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Extraction de l’or au Mali : un sous sol riche, mais un pays toujours pauvre

Commençons par les arguments avancés par les sociétés minières : il a été révélé que 312 milliards de Fcfa ont été distribués aux actionnaires sous forme de dividendes, et 354 milliards injectés dans l’économie malienne. Pourtant, en octobre 2008, le PDG de Randgold Ressources Limited, Mark Bristow, avait rencontré les journalistes invités à  Morila et à  Loulo. A Morila, le Dr. Bristow a critiqué le code minier du Mali qu’il juge peu attrayant à  cause d’une fiscalité sévère. A Loulo, il avait mis l’accent sur l’importance des investissements pour élever la mine malienne au rang mondial. Avant de soutenir dernièrement que C’’est sa compagnie qui a en grande parti, hissé le Mali au troisième rang africain, après Afrique du Sud et du Ghana en matière d’extraction aurifère. Retraçant la présence de Rangold SA au Mali, qui en 1991, n’était qu’un concept, une idée, aujourd’hui, cette société représente un gros investissement et a créee près de 6000 emplois, en réinvestissant son revenu tiré de l’extraction (50 % environs) au Mali et ailleurs en Afrique. « Rien que dans le social, Rangold a investi 500 million CFA » ajoute Bristow. Alors, à  qui profite l’argent de l’or malien ? Ce qui fait dire à  certains économistes, que le code minier au Mali jette l’or malien dans le sac des sociétés minières étrangères. Car le Mali n’obtient que 20 % dans l’exploitation faute de machines et d’industrie réelle. Le reste, c’est à  dire, près de 80 % des bénéffices revient aux sociétés étrangères. Main basse sur l’or du Mandé D’autres rapportent que l’argent de l’or appartient à  une minorité des maliens qu’on appelle « les maliens d’en haut » et qui cherchent toujours à  endormir la vigilance de la population sur le fait que tout est lié au code minier. Les sociétés minières ont tenté de démontrer que ce code est au détriment de l’Etat. Il y a quelques semaines, les députés ont interpellé le ministre de la mine pour lui expliquer les conditions d’extraction de l’or. Le ministre des Mines Abou Bacar Traoré, moins convainquant, s’est mis à  faire des discours statistiques, éludant la vraie question. Le calvaire de la Mine Un violent affrontement a récemment opposé la population de Loulo aux responsables de la mine. Et pour cause la non satisfaction de leur doléances, à savoir le recrutement des habitants de la communauté. C’’est pourquoi, ils exigent que le nouvel eldorado malien réserve des places aux ressortissants du village. Ce dont les responsables de Rangold refusent de satisfaire. A Bandiagara lors du forum des peuples, certains jeunes ont saisi l’occasion pour informer l’opinion nationale et internationaleDU calvaire vécu dans les sites miniers et les licenciements abusifs.

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