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Rapport 2009 du Bureau du Vérificateur Général

Ces derniers mois, le Bureau du vérificateur général au Mali a connu des soubresauts. l’affaire opposant le vérificateur à  certains de ses agents avait alors abouti à  la mise sous mandat de dépôt du végal lui même, accusé de malversations. Avec l’intervention du président de la République, cette affaire connaà®t aujourd’hui une certaine accalmie. Résistant contre vents et marées, le vérificateur général vient de remettre son 4ème rapport annuel, en début de semaine, au président de la République, au Premier ministre, et au président de l’Assemblée nationale. Ce rapport est la synthèse des rapports des « 49 missions de vérification financière et de performance », effectuées dans une trentaine de structures. Soit une progression de 48,5% par rapport à  l’année 2007. Ledit rapport révèle des pertes subies par le trésor public estimées à  un peu moins de 98 milliards de FCFA pour l’année 2008. Sur lesquels 87 milliards pourraient être facilement recouvrés. Dans notre pays, il n’est un secret pour personne que la corruption a atteint un niveau paroxystique, et les rapports du vérificateur général sont très édifiants à  ce sujet. Tenez, en 2005, le tout premier rapport de Sidi Sosso Diarra a constaté une hémorragie financière de plus de 15 milliards FCFA. l’année suivante, en 2006, les missions du Vérificateur général ont révélé la mauvaise gouvernance financière qui caractérise l’administration publique malienne. Le montant détourné se chiffrait à  environ 103 milliards de francs CFA, ce qui représente 70% de la masse salariale de la fonction publique, voire deux fois plus qye le budget annuel pour l’équipement de l’administration malienne. Selon les spécialistes, avec ce montant, le gouvernement pouvait largement augmenter le salaire des fonctionnaires de l’Etat. Mieux, s’il devait utiliser le montant de ces pertes, essentiellement dues à  la fraude et à  la mauvaise gestion, le gouvernement aurait pu construire plusieurs écoles et centres de santé au bénéfice de la population. l’année suivante, en 2007, le montant détourné a connu une légère baisse. Sans pour autant diminuerla corruption financière qui ronge le pays. Quels impacts peuvent ces rapports du BVG ? Voilà  des questions auxquelles le citoyen lambda cherche des réponses. Des milliards sont électrocutés par un groupuscule de personnes qui sont rarement poursuivies. Ce qui fait dire à  certains que les rapports du végal ne donnent pas lieu à  des poursuites judiciaires. D’ailleurs, les autorités judiciaires affirment à  qui veut l’entendre, que les rapports de Sidi Sosso Diarra ne constituent pas des pièces à  conviction pouvant servir à  mettre en accusation les personnes incriminées. La preuve : de 2005 jusqu’à  2008, aucune personne incriminée par les rapport du Végal n’a été traduite devant la justice. A moins que ce ne soit dans la clandestinité. Ce qui faisait dire à  un procureur Général, il y a quelques temps, que la mission du Végal, s’arrête à  la production desdits rapports, le reste relevant de la justice malienne.

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