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Campagne Agricole dans le Sahel : Le CilSS prévoit moins de pluies cette année.

Les prévisions ne sont pas bonnes dans le sahel. Les quantités de pluies attendues seront inférieures à  la normale dans la plupart des pays du sahel. l’annonce a été faite par le secrétariat du Cilss. Chaque année, cette structure pilote une étude sur la prévision des pluies dans le sahel, au Tchad et au Cameroun. Sur la base des résultats de l’étude 2009, l’organisation sous-régionale affirme que les pluies seront moins abondantes. Plus d’une dizaine d’organismes ont participé à  la réalisation de l’étude. Parmi eux, les services Météorologiques et Hydrologiques Nationaux de la sous région, l’Autorité du Bassin du Niger, l’organisation météorologique mondiale, Météo France etc. C’’est à  Niamey que les résultats ont été publiés lors du 12 forum du PRESAO, tenu le 21 mai dernier. Ainsi dans les différentes zones géographiques (trois au total), les prévisions varient d’une région à  l’autre. Dans la zone I (le Sud-ouest de la Mauritanie, le Sénégal, la Gambie, la Guinée Bissau, le nord et l’Ouest de la Guinée Conakry, le Sud-ouest et le Centre du Mali), les probabilités de précipitations en dessous de la normale sont plus élevées. En clair, on a 45% de risque que les pluies n’atteignent pas la moyenne annuelle. Dans la zone II qui correspond au Sahel Central, C’’est à  dire incluant l’Est du Mali, le Burkina Faso, le Niger, le Tchad, le Nord des pays du Golfe de Guinée ; la probabilité des pluies sous la normale est de 35%. Dans la zone III qui renferme les pays du sud du Golfe de Guinée c’est-à -dire de la Côte d’Ivoire au Cameroun, les chances sont de 50% pour qu’on dépasse une saison normale. C’’est dire si on est rassuré sur les précipitations qui dépasseront la moyenne annuelle dans cette zone. Bonne répartition, bonne saison La réussite de la campagne dépend de la bonne répartition des pluies. Selon les experts du Cilss on pourra atteindre une production agricole normale sinon supérieure à  la normale si toute fois on bénéficiait d’une bonne répartition des pluies dans le temps. Les producteurs devront être ingénieux en pratiquant des techniques culturales pouvant favoriser une bonne utilisation de la quantité de pluie tombée. Ces techniques sont, le buttage, l’utilisation de la fumure organique, les systèmes de retenues d’eau, l’irrigation, le choix de variétés rapides, les pluies provoquées, etc. En cas de bonne répartition, les biomasses pourront atteindre la normale. En cas de mauvaise répartition, les populations seront exposées à  une mauvaise production, à  des risques d’inondation et de sécheresse grave. La mauvaise répartition peut aussi anticiper la transhumance chez les éleveurs avec des risques élevés de conflits entre agriculteurs et éleveurs. Le sahel victime du réchauffement climatique La principale cause de la raréfaction des pluies dans le sahel est sans nul doute le réchauffement climatique. La formation des nuages dans le sahel se fait pour la plupart des cas au dessus du lac Tchad à  partir de l’anticyclone de Sainte Hélène. Ce lac malheureusement est aujourd’hui victime d’assèchement. A cela s’ajoute les activités anthropiques telles le déboisement des forêts, la désertification… Comme alternative, les experts conseillent le reboisement, la réduction des gaz à  effet de serre entre autres. Les experts proposent aussi une coordination permanente des activités des différents gouvernements pour alléger le choc en cas de mauvaise répartition des pluies. Car cela peut avoir de lourdes conséquences dans région si des mesures ne sont pas prises par les décideurs.

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