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Crise au nord Mali, le processus de paix à la relance

«C’’est grâce à  une volonté commune que l’on pourra régler le mal qui ronge le nord du Pays. », a déclaré ATT de retour de Charm-el-Cheikh, o๠s’est tenu le XVè sommet des Non Alignés, au micro de notre confrère de l’ORTM Salif Sanogo. Le chef de l’état s’est longuement exprimé sur les problèmes d’insécurité qui touchent le Mali, que ce soit au Nord, o๠les Salafistes ont fait le lit du terrorisme, ou à  propos des violences qui ont secoué la ville de Kita récemment. l’incursion d’AQMI (Al Qaeda au Maghreb Islamique) au nord, inquiète le chef de l’état, qui a évoqué la question lors du sommet : «Avec mes deux aà®nés, nous avons surtout parlé de la situation qui prévaut dans la bande sahélo-saharienne. Des menaces graves qui se nourrissant de l’insécurité, pèsent sur cette partie du continent, de la Mauritanie au Darfour. Il faut une coopération inter-états pour régler la question terroriste. Un lieutenant a été froidement exécuté chez lui récemment ». Pour ce faire, ATT évoque la possibilité de la tenue d’une réunion spéciale, après la fin des élections en Mauritanie et le référendum constitutionnel au Niger, sorte de mini-sommet que pourrait abriter Bamako, avec le concours des chefs d’états de la sous région. La crise du Nord inquiète. Face aux prises d’otage et aux montées de violences, aucune solution, mis à  part, la riposte militaire ne semble avoir été trouvée face à  l’insécurité. Mais comment négocier avec un ennemi invisible ? Si le Mali affirme qu’il ne donnera jamais de rançons aux Salafistes, cela empêchera t-il de futures prises d’otages ? « Le Mali a décidé de ne pas rentrer dans le marchandage et les transactions financières, qui n’arrangent que les salafistes », a répété le président malien, une position qui s’accorde avec la libération récente de l’otage Suisse, et qui constitue une sorte de demi-succès pour le Mali, félicité par la confédération Helvétique. Malgré tout, l’insécurité persiste, la présence des terroriste inquiète. Et les jeunes sans emploi du Nord, restent des cibles d’enrôlement dans les rangs terroristes ! La tenue prochaine de cette réunion constitue alors un espoir de voir des solutions idoines, apportées à  la résolution durable de la crise. La coopération inter-états, reste t’elle alors la seule solution, face à  un problème que le Mali n’arrive plus à  gérer seul. Quels concours pourraient apporter les voisins du Mali ? Relancer le processus de paix et doter la jeunesse de Kidal A la question des violences de Kita, le chef de l’état s’est dit peiné du manque de respect envers l’ordre établi, et les symboles qui représentent l’armée et que beaucoup de jeunes ont saccagé en représailles à  la mort du jeune chauffeur la semaine dernière. Un évènement qui dénote du malaise envers l’autorité dans ce pays. Face au manque de perspectives d’avenir pour ces jeunes, la violence a semblé être la seule réponse à  l’injustice d’une mort, qui selon beaucoup aurait pu être évitée. Parmi les points forts de la réunion de relance du processus de paix, entre le gouvernement, les Touaregs et la médiation algérienne, figure la mise en place d’une structure pour aider à  la réinsertion socio-économique de plus de 10000 jeunes dans les trois régions du Nord du Mali. Un projet financé conjointement par l’Algérie et le Mali à  hauteur de 1,5 milliards de francs… En attendant le démarrage de ces projets, C’’est d’une véritable coopération inter-états qu’il s’agira pour solutionner le problème de la crise du Nord. Att a exprimé ce souhait. Reste à  voir la concrétisation de sa volonté, et avec tous les acteurs impliqués!

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