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Ecole malienne : Le ministre Salikou Sanogo privilégie le Dialogue.

De la présidence du forum national sur l’éducation, le Pr. Salikou Sanogo passe en tant que ministre, à  la mise en œuvre des recommandations faites par les différents acteurs de l’école il y a six mois. Sommes-nous devant la situation de «l’homme qu’il faut à  la place qu’il faut ? » Dans tous les cas, le choix porté à  un professeur d’enseignement supérieur qui a piloté l’une des grandes assises sur l’école, mérite d’être testé. C’’est pourquoi le choix porté sur lui n’a surpris personne. « C’’est la troisième fois que je me trouve devant la presse pour parler de l’école. Les deux premières fois, C’’était en tant que président du Forum National sur l’éducation et cette fois je reviens en tant que ministre de l’éducation ». C’’est par ces propos que le Pr. Sanogo a mis l’accent sur l’importance de la mission qui l’attend à  la tête du département. Comme recommandé lors du Forum tenu du 31 octobre au 2 décembre 2008, le nouveau ministre axe son combat sur le « défi de la reprise du dialogue ». Entendez par là  la relance des discussions avec les principaux acteurs de l’école. En l’occurrence les syndicats des enseignants. Il a d’ailleurs rappelé devant la presse que les discussions se poursuivent avec les syndicats en vu de trouver des compromis aux différentes revendications. Parmi les doléances des syndicats figurent la relecture du décret fixant la composition et l’octroi d’un siège aux syndicats d’enseignants, le respect de la liberté syndicale notamment dans l’enseignement privé et de la recherche, l’intégration des enseignants contractuels à  la fonction publique de l’Etat et l’octroi d’une indemnité de logement aux enseignants du secondaire et du fondamental. Par rapport à  ce dernier point, le ministre a promis une augmentation de 7500 à  10 000 FCFA sur les salaires des enseignants en fonction de leur titre. Ce qui fait une augmentation de plus de 3 milliards 750 millions de francs CFA sur le budget du département. Malgré cette proposition du gouvernement, il ne semble pas exister de compromis entre les deux parties. Les enseignants menacent de retenir les notes après les examens. l’année dernière, ils avaient refusé de surveiller les épreuves. Mais le gouvernement avait recruté des surveillants qui ont corrigé les copies par la suite. C’’est pour donc pour mettre fin à  ce bras de fer que le ministre Salikou Sanogo, privilégie le dialogue. Selon lui, on ne saurait résoudre les difficultés de l’école sans satisfaire le corps enseignant. La question de l’orientation des élèves Une des questions cruciales qu’il a soulignée, C’’est la non orientation des titulaires du DEF âgés de plus de 17 ans. Sur ce point il a expliqué que le gouvernement n’est pas en mesure d’orienter tous les élèves à  cause de l’insuffisance de salles et d’encadreurs. « Rien que pour les élèves orientés dans les écoles privées, le gouvernement paye plus de 14 milliards par an », a t- il ajouté. Comme alternative, le gouvernement propose d’offrir des stages professionnels à  ces «candidats malheureux » admis dans des départements ministériels et dans les instituts de formations des maà®tres. Là  non plus les discussions ne sont pas achevées. Concernant le niveau des élèves, le Mali est considéré comme l’un des pays de la sous- région o๠la qualité de l’éducation est classée parmi les plus mauvaises. A ce propos, le ministre promet également des réformes afin de rehausser le niveau de l’élève malien à  celui de ses semblables de l’Afrique de l’Ouest.

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