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Education : quel avenir pour l’école malienne ?

Entachée de grèves incessantes, tant au niveau des professeurs que des étudiants eux mêmes, l’université du mali créée en 1996, est de plus en plus malade. Le niveau d’étude a beaucoup baissé depuis sa création. Les étudiants s’expriment de plus en plus mal en français. Ils refusent même de s’exprimer dans cette langue de Molière de peur de tremper dans le ridicule. à‰tudiants fraudeurs Est-ce cela qui pousse certains à  recourir à  la fraude lors des examens de fin de cycle ? Ils passent toute l’année scolaire à  vagabonder, à  s’assoir dans les grins et la journée à  faire du thé. Pire, au menu des discussions, les filles ont fait ceci, les garçons ont fait cela… Et blablabla. Les examens arrivés, ils courent de gauche à  droite pour chercher le moyen de tricher dans la salle d’examen. Quand on sait que les salles recueillent à  peu près 500 étudiants, pour 5 surveillants. Ils s’entassent presque tous par derrière afin de mieux cacher leurs ‘‘diables », c’est-à -dire cahiers ou feuilles comportant les cours pensant que les profs n’y verront rien dans leurs combines. C’’est dans ce contexte que lundi dernier, au début des examens à  la faculté des lettres, langues, arts et sciences humaines (FLASH), une dizaine d’étudiants ont été pris en flagrant délit de fraude. Certains avaient leurs cours sous les tables, d’autres des feuilles sur lesquelles se trouvaient une partie des leçons. Ils seront donc trainés en conseil de discipline du rectorat. La peine minimale est la suspension d’une année. Et l’année prochaine, ils seront privés de bourses, d’inscriptions et redoubleront la classe à  la rentrée qui suivra l’année de suspension. Malgré ces risques, les étudiants restent intraitables.v D’autre part, certains refusent de rentrer en salle. Ils restent dehors et reçoivent les sujets par sms. Oui, par sms envoyé par un complice en classe. Ce dernier subtilisera quelques feuilles d’examens pendant un moment d’inattention des surveillants. Il sortira pour aller aux toilettes o๠il les déposera. Les autres viendront les récupérer plus tard. Ainsi, ils traitent les sujets dehors et attendent la fin des épreuves pour déposer les feuilles. Ce moment là  correspondra à  un cafouillage total. Tout le monde voulant impérativement déposer sa feuille au plus vite. Mais, comme le dit un dicton « 364 jours pour le voleur, mais un seul jour pour le propriétaire. » C’’est ainsi qu’au 2e jour des examens, un étudiant qui, remarqué depuis la veille par les surveillants, a été pris lors des dépôts des copies. Après une longue prise de bec avec le professeur l’ayant démasqué, il a écopé d’une fraude. Rappelons que chaque année, C’’est le même scénario qui se répète lors des examens de fin d’année. Le quart des étudiants de la FLASH, fraude. Ce qui est déplorable quand on sait que ce sont les futurs cadres du pays qui sont censés sortir de ces facultés. l’école malienne va de mal en pis. Personne ne fait rien pour trouver une solution à  ce problème. Des forums et des rencontres sont régulièrement organisés afin de discuter des problèmes de l’école, mais cela ne sert à  rien. Dans ce cas là , que faire pour sortir de cette impasse? La question reste posée !

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