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Magistrats, la grève continue !

l’assemblée générale tenue le 26 mai dernier a permis à  l’ensemble des greffiers magistrats affiliés au SYLIMA, de maintenir leur mot d’ordre de grève illimitée car aucun protocole d’accord n’a été trouvé avec le gouvernement. «A l’unanimité, les membres des deux syndicats ont voté pour la continuation de la grève », souligne, Hamèye Founé Mahamdane, le président du SYLIMA. Il faut rappeler que les revendications entre le SYLIMA/SYNAG concernent la revalorisation des indemnités, l’affectation et l’équipement d’un siège. Pour Hamèye Founé Mahamdane, le SYLIMA a toujours fonctionné sur fonds propres (déboursés par les militants) à  la différence du syndicat Autonome de la magistrature (SAM). Pour les greffiers, il s’agit de la revalorisation de leurs conditions de vie et de travail et la relecture de leur statut. Le président du SYLIMA dira que, sur les 15 points de revendications, 13 n’ont rien de financiers. Le gouvernement ne traiterait pas les deux syndicats (SYLIMA et SAM) au même pied d’égalité : « Si vous allez à  Bollé, vous y trouverez un bâtiment flambant neuf pour le SAM, alors que nous sommes obligés de fonctionner sur nos propres frais et dans des conditions précaires », ajoute Mr Mahamdane. Quant à  savoir pourquoi les deux syndicats (le SYLIMA et le SAM) ne font pas front commun pour la défense de la cause des magistrats, le président du SYLIMA répondra : « nous avons été les premiers à  saisir le gouvernement et à  déposé nos préavis de grève. Nous avons aussi compris que le SAM a été utilisé par le gouvernement pour nous désarçonner dans notre action. A la fin, il n’y a même pas eu de protocole d’accord ». Des revendications jugées légitimes A la question de savoir si les revendications sont au-dessus des moyens de l’Etat, Hamèye Founé Mahamadane répond qu’elles ont été négociées depuis 2008 par les deux partis. Nous ne demandons que l’amélioration de nos conditions de vie et de travail… » Quant aux désagréments causés aux justiciables, le président du SYLIMA a, d’un ton empreinte de tristesse, scandé : «Au delà  de notre personne, le combat que nous menons, est aussi en faveur de tous, et pour appliquer la justice correctement, il faut être dans de bonnes conditions». En balayant d’un revers de main, les informations, selon lesquelles les magistrats grévistes ont été relevés de leurs fonctions, le Président du SYLIMA dément formellement. Ceci est impossible selon la loi. l’ordonnance prise par le premier Président de la Cour d’appel a autorisé les magistrats du SAM à  assurer l’intérim de ceux du SYLIMA dans certaines juridictions. Cette ordonnance du premier Président de la cour d’appel est inapropriée, dans la mesure o๠elle a été prise dans des conditions que la loi n’a pas prévu. Nulle part dans les textes, il n’a un pouvoir de sanction. Les magistrats ne peuvent être sanctionnés que part le Conseil Supérieur de la Magistrature. Les statuts de la magistrature prévoient aussi que le juge ne peut être remplacé qu’en cas d’empêchement. « Notre cas, n’est donc pas un empêchement, car la grève est un droit constitutionnel. Nous pensons que l’information est un non événement ! Les magistrats du SYLIMA sont plus que jamais déterminés dans leur action. Tout en réaffirmant l’ouverture du SYLIMA à  la négociation, M. Hamèye Founé estime, que la raison devra prévaloir sur les considérations partisanes. « s’ils acceptent de venir à  la table de négociation, ils verront de quelle bonne volonté nous sommes animés » a-t-il conclu.

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