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« Les boucliers de la démocratie » : naissance d’une association

Le slogan appartient l’association « les boucliers de la démocratie ». Une citation de Che Guevara qu’elle a prise pour démontrer le degré de son engagement dans la promotion de la démocratie. « N’acceptons plus d’être des marionnettes de ces hommes politiques sans scrupules qui nous instrumentalisent pour assouvir leurs besoins. Ils nous achètent à  vil prix (2000FCFA, un kilo de sucre, du thé, des t-shirts…) pour gonfler leur électorat et une fois au pouvoir, ils réalisent leurs rêves », voilà  ce en quoi on peut résumer l’intervention du vice président de « boucliers de la démocratie. Comme pour dire, que plus jamais, la jeunesse malienne ne doit se laisser faire. C’’est la motivation de ce groupe de jeunes qui vient de se réunir pour faire front à  certaines pratiques jugées anti-constitutionnelles. Association politique, laà¯que et à  but non lucratif selon ses fondateurs, « les boucliers de la Démocratie » se fixe comme objectifs de veiller au respect des acquis de la révolution de 1991 au Mali. Elle dit non à  toute forme de violation de la constitution. Elle se bât également pour faire de l’article 30 de la Constitution du pays, un principe « sacro- saint », une norme impérative à  laquelle aucune dérogation à  l’alternance au pouvoir n’est possible. « Notre mission principale C’’est de dénoncer », a martelé Oumar Diané, Président de l’association officiellement lancée samedi à  Bamako. A la cérémonie de lancement, les militants de l’association ont fait appel à  plusieurs acteurs de la démocratie malienne. Le professeur Victor Sy en a profité pour inviter les inviter à  aller au-delà  du simple militantisme d’associations. « Impliquez-vous dans la politique. Intégrez les partis politiques et battez-vous auprès des autres», a t-il lancé. Sauvegarder les acquis de la Révolution de Mars 1991 Si à  l’indépendance du Mali, la majorité des leaders politiques avaient entre 18 et 40 ans, de nos jours, le constat est tout autre. Les responsables politiques ont pris de l’âge. La plupart d’entre eux sont proches de la retraite. Les quelques jeunes qui s’intéressent à  la chose politique, sont des figurants. Or, l’avenir politique du pays est entre les mains de la jeunesse. Pour rappel, la révolution de mars 1991 a été en grande partie commanditée par le mouvement estudiantin. Certains anciens élèves sont aujourd’hui responsables de partis politiques. Déçus par l’atmosphère politique, les dernières générations tardent à  emboà®ter le pas à  leurs aà®nés. Ces derniers restent donc au début et à  la fin de la vie politique. Ils changent ainsi de titres politiques d’année en année. Maires, députés, ministres, présidents, on cumule les expériences même si quelque part, on parle de faible taux de participation. Cela sous entend que peu de maliens s’intéressent à  la politique politicienne. C’’est à  partir de toutes ces réalités que ce groupe de jeunes veut apporter sa contribution à  la consolidation de la jeune démocratie. Ne dit-on pas que « la jeunesse n’est pas une période de la vie, mais un état d’esprit ? ».

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