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Meeting des Religieux au Stade du 26 Mars : Plus de 50 000 personnes présentes !

Apres la marche de protestation contre le code de la famille (adopté le 3 août),la communauté musulmane du Mali sous la houlette du conseil islamique, a décidé de ne plus célébrer les mariages à  la mairie. Parce que le mariage religieux a été dévalorisé au profit du mariage civil par le nouveau code. Voici le mot d’ordre donné par le président du Haut Conseil Islamique, Mahmoud Dicko lors du grand meeting au stade 26 mars ce samedi. C’’était dans un climat de tension, que s’est tenu le meeting des musulmans au stade du 26 mars. Le stade a refusé du monde, ce samedi, environ 50 000 fidèles musulmans sont venus des quatre coins de Bamako, pour prendre à  témoin l’opinion nationale, manifester leur détermination et indignation contre le nouveau code. Les femmes en voiles tenant leurs enfants au bras étaient assises devant les hommes sous le soleil. « Lahi lah illaha, Allah, Akbar ! » tels sont les slogans et les refrains des musulmans contre un code, qui selon eux, foule au pied les lois fondamentales de l’Islam.  » On ne célébrera plus le mariage civil à  la mairie ! » Dans sa déclaration Mahmoud Dicko a affirmé que ce code va à  contre courant des valeurs de société, culturelles, morales et religieuses. Il est tout simplement d’inspiration satanique. Arguant que l’article sur le mariage dans le code nouveau rend inutile le mariage religieux au profit du mariage civil. A cet effet il a appelé les musulmans qui sont à  majorité maliens (90 % de la population) à  ne plus célébrer leurs mariages à  la mairie. Avant de dire que désormais le mariage des musulmans sera célébré dans les mosquées avec une attestation délivrée par l’Imam. « Nous allons faire des attestations pour nos mariages célébrés devant l’Iman et Dieu à  la mosquée » a t-il déclaré. Cette information a été bien accueillie par les musulmans, excités à  tel point que certains d’entre eux brandissaient leur chapelet en l’air. Un intervenant appelé par les fidèles « chérif », s’est exprimé sur l’attitude des députés et qui laisse à  désirer. « Dans un pays ou 90 % sont musulmans, nos députés ont été achetés par le pouvoir, parce que nous savons tous que ce code vient de l’extérieur. » Un code considéré comme rejetant les valeurs religieuses du Mali Retraçant l’histoire du Mali, Chérif a rappelé qu’« avant l’arrivée des colonisateurs, nous avions notre culture, notre tradition, notre dignité, et notre religion, nous avons su garder ces valeurs sociétales. Aujourd’hui les « kafirs » (ennemis) députés ont voté cette loi contre leur peuple ». Les chefs coutumiers présents à  ce meeting par la voix de leur représentant n’a pas manqué à  déverser sa bile sur le code. « Après la contestation du texte, nous les familles fondatrices de Bamako (Niaré, Touré, Dravé) jugeons que ce texte atteint gravement nos valeurs sociétales et brave notre religion, nous ne l’accepterons pas ! » La jeunesse et les femmes mobilisées contre ce code La jeunesse, fer de lance de tout mouvement, a soufflé dans la même trompette que leurs parents en martelant qu’ils sont prêts à  prendre le devant contre l’application du code. Les femmes dont certains pensent que ce code les favorise, ont surpris le public en montrant leur indignation contre ce texte qui est purement satanique selon elles. « Il y a aucun code qui puisse mettre la femme plus à  l’aise que les sourates du Coran », a martelé Safiatou Dembélé Représentante des femmes musulmanes. Mohamed Kimbiri, connu pour son engagement et sa détermination pour la défense de la religion musulmane à  travers les médias du Mali, a répété une fois de plus que les députés ont trahi leur peuple. C’’est ainsi qu’il a appelé les fidèles musulmans à  croiser le fer contre le gouvernement pour que ce code soit renvoyé en révision avant promulgation. Les médias aussi fustigés A noter que l’Assemblée et l’ORTM sont dans le collimateur des musulmans. Et pour cause, selon Dicko Mahmoud, l’ORTM connu pour être la passion du service public est devenue la passion d’une minorité « nous avons voulu que l’ORTM publie notre bande d’annonce du meeting, et les responsables de cette structure ont refusé ». Ce qui a piqué la colère des religieux. Quant à  l’assemblée, les musulmans affirment que les députés ont cessé d’être les représentants du peuple mais plutôt des opportunistes au détriment du peuple. Calmer les esprits En conclusion Mahmoud Dicko président du Haut Conseil Islamique a calmé les esprits en conseillant aux fidèles musulmans de ne pas procéder aux barricades car « nous aimons notre pays mais nous aimons Dieu et son prophète » a –t-il conclu. Dieu merci, aucun incident n’ a eu lieu même si certains provoquaient les policiers chargés de veiller au contrôle de cette masse énervée. L’affaire est loin d’être terminée.

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