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Impact du Ramadan sur l’activité économique au Mali

Durant la journée, toutes les activités ralentissent dans les services publics comme privés. La somnolence dévaste la rue et les lieux de travail. Dans les bureaux, les femmes souvent voilées circonstanciellement présentent des visages fatigués, qui expliquent le manque de sommeil. Le maquillage, même élémentaire, frappe par sa rareté. Observation du jeûne oblige. Ainsi que les hommes qui sont plus résistants n’hésitent pas aussi à  fermer leurs bureaux pour dormir. Constat de gaspillage Le mois de Ramadan est aussi un mois de gaspillage, le constat est révoltant pour celui qui a de la peine à  assurer les trois repas quotidiens. Bien qu’il soit un mois de restriction, il signifie plus de dépenses aussi. Le musulman dépense même en nourriture deux fois plus que d’autres mois de l’année. Plus grave, disent les moins optimistes, le mois sacré est un frein au développement de l’économie nationale du fait que le jeûne n’est pas propice au travail. Impact sur l’activité économique Le constat est tel qu’on affirme sur un ton de plaisanterie que le mois sacré est une demi journée de travail au Mali. De même, la plupart des pays musulmans ont réduit les horaires de travail pendant ce mois sacré. Et en l’absence d’une étude chiffrée sur l’impact du mois de Ramadan sur l’activité économique, les spécialistes du milieu de travail, brossent un tableau plutôt négatif. Le témoignage de ce vieux fonctionnaire à  la retraite illustre bien la paresse administrative : « Pendant ce mois, toutes les activités roulent en ralenti, ce qui n’est pas conséquence dans un pays ou l’on fait semblant travailler pour ne rater le salaire à  la fin du mois ». Pendant ce mois de Ramadan, ajoute t-il, pour une simple signature dans nos administrations, il faut se pointer à  la porte du patron à  5H du matin au risque de l’attendre soixante douze heures. Exagère t-il ? Un manque à  gagner pour l’économie Si l’on évalue le manque à  gagner de l’économie nationale affirme un spécialiste, l’estimation ne sera pas en dessous de 18%. Un chiffre de baisse importante de la productivité pour certains secteurs-clés de l’économie nationale. Au fait, il s’agit là , d’une chute de production consécutive à  une baisse considérable de la productivité. Le secteur le plus touché n’est autre que l’administration. Précisément dans notre département ministériel et municipal (mairies communales). Le  » bonheur » des commerçants Pour les autres secteurs tels que l’habillement ou l’alimentation, C’’est plutôt l’inverse. Pendant cette période, la demande en consommation est grande. Celle par excellence des denrées de première nécessité comme le sucre, le lait, l’huile, la viande, le riz etc. Pour l’habillement, une obligation s’impose, dans la mesure o๠tout musulman qui a les moyens, se donne le plaisir de s’habiller avec de nouveaux vêtements et notamment pour le jour de la fête. Et les tailleurs et vendeurs de produits cosmétiques se frottent déjà  les mains..

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