'est pas fini parce qu'après, il y a d'autres vallées, a-t-il souligné.
Mali: nouvelles opérations françaises
Reuters, 05/03/2013 10h45
Les forces françaises ont menés cette nuit de nouvelles opérations contre les djihadistes dans le massif des Ifoghas, dans le Nord du Mali, a déclaré sur BFM-TV et RMC le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian.
Ces opérations se sont soldées par la mort d'une quinzaine de djihadistes, a-t-il précisé. "Cette nuit, il y a eu des opérations menées par nos forces contre une partie des groupes terroristes qui sont dans cette région, toujours la même région, la vallée de l'Ametettaï, qui est un ensemble où il y a vraiment une concentration".
Les forces françaises et tchadiennes ont pris en tenaille le massif des Ifoghas, grand comme le Massif central français, et cette vallée de l'Ametettaï, où elles conduisent depuis deux semaines une opération de nettoyage.
Jean-Yves Le Drian a précisé qu'environ 800 soldats français et autant de Tchadiens étaient engagés dans cette opération.
"Ce n'est pas fini, parce qu'après la vallée de l'Ametettaï il y a d'autres vallées", a-t-il ajouté. "Vue la violence des combats qui se déroulent là depuis 15 jours, on voit bien qu'il y a là un sanctuaire."
Belmokhtar : une photo publiée
AFP, 05/03/2013 01h16
Radio France Internationale (RFI) a publié lundi soir sur son site Internet une photo présentée comme celle du cadavre du chef islamiste Mokhtar Belmokhtar.
Le cliché reprend celui montré sur un téléphone portable par des militaires tchadiens revenant du front à l'envoyé spécial de RFI à Tessalit dans l'extrême nord-est du Mali, Madjiasra Nako.
Les soldats tchadiens lui ont affirmé que le corps avait été photographié par leurs soins et qu'il est bien celui Belmokhtar dit "le borgne", qui aurait été tué samedi dans la vallée d'Ametetai.
Selon RFI, c'est cette photo qui a déterminé les autorités tchadiennes à annoncer la mort au combat du chef islamiste qui a mené une prise d'otages massive et sanguinaire en janvier sur un site gazier du sud de l'Algérie, In Amenas. Sur le cliché, l'homme est en treillis, son visage maculé de sang.
Ce lundi, le président tchadien Idriss Déby a une nouvelle fois affirmé que ses troupes avaient abattu Mokhtar Belmokhtar et que sa dépouille, ainsi que celle d'Abou Zeid n'avaient pas été exposées par respect des principes de l'Islam.
Le décès d'Abou Zeïd, un des chefs au Mali d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), semblait se confirmer lundi tandis que celui de Belmokhtar restait incertain.
Un membre d'Aqmi confirme la mort d'Abou Zeid, jugée "probable" par Paris
AFP, 04/03/2013 14h53
Un jihadiste d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) a confirmé lundi la mort d'un des chefs de ce groupe islamiste armé, Abou Zeid, mais démenti celle d'un autre dirigeant islamiste, Mokhtar Belmokhtar, selon l'agence mauritanienne d'informations en ligne, Sahara Medias.
Abou Zeid a été tué "par un bombardement aérien français dans les montagnes" des Ifoghas (nord-est du Mali) "et non par les Tchadiens", affirme, sous couvert d'anonymat, ce membre d'Aqmi qui a l'habitude d'écrire pour des sites jihadistes, selon Sahara Medias.
Il dément en revanche la mort de Mokhtar Belmokhtar "pour la simple raison qu'il se trouve dans la région de Gao (nord du Mali, mais plus au sud du massif des Ifoghas) où il mène les combats contre l'ennemi".
Le chef d'état-major des armées, l'amiral Edouard Guillaud a pour sa part déclaré lundi que la mort au Mali du chef jihadiste Abdelhamid Abou Zeid, annoncée côté tchadien, était "probable", soulignant toutefois que son corps n'avait pas été "récupéré" et précisant ne pas savoir où se trouvent les otages .
Comme on lui demandait sur Europe 1 si ce chef islamiste était mort, l'amiral a répondu : "c'est probable, mais ce n'est que probable, nous ne pouvons avoir de certitude pour l'instant, parce que nous n'avons pas récupéré le corps".
L'amiral Guillaud a également affirmé ne "pas savoir où se trouvent les otages" tout en ajoutant qu'ils ne sont pas à l'endroit où les forces militaires "frappent". Il a dit ne "pas avoir d'information" sur le lieu de détention des otages français au Sahel. Il a jugé "possible" qu'ils aient été déplacés, et "dispersés", "mais pas forcément dans un autre pays".
"Evidemment, la totalité des opérations que nous menons est faite en gardant présent à l'esprit le fait que nous pouvons nous rapprocher d'eux". "Nous organisons nos opérations uniquement pour être sûrs de pouvoir les préserver", a-t-il insisté. "Nous pensons savoir que les otages ne sont pas là, sinon, nous ne le ferions pas (les frappes, ndlr)", a relevé l'officier interrogé sur les bombardements opérés par la France.
L'amiral a assuré que les militaires français n'étaient pas "surpris" par la violence des combats dans la zone où a péri samedi un troisième soldat français. "Nous savons que nous avons affaire à des fanatiques", "des terroristes fanatisés, entraînés depuis des mois et même des années". "Nous savions que ce serait la partie la plus dure de cette campagne".
Sur le terrain "nous découvrons littéralement une organisation industrielle du terrorisme", a-t-il poursuivi, citant "plus d'une cinquantaine de caches dans des maisons, des hangars ou des grottes", "plus d'une dizaine d'ateliers de fabrication y compris de bombes dans un des ateliers", "vingt bombes artisanales" fabriquées "simultanément".
"Nous sommes en train de casser les reins d'Al Qaïda au Maghreb islamiste et ça, c'était l'objectif tel qu'il nous avait été fixé par le président de la République", a poursuivi le chef d'état-major français.
Concernant l'autre chef jihadiste Mokhtar Belmokhtar, également donné pour mort par les Tchadiens, il a répondu : "Je suis d'une extrême prudence". Y a-t-il d'autres chefs ? "Il y a en a au moins un, celui qu'on appelle l'émir du grand Sahara et d'autres qui sont les patrons de la logistique", a assuré l'amiral Guillaud.
William Hague en visite au Mali
Europe 1, 04/03/2013 11h46
Le ministre britannique des Affaires étrangères William Hague, dont le pays offre une aide logistique dans l'offensive contre les insurgés islamistes au Mali, est arrivé lundi à Bamako où il doit s'entretenir notamment avec des membres du gouvernement, a annoncé le Foreign Office.
Au cours de ce déplacement, "le premier d'un ministre britannique des Affaires étrangères" dans ce pays, M. Hague doit aussi rencontrer le commandant de la Mission internationale de soutien au Mali (MISMA), a précisé le Foreign Office dans un communiqué.
Des islamistes démentent la mort de Belmokhtar
AFP, 04/03/2013 00h08
L'Algérien Mokhtar Belmokhtar, l'un des chefs d'Al Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), dont l'armée tchadienne a annoncé samedi la mort, est toujours en vie selon un participant intervenant sur des forums de discussion islamistes et des membres de son groupe, a signalé aujourd'hui le SITE, centre de surveillance des sites islamistes.
Belmokhtar, qui serait le cerveau de la prise d'otages survenue en janvier sur le site gazier algérien de Tiguentourine, est "en vie et bien portant, et il conduit en personne la bataille", déclare un participant dans son message.
Toujours selon le même participant, Belmokhtar va se manifester prochainement en diffusant un message confirmant qu'il est bien en vie, poursuit le SITE.
La mort de Mokhtar Belmokhtar, dit "le Borgne", a été signalée à plusieurs reprises par le passé. La dernière en date est survenue hier au lendemain de l'annonce par le président tchadien Idriss Deby de la mort d'Abdelhamid Abou Zeïd, autre chef d'Aqmi.
La France n'a confirmé la mort ni de l'un ni de l'autre.
Ce dimanche soir, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a appelé à la prudence sur les annonces des morts de Abou Zeid et Belmokhtar. Dans une interview à La Dépêche du Midi rendue publique par son ministère, Le Drian indique : "Une rumeur répétée à l'envi ne fait pas une information, et le ministre de la Défense ne doit pas parler au conditionnel. J'en appelle à la prudence et à l'esprit de responsabilité à l'égard d'indications que nous ne sommes pas en mesure de confirmer matériellement à ce stade".
Soldat français tué: "un combat des plus violents"
AFP, 03/03/2013 14h15
Le soldat français mort samedi au Mali a été tué dans "l'un des combats les plus violents" depuis le début de l'opération militaire française, a indiqué Jean-Yves Le Drian sur son compte twitter.
"Le souvenir de son sacrifice dans l'un des combats les plus violents que nous ayons menés sur le territoire malien nous animera à jamais", écrit le ministre de la Défense. Selon l'état-major des armées, un parachutiste français de 26 ans a été tué et "au moins une quinzaine" de combattants islamistes "neutralisés" au cours de ces opérations visant à chasser les groupes islamistes armés, samedi dans le nord-est du Mali.
Au moins 50 islamistes tués près de Gao
AFP, 03/03/2013 14h10
Au moins 50 islamistes du Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao), un des groupes armés dans le nord du Mali, ont été tués depuis vendredi dans des combats contre des soldats maliens et français près de Gao, a-t-on appris de source militaire malienne.
Un troisième soldat français tué au Mali
AFP, 03/03/2013 13h36
Un soldat français est mort au combat samedi dans le nord du Mali, a annoncé dimanche l'Elysée, ce qui porte à trois le bilan des Français décédés depuis le début de l'offensive déclenchée le 11 janvier.
"Le président de la République a appris avec une grande tristesse la mort au combat hier soir dans le nord du Mali d'un soldat du 1er régiment de chasseurs parachutistes de Pamiers", déclare l'Elysée dans un communiqué. "Le chef de l'Etat exprime son profond respect pour le sacrifice de ce jeune soldat".
l'armée tchadienne affirme avoir tué le chef islamiste Mokhtar Belmokhtar
AFP, 02/03/2013 21h44
L'armée tchadienne affirme avoir tué samedi le chef islamiste Mokhtar Belmokhtar dans le massif des Ifoghas dans le nord du Mali, selon un communiqué de l'état-major tchadien.
Les forces tchadiennes au Mali ont détruit totalement la principale base des jihadistes dans le massif de l'Adrar des Ifoghas, plus précisément dans la vallée d'Ametetai, samedi à 12H00 locales et GMT, affirme le communiqué, précisant que plusieurs terroristes ont été tués dont le chef Mokhtar Belmokhtar dit +le borgne+.
L'annonce intervient après celle vendredi par le président tchadien Idriss Déby de la mort d'un des principaux chefs d'Al-Qaïda au Maghreb islamique, Abdelhamid Abou Zeid, également tué par l'armée tchadienne, ce qui n'a pas été confirmée par Bamako, Paris ou Alger
Mokhtar Belmokhtar est un ex-chef d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) avec laquelle il est entré en dissidence en octobre dernier en formant sa propre unité combattante.
Il a revendiqué l'attaque contre le site gazier algérien d'In Amenas suivie d'une prise d'otages. Selon Alger, 37 étrangers de 8 nationalités différentes, dont trois Américains, et un Algérien y ont été tués par un commando de 32 hommes, dont 29 ont été tués et trois arrêtés.
Mokhtar Belmokhtar, ou son groupe, a menacé à plusieurs reprises de commettre de nouvelles attaques si la guerre au Mali menée par la France ne cessait pas.
Selon le Wall street journal début février, de hauts responsables militaires et des services de renseignement américains envisageaient d'inscrire Mokhtar Belmokhtar sur une liste secrète des personnes à tuer.
Le Tchad, qui a déployé plus de 2.000 hommes au Mali, est en première ligne aux côtés de l'armée française dans le massif des Ifoghas, où se sont retranchés les groupes jihadistes après avoir été chassés des grandes villes du Nord qu'ils occupaient depuis l'an dernier.
Mali: le soutien des Français s'érode
AFP, 02/03/2013 12h38
Le soutien des Français à l'intervention militaire au Mali contre des groupes islamistes armés s'érode, cédant 13 points en trois semaines, selon un sondage Ifop pour Atlantico. Selon cette étude publiée près de deux mois après le début de l'opération Serval lancée le 11 janvier, 60% des personnes interrogées se disent favorables à l'intervention militaire française menée aux côtés des forces maliennes.
A titre de comparaison, ils étaient 73% début février après la visite de François Hollande au Mali et le succès rapide enregistré par les forces françaises sur le terrain, à Gao et Tombouctou notamment.
"Nous sommes aujourd'hui dans une nouvelle phase", souligne Jérôme Fourquet, directeur du département opinion publique de l'Ifop. "Maintenant que 'le plus facile a été fait', et que la situation paraît moins urgente, l'opinion publique reste majoritairement acquise à l'intervention mais il existe tout de même un mouvement de repli assez net."
A la mi-janvier, au début de l'opération, 63% des Français approuvaient l'intervention, selon un sondage Ifop réalisé les 12 et 13 janvier. Ils étaient 65% quelques jours plus tard selon une étude du même institut de sondage réalisée les 17 et 18 janvier.
L’afflux de réfugiés en Mauritanie toujours aussi important
RFI.fr, 01/03/2013 23h49
Alors que la traque aux islamistes se poursuit au nord-est du Mali - dans les régions de Gao et Kidal - les populations de la région de Tombouctou - plus à l'ouest - continuent néanmoins à fuir vers la Mauritanie. L'afflux de réfugiés a même tendance à augmenter.
Environ 500 personnes traversent chaque jour la frontière pour trouver refuge au camp de Mbera qui héberge plus de 72 000 personnes.
Les gens fuient par crainte de persécutions. Ils craignent l'armée malienne mais aussi des milices locales, ou encore juste leurs voisins qui regardent de travers les peaux blanches (Arabes et Touaregs) depuis la fuite des islamistes.
Toutefois, le HCR signale qu'il n'y a pas de blessés parmi les arrivants. Ce sont surtout des femmes et des enfants. Pendant ce temps là, les hommes se cachent en brousse et essaient de sauvegarder leurs biens, en particulier leurs troupeaux. Parfois, ils confient leur bétail à des bergers.
D'après certains témoignages, des soldats saisissent parfois les troupeaux, notamment dans la région de Léré. En l'absence d'administration, il y aurait de véritables trafics de bétail dans la région.
Avec le départ des Arabes et des Touaregs, certaines localités sont totalement désertées. Les réfugiés - qui ont souvent fui à plusieurs reprises au cours des 20 dernières années - disent clairement qu'ils n'envisagent pas de retour tant qu'il n'y aura pas de solution politique, tant qu'ils n'auront pas de garanties concernant leur sécurité.
En tout cas, le HCR prévoit une extension du camp de Mbera et des Organisations Non Gouvernementales (ONF) mettent en place des activités communautaires.
Manque de moyens pour aider les réfugiés à revenir chez eux
Selon l’ONU, les centaines de milliers de Maliens qui ont fuit les zones de combat - dans le nord du pays - sont très réticents à revenir chez eux. Certains craignent le retour des islamistes ; d’autres, parmi les Touaregs, les représailles de l’armée malienne.
Joint par RFI, John Ging, directeur des opérations humanitaires de l’ONU, s’est rendu dans le nord du Mali et a constaté le manque de moyens pour aider ces réfugiés maliens et la grande difficulté à obtenir des financements.
Le chef jihadiste Abou Zeid "abattu" par les soldats tchadiens
AFP, 01/03/2013 22h53
Les troupes tchadiennes ont abattu Abdelhamid Abou Zeid, l'un des principaux chefs d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) lors d'affrontements dans le massif des Ifoghas, a annoncé le président tchadien Idriss Déby Itno vendredi soir.
"Le 22 février nous avons perdu nos soldats dans le massif des Ifoghas après avoir détruit la base des jihadistes. C'est pour la première fois qu'il y a eu un face à face avec les jihadistes. Nos soldats ont abattu deux chefs jihadistes dont Abou Zeid et ils ont libéré Tessalit" (extrême-nord est du Mali), a déclaré le président Déby aux corps constitués venus lui présenter leurs condoléances après l'hommage solennel rendu vendredi aux 26 soldats tchadiens morts dans le nord Mali.
Auparavant, Washington avait jugé "très crédibles" des informations faisant état de la mort au Mali de l'Algérien Abou Zeid, annoncée par des médias algériens alors que Paris s'est refusé à toute confirmation.
"Des informations circulent, je n'ai pas à les confirmer parce que nous devons aller jusqu'au bout de l'opération", avait déclaré plus tôt dans la journée le président François Hollande qui évoquait dans un discours l'opération militaire au Mali, entrée "sans doute" dans sa dernière phase, "sûrement la plus délicate".
Citant des "sources sécuritaires", la chaîne de télévision privée algérienne Ennahar TV, avait annoncé jeudi soir qu'Abou Zeid était mort avec 40 islamistes dans le nord du Mali, après de violents combats près de Tigharghar, dans le sanctuaire d'Aqmi et des islamistes les plus radicaux de l'Adrar des Ifoghas, dans l'extrême nord-est malien, près de la frontière algérienne.
Abou Zeid, le chef d'Aqmi a bel et bien été tué ( confirmation du Tchad )
AFP, 01/03/2013 21h34
Les troupes tchadiennes ont abattu Abdelhamid Abou Zeid, l’un des principaux chefs d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) lors d’affrontements dans le massif des Ifoghas, a annoncé le président tchadien Idriss Déby Itno vendredi soir. «Le 22 février nous avons perdu nos soldats dans le massif des Ifoghas après avoir détruit la base des jihadistes. C’est pour la première fois qu’il y a eu un face à face avec les jihadistes. Nos soldats ont abattu deux chefs jihadistes dont Abou Zeid et ils ont libéré Tessalit» (extrême-nord est du Mali), a déclaré le président Déby aux corps constitués venus lui présenter leurs condoléances après l’hommage solennel rendu vendredi aux 26 soldats tchadiens morts dans le nord Mali.
Auparavant, Washington avait jugé «très crédibles» des informations faisant état de la mort au Mali de l’Algérien Abou Zeid, annoncée par des médias algériens alors que Paris s’est refusé à toute confirmation.
«Des informations circulent, je n’ai pas à les confirmer parce que nous devons aller jusqu’au bout de l’opération», avait déclaré plus tôt dans la journée le président François Hollande qui évoquait dans un discours l’opération militaire au Mali, entrée «sans doute» dans sa dernière phase, «sûrement la plus délicate».
Citant des «sources sécuritaires», la chaîne de télévision privée algérienne Ennahar TV, avait annoncé jeudi soir qu’Abou Zeid était mort avec 40 islamistes dans le nord du Mali, après de violents combats près de Tigharghar, dans le sanctuaire d’Aqmi et des islamistes les plus radicaux de l’Adrar des Ifoghas, dans l’extrême nord-est malien, près de la frontière algérienne.
Bientôt des soldats allemands au Mali
Reuters, 01/03/2013 11h02
Les députés du Bundestag ont approuvé, jeudi 28 février, à une très large majorité l'envoi de soldats allemands au Mali, en soutien à la mission internationale pour sécuriser le pays.
Seul le groupe parlementaire de la gauche radicale, Die Linke, avait appelé à refuser la participation allemande à ces opérations internationales pour aider le Mali face à la menace de groupes djihadistes. Avec le mandat d'un an voté jeudi, et qui sera éventuellement renouvelable, l'Allemagne pourra mobiliser jusqu'à 330 militaires de la Bundeswehr dans l'ancienne colonie française.
Jusqu'à 180 soldats au maximum participeront à la mission de l'Union européenne de formation et de conseil auprès de l'armée malienne. Parmi eux, jusqu'à 40 formateurs et 40 secouristes pourront être mis à disposition. Un maximum de 100 autres soldats pourront s'ajouter pour une mission de soutien concernant notamment l'approvisionnement en eau ou en énergie.
Mali: opération en cours pour déloger des islamistes d'une île près de Gao
AFP, 28/02/2013 22h14
Une opération des armées malienne et française était en cours jeudi dans le village de Kadji, près de Gao (nord du Mali), où des islamistes armés se sont réfugiés sur une île du fleuve Niger, a appris l'AFP de source militaire malienne.
"Une opération d'envergure est en cours sur l'île de Kadji", a déclaré un officier supérieur malien sous couvert d'anonymat. Il a précisé qu'en début d'après-midi, des forces spéciales maliennes ont débarqué sur l'île, tandis que des soldats français se trouvaient sur une des rives du Niger en face de l'île.
Un photographe de l'AFP a vu en milieu de journée deux embarcations de type Zodiac quitter Gao en direction de l'île de Kadji, située à moins de 10 km au sud de la ville, avec une quinzaine d'hommes vêtus de noir à bord.
Vers 18H00 (locales et GMT), un autre journaliste de l'AFP a lui constaté qu'une dizaine de véhicules militaires pick-up bourrés de soldats, parmi lesquels des Nigériens, quittaient le sud de Gao en direction de Kadji.
Environ 6. 000 personnes habitent Kadji, village des bords du Niger, dont plusieurs centaines, adeptes d'un mouvement islamiste baptisé "Ansar Sunna" (Les fidèles de la parole de Dieu) vivent sur une île située en contrebas du village.
Des témoins avaient indiqué il y a deux semaines à l'AFP que des membres du groupe islamiste armé Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao) s'y étaient réfugiés après l'arrivée des armées française et malienne à Gao, plus grande ville du nord du Mali, le 26 janvier.
Un élu avait réclamé une intervention des troupes françaises et africaines déployées dans le Nord pour détruire cette "nouvelle base" des jihadistes d'où pouvaient être menées des actions sur Gao et d'autres localités de la région.
Abou Zeid alias "le shérif de Tombouctou", aurait été tué
BFM.tv, 28/02/2013 17h22
Abou Zeid, dirigeant d'al-Qaïda au Maghreb islamique aurait été tué, dans le nord du Mali, selon la chaîne algérienne Ennahar.
"Il aurait trouvé mort le samedi 23 février après un raid aérien de l’armée française dans la zone d’In Sensa, près de Tigharghar, sur les versants de la chaîne montagneuse de l’Adrar des Ifoghas" a rapporté jeudi Paris Match, citant des cadres dirigeants du mouvement rebelle touareg MNLA, le Mouvement national de libération de l’Azawad, ainsi que des notables locaux.
L'information n’a cependant pas été confirmée par l’armée française. "Nous n’avons aucune information spécifique sur cette personne" a indiqué le colonel Thierry Burkhard, porte-parole des armées, à Paris Match. Précisant néanmoins "qu’un raid aérien français dans la zone d’In Sensa" avait été mené.
Mali : micmac à Kidal entre le MIA et le MNLA
Jeuneafrique.com, 28/02/2013 14h03
Obligés de cohabiter à Kidal avec l'armée française, le MNLA et le MIA, deux mouvements armés touaregs du nord du Mali, ont entamé un rapprochement. Sans résultat pour l'instant.
Il n'est pas encore question de fusion entre le Mouvement national pour la libération de l'Azawad (MNLA), que dirige Bilal Ag Acharif, et le Mouvement islamique de l'Azawad (MIA), né il y a quelques semaines d'une scission au sein d'Ansar Eddine et dirigé par Alghabass Ag Intallah, un ex-allié d'Iyad Ag Ghali. Mais un rapprochement militaire est en vue. Face à l'inéluctable - l'entrée de l'armée malienne à Kidal -, les leaders des deux groupes insurgés à dominante touarègue, qui font l'objet d'un mandat d'arrêt international émis par Bamako, ont compris qu'il leur fallait se serrer les coudes.
Sur le plan politique, les choses sont plus difficiles. Il y a quelques jours, le MIA a proposé de fusionner avec le MNLA, à la condition que soit créée une nouvelle entité pourvue d'un nouveau nom et d'un nouveau drapeau. Le MNLA s'y refuse et préférerait absorber les membres du MIA. Pour au moins deux raisons. La première est qu'il estime être connu « dans le monde entier ». La seconde est que la France (qui coordonne son action avec le MNLA à Kidal, au grand dam de l'armée malienne) « n'acceptera pas de négocier avec d'anciens membres d'Ansar Eddine ». Pour en avoir le coeur net, des responsables du MIA ont rencontré des officiers français, mais ceux-ci leur ont répondu qu'ils n'étaient « que des militaires » et que ce genre de question n'était pas de leur ressort.
Casque bleus au Mali: mission d'évaluation de l'ONU avant fin mars
AFP, 28/02/2013 09h57
Le Conseil de sécurité de l'ONU a demandé au secrétaire général Ban Ki-moon de présenter un rapport avant fin mars sur la faisabilité d'une opération de maintien de la paix au Mali, a annoncé mercredi l'ambassadeur français à l'ONU Gérard Araud.
Ces Casques bleus doivent prendre le relais de la Misma (Mission internationale de soutien au Mali) "quand les conditions de sécurité le permettront", a précisé à la presse M. Araud.
"La France a fait adopter (par les 14 autres membres du Conseil) un projet de lettre au secrétaire général pour lui demander de présenter un rapport préliminaire avant fin mars sur les modalités et les conditions de création d'une opération de maintien de la paix", a déclaré M. Araud à l'issue de consultations au Conseil sur le Mali.
L'ONU va entretemps "envoyer sur le terrain dans les semaines qui viennent une mission d'évaluation".
Une fois le rapport de l'ONU présenté et sur sa base, a précisé M. Araud, il faudra encore, avant de déployer les Casques bleus, une résolution du Conseil et une "demande officielle des autorités maliennes".
A ce propos, M. Araud a indiqué que le président intérimaire malien, Dioncounda Traoré, avait déjà envoyé une lettre à M. Ban lui indiquant qu'il était prêt à "considérer la mise en place d'une opération de maintien de la paix" de l'ONU au Mali "lorsque les conditions de sécurité le permettront".
Selon les termes de cette lettre citées par M. Araud, M. Traoré demande le soutien de M. Ban à "la mise en place rapide de la Misma pour restaurer l'autorité et la souveraineté de l'Etat malien sur l'ensemble du territoire".
"La réalisation de ces objectifs nous conduira vers la transformation de la Misma en une opération de stabilisation et de maintien de la paix des Nations unies", ajoute la lettre.
Interrogé sur les conditions de sécurité qui seront nécessaires pour déployer les Casques bleus, M. Araud a reconnu qu'il s'agirait d'une "décision politique" prise par le Conseil.
Au cours des consultations mercredi, a-t-il dit, les membres du Conseil ont insisté sur la nécessité de mener un processus politique de réconciliation au Mali et de faire respecter les droits de l'homme.
M. Araud a dit avoir une nouvelle fois demandé à l'ONU "d'accélérer le déploiement d'observateurs des droits de l'homme" au Mali.
Les soldats maliens sont accusés de commettre des exactions dans le nord du pays contre les populations arabe et touareg, soupçonnées de soutenir les islamistes.
"Les forces françaises sont prêtes à assurer la sécurité des observateurs des droits de l'homme si nécessaire", a-t-il souligné.
Selon M. Araud, la transition de la Misma aux Casques bleus devrait prendre "environ deux mois" à partir du moment où la mission de maintien de la paix de l'ONU sera formellement créée par une résolution du Conseil.
Mali: le Tchad s'impatiente
AFP, 27/02/2013 15h46
Le président tchadien Idriss Deby Itno a appelé la force ouest-africaine et l'armée malienne à accélérer leur déploiement dans le nord du Mali pour combattre avec les soldats français et tchadiens les groupes jihadistes. "L'heure n'est plus aux discours (...) mais plutôt à l'action", "l'ennemi n'attend pas", a-t-il dit à l'ouverture d'un sommet de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) à Yamoussoukro. "Nous appelons l'état-major de la Cédéao à plus de célérité en accélérant l'envoi des troupes dans la zone libérée", a-t-il affirmé, appelant aussi les soldats maliens à rejoindre le Nord.
OCHA: le Nord-Mali est "traumatisé"
Reuters, 27/02/2013 11h57
Un haut responsable du Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l'Onu (Ocha) a dressé mardi un tableau très sombre de la situation des populations du nord du Mali qui restent, selon lui, traumatisés par l'occupation islamiste et craignent aujourd'hui des représailles ethniques de la part de l'armée de Bamako.
"Les gens ont peur, ils sont traumatisés, la brutalité (...) fait monter les larmes aux yeux des hommes. C'est vraiment très dur et sincère", a témoigné devant la presse au siège des Nations unies à New York John Ging, directeur des opérations d'Ocha, de retour d'un séjour de quatre jours au Nord-Mali.
"La population redoute à la fois le retour des extrémistes et également des représailles", a-t-il précisé, faisant allusion aux craintes de voir l'armée malienne mener des actions de représailles contre les Touaregs et Arabes au "teint clair" assimilés aux islamistes armés et soupçonnés d'avoir collaboré avec eux.
D'après ce responsable, quelque 431.000 personnes ont déjà fuit le nord du Mali.
John Ging a également annoncé que l'appel lancé par les Nations unies pour récolter 373 millions de dollars destinés à financer les opérations d'aide au Mali n'avait permis jusqu'ici de recueillir que 17 millions de dollars.
Durant son séjour, le responsable d'Ocha a rencontré de jeunes garçons aux membres amputés et recueilli des récits atroces de viols et d'autres exactions.
Guerre au Mali : Le secrétaire d'Etat Kerry rencontre Hollande à Paris
AFP, 27/02/2013 11h08
M. Kerry est reçu en début de matinée ce mercredi, par le président François Hollande, avant de déjeuner avec son homologue Laurent Fabius et de s'envoler pour Rome, où se tient le lendemain une conférence des Amis du peuple syrien.
Le Mali - point sur la situation un mois et demi après le début de l'intervention française pour chasser les islamistes armés, et perspectives de déploiement d'une force de maintien de la paix de l'ONU - dominera l'agenda, selon des diplomates français et américains.
Les deux alliés devraient afficher leurs convergences de vues sur le dossier, devenu après l'Afghanistan le nouveau symbole de la lutte antiterrorisme. "C'est une bataille commune qui se joue là-bas. Nous voulons qu'ils (les Français) réussissent, c'est dans notre intérêt commun", souligne un haut responsable du département d'Etat.
Forte explosion entendue près du camp des militaires français à Kidal
AFP, 26/02/2013 22h54
Deux habitants de la ville de Kidal (nord-est du Mali), un élu et un responsable administratif, ont affirmé mardi soir à l'AFP avoir entendu une forte explosion près du camp où sont basés des militaires français, sans pouvoir en identifier l'origine.
"Mardi, à 19h30 (locales et GMT), il y a (eu) une très forte explosion à Kidal, non loin du camp militaire des Français", a dit l'élu qui habite près des lieux. Le responsable au gouvernorat de la ville a déclaré : "Les vitres de ma maison ont tremblé. On ne sait pas encore ce qui a explosé. Ca s'est passé non loin du camp militaire des Français. Ca a fait un grand bruit".
Mali: réponse "très faible" à l'appel de fonds en faveur du pays
AFP, 26/02/2013 22h52
L'appel de fonds de l'ONU en faveur du Mali pour 2013 (373 millions de dollars) n'a été financé jusqu'ici qu'à hauteur de 17 millions de dollars, a indiqué mardi un haut responsable de l'ONU.
La réponse à cet appel "a été pour l'instant très faible (et) au moment où les possibilités d'actions humanitaires au Mali s'améliorent, cette situation n'est pas acceptable", a affirmé John Ging, directeur des opérations du Bureau de coordination des affaires humanitaires (OCHA), qui en a appelé à "la générosité de la communauté internationale".
Il s'exprimait devant la presse au retour d'une visite de quatre jours à Bamako, Mopti et Tombouctou. Des 373 millions demandés, 153 millions doivent être consacrés aux interventions les plus urgentes dans le pays dans les six mois à venir, notamment dans le nord.
Outre les besoins alimentaires et la santé, M. Ging a mis l'accent sur l'urgence de restaurer le secteur de l'éducation: "700. 000 enfants ont été affectés par le conflit, dont 200. 000 ne reçoivent plus aucune éducation depuis janvier 2012" à la suite de la destruction d'écoles et du départ du Nord de nombreux enseignants.
En raison de la crise alimentaire au Sahel, aggravée par le conflit, près de 585. 000 personnes "ont un besoin urgent d'aide alimentaire" dans le Nord, et un million supplémentaire risque de souffrir de la faim dans cette région, a estimé M. Ging.
Depuis janvier 2012, 170. 000 Maliens ont fui vers les pays voisins et 260. 000 ont été déplacés à l'intérieur du pays, selon l'OCHA.
La population dans le Nord, a constaté M. Ging, est "traumatisée, elle craint le retour des extrémistes et les représailles" que des soldats maliens sont accusés de mener contre les populations arabe et touareg.
M. Ging a indiqué avoir insisté sur la nécessité de "rétablir la confiance" lors de ses entretiens sur place avec des responsables des forces maliennes, de la MISMA et des forces françaises.
Mali : le gouvernement envisagerait d’appliquer la surtaxe sur les appels entrants
L'Aube, 26/02/2013 16h55
Un projet de surtaxe sur le trafic international entrant aurait été acheminé à l’Assemblée nationale par le gouvernement pour adoption. Ce système de facturation, abandonné par certains pays comme la Côte d’Ivoire, le Gabon ou encore le Sénégal, se présente sous la forme d’un montant forfaitaire que les opérateurs télécoms doivent payer pour l’aboutissement de leurs appels internationaux entrants.
C’est le gouvernement qui définit la valeur du montant selon le nombre de minutes de communications internationales entrantes acheminées par chaque opérateur. Il facture alors en conséquence. Appliquer ce système de facturation revient donc à contrôler le trafic international entrant avec, pour objectif, de générer des revenus conséquents en répercutant cette taxe sur le prix des communications.
Le risque que le gouvernement malien coure en envisageant la surfacturation des appels internationaux entrants comme solution est une augmentation de la fraude dans les déclarations des appels, une diminution du volume de trafic international entrant, par ricochet du chiffre d’affaires des opérateurs et des recettes fiscales. Les consommateurs risquent d’en subir aussi les conséquences à travers une augmentation du tarif des appels sortant.
Le Sénégal qui a appliqué cette politique de facturation dès fin 2011, sous le régime Wade, en sait quelque chose. En moins de quatre mois d’application, le trafic international entrant du pays a chuté de 15% en volume et de 10% en valeur à tel point que le nouveau président Macky Sall y a mis fin après son accession à la tête du pays en mars 2012.
Mali: une vingtaine d'islamistes "neutralisés"
AFP, 26/02/2013 15h56
Une vingtaine d'islamistes armés ont été "neutralisés" en une semaine de combats par les forces françaises, tchadiennes et maliennes, dans la région de Tessalit, dans le nord-est du Mali, a indiqué aujourd'hui le ministère français de la Défense.
"Au sol et depuis le 18 février les forces françaises, maliennes et tchadiennes sont engagées dans la région de Tessalit où elles poursuivent leurs opérations offensives qui visent à désorganiser les groupes terroristes et à démanteler leurs sanctuaires", écrit l'état-major des armées dans un point de situation.
"L'engagement combiné de nos forces a permis de détruire trois véhicules et de neutraliser", c'est-à-dire de tuer voire blesser, "une vingtaine de terroristes".
Le ministre Jean-Yves Le Drian a indiqué pour sa part ce matin que les combats se poursuivent entre les forces françaises et les groupes islamistes, notamment dans le nord-est, et font "beaucoup, beaucoup de morts jihadistes". Il s'est refusé à plus de précisions, soulignant simplement que le nombre des victimes était "significatif".
Selon l'état-major, les frappes aériennes se sont par ailleurs poursuivies ces derniers jours, en particulier dans la région de Tessalit, et "une dizaine de dépôts logistiques et une dizaine de véhicules" ont été détruits. Le nombre de victimes provoquées par ces frappes est difficile à évaluer.
Mali : accusés d'exactions, des militaires maliens rappelés du front
AFP, 26/02/2013 11h47
Un responsable de la communication de l'armée malienne a annoncé, lundi 25 février au soir, à la télévision publique ORTM, que des militaires maliens "fautifs", accusés d'exactions dans le cadre de la guerre en cours contre les djihadistes, avaient été rappelés du nord du Mali.
Des "éléments ont manqué de tact dans certaines situations, et le chef d'état-major général a pris des dispositions, il a rappelé les éléments fautifs et qui seront mis à la disposition des autorités judiciaires", a déclaré le capitaine Modibo Naman Traoré, de la direction de l'information publique des armées, à l'antenne de cette chaîne de télévision captée à Dakar.
Mali : Une opération à plus de 100 millions d'euros
Les Echos, 26/02/2013 11h04
Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a précisé le coût de l'intervention française au Mali. « les combats sont violent » et il y a « beaucoup de morts » parmi les jihadistes a-t-il également indiqué.
Pour l'heure il ne s'agit que d'une estimation et « tous ces chiffres seront publiés devant la Commission des finances de l'Assemblée nationale qui est tenue informée toutes les semaines » de l'évolution du conflit au Mali. Mais selon le ministre de la Défense qui était ce mardi l'invité de RTL, l'intervention militaire française au Mali a déjà coûté « un peu plus de 100 millions d'euros » depuis la mi-janvier.
A titre de comparaison, le budget annuel pour les opérations extérieures est de 630 millions d'euros. L'opération de 2011 en Libye, qui a duré sept mois, avait coûté à la France environ 300 millions d'euros.
Mali : l'aviation française bombarde une base du MAA près de l'Algérie
Jeuneafrique.com, 25/02/2013 17h19
Dimanche 24 février, des frappes aériennes ont fait au moins quatre blessés dans les rangs du Mouvement arabe de l'Azawad (MAA) à Infara, près de la frontière algérienne. Ce groupe armé, associé aux jihadistes et opposé au MNLA, accuse l’armée française.
Entre le Mouvement arabe de l'Azawad (MAA), créé en mars 2012, et leurs rivaux du Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA), les alliés du Mali ont visiblement choisi leur camp. « Quatre combattants du MAA ont été blessés lors des bombardements de l'armée française contre notre base de Infara », à 30 km de In-Khalil, a affirmé Boubacar Ould Taleb, un des responsables du mouvement, joint au téléphone depuis Bamako. « Ce sont des avions français (...) qui ont bombardé notre base. Cinq véhicules appartenant à notre mouvement ont été également détruits », a-t-il ajouté.
Des frappes confirmées par une source sécuritaire régionale : « Des appareils militaires français ont bombardé dimanche les positions du MAA tout juste à côté de la frontière algérienne ». Le MAA, qui nourrit des relations très étroites avec les jihadistes d’Al-Qaïda au Maghreb islamique et du Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao), avait confirmé avoir attaqué samedi vers 04H00 (locales et GMT) le MNLA, accusé d'avoir « pillé les biens de nos parents » et « violé nos filles et nos femmes ». Des actes qui sont loin d’être improbables : les combattants du MNLA avaient été accusés du même type d’exactions lorsqu’ils s’étaient rendus maîtres de Gao, à la fin de mars 2012, avant d’en être délogés par le Mujao trois mois plus tard.
"Terroristes"
Mohamed Ibrahim Ag Assaleh, responsable du MNLA basé à Ouagadougou, avait affirmé samedi que son mouvement avait été attaqué par des « terroristes » menés par Omar Ould Hamaha, du Mujao, mais aussi « le MAA et Ansar Al-Charia », une « dissidence du Mujao ». Il avait évoqué « neuf prisonniers » faits par le MNLA : « six qui se réclament du Mujao et trois d'Ansar Al-Charia ».
Conflit au Mali: besoin de 950 millions de dollars, deux fois plus que les fonds promis, selon la Cédéao
RFI, 25/02/2013 15h08
Le ministre ivoirien des Affaires étrangères, Charles Koffi Diby, a annoncé qu'environ 950 millions de dollars (715 millions d'euros) sont nécessaires pour financer les opérations militaires au Mali et le renforcement des effectifs africains. Un renforcement vu comme une priorité face au risque d'une «guerre asymétrique» menée par les jihadistes.
Spéculation foncière : le maire du district Adama Sangaré interpellé
Journaldumali.com, 25/02/2013 12h28
Vendredi 22 février, la brigade d’intervention judiciaire de la gendarmerie a interpelé le maire du district de Bamako Adama Sangaré soupçonné d'être cœur de plusieurs scandales fonciers suite à des plaintes de victimes.
Cette arrestation a été confirmée par certains employés de la mairie qui confient que le Conseil du District se réunira ce lundi à 11 heures pour statuer sur l’affaire.
Découverte d'un document d'AQMI planifiant la naissance d'un Etat islamique de l'Azawad...
Journaldumali.com, 25/02/2013 11h18
Un document de 79 pages destiné aux dirigeants d’Aqmi et d’Ansar Dine a été découvert dans les locaux saccagés de l'ORTM de Tombouctou, occupé par les jihadistes, rapportent RFI et le journal Libération.
Réparti en six chapitres, ce document se prononce en faveur de l’établissement d’un Haut conseil islamique indépendant pour assurer l’application de la charia sur tout le territoire malien.
Il évoque notamment la naissance d'un territoire islamique de l’Azawad en associant la population sans attirer l’attention de la communauté internationale sur Aqmi.
Mali: la crise "a affecté l'éducation d'environ 700.000 enfants"
BFM.TV, 24/02/2013 23h45
La crise politico-militaire au Mali a affecté depuis 2012 "l'éducation d'environ 700.000 enfants" à travers le pays, selon un communiqué de l'Unicef transmis dimanche à Dakar.
"Selon l'Unicef (Fonds des Nations unies pour l'enfance) et les autorités éducatives maliennes, la crise au Mali a affecté l'éducation d'environ 700.000 enfants tant au nord qu'au sud du pays".
"Parmi eux, 200.000 sont toujours privés d'école à l'heure actuelle", affirme l'organisation onusienne, pour un pays qui compte près de 15,5 millions d'habitants.
"Depuis janvier 2012, au moins 115 écoles dans le nord du pays ont été fermées, détruites, pillées et parfois" on y indique "la présence d'engins non explosés", ajoute l'Unicef.
Fespaco: un film algérien sur l'islam radical ouvre la compétition
AFP, 24/02/2013 23h42
"Yema", un film de la réalisatrice algérienne Djamila Sahraoui sur la famille et l'islam radical, a ouvert dimanche la compétition pour le grand prix du Fespaco, festival majeur du cinéma africain à Ouagadougou.
"Yema" raconte la vie d'une mère de famille, Ouardia, interprétée par la cinéaste elle-même, qui vit dans une petite maison abandonnée dans les montagnes algériennes, devenues maquis pour les jihadistes dans les années 1990. Ouardia a perdu son fils Tarik, officier dans l'armée, dans un attentat. Elle soupçonne son autre fils, Ali, leader d'un groupe islamiste, d'être impliqué dans ce drame.
Le film se passe dans un univers frappé par la sécheresse et la douleur des trois seuls personnages: la mère, le fils et le garde qu'Ali a envoyé pour assurer la sécurité de Ouardia.
Tout le film se déroule presque de façon muette et sans musique, hormis pour le générique de fin.
"C'est une histoire qui évoque la situation actuelle de l'Algérie", a déclaré devant la presse la réalisatrice.
"L'Algérie depuis un certain moment déjà vit sous des actions terroristes. Je pense qu'on traite un peu de problèmes qui nous concernent, qui nous préoccupent, des problèmes du moment avec notre propre histoire", a-t-elle indiqué en référence à d'autres films maghrébins qui évoquent le thème de l'islam radical cette année au Fespaco.
Concernant ses choix artistiques, Djamila Sahraoui a expliqué avoir épuré pour ne garder que "l'essentiel". "Même dans les éléments constitutifs du film, j'ai évité les faits prosaïques pour laisser s'exprimer des éléments primordiaux comme l'eau, le feu, la terre, l'air".
La réalisatrice s'est réjouie que son film ait été choisi pour l'ouverture des compétitions du Fespaco 2013, qui a été inauguré samedi et a, pour la première fois, confié la présidence de tous les jurys à des femmes.
"C'est un honneur pour moi, je suis très contente que mon film soit le film inaugural", a confié Djamila Sahraoui, se félicitant que les femmes soient "à l'honneur" pour la 23e édition du festival. "Je savoure ces moments".
Vingt longs métrages, dont "Yema", briguent l'Etalon d'or de Yennenga, la récompense reine, qui sera remise le 2 mars.
Le fils adoptif d'Idriss Deby griévement blessé au nord Mali par les Djihadistes
Dakaractu.com, 24/02/2013 18h23
Selon des informations qui viennent de nous parvenir, Mahamat Idriss Deby dit Kaka, serait grièvement blessé par l’explosion d’une mine lors des affrontements qui ont opposé les troupes tchadiennes aux groupes Djihadistes dans le massif des Ifoghas au nord Mali.
Le bilan des affrontements donné par l’Etat-major tchadien est démenti par cette information.
Nos sources soutiennent également quarante (40) officiers tchadiens seraient également morts dans ces combats d’une extrême violence.
Les blessés ont été évacués dans les garnisons de Ndjaménas et d’autres transférés dans les hôpitaux militaires à Dakar pour recevoir des soins médicaux.
Combats nord-Mali: le bilan s'alourdit
Journaldumali.com, 24/02/2013 14h17
Les combats de vendredi, dans le massif des Ifoghas (nord du Mali) ont fait 23 morts dans les rangs de l'armée tchadienne et 93 dans le camp des islamistes armés. C'est l'état-major tchadien qui a annoncé ce dimanche ce nouveau bilan, qui s'est alourdit. L'armée tchadienne compte également trois soldats blessés.
Six véhicules des djihadistes ont été détruits.
Combats près de Tessalit entre rebelles touareg et un groupe armé
AFP, 23/02/2013 12h07
Des combats opposaient samedi matin des rebelles touareg qui collaborent avec l'armée française et des hommes d'un groupe armé non encore identifié près de Tessalit, dans l'extrême nord-est du Mali, où un attentat-suicide avait visé la veille les rebelles touareg, selon des sources sécuritaires jointes par l'AFP depuis Bamako.
"Des Touareg du MNLA (Mouvement national de libération de l'Azawad) et un groupe armé non encore identifié avec précision s'affrontent actuellement à In-Khalil", a déclaré une source sécuritaire régionale. Une source sécuritaire malienne a confirmé les affrontements, indiquant: "Il semble que ce sont des combattants arabes qui sont opposés actuellement aux Touareg du MNLA".
L'ONU évoque "des atrocités" dans le nord du Mali
ATS, 23/02/2013 00h50
L'ONU a fait état vendredi "d'informations terrifiantes" sur des "atrocités" commises dans le nord du Mali. Il n'a pas précisé qui sont les auteurs de ces violences. Le CICR a pour sa part affirmé que la situation "n'est pas du tout stable".
Un porte-parole du Bureau des Affaires humanitaires de l'ONU (OCHA) a mentionné des assassinats, enlèvements, viols et le recrutement forcé d'enfants.
Depuis l'intervention française le 12 janvier, l'ONU a recensé 16'000 personnes déplacées supplémentaires, a-t-il indiqué. Il a ajouté que des besoins humanitaires urgents existent dans les domaines de la santé, de l'éducation et de l'alimentation.
Les agences de l'ONU se sont aussi inquiétées de la présence de mines et d'engins non explosés qui entravent l'acheminement de l'aide. Quelque 700'000 enfants ont dû interrompre l'école et une école sur trois ne fonctionne pas dans le nord. Toutes les écoles sont fermées à Kidal, a précisé une porte-parole de l'UNICEF.
Pour le chef de la délégation du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) au Mali et Niger, la situation au Mali n'est "pas du tout stable". Selon lui, les attaques suicides risquent de perdurer, et la "situation actuelle n'est pas propice au retour des populations".
La rébellion touareg, qui collabore avec l'armée française dans le nord-est du pays, a d'ailleurs été vendredi la cible d'un attentat suicide qui a fait cinq morts, dont deux kamikazes, et plusieurs blessés dans les rangs du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA) et parmi les civils.
Cette région montagneuse des Ifoghas, entre Kidal et Tessalit, sert de refuge à de nombreux islamistes armés liés à Al-Qaïda traqués par l'armée française depuis plusieurs semaines. Mais elle est aussi le berceau des Touareg.
A Gao, des soldats maliens, appuyés par des forces françaises, ont tiré à l'arme lourde vendredi sur la mairie où s'étaient retranchés la veille des islamistes armés. Selon l'armée française, entre quinze et vingt islamistes ont été tués au cours des combats de jeudi.
Nord Mali : 13 soldats tchadiens tués
AFP, 23/02/2013 00h05
De violents combats entre l'armée tchadienne et des djihadistes dans le massif des Ifoghas, dans le nord du Mali, ont fait 65 morts parmi les djihadistes et 13 morts parmi les soldats tchadiens, a annoncé aujourd'hui l'état-major tchadien. "L'armée tchadienne a détruit cinq véhicules et tué 65 jihadistes, et elle déplore treize soldats tombés au champ d'honneur et cinq blessés", a indiqué l'état-major dans un communiqué.
Mali : les combats continuent à Gao
AFP, 22/02/2013 17h26
Les attaques kamikazes des islamistes se multiplient. Le Mujao assure que « la bataille » ne fait « que commencer » pour reconquérir le nord du Mali.
La tension reste extrêmement vive au centre de Gao vendredi, où, retentissent régulièrement des tirs d'armes automatiques. Le Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao) a affirmé avoir envoyé des hommes dans cette ville, sans en préciser le nombre, en assurant que «la bataille» ne faisait que commencer pour reconquérir le vaste Nord malien.
Vers la création d’un centre de traitement des données de l’Etat civil…
Journaldumali.com, 22/02/2013 14h44
C’est ce qui est ressorti du Conseil des ministres du mercredi 20 février qui a adopté le projet de loi portant création d’un centre de traitement des données de l’Etat civil.
Selon le conseil des ministres, la création de ce projet s’inscrit dans le cadre de la modernisation et de la consolidation du système d’état civil du pays et de la sécurisation des documents administratifs. A titre de rappel, le Gouvernement a entrepris à partir de 2009 une vaste opération de recensement des Maliens de l’intérieur et de l’extérieur, dénommée Recensement Administratif à Vocation d’Etat Civil (RAVEC). L’objectif de ce recensement est la constitution d’une base de données d’état civil et l’attribution d’un identifiant unique à tous les Maliens résidant à l’intérieur et à l’extérieur du pays. Le conseil des ministre indique la pérennisation de l’opération et la gestion des données qu’elle engendre nécessite la mise en place d’un dispositif institutionnel approprié.
Raison pour la quelle que l’adoption du présent projet de loi vise à prendre en charge cette préoccupation à travers la création du Centre de Traitement des Données de l’Etat Civil.
Le Centre de Traitement des Données de l’Etat Civil est un service rattaché qui aura pour mission l’établissement et la mise à jour régulière d’une base de données de personnes physiques recensées. A ce titre, il sera chargé en rapport avec la Direction nationale de l’Etat Civil et l’Institut national de la Statistique, de centraliser et traiter les données collectées afin de constituer la base de données état civil et participer à sa mise à jour, d’affecter un numéro d’identification nationale à chaque personne physique recensée dans la base des données état civil. Il mettra à la disposition des utilisateurs les données à caractère personnel nécessaires aux besoins de leurs applications.
La MISMA pourrait atteindre 10 000 hommes
BBC.uk, 22/02/2013 13h51
Les forces africaines au Mali pourraient finalement atteindre 10.000 hommes au lieu de 3.300 initialement prévus.C’est l’une des recommandations issues de la réunion extraordinaire du comité des chefs d’état major de la CEDEAO, jeudi à Bamako.Plus d’un mois après s’être engagée sur le terrain, la MISMA pourrait également se retrouver sous mandat de l’ONU.
Pour Pierre Buyoya, ancien président du Burundi, représentant de l’Union Africaine au Mali et dans le Sahel, l’évolution des données sur le terrain exige des réponses nouvelles.En particulier, les moyens humains et matériels doivent augmenter en fonction des besoins.Il faut trouver des fonds substantiels pour le succès de la mission, dit-il.
Mali: le Mujao affirme avoir commis un "attentat" à Kidal
AFP, 21/02/2013 23h10
Le porte-parole du Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao), groupe islamiste ayant occupé le nord du Mali en 2012, a affirmé à l'AFP avoir commis jeudi un "attentat" à Kidal, où un véhicule a explosé près d'un camp de militaires français et tchadiens.
"Au nom de tous les moujahidine, nous revendiquons l'attentat qui s'est produit aujourd'hui (jeudi) contre les ennemis de l'islam à Kidal", à 1. 500 km au nord-est de Bamako, la capitale, a déclaré ce porte-parole, Abu Walid Sahraoui.
"Nous sommes arrivés à rentrer sans aucun problème à l'intérieur de Kidal même pour faire exploser comme prévu un véhicule. (. . . ) Nous allons avoir la victoire sur tous les ennemis. D'autres explosions auront lieu sur tout notre territoire", a dit sans plus de détails Abu Walid Sahraoui.
A Kidal, un "véhicule est arrivé en filant vers le sud-ouest" de la ville et "a explosé à environ 500 mètres du camp occupé par les Français et les Tchadiens. Deux civils ont été blessés, ils sont à l'hôpital", avait expliqué jeudi matin à l'AFP un élu de la ville, information ensuite confirmée de source sécuritaire malienne à Bamako.
Un fonctionnaire de Kidal a précisé que l'explosion avait eu lieu "à moins d'un kilomètre du camp occupé par les Tchadiens et les Français". Selon lui, le conducteur du véhicule était sans doute "un kamikaze" visant le camp. "Mais il est allé exploser avec sa voiture noire dans une cour". "Le chauffeur du véhicule a été tué sur le coup", a déclaré l'élu.
Les forces françaises avaient repris fin janvier le contrôle de l'aéroport de Kidal, ancien bastion islamiste, et quelque 1. 800 soldats tchadiens sont arrivés depuis pour sécuriser la ville où étaient déjà présents des islamistes se disant "modérés" et des hommes se réclamant du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA, rébellion touareg).
Le même porte-parole du Mujao avait affirmé plus tôt jeudi à l'AFP que ce mouvement avait envoyé des hommes à Gao (au sud de Kidal, et à 1. 200 km de Bamako) où des combats ont opposé jeudi des jihadistes à des soldats maliens.
Dans cette ville, la plus grande du nord du Mali, ces combats, entamés dans la nuit de mercredi à jeudi à la périphérie de la ville entre des islamistes armés et des soldats nigériens, se sont poursuivis jeudi en centre-ville avec des soldats maliens, appuyés par l'armée française qui a fait notamment intervenir deux hélicoptères Gazelle, selon une source militaire.
Les affrontements ont pris fin dans l'après-midi. Selon le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, des troupes jihadistes qui avaient occupé la mairie et la résidence du gouvernement en ont été délogées par les soldats maliens appuyés par les Français et cinq islamistes armés ont été tués dans les combats.
Lire l'article sur Jeuneafrique.com : Mali: le Mujao affirme avoir commis un "attentat" à Kidal | Jeuneafrique.com - le premier site d'information et d'actualité sur l'Afrique
Tirs à l'arme lourde entendus à Gao dans la nuit
AFP, 21/02/2013 12h02
Des tirs à l'arme lourde ont été entendus dans la nuit de mercredi à jeudi à Gao, la plus grande ville du nord du Mali, théâtre du 8 au 10 février de violences provoquées par des combattants islamistes armés infiltrés, a appris l'AFP de sources concordantes.
"Nous avons entendu dans la nuit de mercredi à jeudi des tirs à l'arme lourde d'origine indéterminée, à au moins deux entrées de Gao. Nous cherchons des précisions", a déclaré un sous-officier de l'armée malienne, interrogé par téléphone depuis Bamako, tirs également entendus par d'autres témoins.
Opération Panthère 4 : 25 terroristes ont tués
L'Essor, 21/02/2013 11h59
Vingt-cinq islamistes ont été tués cette semaine dans les combats qui les opposaient aux troupes françaises et maliennes dans le nord et au cours desquels un légionnaire français a été tué, a annoncé hier le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian. « Dans les accrochages qui ont eu lieu, 25 terroristes ont trouvé la mort », a précisé devant les députés le ministre, alors que l’état-major évoquait la veille le chiffre de « plus d’une vingtaine ». Jean-Yves Le Drian ne précise pas si les groupes armés ont abandonné les corps et si l’armée française a pu les récupérer.
« On savait que pour aller jusqu’au bout, il fallait s’attaquer à ce réduit et à cette portion difficile du territoire malien », l’Adrar des Ifoghas où est mort le légionnaire, le sergent-chef Harold Vormezeele, a reconnu le ministre.
Situation sociopolitique au Mali / Une commission ad hoc du Parlement de la CEDEAO au Mali
Le Républicain Mali, 20/02/2013 16h30
Une délégation des parlementaires de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), membres de la Commission ad hoc sur le Mali et la Guinée Bissau, conduite par Moustapha Loh, séjourne dans notre pays du mardi au vendredi. Les députés de la communauté qui ont été reçus par le président de l’Assemblée nationale, rencontreront les présidents de groupes parlementaires, le collectif des députés du Nord, le Premier ministre, les présidents des institutions de la République, de l’Association malienne des droits de l’homme, de la Croix rouge malienne, du Haut conseil islamique. Les parlementaires de la communauté rencontreront le Représentant spécial de la CEDEAO au Mali Cheaka Abdou Touré
L'armée transfère onze « prisonniers » de Gao à Bamako
L'Essor, 20/02/2013 13h14
Onze hommes arrêtés par les militaires dans le nord du Mali, comprenant des membres du groupe jihadiste Mujao, du groupe rebelle touareg MNLA et de « présumés voleurs », sont arrivés lundi après-midi à Bamako en provenance de Gao, a annoncé le porte-parole de l’armée malienne.
Tous sont des hommes et « ils sont actuellement en détention à la gendarmerie, dans les conditions édictées par les conventions internationales des droits de l’Homme », a indiqué le colonel Maïga qui précise que six de ces « prisonniers » sont « du Mujao », le Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest.
Trois autres prisonniers sont « du MNLA », le Mouvement national de libération de l’Azawad, rébellion touareg ayant lancé mi-janvier 2012 une offensive contre l’armée dans le Nord qui avait abouti deux mois et demi plus tard à la chute de ces vastes régions aux mains de groupes armés ensuite dominés par des jihadistes.
Les deux derniers détenus sont « des présumés voleurs », a encore dit l’officier, sans plus de détails.
Mali : Sanogo dans le collimateur de la CPI
AFP, 19/02/2013 20h00
Alors qu'elle enquête sur des crimes commis par les jihadistes dans le Nord-Mali, la Cour pénale internationale (CPI) pourrait aussi s'intéresser aux événement survenus pendant et après le putsch du 22 mars 2012.
Un accord de coopération entre les autorités maliennes et la Cour pénale internationale (CPI) ayant été signé le 13 février, plusieurs enquêtes ont aussitôt été diligentées dans le nord du Mali (crimes d'Aguelhok, destruction des mausolées de Tombouctou, etc.). Mais la Cour se réserve parallèlement le droit d'entreprendre des investigations sur certains événements survenus pendant et après le putsch du 22 mars 2012, notamment les combats meurtriers (le 30 avril) entre Bérets verts du capitaine Sanogo et Bérets rouges, ainsi que les arrestations arbitraires et les tortures qui se sont ensuivies. Lors du dernier sommet de l'Union africaine à Addis-Abeba, le président Dioncounda Traoré a discrètement rencontré la procureure Fatou Bensouda. « Nous répondrons favorablement à toutes les demandes de mandat d'arrêt que la CPI pourrait nous transmettre », commente l'un de ses conseillers.
Un soldat français tué au Mali
Journaldumali.com, 19/02/2013 18h51
Un soldat français a été tué dans un accrochage avec des djihadistes dans le Nord du Mali, dans le massif désertique des Ifoghas, a annoncé ce mardi le président de la République François Hollande en marge d'une visite en Grèce.
«Il y a eu un accrochage sérieux avec plusieurs morts du côté des terroristes mais un mort aussi du côté français», a dit le chef de l'Etat lors de sa visite en Grèce. Il a précisé qu'il s'agissait d'un légionnaire du deuxième régiment étranger parachutiste (2e REP) et que l'accrochage se poursuivait au moment où il parlait.
C'est le deuxième soldat français tué dans l'opération française contre les djihadistes au Mali. Le premier, un pilote d'hélicoptère, avait péri dès le premier jour de l'intervention.
Laurent Fabius reçoit Diango Cissoko le 19 février à 15h45
Journaldumali.com, 19/02/2013 10h05
Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères de la France, recevra Diango Cissoko, Premier ministre du Mali, mardi 19 février à 15h45 au Quai d’Orsay.
Un tour image est prévu au début de l’entretien à 15h45. Les deux ministres tiendront également un point de presse à l’issue de leur rencontre, vers 16h30.
Paris reprend sa coopération avec le Mali
AFP, 19/02/2013 00h02
La France a officiellement repris aujourd'hui sa coopération avec le Mali, suspendue depuis le coup d'Etat du 22 mars 2012, a annoncé le ministre français du Développement, Pascal Canfin, lors d'une visite à Mopti (centre du Mali). "Ce déplacement a pour objectif d'évaluer avec les autorités maliennes les besoins prioritaires pour la reprise de la coopération", a déclaré le ministre français, qui doit rencontrer mardi à Bamako le président intérimaire Dioncounda Traoré.
"Nous avons arrêté l'aide dite au développement pendant des mois suite au coup d'Etat, et maintenant nous reprenons aujourd'hui même", a précisé Canfin, qui a visité à Mopti un hôpital financé par la France et la Belgique à hauteur de 16 millions d'euros. "J'ai vu des enfants au service de maternité qui seraient morts si cet hôpital n'était pas là aujourd'hui", a-t-il dit, ajoutant qu'"il y a beaucoup de choses à améliorer". "A Tombouctou (nord-ouest), il n'y a l'eau et l'électricité que pour quelques jours. Il y a donc des urgences pour faire repartir le pays. C'est une responsabilité pour la France de faire gagner la paix au Mali", a-t-il ajouté.
Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a annoncé la tenue à la mi-mai à Bruxelles d'une nouvelle conférence des donateurs pour le Mali afin, a-t-il déclaré, d'"accompagner le processus de stabilisation" du pays tant sur le plan politique qu'en matière de développement. "Nous allons travailler ensemble sur une liste de priorités sur laquelle nous serons d'accord afin de reprendre de la manière la plus efficace l'aide publique au développement", a précisé Pascal Canfin.
La France a "aujourd'hui 150 millions d'euros qui ont été gelés" en raison des événements au Mali et qui serviront à "financer des anciens projets mais aussi des nouveaux projets parce que la situation a changé, a-t-il ajouté.